mercredi 30 mars 2016

11 des croyances irrationnelles qui gâchent notre vie selon le psychologue Albert Ellis (première partie)



Albert Ellis, un des plus grands psychologues du vingtième siècle



Le site Internet Rincon del Tibet a publié la liste des 11 croyances irrationnelles qui gâchent la vie des êtres humains selon le psychologue Albert Ellis. Je les ai traduites, d’abord parce qu’elles m'ont semblé très pertinentes, ensuite parce qu’elles ont profondément influencé un psychologue qui me passionne et dont j’ai déjà beaucoup parlé dans ce blog, Wayne Dyer (voir son livre Vos zones erronées).


Pour des raisons de lisibilité sur Internet, cet article sera divisé en plusieurs parties.


Albert Ellis (1913-2007) était un psychothérapeute d'origine américaine qui en 1955 a fondé la thérapie émotivo-rationnelle. Il est réputé comme l'un des pères des Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), et, selon une enquête réalisée en 1982 auprès des psychologues américains et canadiens, ceux-ci le considérent comme un des psychothérapeutes les plus influents du vingtième siècle (après Carl Rogers classé premier, et avant Sigmund Freud classé troisième).


Ses théories et sa pratique visent à faire prendre conscience de l’irrationalité de la pensée humaine afin de comprendre et surmonter les événements douloureux de notre vie. Albert Ellis affirme comme idée de base que ce ne sont pas les circonstances ou les événements qui créent les états émotionnels, mais plutôt la façon que l’on a de les interpréter.

« Le seul homme qui ne commet pas d’erreurs est celui qui ne fait jamais rien. » (Goethe)


Ellis développe d’abord les trois croyances irrationnelles de base selon lui (englobant les onze croyances irrationnelles qui sous-tendent tout son travail), et qui se résument ainsi : 1) Je fais bien les choses et je mérite l’approbation des autres, 2) Les autres doivent agir avec moi de façon respectueuse et juste, 3) La vie doit m’offrir de bonnes conditions, des circonstances faciles pour que je puisse obtenir ce que je désire.


Voici maintenant en détail les onze croyances irrationnelles de l’être humain d’après Albert Ellis : 


1) Les croyances fausses sur le jugement des autres.


Le jugement des autres est relatif, soit positif, soit négatif : chacun nous donne un avis différent sur nous-même. Vouloir plaire à tout le monde devient de l’esclavage. C’est pourquoi l’approbation de ce que l’on fait, de ce que l'on dit ou de ce que l’on pense doit provenir de nous et non pas des autres.



2) Tu dois être fort dans tous les domaines.


Personne ne peut être totalement compétent dans tous les domaines de la vie. Exiger toujours le succès peut conduire à un échec complet. Cela génère dans le corps du stress et des maladies psychosomatiques et dans l’esprit une comparaison permanente avec les autres et une peur immense de faire des erreurs.

On doit agir le mieux possible pour soi et non pas pour les autres. Le succès implique une série de processus complexes associés avec des « essais-erreurs » et de la discipline dans la pratique de son métier ou de sa passion. A noter que l'échec est toujours possible et parfois quotidien : tout simplement, nous ne sommes pas parfaits. 


3. La « méchanceté » est volontaire et doit être punie. 


Selon Ellis, nous agissons sans « méchanceté consciente ». La méchanceté est le produit de l'ignorance ou de troubles émotionnels, c’est-à-dire du fait de ne pas être conscient des conséquences de nos actes.

Un châtiment sévère accentue ces types de problèmes tandis que la tolérance a tendance à mieux les résoudre. C’est pourquoi il est inapproprié de juger les autres pour leurs erreurs sans auparavant comprendre le contexte dans lequel ils se trouvaient alors qu’ils les commettaient et les circonstances auxquelles ils étaient confrontés.



Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.

La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.

Amitiés à tous.




mardi 29 mars 2016

Les 14 préceptes du maître bouddhiste Thich Nhat Hanh (traduits d’après le site Internet « Rincon del Tibet ») (deuxième partie)




Un séminaire de Thich Nhat Hanh, maître zen



Après les préceptes de tolérance idéologique, d’ouverture d’esprit et contre la colère et la haine de la première partie, voici les sept dernières recommandations pour suivre la voie du Bouddha détaillées par le maître bouddhiste Zen, Thich Nhat Hanh :

8) Évitez de prononcer des paroles qui peuvent créer la discorde. Faites tous les efforts possibles pour réconcilier les gens et résoudre les conflits, même les petits. 

9) Ne dites pas des choses fausses pour des raisons d'intérêt personnel ou pour impressionner les gens. Ne prononcez pas des paroles qui causent la haine. Ne diffusez pas des nouvelles si vous ne savez pas si elles sont vraies. Ne critiquez pas ou ne condamnez pas des choses si vous n'êtes pas sûr de vous. Parlez toujours de façon vraie et constructive. Ayez le courage d’évoquer les situations injustes, même si cela peut menacer votre propre sécurité. 

10) N’utilisez pas la communauté bouddhiste pour un gain ou un profit personnel, ne transformez pas votre communauté en parti politique. Une communauté spirituelle doit, cependant, prendre une position claire contre l'oppression et l'injustice, et doit chercher à changer la situation sans se livrer à des conflits partisans. 

11) Ne vivez pas dans un métier nocif pour les humains ou la nature. N’investissez pas dans des entreprises qui privent les autres de leur chance de vivre. Choisissez un métier ou une vocation qui aide à réaliser votre idéal de compassion. 

12) Ne tuez pas. Ne laissez pas les autres tuer. Trouvez tous les moyens possibles pour protéger la vie et empêcher la guerre. 

13) Ne possédez rien qui devrait appartenir à autrui. Respectez la propriété des autres mais faites en sorte d’empêcher ceux qui veulent s’enrichir au moyen de la souffrance humaine ou de la souffrance d'autres êtres. 

14) Ne maltraitez pas votre corps. Apprenez à le manipuler avec respect. 

"Je ne pense pas suivre aucun de ces préceptes parfaitement. Je sais que j’échoue bien souvent à les respecter. Aucun de nous ne peut satisfaire pleinement chacun d'eux. Cependant, je dois travailler avec un but en vue. Ces préceptes sont mon objectif.

Aucun mot ne peut remplacer la pratique. Faisons donc l’essai de ces préceptes ! "

Voilà. C’est tout pour le moment.

lundi 28 mars 2016

Les 14 préceptes du maître bouddhiste Thich Nhat Hanh (traduits d’après le site Internet "Rincon del Tibet") (première partie)



Le maître bouddhiste Thich Nhat Han


Thich Nhat Han est un moine bouddhiste vietnamien, réfugié politique en France depuis 1972. Il est à la tête d’une branche du bouddhisme zen qui prône la pleine conscience de l'être. Il dirige le centre bouddhiste du Village des Pruniers en Lot et Garonne. J’ai aimé ces quatorze préceptes à la fois simples et décapants, qui résument bien l'enseignement du Bouddha, publiés par le site Internet Rincon del Tibet.
Cet article, pour des raisons de commodité de lecture sur Internet, sera divisé en deux parties.
  1. Ne soyez pas idolâtres et ne vous attachez pas à une doctrine, une théorie ou une idéologie, même les enseignements bouddhistes. Tous les systèmes de pensée sont des moyens de guidage. Ils ne sont pas la vérité absolue.

  1. Ne pensez pas que les connaissances que vous avez à présent sont immuables, une vérité éternelle et absolue. Évitez d'être étroit d'esprit et de défendre à tout prix votre point de vue. Essayez d’être ouvert aux points de vue des autres. La vérité se trouve dans la vie et non pas seulement dans la connaissance conceptuelle. Préparez-vous à apprendre pendant toute votre existence et à observer la réalité en vous-même et dans le monde à tout moment.

  1. Ne forcez pas les autres à adopter votre point de vue, que ce soit par l'autorité, la menace, l'argent, la propagande, ou même l'éducation. Cependant, grâce à un dialogue bienveillant, aidez les autres à renoncer au fanatisme et à l'étroitesse de vue.

  1. N’évitez pas le contact avec la souffrance, ne fermez pas les yeux devant elle. Ne perdez pas conscience de l'existence de la douleur dans le flux du monde. Ayez des  contacts personnels avec des gens qui souffrent. Par ce moyen, réveillez-vous, vous et vos proches, à la réalité de la souffrance dans le monde.

  1. N’accumulez pas la richesse alors que des millions de gens ont faim. Ne prenez pas pour but de votre vie, la renommée, le profit, la richesse ou le plaisir sensuel. Vivez simplement et partagez votre temps, votre énergie et vos ressources matérielles avec ceux qui sont dans le besoin.

  1. Ne demeurez jamais dans la colère ou la haine. Dès que vous ressentez de la colère ou la haine, pratiquez la méditation de compassion (metta-bhavana) pour comprendre profondément les gens qui ont causé votre colère et votre haine. Apprenez à voir les autres êtres avec les yeux de la compassion.

  1. Ne vous perdez pas dans la dispersion qui existe autour de vous. Pratiquez la méditation de concentration sur le souffle pour retrouver le calme du corps et de l'esprit et développer votre compréhension.  

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.
La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.
Amitiés à tous.