lundi 30 octobre 2017

Les théories philosophiques et religieuses des néoplatoniciens (première partie).



Le livre de Jamblique.



J’ai choisi de m’inspirer pour cet article du livre de Denis Labouré Lesenseignements quabalistiques de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn, La pratique du Pilier du Milieu. Pour des raisons de commodité de lecture sur Internet, ce texte est divisé en deux parties.

Le terme néoplatonisme s'applique à la philosophie de Plotin (205-270) et à celle de ses disciples (Porphyre, Jamblique, etc.) ; tous portaient à Platon, mais également à Aristote et aux stoïciens, une profonde admiration. Ils étudièrent ou enseignèrent, soit à Alexandrie, soit à Athènes, soit à Rome, parfois dans plusieurs de ces trois villes qui constituaient les grands centres intellectuels de l'Europe. Tous furent en contact plus ou moins étroit avec le christianisme à ses débuts, avec des courants gnostiques et avec différentes formes religieuses venues du Proche et du Moyen-Orient. Historiquement, le néoplatonisme coïncide avec la fin de l'Antiquité.

Pour Plotin, la voie ascendante est celle qui, remontant d'hypostase en hypostase (hypostase : principe ou réalité divine) doit nous conduire jusqu'à la contemplation de l'Un. D'où le sens et la portée de deux images-clefs utilisées par le philosophe : le jet d'eau et le rayon lumineux. Les gouttelettes d'eau jaillissent toutes du point d'où surgit le jet d'eau. Elles retombent ensuite en s'éparpillant ; elles sont l'image fidèle de la chute. C'est pourquoi nous devons nous efforcer de parcourir en sens Inverse l'itinéraire qu'elles ont suivi, afin de remonter jusqu'à l'Un. De même, les rayons lumineux sont tous issus d'un point centrai à partir duquel ils divergent. Ils se perdent insensiblement dans une obscurité où ils meurent. Nous devons nous détourner de cette issue afin de remonter jusqu'à la source de lumière à laquelle nous nous identifierons.

Ni mal ni bien, ni faute ni péché, mais un constat : plus on s'éloigne de la source de lumière, plus on s'égare dans les ténèbres, simple absence de lumière. L'âme n'a pas à être métamorphosée par une révélation, un rachat. Sa laideur vient simplement de son mélange avec la matière ; c'est donc à l'âme de s'en dégager afin qu'elle se retrouve telle qu'elle a toujours été : « C'est comme si un homme plongé dans la boue d'un bourbier ne montrait plus la beauté qu'il possédait, et comme si l'on ne voyait de lui que la boue dont il est enduit ; la laideur est survenue en lui par l'addition d'un élément étranger, et s'il doit redevenir beau, c'est un travail pour lui de se laver et de se nettoyer pour être ce qu'il était.» (Plotin, Ennéades I, 6, 5).

Par l'ascèse et la méditation, Plotin a connu cet état d'union à trois reprises : « Souvent je m'éveille de mon corps à moi-même ; je deviens extérieur aux autres choses, intérieur à moi ; je vois une beauté d'une merveilleuse majesté ; alors je le crois : je suis, avant tout, d'un monde supérieur ; la vie que je vis alors, c’est la vie la meilleure ; je m'identifie au Divin, en lui j'ai ma demeure : parvenu à cette activité suprême, c’est là que je me fixe ; je transcende toute autre réalité spirituelle ; mais, après ce repos dans le Divin, retombant de l'intuition dans la réflexion et le raisonnement, je me demande alors comment j'ai pu jamais, et cette fois encore, descendre ainsi, comment mon âme a pu venir à l'intérieur d'un corps, si déjà, alors qu'elle est dans un corps, elle est telle qu'elle m'est apparue.» (Ennéades IV 8, I, I).

Peut-on mettre au point une technique, une méthode facilitant le retour de l'homme aux dieux, l'union, au cours de l'existence, de la conscience individuelle avec le monde des Essences universelles ? C'est ce que réalisera Jamblique (né vers le milieu du III ème siècle - mort vers 330) en réinterprétant les antiques traditions égyptiennes, chaldéennes et assyriennes à la lumière de Pythagore, de Platon et des néoplatoniciens. « Ce n'est pas par la pensée, écrit-il dans Les Mystères d'Egypte, que les théurges sont liés aux dieux... l'union théurgique (avec le Divin) n'est obtenue que par l'efficacité des actes ineffables accomplis de manière appropriée». Désormais, le néoplatonisme s'efforcera d'intégrer la théurgie (du grec theos : dieu, et ergon : ouvrage).

Le théurge se consacre à la transfiguration du monde, à l'incarnation dans le chaos qu'est le monde présent du cosmos ou Ordre du Monde défini par les dieux. Ses efforts pour atteindre la divinité ont une répercussion sur l'ensemble de l'univers créé. Proclus avait observé que par les invocations magiques et l'union spirituelle, les essences divines semblaient descendre en ce monde et s'incarner dans les hommes. Le moine reclus ne prie-t-il pas pour la rédemption de l'humanité toute entière ?

La théurgie fut populaire avec les derniers philosophes païens, qui virent en elle une digue contre le flot montant du christianisme, une discipline se situant au-dessus de la philosophie en ce qu'elle donne directement accès aux dieux. Les théurges perdirent leur bataille contre le christianisme. Leur « religion » d'élite fut submergée par l’intolérance d'une Eglise d'état qui substitua la croyance à la connaissance.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Les 10 étapes pour contacter votre être intérieur.



Sans commentaire.

Ce texte est la traduction d'un article du site « Rincon del Tibet ». 

Chacun de nous est connecté avec la Source. Le Soi Supérieur qui est en nous transcende de loin la compréhension de nos esprits conscients. C'est le pouvoir qu’ont connu tous les grands génies et les grands maîtres. C'est aussi l'espace de la magie et des miracles dans nos vies. Voici les étapes à suivre pour prendre contact avec votre être intérieur.

1. La première étape consiste à croire que vous possédez un être supérieur avec qui pouvez  établir une communication !

Ayez ensuite l'espoir que cette communication s'améliorera davantage de jour en jour, alors que vous vous vous concentrez sur votre croissance intérieure avec application. Sans ces deux préalables essentiels, il est difficile de réaliser quoi que ce soit dans la vie, même sur le plan physique. Ces deux qualités sont essentielles à la croissance intérieure. Donc, fixez-vous un objectif afin de prendre contact avec votre Soi Supérieur, révisez cet objectif tous les jours et maintenez votre objectif ferme jusqu'à ce que vous réussissiez.

2. Transformez votre vision du monde.

Nous sommes éduqués avec une vision essentiellement matérialiste du monde, qui nie le rôle de l'Esprit. Pour établir un contact étroit avec les royaumes spirituels, nous avons besoin que tout notre être — conscient et inconscient — soit en harmonie avec notre but. Dans n'importe quelle activité ou but essentiel, vous devez établir les règles du jeu et la façon de jouer. Contacter votre Soi Supérieur va vous demander de connaître un processus similaire. Par conséquent, cherchez des écrits ou des enseignants qui élargissent votre compréhension de l'univers, d’une manière fondamentale, et vous les présentent comme des domaines de la Conscience et de l'Esprit.

3. Solitude.

Recherchez régulièrement du temps pour vous, durant lequel vous pourrez être totalement seul. Un endroit calme est préférable. Asseyez-vous tranquillement sans attendre quoi que ce soit. Ne faites rien. Cela peut sembler très inconfortable et étrange au début. Persistez. Vous donnez ainsi du temps et de l'espace à votre voix intérieure pour que vous puissiez l’entendre. Cela se passera soit pendant ce temps de calme, soit pendant les événements de la journée. Il y aura une synchronicité qui vous touchera, quelqu'un vous dira exactement ce que vous devez entendre, vous aurez un éclair d'intuition. Tous les grands génies de l'histoire se sont donnés un temps régulier de solitude et de silence pour eux-mêmes. Vous devriez le pratiquer vous-aussi.

4. Méditation.

Dans la méditation, vous travaillez à discipliner votre esprit et à faire taire le bavardage intérieur qui l’agite et le remplit toujours. Vous créez un récipient pur pour que le Soi Supérieur le remplisse. L’attention sur le souffle (Anapana-Sati) est une excellente discipline de méditation, comme aussi de se concentrer sur une flamme. Ou visualisez une sphère de lumière dorée au niveau de votre plexus solaire qui énergétise tout votre corps et le guérit. Il existe de nombreuses méthodes que vous pouvez étudier et utiliser.

5. Dans le quotidien.

Notez vos sentiments, vos émotions, vos rêves et vos intuitions tous les jours dans un journal intime. Cela vous aidera à entrer en contact plus étroit avec vos profondeurs intuitives. Vous pourrez poser vos questions sur le Soi Supérieur dans votre journal, puis enregistrer les réponses ou les intuitions que vous recevrez. Si vous effectuez cela régulièrement avec foi et espérance, vous recevrez les réponses dont vous avez besoin.

6. Dialogue intérieur.

Maintenez un dialogue intérieur régulier avec votre Soi Supérieur. Au cours des 40 prochains jours, faites le pari de rester en contact avec lui toute la journée. Dites à votre Être Supérieur : « Je sais que tu es là et je veux te rencontrer et diriger mon attention vers toi. S'il te plaît, commence à guider ma vie. Ne vous inquiétez pas si ce dialogue est complètement à sens unique au commencement. Rappelez-vous que vous avez perdu le contact avec votre moi intérieur depuis des décennies. Il faut du temps pour nettoyer les toiles d'araignées ! Persistez dans ce dialogue intérieur, comme si vous parliez à un ami, bavardez, posez des questions, partagez vos espoirs et commencez à écouter les réponses. Elles vont vous parvenir.

7. Leçons de la vie.

Considérez la vie comme une école du mystère. Pensez que tous les événements de votre vie, de votre condition humaine et de votre personnalité ont été structurés précisément afin de vous apprendre exactement ce que vous devez savoir maintenant. Prenez la vie comme si toute la création conspirait en votre faveur ! Quand quelque chose survient dans votre vie, pour le meilleur ou pour le pire, demandez-vous quelle leçon cela représente pour vous. Même les situations ou les personnes désagréables ont été délibérément placées ici dans votre vie comme un défi pour vous aider à grandir. Lorsque vous commencerez à voir votre existence comme une œuvre d’art dans laquelle vous jouez le rôle principal, le Soi Supérieur deviendra une réalité beaucoup plus évidente pour vous dans votre vie. Notez ces découvertes dans votre journal.

8. Rêves.

Attendez-vous à ce que votre Soi Supérieur s’adresse à vous dans vos rêves. Avant d'aller dormir, pratiquez des étirements et détendez votre corps complètement. Demandez quelque chose à votre Soi Supérieur et attendez la réponse. Quand vous vous levez, rappelez-vous ce que vous pouvez exploiter de vos rêves et écrivez-le dans votre journal. Si vous n'êtes pas habitué à vous souvenir de vos rêves, cela demandera du temps et de la persévérance. Cependant, avec de la patience, vous commencerez à vous souvenir de vos rêves et vous recevrez des réponses de votre Soi Supérieur.

9. Conscience.

Focalisez-vous plus sur le présent, vivez dans l’ici et maintenant. Lorsque vous mangez, ayez conscience que vous mangez. Quand vous marchez, sachez que vous marchez. Le seul temps réel est le présent — le passé n’existe définitivement plus et le futur n'existe pas encore. Par conséquent, travaillez à extirper de votre esprit les soucis, les illusions et les extrapolations. Nettoyez votre esprit, mettez de l’ordre dans son désordre et créez-vous un espace pour qu'il soit rempli par votre Soi Supérieur.

10. De la patience, encore de la patience !

Rappelez-vous, vous avez peut-être passé toute votre vie sans contacter la Source. Par conséquent, il faudra du temps pour apprendre à rétablir ce contact. Tout ce qui vaut la peine dans l’existence nécessite du temps et de l’exercice. Soyez vigilants et pratiquez ces étapes chaque jour, et vous recevrez les réponses dont vous avez besoin.

Rappelez-vous, Le Soi Supérieur veut être en contact avec vous. En fait, le simple fait de parler de lui comme quelqu'un qui est séparé de vous est contradictoire. Le Soi Supérieur, c'est vous ! Votre vrai moi. Alors entrez en contact avec Vous-même !


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

Numéro d'octobre 2017 de la revue "The Linking Ring" avec un important article sur Derren Brown.




Le numéro de la revue "The Linking Ring" d'octobre 2017 sur Derren Brown.

La revue de l'"International Brotherhood of Magicians", The Linking Ring, consacre un important article illustré de très belles photographies au mentaliste anglais Derren Brown : Derren Brown, No Longer a Secret par Simone Marron (p. 18 à 25).

Si vous désirez en savoir plus, contactez-moi en message privé.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Amitiés à tous !

dimanche 29 octobre 2017

Les gnostiques.





Le premier livre que j'ai lu sur les gnostiques.


Il y a de nombreux livres sur le mouvement religieux, mystique, spirituel et philosophique des gnostiques, celui de Jacques Lacarrière, le « Que sais-je » de Serge Hutin, le classique La Gnose de Leisegang dans la « Petite bibliothèque Payot », La Gnose une et multiple d’Hervé Masson, l’Histoire de la philosophie occulte d’Alexandrian (chapitre 1 : « La grande tradition de la gnose »), Les Évangiles apocryphes dans la collection « Points Sagesses ». Jorge Luis Borges, sur lequel j'ai écrit un essai, consacre un chapitre de son ouvrage Discussion à un de leurs plus grands théoriciens Basilide : "Défense du fallacieux Basilide". Cependant, j’ai choisi de m’inspirer plutôt pour cet article du livre de Denis Labouré Les enseignements quabalistiques de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn, La pratique du Pilier du Milieu.

Une légende tenace pousse les chrétiens de toute tendance à se reporter à L'Église primitive pour trouver une forme de foi chrétienne plus simple et plus pure. Du temps des apôtres, tous ceux qui appartenaient à la communauté chrétienne mettaient en commun leur argent et leurs biens tous avaient foi dans le même enseignement et priaient ensemble ; tous respectaient l'autorité des apôtres. C'est seulement passé cet âge d'or que les affrontements, puis l'hérésie, se firent jour.

Tout cela est erroné. Avant le II ème siècle, de nombreux évangiles circulaient entre divers groupes de chrétiens (en plus des quatre Évangiles qui composent le Nouveau Testament, choisis selon des critères obscurs), de même que beaucoup d'autres enseignements, mythes et poèmes secrets attribués à Jésus ou à ses disciples. De même, les communautés répandues dans le monde connu s'organisaient de façons largement différenciées les unes par rapport aux autres.

A partir de 200 après J. C. environ, cet état de choses s'était modifié. Le christianisme était devenu une institution possédant à sa tête une hiérarchie à trois niveaux, d'évêques, de prêtres et de diacres qui se donnaient pour les gardiens de la seule "vraie foi". Déplorant la diversité de la situation précédente, l'évêque Irénée maintenait qu'il ne peut y avoir qu'une seule Église, hors de laquelle, déclarait-il, « il n'est point de salut ». Lorsque cette Église se trouva bénéficier du soutien militaire, peu après que l'empereur Constantin se fut fait chrétien au IVème siècle, la chasse aux hérétiques s'intensifia.

Face à l'Église officielle se dressaient les gnostiques, communautés très diversifiées enseignant que le salut peut être obtenu par la connaissance et l'expérience. Et non par la foi ou le simple respect des dogmes et de la morale. Sans structure n1 hiérarchie, sauf celle liant le maître et le disciple, un travail Intérieur devait permettre à ce dernier d'obtenir sa révélation et d'assurer son salut.

Rappelons quelques-uns des grands principes communs à la majeure partie des mouvements gnostiques.

- Il existe un enseignement secret délivré par Jésus, de même que pour les qabalistes, il existe un enseignement secret livré à Moïse. Ce que confirment Origène, Clément d'Alexandrie et d'autres Pères de l'Église des premiers siècles.
- Pour le gnostique, Bien et Mal ne sont que des aspects relatifs du monde de la manifestation. Dieu n'est ni bon ni méchant, il se situe au-delà de tels antagonismes.
- Tandis que pour le chrétien orthodoxe, la chute est une conséquence de la faute originelle, pour le gnostique, c'est la faute qui est consécutive à la chute : un homme exclu de sa patrie céleste ne pouvant pas maintenir un comportement parfait.
- Après bien des discussions, l'Église adopta l'Ancien Testament au même titre que le Nouveau. Pour les gnostiques, ce livre où l'on voit à l'œuvre un créateur irascible, rancunier et vengeur ne peut être considéré comme un livre sacré. Certains considérèrent Yavhé comme le gardien d'Israël et non comme le « Dieu des dieux ».
- Les gnostiques affirmaient l'existence d'un pouvoir divin féminin, Sophia, la Sagesse, puissance créatrice d'où émanent toutes choses. La femme joua un rôle de premier plan dans la prophétie et la direction des communautés gnostiques.

On retrouve dans les doctrines gnostiques, à côté du judéo-christianisme, de nombreuses traces des traditions antiques, qu'elles soient hermétiques, égyptiennes, zoroastriennes, orphiques ou pythagoriciennes. Les initiés gnostiques étalent liés par le secret quant à la nature véritable de leurs rites et la connaissance qu'ils acquéraient en les pratiquant. Conception peut-être héritée des anciens Mystères.

L'Église officielle, s'appuyant sur l'État, écrasa avec violence cette église parallèle, ennemie de toute structure et de tout catéchisme. On ne connaîtra ses véritables enseignements qu'après 1945, lorsqu'un berger égyptien découvrit dans une jarre de terre cuite 52 manuscrits coptes datant de plus de 15 siècles, dont le fameux Évangile de Thomas.

Par certaines de ses formes, la Franc-Maçonnerie moderne sera une résurgence de la Gnose antique. C'est là l'une des véritables raisons de sa condamnation acharnée par les décrets pontificaux.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

samedi 28 octobre 2017

Lettre du dalaï-lama écrite pour chacun de nous sur les inquiétudes (Traduction du site « Rincon del Tibet »).




Le dalaï-lama.


Lettre du dalaï-lama écrite pour chacun de nous sur les inquiétudes  (Traduction du site « Rincon del Tibet»). 

Au niveau élémentaire, en tant qu'êtres humains, nous sommes tous égaux, chacun d'entre nous aspire au bonheur et chacun de nous veut éviter la souffrance.

C'est pourquoi, chaque fois que j'en ai l'occasion, j'essaie d'attirer l'attention des gens sur ce que nous, membres de la famille humaine, nous avons en commun : l'interconnexion naturelle profonde de notre existence et de notre bien-être.

Aujourd'hui, il y a de plus en plus d'accord, ainsi que des preuves scientifiques supplémentaires, sur l’importante connexion entre le bonheur et nos états mentaux. D'une part, beaucoup d'entre nous vivent matériellement dans des sociétés hautement développées, mais, parmi nous, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas très heureux. Sous la belle surface de l'opulence, il y a une sorte de trouble mental qui conduit à la frustration, à des discussions inutiles, à la dépendance à la drogue ou à l'alcool et, pire, au suicide. Nous pouvons dire la même chose de nos propres amis. Quand nous sommes dans un état de haine ou de rage intense, même nos amis les plus proches semblent froids, distants et agaçants.

Cependant, en tant qu'êtres humains, nous sommes dotés de la merveilleuse intelligence humaine. Chaque être humain a la capacité de proposer des choses et d'utiliser cette forte capacité de décision pour aller dans n'importe quelle direction qui lui plaira. Tant que nous nous souvenons que nous avons ce don merveilleux de l'intelligence humaine et la capacité de développer notre détermination et de l'utiliser positivement, nous allons persévérer dans notre santé mentale sous-jacente. Réaliser que nous possédons ce grand potentiel humain nous donne une force importante. Cette prise de conscience peut agir comme un mécanisme qui nous permet de faire face à n'importe quelle difficulté, quelle que soit la situation à laquelle nous sommes confrontés, sans perdre espoir ou sombrer dans des sentiments de faible estime de soi.

J'écris ceci et je suis une personne qui a perdu sa liberté à l'âge de 16 ans, puis qui a quitté son pays à l'âge de 24 ans.

En conséquence, j'ai vécu en exil pendant plus de 50 ans, durant lesquels les Tibétains se sont consacrés à œuvrer pour maintenir leur identité tibétaine et persévérer dans leur culture et leurs valeurs. La plupart du temps, les nouvelles du Tibet sont déconcertantes, mais aucun de ces défis ne nous conduit à abandonner. L'une des approches que je trouve personnellement utile est de cultiver la pensée : si la situation ou le problème est tel qu'il ne peut être résolu, il n'y a pas lieu de s'inquiéter à son sujet. En d'autres termes, s'il n’y a aucune solution ou aucune porte de sortie à la difficulté, vous ne devez pas vous laisser accabler par cela.

Certes, l’action appropriée consiste à trouver une solution. En effet, il est clairement plus judicieux d'utiliser votre énergie dans la recherche d’une solution plutôt que de de vous contenter d’être inquiet du fait du problème. D’un autre côté, s'il n'y a pas de solution, pas de possibilité de résolution, cela n'a pas de sens de vous inquiéter  parce que de toute façon  vous ne pouvez rien faire. Dans ce cas, plus vite vous acceptez cette réalité, plus vous la vivrez facilement. Sinon, vous serez incapable de savoir s'il existe une solution au problème.

En adoptant une perspective réaliste et en cultivant une bonne motivation, vous pouvez également vous protéger des sentiments de peur et d'anxiété. Si vous développez une motivation pure et sincère, si vous vous motivez pour aider les autres en étant gentil, compatissant et respectueux, alors vous pouvez accomplir n'importe quelle tâche, dans n'importe quel domaine, et fonctionner plus efficacement avec moins de crainte ou d'inquiétude de ce que les autres pensent ; finalement, vous serez en mesure d'atteindre votre objectif.

Même si vous ne parvenez pas à atteindre votre objectif, vous vous sentirez bien d’avoir travaillé aussi dur. Mais, avec une mauvaise motivation, les gens pourront vous féliciter ou vous pourrez obtenir ce que vous recherchez, vous ne serez pas heureux de toute façon.

Encore une fois, nous pouvons parfois avoir l'impression que notre vie entière n'est pas satisfaisante, nous nous sentons submergés par les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

Cela nous arrive à tous sous une forme ou une autre à n’importe quel moment. Quand cela arrive, il est important que nous trouvions un moyen d'élever notre esprit. Nous pouvons le faire en nous souvenant de notre chance dans cette vie. Nous pouvons, par exemple, être aimés par quelqu'un, nous pouvons avoir certains talents, nous pouvons avoir reçu une bonne éducation ; nous avons peut-être fait certains actes altruistes dans le passé. Nous devons prendre en considération même les plus petits aspects positifs. Parce que si nous échouons à trouver un moyen de nous élever, nous courons le risque de sombrer davantage dans notre sentiment d'impuissance. Cela peut nous amener à croire que nous n'avons pas la capacité de faire quelque chose de bien. Ensuite, nous allons créer les conditions pour sombrer dans le désespoir.

En tant que moine bouddhiste, j'ai appris que ce qui perturbe principalement notre paix intérieure est ce que nous appelons les émotions perturbatrices. Toutes ces pensées, émotions et événements mentaux qui reflètent un état d'esprit négatif ou sans compassion ;  inévitablement, elles diminuent notre sentiment de paix intérieure. Toutes les pensées et émotions négatives (telles que la haine, l'agacement, l'orgueil, la luxure, la cupidité, l'envie, etc.) sont considérées comme des sources de difficultés, elles sont dérangeantes. Les pensées négatives et les émotions sont ce qui fait obstacle à notre aspiration la plus fondamentale : être heureux et éviter la souffrance. Quand nous agissons sous leur influence, nous devenons inconscients de l'impact de nos actions sur les autres : elles sont ainsi la cause de notre comportement destructeur envers les autres aussi bien qu’envers nous-mêmes. Assassinats, scandales et tromperies,  tous ont leur origine dans ces émotions perturbatrices.

Cela soulève inévitablement la question : pouvons-nous entraîner notre esprit? Il existe plusieurs méthodes pour l’effectuer. Parmi celles-ci, dans la tradition bouddhiste, il y a un enseignement spécial appelé entraînement mental, qui vise à cultiver la préoccupation pour les autres et à transformer l'adversité en avantage. C'est ce modèle de pensée qui change les problèmes en bonheurs ; c’est ce qui a permis au peuple tibétain de conserver sa dignité et son esprit face à ses grandes difficultés. Pour sûr, ce conseil a été très pratique dans ma propre vie.


Un grand maître de l'entraînement mental a expliqué un jour que l'une des caractéristiques les plus merveilleuses de l'esprit humain est qu'il peut être transformé. Je ne doute pas que ceux qui tentent de transformer leur esprit, de surmonter leurs émotions perturbatrices et de parvenir à la paix intérieure remarqueront, au bout d’un certain temps, un changement dans leurs attitudes mentales et leurs réactions face aux personnes et aux situations. Vos esprits seront plus disciplinés et plus positifs. Et je suis sûr que vous trouverez un sentiment de très grand bonheur tout en contribuant au bonheur des autres. Je prie pour que quiconque qui a cela comme but soit béni par le succès.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Amitiés à tous.

Répétez cette phrase une fois par jour pour augmenter la puissance de votre esprit (Traduction du site "Rincon del Tibet")



Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d'un article du site « Rincon del Tibet ».

S'il y a quelque chose dans notre vie que nous n'aimons pas, nous avons le pouvoir de le changer.

L'être humain possède un esprit privilégié et je ne me réfère pas pour affirmer cela au fait qu'il est intelligent du point de vue cognitif ou de celui du quotient intellectuel : je fais référence à l'immense potentiel de ressources qu'il possède. À mon avis, il n'y a pas de plus grande force dans la nature qu'un être humain avec une détermination ferme et totale.

Je me souviens d'une formation que j'ai suivie à Londres il y a quelques années, avec John Kehoe, auteur du best-seller Mind Power, La Puissance de votre Esprit, et il attira tout particulièrement mon attention lorsqu'il expliqua comment il était arrivé à la ferme conviction du pouvoir immense qui, en tant qu’être humain, se trouvait en lui.

Pendant une longue période, il s’est isolé dans une hutte, en dehors de toute vie sociale, pour écrire et méditer.

Il s'était rendu compte qu'il ne pouvait pas transmettre à d'autres personnes des messages sur la façon de devenir autonome et l'immense pouvoir de notre esprit, s'il n’y croyait pas fermement et ne l'expérimentait pas dans chaque cellule de son corps.

Il fallait qu’il découvre une  foi absolue qui confirmerait sa croyance. Il décida de se concentrer tous les jours pendant environ une heure, à répéter encore et encore cette phrase : « Il y a un pouvoir infini en moi. »

Nos mots, pensées et émotions créent notre futur. Le vrai triomphe n'est pas de vaincre les autres mais d’être meilleur la nuit suivante que ce que nous étions le matin.

Je crois fermement que les choses que nous pensons, les mots que nous disons et les croyances que nous possédons, sont très puissants ; ils façonnent notre expérience quotidienne et notre vie. C'est comme si, chaque fois qu’il nous vient une pensée ou un mot, l'Univers nous écoutait et nous répondait.

Donc, s'il y a quelque chose dans notre vie que nous n'aimons pas, nous avons le pouvoir de le changer. Nous avons un réel pouvoir sur nos pensées et nos paroles. Quand nous changeons de discours et de pensées, notre expérience de la vie quotidienne change aussi.

Quel que soit notre passé, quel que soit le milieu d'où nous sommes issus, aussi difficile qu’ait été notre enfance, nous pouvons dès aujourd'hui opérer des changements. C'est une idée très puissante et libératrice, et, si nous y croyons, cela devient une réalité.

D'abord nous opérons le changement dans l'esprit et ensuite la vie agit dans la matière et donne une réponse à ce changement.

Comme John Kehoe l'a expliqué, pendant plusieurs mois, son exercice de répétition de la même phrase lui a semblé complètement absurde et désespérant, mais il n’a jamais cessé de le pratiquer jour après jour. Alors que les semaines et les mois passaient, lorsque il est arrivé au troisième mois, en accomplissant toujours le même exercice, un craquement se produisit à l’intérieur de lui-même, quelque chose changeait et finalement il « sentit » que son esprit avait un pouvoir immense, qu'il était capable d'obtenir tout ce qu’il se proposait d’obtenir véritablement. Il avait gravé cette croyance dans son esprit inconscient. Il avait trouvé ce qui est la confiance totale, la Foi.

La foi en votre propre destin, en votre propre personne, vous poussera d’abord à manifester vos désirs. Cette foi permit à John Kehoe de tirer pleinement parti du potentiel de son cerveau, en activant les connexions neuronales nécessaires à la réalisation de ses objectifs. Son cerveau commença à travailler d'une autre façon, beaucoup plus efficace et autonome : il croyait fermement en lui et en ses capacités.

Vous avez certainement entendu dire plus d'une fois, que nos limites, la plupart du temps, c’est nous qui nous les mettons et nous les imposons (voir dans l’ouvrage  Ma voix t’accompagnera : Milton H. Erickson raconte de Sidney Rosen l’anecdote « Tours de cartes » : « C’est très surprenant, ce dont les gens sont capables, mais ils ne savent pas ce dont ils sont capables »). Une personne pessimiste ou négative, à cause de son système de croyances et de son manque de confiance en elle, rejette, sans même s'en rendre compte, un large éventail d'options et d'alternatives, qui la ferait sortir de situations défavorables ou réaliser ses rêves.

Lorsque nous nous connectons avec notre cœur, notre esprit et notre conscience, nous entrons dans l'harmonie dont nous avons besoin pour matérialiser nos désirs.

Si votre vie n'est pas ce que vous désirez, n'attendez pas que quelqu'un le change pour vous. Vous êtes la seule personne à pouvoir le faire. Tout le pouvoir est en vous et seulement en vous.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !

jeudi 26 octobre 2017

Personne ne peut vous rendre malheureux sans votre consentement (Traduction du site «Rincon del Tibet»).




Personne ne peut vous rendre malheureux sans votre consentement.



Ce texte est une traduction d'un article du site « Rincon del Tibet ».

« Si ton bonheur dépend des autres, je pense que tu connaîtras de gros problèmes. »
Richard Bach

Il peut être très difficile de penser que notre rôle de victime peut devenir celui de persécuteur de nous-même en un battement de paupière. C’est difficile, mais totalement libérateur, car une fois que nous acceptons que notre bonheur ou l'absence de celui-ci ne dépend de personne à part nous, tout semble contrôlable.

Quand nous sommes dans une situation où nous voyons que notre être est blessé, où nous sentons que notre bonheur est perturbé par quelqu'un d'autre ou, pire encore, que quelqu'un d’extérieur à nous nous fait mal, nous blesse, nous rend amer ou nous fait perdre le contrôle sur nous-même, il faut rapidement prendre conscience que tout cela arrive parce que d’une manière ou une autre, nous le permettons.

Des outils pour éviter de perdre le contrôle de votre bonheur

Aimez-vous, c’est la base de toutes les relations : quand vous vous aimez sainement, de manière protectrice, vous vous procurez des situations qui vous permettent d'être tel que vous êtes, qui vous permettent de grandir grâce à l’amour et d'établir des relations qui vous apporteront la même chose que ce que vous donnez.

Établir des limites de respect, quand nous possédons une bonne estime de nous-mêmes, sans avoir connu de préjudices, sans avoir de cicatrices, sans posséder des blessures mal guéries, il est facile de créer des relations fondées sur la considération mutuelle et le respect. Respecter les gens avec lesquels nous nous entrons en relation et nous-mêmes est presque une formule sûre pour « gagner » le respect de ceux qui nous entourent.

Éloignez-vous des personnes qui peuvent opacifier votre vie : nous avons souvent des relations avec lesquelles nous ne sommes pas à l'aise ou que nous avons du mal à éloigner. Dans ces cas-là, nous devons chercher des moyens de changer le type d'interactions que nous avons avec eux, en leur donnant le modèle de ce que nous voulons. Dans d'autres cas, nous pouvons, avec moins de difficulté, nous éloigner ou interagir avec ce type de personnes avec plus de limitations et de contrôle.

Reconnaissez que, même si vous ne pouvez pas agir à la place des autres, vous êtes seul responsable de ce que vous vous autorisez à recevoir. C’est seulement nous qui pouvons mettre des limites à ce que nous recevons ;  si quelqu'un tient toujours sa grenade prête pour que nous la recevions avant qu’elle explose, nous sommes seuls responsables du fait de la recevoir : personne n’a le pouvoir de nous faire du mal, si nous-mêmes ne le permettons pas.

Ne vous exposez pas à des situations où vous pouvez être maltraité, souvent de façon assez bornée ; fréquemment, nous commençons à vivre certaines situations, car il se peut qu’elles soient des choses que nous devons vivre de manière inévitable pour acquérir de l'expérience et connaître un nécessaire apprentissage. Mais, de manière générale, nous pouvons apprendre par des moyens moins tortueux et éviter les situations et les personnes qui nous causent de l’inconfort ou du mal-être.

Prenez conscience que votre bonheur est en vous et ne dépendra que de vous ;  vivez avec la pleine sécurité que votre attitude vis-à-vis des situations, votre manière d'apprécier la vie, votre disposition d’esprit pour  créer des relations, sont les choses qui détermineront la manière dont vous pouvez vous connecter avec votre bonheur.

Prenez le contrôle de votre bonheur, n’autorisez personne à s’emparer de ce contrôle pour vous, ne permettez à aucune personne de vous inférioriser ou de vous faire sentir mal, donnez ce que vous voulez recevoir, attendez le meilleur de cette vie et le meilleur vous arrivera.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !