dimanche 27 mars 2016

Spectacle de Jean-Michel Lupin, « Sur les traces d’Arsène Lupin, entre magie et mentalisme »




Le mentaliste Jean-Michel Lupin lors de son nouveau spectacle


J’ai déjà rédigé un compte rendu du précédent spectacle de Jean-Michel Lupin du jeudi 2 avril 2015 quand il était au théâtre du Proscenium  mais il a tellement renouvelé son numéro depuis qu’il est au Théo Théâtre  que j’ai décidé de re-présenter l’ensemble de son show de mentalisme et de magie.

Jean-Michel apparaît sur scène. Il nous déclare : « Ce soir nous allons chercher le plus précieux des trésors ».

Il raconte l’histoire d’Arsène Lupin qui laissait toujours sa carte de visite quand il cambriolait quelqu’un. A une première spectatrice, Jean-Michel fait écrire sur une carte de visite d’Arsène Lupin quel est le plus beau de ses trésors. 

Elle choisit sur un dé un nombre et l’enferme dans un sac. Jean-Michel divulgue ce nombre alors qu’il est à l’autre bout de la salle. Ensuite il révèle que le plus beau de ses trésors, ce à quoi a pensé la spectatrice, est « la musique classique ».

Jean-Michel distribue à cinq spectateurs sur la scène un jeton rouge et quatre jetons bleus qu’il leur demande de dissimuler. Il trouve quel spectateur a le jeton rouge.

Le mentaliste  fait prendre une pièce d’un puzzle à un spectateur dans un sac. Il révèle qu’il y a sur la scène le tableau de la Joconde dissimulé derrière un tissu auquel il manque une pièce, justement celle qu’a sélectionnée le spectateur !

Le magicien demande à un spectateur de choisir parmi plusieurs cartes où sont écrits des noms de villes. Il devine que celui-ci a pris la ville d’Etretat.

Une spectatrice manipule une montre-gousset, change les heures, et la referme. Le mentaliste sort un journal où il est prédit que le crime aura lieu à l’heure qui apparaît sur la montre.

Jean-Michel parle de la bibliothèque de la maison de Maurice Leblanc (l’auteur d’Arsène Lupin) à Etretat, le Clos Lupin. Il y a trouvé deux livres, un de Jules Verne et un de  H.G. Wells. Deux spectatrices prennent les livres. Jean-Michel révèle le  mot qu’une des spectatrices a choisi.
Ensuite, il donne à un spectateur un livre des aventures d’Arsène Lupin Les dents du tigre. Le mentaliste arrive à révéler le contenu de la page choisie par le spectateur et même de celle d’avant.

Enfin, il nous montre un cadre dans lequel il n’y a rien, où serait caché le vrai visage d’Arsène Lupin. Il le pose sur la table et il dit : «Voici où se cache le plus beau des trésors ». Une image apparaît alors…

Allez tous voir le spectacle de Jean-Michel Lupin, un de nos plus grands mentalistes actuels. Les spectateurs sont enthousiastes et conquis par ses performances et cela se finit en standing ovation.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. 
 La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.
Amitiés à tous.

samedi 26 mars 2016

Raison et émotion dans la vie spirituelle : émotion parfaite, compte rendu de l’ouvrage « Vision et transformation » de Sangharakshita (deuxième partie)



Sangharakshita, l'auteur de Vision et transformation, le créateur de la Communauté Bouddhiste Triratna

L’aspect négatif de l’Émotion parfaite consiste en trois points : le non-désir (naishkramya), la non-haine (avyapada) et la non-cruauté (avihimsa).


1)      Le non-désir (naishkramya)

Naishkramya signifie non-désir, renoncement, abandon, don. On l’a vu, l’Emotion parfaite suit la Vision parfaite. Un des aspects de celle-ci est une vue pénétrante de la nature insatisfaisante de notre existence conditionnée ou de la vie telle que nous la vivons habituellement. Par sa propre nature, cette sorte de vue pénétrante devrait aboutir à quelque résultat pratique. Le non-désir est ce résultat pratique. Il représente une diminution de notre avidité, qui résulte de notre vision de la véritable nature des choses conditionnées. Nous voyons combien elles sont inadéquates et ainsi nous y devenons moins attachés et en sommes moins avides. Notre forte prise sur les choses du monde, habituellement si convulsive, commence à se relâcher.

Le désir étant l’état malsain de base, nous devrions nous examiner sous cet aspect, et nous poser avec beaucoup de pertinence la question suivante : « Depuis que j’ai commencé à prendre le bouddhisme au sérieux à quoi ai-je renoncé ? » Si notre vie n’a pas changé, cela signifie qu’il n’y a même pas eu un éclair de Vision parfaite et que notre intérêt, jusqu’à présent, aussi sincère soit-il, n’est pas plus qu’un intérêt intellectuel, théorique.

Il n’y a pas de schéma de renoncement uniforme. Personne n’a le droit de dire que, puisque quelqu’un n’a pas renoncé à telle ou telle chose, il n’a donc pas de Vision parfaite et n’est pas un bouddhiste pratiquant. Des personnes différentes renoncent en premier lieu à des choses différentes, mais le résultat final doit être le même : rendre la vie plus simple et moins encombrée. La plupart d’entre nous avons tant de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin. Si vous preniez un morceau de papier et faisiez une liste de toutes les choses non nécessaires que vous possédez, ce serait probablement une très longue liste. Mais vous réfléchiriez profondément longtemps avant de donner la première d’entre elles.

Parfois, les gens pensent en terme de sacrifice : avec un déchirement douloureux, on abandonne quelque chose. Mais cela ne devrait pas être ainsi. Dans le bouddhisme, il n’y a vraiment pas de place pour un tel renoncement. D’un point de vue bouddhique ce qui est demandé n’est pas tant de renoncer que de progresser. Renoncer à ses jouets d’enfant n’est pas un sacrifice pour un adolescent. D’une façon similaire, renoncer aux jouets avec lesquels les gens s’amusent habituellement ne devrait pas être un sacrifice pour une personne spirituellement mûre ou pour une personne approchant la maturité spirituelle.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. 

Vous pouvez acheter le livre de Sangharakshita Vision et Transformation au Centre bouddhiste Triratna de Paris.
La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.
Amitiés à tous.

mardi 22 mars 2016

Raison et émotion dans la vie spirituelle : émotion parfaite, compte rendu de l’ouvrage « Vision et transformation » de Sangharakshita





L'Émotion peut venir du Don.

Nous abordons maintenant l’Émotion parfaite, la deuxième partie du noble chemin octuple du bouddhisme, telle qu'étudiée par Sangharakshita dans son livre Vision et transformation. Avec cette deuxième partie, nous examinons une des questions, pour ne pas dire un des problèmes, les plus importantes de la vie spirituelle. C’est la question de la raison et de l’émotion. Nous savons tous, par notre propre expérience, qu’il est relativement facile de comprendre intellectuellement ou théoriquement un enseignement religieux ou philosophique. Mais lorsqu’il s’agit de mettre cet enseignement en pratique, nous trouvons que cela est beaucoup plus difficile. 

Sangharakshita cite même les écrits de Saint-Paul : « Je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas. » (Romains VII, 19).
Toutes les personnes religieuses se trouvent, à un moment ou à un autre, parfois des années durant, dans cette situation difficile, terrible et tragique. D’un point de vue rationnel, elles connaissent la vérité, elles peuvent en parler, écrire ou donner des conférences à ce sujet mais elles sont incapables de la mettre en pratique. Pour celles qui sont sincères, ce peut être source d’une grande souffrance. Elles peuvent ressentir : « Je sais cela très bien, je le vois avec une grande clarté, mais je suis incapable de le mettre en pratique, de l’exécuter. » A peine se sont-elles élevées de quelques centimètres qu’elles retombent de ce qui parfois leur semble être un kilomètre.

La réponse à cette question doit être cherchée dans les profondeurs mêmes de la nature humaine. Même si nous savons quelque chose avec notre esprit conscient, il y a une partie irrationnelle dans nous-même, qui est faite d’instinct, d’émotion, de volition, et est plus inconsciente que consciente. Et cette partie plus large, plus profonde mais non moins importante de nous-même, n’est pas du tout touchée par notre savoir rationnel ou intellectuel.

Nous voyons donc que nous ne pouvons aller à l’encontre de nos émotions. Les émotions sont plus fortes que la raison. Si nous voulons mettre en pratique ce que nous savons être juste, ce que nous savons être vrai, nous devons d’une manière ou d’une autre, nous assurer du concours de nos émotions. Nous devons arriver à capter en nous ces sources profondes et à les diriger vers notre vie spirituelle pour pouvoir appliquer ce que nous savons être juste et vrai. Pour la plupart d’entre nous, le problème central de la vie spirituelle est de trouver des équivalents émotionnels à notre compréhension intellectuelle. Tant que nous n’avons pas fait cela, nous ne pouvons pas progresser spirituellement.

L’Emotion parfaite représente la descente de la Vision parfaite dans notre nature émotionnelle d’une façon qui la transforme complètement. Elle a un chemin négatif qui peut être vu en trois parties : le non-désir, la non-haine, la non-cruauté et un chemin positif lui aussi constitué de différentes parties : le don, l’amour, la compassion, la joie, la tranquillité, la foi.
 
Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.
Vous pouvez acheter le livre de Sangharakshita, Vision et Transformation, au Centre bouddhiste Triratna de Paris.
La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.
Amitiés à tous.