mardi 28 juin 2016

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (première partie)






Le livre de Debbie Ford

Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.

A la poursuite de l’ombre
L’ombre peut revêtir de très nombreux visages : colère, avidité, paresse, etc.  Mais tout ce à quoi nous résistons acquiert une vie autonome. Nous ne pouvons avoir la pleine conscience de la lumière sans connaître l’obscurité. Le but de nos vies, c’est d’être unifié, ce qui englobe tout : le positif comme le négatif, le bien comme le mal, le saint comme le diabolique. Jung a écrit : « L’or gît dans l’obscurité. »

L’univers est en nous
Nous ne sommes pas dans l’univers, c’est l’univers qui est en nous. 
Lorsque vous comprenez que vous portez en vous tout ce que vous voyez et haïssez chez les autres, votre perception du monde change complètement. Lorsque vous reprenez possession de ces aspects désavoués de vous-mêmes, vous ouvrez l’accès à l’univers en nous. Lorsque vous faites la paix avec vous-mêmes, vous faites instantanément la paix avec le monde entier.

Tous, nous avons en nous la jalousie, l’avidité, la colère et la faiblesse. Mais nous possédons aussi l’énergie, la force de caractère, la créativité et la compassion. Nous sommes façonnés pour contenir le monde entier en nous et une partie de notre tâche pour être pleinement humain est de trouver comment manifester de l’amour et de la bienveillance pour chaque partie de nous-mêmes.

Il va vous falloir imaginer que vous êtes un magnifique château avec de longs corridors et des milliers de pièces diverses. Chaque pièce du château est parfaite et recèle un cadeau spécial. Chacune d’elle représente un aspect différent de vous-même et fait partie intégrante de l’ensemble parfait que constitue le château.

La suite au prochain numéro où je vous parlerai de ce grand et formidable château que nous sommes tous. Amitiés.

lundi 27 juin 2016

Les sept raisons de la souffrance humaine d’après le bouddhisme.





 Extrait du site Rincon del Tibet.
 

J’ai traduit pour vous les sept raisons de la souffrance humaine selon le site bouddhiste Rincon del Tibet. Cette liste est très intéressante. Pour moi, elle dépasse le bouddhisme et possède une valeur universelle.

1.       Vouloir tout contrôler.
2.       Vouloir que les choses soient comme tu les désires et non comme elles sont en réalité.
3.       Désirer que le passé ait été différent.
4.       Vouloir que les autres soient comme tu désirerais qu’ils soient.
5.       Se cramponner à ce qui ne peut pas advenir.
6.       Ne pas t’accepter comme tu es à tout instant.

7.       En résumé : Vivre dans ton esprit et perdre ton présent.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

dimanche 26 juin 2016

Parution d’un livre fondamental sur l’hypnose, « L’art de l’hypnose impromptue », d’Anthony Jacquin.






L'hypno-thérapeute Anthony Jacquin


Enfin, depuis 2013 avec La voix de l’inconscient de Jean-Emmanuel Combe, il n’était rien paru de déterminant sur l’hypnose en France (à part peut-être mon court article dans La revue de la prestidigitation n° 611, janvier 2016 « La nouvelle hypnose, l’hypnose de rue » ! ). Le livre d’Anthony Jacquin, L’art de l’hypnose impromptue, vient combler ce vide énorme. L’auteur possède un cabinet d’hypnothérapie au Royaume-Uni et se révèle être un très bon théoricien. Il nous décrit différentes formes d’inductions dont une instantanée.

Il propose dans son étude deux définitions adéquates de l’hypnose, celle de Milton Erickson et celle de Dave Elman (qui a été un théoricien-phare de l’hypnose dans les pays anglo-saxons avec notamment son livre Hypnotherapy, et qui est pratiquement inconnu en France) :

1) « Un état de conscience spécial caractérisé par la réceptivité aux idées. »

2) « Un état d’esprit dans lequel la faculté critique humaine est contournée, et un mode de pensée sélectif est établi. »

Dans la première définition, celle de Milton Erickson, il faut noter deux choses importantes. L’hypnothérapeute américain insiste sur le fait que l’esprit devient réceptif aux idées que l’hypnotiseur présente. L’accent qu’Erickson met aussi sur la conscience plutôt que sur le fait d’être inconscient, inattentif ou absent est très intéressant. Cela vient confirmer son idée que l’hypnose permet de traiter avec la plus grosse bête présente en chacun de nous, l’inconscient. 

Une fois hypnotisé, l’inconscient semble assumer plus de responsabilités et se mettre en avant. C’est déjà lui qui régule tous les processus corporels, stocke et gère vos souvenirs, les apprentissages de toutes les expériences, des structures et des schémas mentaux qui nous permettent de fonctionner. Cette partie de l’esprit est intuitive. L’inconscient peut activer tout votre potentiel et instantanément changer la manière dont vous pensez, ressentez et réagissez. 

Par contraste, l’esprit conscient est limité. Il est logique et linéaire dans son approche de la résolution des problèmes. Le modèle d’hypnose proposé par Erickson est essentiellement un modèle dissociatif où l’esprit conscient est dissocié de l’esprit inconscient, l’empêchant d’interférer sur les suggestions. Erickson ne souhaitait pas parler à l’esprit conscient. Pas plus que vous ne le devriez quand vous êtres en train d’hypnotiser. Essayez de communiquer directement avec l’inconscient automatique.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, je parlerai de la définition de l’hypnose de Dave Elman. Amitiés à tous.