jeudi 22 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », douzième matin. Devons-nous suivre le maître à la lettre ou agir parfois comme bon nous semble ? (douzième partie)






  
Le livre en question



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Osho,
Devons-nous suivre le maître à la lettre ou agir parfois comme bon nous semble ?

Voici donc la suggestion que je vous fais : restez unifié, indivisé. Décidez. Si c'est à vous de décider, alors décidez : je vais être mon propre disciple — alors, pas d'abandon. Ce n'est pas nécessaire, d'ailleurs !

C'est ce que Krishnamurti ne cesse de dire depuis quarante ou cinquante ans : ne soyez un disciple ! On peut atteindre la Réalisation sans suivre personne, mais le chemin est ardu et très long, car vous n'êtes pas disposé à accepter la moindre aide qui pourrait vous être offerte ; rien pour vous guider — alors que c'est possible et que cela peut supprimer nombre de difficultés superflues sur le chemin.

C'est ce qu'a toujours dit Krishnamurti — personne ne l'a fait ; c'est tout le problème du mental. Le mental peut accepter : « Ne suivez personne » — non parce qu'il a atteint la compréhension, mais parce qu'il est très satisfaisant pour l'ego de ne suivre personne. Personne ne veut suivre personne. Tout au fond, l'ego résiste.

Tous les égoïstes se sont donc rassemblés autour de Krishnamurti. Ils se piègent à nouveau eux-mêmes. Ils pensent qu'ils ne suivent personne parce qu'ils ont compris les aspects trompeurs du fait d'être un disciple, ils ont compris que le chemin doit être fait seul, ils ont compris qu'aucune aide n'est possible, que personne ne peut vous aider, que personne ne peut vous guider — il vous faut faire le chemin tout seul. Ils pensent qu'ils l'ont compris : c'est pourquoi ils ne suivent personne. Ce n'est pas la réalité — ils s'abusent eux-mêmes. Ils ne suivent pas parce que leur ego ne le leur permet pas.

Et pourtant, ils continuent d'écouter Krishnamurti. Depuis des années, ils continuent ensemble, encore et toujours. Si aucune aide n'est possible, pourquoi retournez-vous toujours auprès de Krishnamurti ? Si personne ne peut vous guider, quel sens cela a-t-il de retourner sans cesse l'écouter ? Cela ne rime à rien. Et l'idée elle-même qu’il vaut faire le chemin seul, ce n'est pas vous qui l'avez découverte —  elle vous a été révélée par Krishnamurti. Tout au fond, il est devenu votre maître, mais vous continuez à dire que vous ne suivez personne. C’est une tromperie.

La même tromperie peut se faire en sens inverse. Vous venez à moi, vous croyez que vous vous êtes abandonné à moi et vous continuez cependant de choisir. Si je dis quelque chose qui vous convient — c'est-à-dire qui convient à votre ego — vous le suivez. Si je dis quelque chose qui ne convient pas à votre ego, vous vous mettez à raisonner : ce n'est peut-être pas pour moi... Vous avez ainsi le sentiment de vous être abandonné, et vous ne vous êtes pas abandonné.

Ceux qui entourent Krishnamurti pensent qu'ils ne suivent personne, et ils suivent quelqu'un. Vous qui m'entourez, vous pensez que vous me suivez et vous ne me suivez pas. Le mental est toujours un tricheur. Où que vous alliez, il peut vous tromper. Aussi, soyez vigilant.

Je vous le dis : vous pouvez atteindre la Réalisation sans être un disciple, mais le chemin sera très, très solitaire, très long. C'est forcé qu'il en soit ainsi. Mais on peut y arriver. Ce n'est pas impossible — il y en a qui ont réussi. J'ai moi-même atteint la Réalisation sans avoir suivi personne. Vous pouvez aussi y arriver. Mais rappelez-vous que le fait de ne suivre personne ne peut devenir un accomplissement de l'ego — autrement, vous ne vous réaliserez jamais.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


La torture de la pensée négative et comment lâcher prise.



Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »

Il est la suite de celui-ci.

Nous vivons dans nos pensées toute la journée : elles vont, sans trop de logique d'une branche à l’autre, comme un singe sauvage. La plupart du temps, nous nous soumettons à elles et nous croyons qu’elles constituent notre identité et, quand nous cédons tout le pouvoir à notre esprit, il peut faire de notre vie un tourbillon complet du fait de la génération continuelle des pensées, qui malheureusement peut être désagréable pour nous.

Comment pouvons-nous identifier une pensée négative ?

Notre corps réagit à une pensée en exprimant des émotions, des sensations qui peuvent être positives ou négatives : si ces pensées sont négatives, nous ressentirons des sensations  désagréables, froid aux mains, oppression sur la poitrine, agitation, peur, anxiété, tristesse, tremblements. En bref... nous remarquerons que notre corps nous donne une réponse sans que nous remarquions que nous avons pensé.

Quand nous sommes attentifs à ce qui se passe dans notre esprit, il est un peu plus probable que nous pourrons  en tirer de l'expérience, nous pourrons établir un contrôle et ne pas laisser les pensées négatives s’enchaîner les unes à la suite des autres et nous pousser dans une impasse.

Notre esprit est très créatif, on peut même dire qu’il est un peu paranoïaque, toujours à la recherche d'un problème et probablement de sa solution, mais avec sa part caractéristique et nécessaire de peur, d’instinct de survie et de drame. Le monde n'est pas contre nous, comme il veut souvent nous prouver, nous avons de nombreuses alternatives, qui n'ont pas besoin d’être liées à une catastrophe.

Quand nous donnons à notre esprit la position qui doit être la sienne,  qui est celle de notre assistant, tout commence à avoir une signification différente. Nous commençons à le domestiquer, à lui montrer un côté plus aimable où il peut se reposer. Nous ne sommes ni notre esprit, ni nos pensées, ni même nos émotions. Nous sommes l'observateur de tout ce film et nous pouvons prendre le rôle de directeurs de notre conscience (de réalisateurs du film de notre vie) quand nous voyons l'interprétation depuis le centre de contrôle.

« Ton pire ennemi ne peut pas te nuire autant que tes propres pensées. Ni ton père, ni ta mère, ni ton plus cher ami ne peuvent t'aider autant que ton propre esprit discipliné. »
 Bouddha Gautama

Comprenez que nous ne devrions pas nous identifier à nos pensées, c’est la seule chose qui nous maintient hors de la marée. Nous devons les observer, les découvrir : c’est à nouveau la pensée qui parle de façon catastrophique... mais il ne faut pas nous accrocher, il faut laisser passer, comme lorsque l’on voit un avion dans le ciel : nous remarquons sa présence et nous le laissons passer, nous ne le laissons pas atterrir sur nous, il y a un aéroport privé pour tous les avions similaires.

Lorsque nous apprenons à garder le calme, à ne pas prétendre que rien ne se passe, mais en étant conscient de nos pensées sans leur donner une grande importance, elles cessent d'essayer d'attirer notre attention, elles décident d'arrêter de se manifester et nous pouvons filtrer toutes celles qui n'apportent rien pour les solutions que nous cherchons, et garder celles qui travaillent en notre faveur.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

mercredi 21 mars 2018

L'art d'être sage est celui d'ignorer avec intelligence.



Sans aucun rapport. 


Ce texte est une traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ». 

Le sage n'est pas celui qui accumule beaucoup de connaissances et d'expériences, mais celui qui sait utiliser efficacement tout ce qu’il a appris et qui est aussi capable d'ignorer tout ce qui n'est pas utile, qui empêche de progresser en tant que personne. Il est celui qui sait différencier ce qui n’est que du lest de ce qui lui offre de l'énergie.

Vivre, c'est après tout économiser et savoir ce qui est important. Il semble que la plupart d'entre nous n’applique pas cette règle simple : selon une étude menée à l’Université d’Harvard, les gens ont une étonnante capacité à concentrer leur attention sur les choses « qui ne se passent pas. » C'est-à-dire que nous nous inquiétons de détails qui ne sont pas importants et qui sapent notre propre capacité à être heureux dans l’ «ici et maintenant».

La première règle de cette vie est que la personne qui est la plus sage est celle qui sait être heureuse et qui est capable d'éliminer tout ce qui lui fait mal ou qui n'est pas utile à son existence.

L'art de savoir ignorer n'est pas facile à appliquer dans notre vie de tous les jours. Ceci est dû au fait que ignorer suppose dans de nombreux cas s'éloigner de certaines situations et même de personnes. Nous sommes donc confrontés à un acte de courage authentique, toujours précédé d'une discrimination intelligente.

Ignorer, c'est apprendre à prioriser

Être heureux, c’est l'art du choix personnel. Nous pouvons être chanceux à un moment donné, mais la plupart du temps cela dépend de nous-mêmes, des décisions que nous prenons. Pour cela, il est nécessaire d'acquérir une perspective non seulement plus positive des choses, mais aussi plus réaliste, où la connaissance de soi et l'estime de soi seront toujours fondamentales.

La vie est trop courte pour nous nourrir d'amertume et de frustrations : évacuez vos larmes, ignorez les critiques et entourez-vous de ceux qui comptent pour vous et qui contribuent réellement pour vous.

Comment apprendre à établir des priorités ?

Pour apprendre à établir des priorités, il est nécessaire de donner à toute chose qui nous entoure son authentique valeur. Pas celle qu’elle peut avoir de manière objective, mais celle qu’elle peut  prendre selon nos besoins et nos désirs. Pour cela, nous devons aborder ces dimensions.

1) S'il nous est difficile de choisir entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas, c'est parce que nous avons un conflit interne entre ce que nous désirons et ce que nous savons qui est bon pour nous. En outre, nous avons peur d’ « être mal vu », de «blesser» ou même d'agir d’une façon surprenante pour les autres si nous osons rompre des liens.

2) Plus le niveau de stress et d'anxiété est élevé, plus il nous en coûtera d'établir des priorités. Réfléchissez donc aux situations et aux personnes qui ont vraiment de la valeur pendant  vos moments de calme personnel, lorsque vous vous sentez plus concentré et détendu.

3) Pensez à ce qui est important pour vous et pas pour les autres, n'ayez pas peur des critiques des autres ou de ce qu'ils peuvent penser du fait des décisions que vous voulez prendre.

4) Comprenez que prioriser n'est pas seulement ignorer ce qui nous blesse, c'est réorganiser notre vie pour trouver nos espaces personnels  pour être heureux.

Ignorer les gens est aussi bon pour la santé
Selon un travail intéressant publié dans la revue Livesciencie, les relations personnelles qui nous causent du stress ou de la souffrance affectent notre santé mentale. Nous éprouvons une augmentation de la cortisone dans le sang et de la pression artérielle, au point de risquer de graves problèmes cardiaques. Cela n’en vaut pas la peine.

Apprenez à ignorer ceux qui ne vous apportent rien

Il ne s'agit pas d’être méchant, d'utiliser des ultimatums ou du chantage. Savoir ignorer est un art qui peut être réalisé avec élégance et sans atteindre des extrêmes inutiles. Pour ce faire, gardez à l'esprit ces points sur lesquels réfléchir.

1) Ne vous inquiétez pas de ce que vous ne pouvez pas changer : acceptez que ce membre de la famille continue à avoir cette attitude fermée, que votre partenaire de travail soit tout aussi intrusif. Arrêtez d'accumuler des émotions négatives telles que la colère ou la frustration et acceptez-les comme elles sont.

2) Ignorez la critique des autres tout en augmentant votre propre confiance en vous. Il est très possible qu'au moment où vous décidez de mettre à distance ceux qui ne vous intéressent pas, des reproches apparaissent. Comprenez que la critique ne vous définit pas, ce n'est pas vous. Renforcez votre estime de vous et savourez chaque pas que vous faites en liberté loin de ceux qui vous nuisent. C'est un triomphe personnel.

3) Quand l'aide est un acte intéressé,  il est important d'apprendre à distinguer ces actes d'un altruisme supposé. Il y a des gens qui répètent  encore et encore : « Je fais entièrement cela pour vous ;  pour moi, vous êtes le plus important », alors qu'en fait, l'équilibre de cette relation penche toujours d'un côté qui ne vous appartient pas. Il n'y a jamais d'équilibre.

4) Le plus léger est le meilleur. Dans la vie cela vaut la peine de compter sur des « personnes  » et non sur des « gens » ; donc, faites des priorités et avancez léger, sans la colère, sans la rage, sans les  frustrations et surtout débarrassé des personnes qui, loin de provoquer la joie,  provoquent seulement des souffrances.

L'art d'être sage consiste à comprendre qu'il est préférable de cesser d’avoir le remords de dire «non» à quelqu'un qui n'a jamais pris la peine de vous dire «oui».

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Les relations importantes sont planifiées par les âmes bien avant que les corps ne se rencontrent.


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Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ».

Toute personne qui croise notre chemin pendant notre vie porte avec lui une intention ;  personne ne traverse notre vie par hasard, certains avec plus ou moins d'impact, mais tous font partie de nos leçons de vie.

Peut-être en ce moment nous ne pouvons pas réaliser l'importance de quelqu'un dans notre développement, mais au fil du temps tout va s’imbriquer parfaitement et nous réalisons que, comme dans un puzzle, une pièce peut être totalement sans but, mais être exactement le nécessaire pour l’union du reste des pièces.

Tout ce qui n’est pas démontable pour nous est un mystère, mais il y a beaucoup d'hypothèses sur notre parcours à travers ce plan de vie, qui ont beaucoup de sens, selon lesquelles les gens qui jouent un rôle transcendantal dans notre existence, correspondent aux âmes avec lesquels nous avions auparavant des accords pour s’incarner et qui seront des éléments clés dans les actions que nous devons exécuter et les leçons que nous devons apprendre.

Pour cette raison, il est dit que, malgré le fait de ne pas avoir de destination écrite, les âmes organisent leurs réunions et choisissent souvent leurs liaisons principales avant d'atteindre ce plan. Voilà pourquoi nous devons toujours bénir chacune de nos relations parce que — même si nous ne le voyons pas clairement et que nous  pensons que nous sommes nés dans la mauvaise famille ou nous sommes avec le mauvais partenaire — selon cette théorie, cela est loin de la réalité.

Chaque personne nous apporte quelque chose, de chacun nous apprenons quelque chose ou nous donnons ou enseignons quelque chose à ceux qui se rapportent à nous. Nous jouons tous dans une sorte de réseau où chaque pièce est interconnectée et, s’il n’était pas là, nous ne pourrions pas finir nos missions.

Toujours va traverser notre chemin la personne dont nous avons besoin à ce moment précis ; certaines personnes sont pour nous synonyme de bonheur, tandis que d' autres nous enlèveront notre sourire, mais la chose importante est d' être conscient que cette personne est là au moment où nous avons besoin d' elle pour apprendre, se connaître à travers elle, donner, recevoir, pardonner, comprendre ... Plus nous avons de la compassion avec nous-mêmes et ceux qui nous entourent, plus les leçons pour voir et pour apprendre  seront simples.

On dit que les âmes unies par l'amour finissent généralement par se rencontrer dans chacune de leurs incarnations, cicatrisant des blessures, fermant des cycles, apprenant et évoluant ensemble. Ce qui nous fait supposer qu'il n'y a aucun moyen de nous séparer de nos affections, que, si elles sont gravées dans notre âme, elles feront partie de nos vies pour toute l'éternité.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

  

mardi 20 mars 2018

La confiance dans le processus de la vie : vous êtes juste à l’endroit où vous devriez être.




Sans commentaire.


Ce texte est une traduction d'un article du site "Rincon del Tibet".


Maintes fois, nous avons pris un mauvais chemin, nous pouvons déplorer les décisions que nous avons prises, qui ont entraîné des conséquences que nous aurions préféré ne pas vivre. Nous  pouvons aussi regretter le temps que nous y avons investi... Nous pouvons nous repentir et nous sentir coupables, éprouver de la nostalgie pour quelque chose que nous avons perdu ou pour les routes que nous n’avons pas parcourues.

Cependant, il est important de réaliser que rien ne nous arrive de manière innocente, que tout a une raison et que chacune de nos expériences, de nos relations, de nos pas, possède la volonté de nous placer exactement dans ce que nous devons vivre pour notre croissance spirituelle, afin de voir à travers de nouvelles vitres, de valoriser la vie et ses miracles.

Nous devons avoir confiance dans le processus de la vie : évidemment, il ne s'agit pas de se croiser les bras, d'attendre que ce que nous avons à vivre arrive pour nous. Non, nos parcours sont ajustés à notre croissance spirituelle, aux bénéfices que nous tirons de nos expériences. Si nous tirons des profits de ce qui pourrait être limitant, nous allons sûrement pouvoir mieux faire face à des expériences beaucoup plus difficiles, qui nous pousseront à tirer le meilleur parti de nous-même et à trouver le positif dans chaque chose.

Nous ne devons pas récriminer contre notre passé : ce que nous avons fait à l'époque était la seule chose que nous aurions pu faire avec les ressources et les connaissances que nous possédions. En plus d'être une dépense d’énergie, il est totalement inutile de se sentir coupable ou d’avoir des remords par rapport à son passé, ce qui ravive la souffrance ou crée un désir de vengeance. Nous devrions seulement utiliser notre passé à des fins pratiques, en tirer le maximum d’apprentissages, constater à quel point nous avons progressé et quelles sont les aptitudes que nous avons développées.

Quelque énigmatique que soit la vie, nous ne devons pas perdre de vue notre but principal : être heureux.

Être heureux ! Être heureux malgré, être heureux même avec... Nous devons apprendre à maintenir notre calme malgré la tempête, ne pas chercher à l'extérieur ce qui est à l’intérieur de nous :  jamais rien, pas une propriété, pas un compte en banque, pas un but, pas la plus grande fierté, ne provoquera le vrai bonheur, tout cela nous remplit de joie, d'émotions positives, mais ces émotions s'avèrent être temporaires et nous resterons toujours avec ce sentiment de «  Ah, je l'ai obtenu ... et maintenant ? » Et nous allons ainsi comme des lapins derrière leur carotte à la recherche de bonheur dans des mauvais endroits ou à des moments inadéquats.

Le bonheur est le produit d'une perspective chargée d'une plus grande conscience, où nous pouvons apprécier chaque moment et l'accepter tel qu'il est, sans désirer qu'il soit différent. Le bonheur est cette absence de résistance face à ce qui se passe comme nous ne l’avions pas voulu, c'est pouvoir donner le meilleur de nous en faveur de ce que nous aimons, en misant toujours sur le fait que nous ne pouvons peut-être pas changer quelque chose en particulier, mais que nous pouvons changer notre manière de le voir. Alors nous expérimenterons la paix intérieure nécessaire pour traverser au mieux n'importe quelle situation.

Relâchez-vous, vous êtes dans le seul endroit où vous devriez être, appréciez-le, apprenez, grandissez, aimez et laissez-vous aimer.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 16 mars 2018

Tentative de bibliographie des ouvrages de mentalisme de spectacle en langue française ou recension de ce que je possède dans ma bibliothèque ! (quarante deuxième partie) (lettre S, STAGNARO Angelo , « Ex nihilo, guide du cold reading moderne »).






Le livre en question.



J’ai pensé que, comme il paraît beaucoup de livres dans le secteur du mentalisme de spectacle, il serait intéressant de composer une bibliographie sur le sujet, mais seulement des ouvrages en langue française. Je me baserai pour cela sur ma bibliothèque et sur le catalogue des différents éditeurs et magasins de prestidigitation. Cependant, je ne traiterai pas de différents domaines plus pointus que j’ai déjà abordés sur des sites ou sur mon blog : la mnémotechnie les book tests   (article 1 : 11 book tests en langue française et article 2 : Encore 10 autres book tests)  sur lesquels j’ai déjà fait des recensions dans le site  Virtual Magie, et  l’hypnose   dont j’ai déjà donné une bibliographie dans ce blog.

Cet article est la continuation de celui-ci.

Pour la suite de la lettre S, il y a évidemment le livre d’Angelo STAGNARO, Ex Nihilo, guide du cold reading moderne. En exergue, cette pensée de Paul Valéry que j'adore : "Ce qui a été cru par tous, et toujours, et partout, a toutes les chances d'être faux."

Pour cet ouvrage, je déclare tout de suite « Attention, œuvre capitale ». Avec ce livre assez court (195 pages), vous savez presque tout ce que vous devez savoir sur le cold reading. C’est en tout cas selon moi la plus complète des études traduites en français. La bibliographie sur ce thème en langue anglaise est énorme (voir https://www.deceptionary.com/aboutreading.html ; en général est conseillé comme l’ouvrage le plus complet celui de Ian Rowland, The Full Facts Book of Cold Reading.)

J’ai déjà consacré des articles du blog à ce livre quand j’ai abordé ce qu’est le cold reading en mentalisme : http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/06/le-cold-reading-lecture-froid-leffet.html et http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/06/le-cold-reading-lecture-froid-tentative.html

Comme d’habitude, pour que vous vous fassiez par vous-mêmes votre opinion, je vous donne les tables des matières de cet ouvrage, d’abord celle des techniques et ensuite celle des effets :

1) Table des matières des techniques

Bélier, 21 mars-20 avril
Introduction   7
L'attrait du mentalisme          9
La recherche paranormale      10
Une philosophie du mentalisme         10
Problèmes éthiques et mises en garde           11
Ce que nous nommons rose sous un autre nom...      12
Ajouter le Hot Reading au Cold Reading     13
Légende des symboles utilisés           14

Taureau, 21 avril-21 mai
Cold Reading 15
L'effet « P.T. Barnum » (en 28 points)         17
Pratiquer le Cold Reading     32

Gémeaux, 22 mai-22 juin
Pourquoi ça marche : Les fondements théoriques du Cold Reading           34

Cancer, 23 juin-22 juillet
Le langage du corps (en 133 points) 37
La bouche       39
Mains / Bras    43
La poignée de main    50
Les yeux         51
Posture et attitude      56
La démarche   59
La position assise       63
Divers 65
Voix et intonation      68
Résumé général des comportements  69

Lion, 24 juillet-23 août
L'interprétation des mouvements musculaires          70

Vierge, 24 août-23 septembre
L'équivoque    75

Balance, 24 septembre-23 octobre
Déchiffrer autrui        82
Gaydar / Coldar         82
Développer son sens de l'intuition     84
Le raisonnement déductif      85
Bonheur et objectifs dans la vie        85
Anthropologie culturelle        89
Généralités relatives à l'âge    91
Similitudes basiques dans nos vies    94

Scorpion, 24 octobre-22 novembre
Observations médicales         107

Sagittaire, 23 novembre-21 décembre
Le Charme      109

Capricorne, 22 décembre-19 janvier
Prédire l'avenir           117

Verseau, 20 janvier-19 février
Forces psychologiques et mathématiques      123

Repères mnémotechniques pour lectures zodiacales        138

Annexes
Poissons, 20 février-20 mars
Annexe A       — Les figures 147
Annexe B       — Le tarot      148
Annexe C       — Le zodiaque asiatique       150
Annexe D       — Mixer les techniques de Cold Reading    155
Annexe E        — Les phrases-type du Cold Reading          165
Annexe F        — Les signes du zodiaque     Supplément
Annexe G — Hypnose de masse       Supplément

A propos de l'auteur   177

Sociétés magiques      178

Glossaire des termes du discours mentalistes           179

Bibliographie  191

2) Table des matières des effets

Le test du pendule ou « Pendule de Chevreul »       72
Où est ma boule de bowling ?           73
Où dans le monde ?   73
Psychométrie  74
Lecteur du Zodiaque  74
Le joker peut être joué n'importe quand        125
Videz-vous l'esprit     125
L'étoile est la limite    126
Prémonition    127
Prémonition (en espagnol)     128
Un jeu de cartes vraiment très fiable 128
Celui qui se gratte la tête       129
Tous ensemble maintenant     129
Les trois cartes Monty de Karl Fulves          130
Hypnose de masse      131
Équation algébrique   132
Rapide et facile          133
Impossible      133
Le charme en trois temps       134
Quel âge avez-vous et combien avez-vous sur vous ?          135
Votre âge        135
Un choix complètement libre 136
Primo  136
Joyeux anniversaire    137
Je sais où vous habitez... et quel âge vous avez        143
Les éléphants gris danois       143
Un autre tour  144
Analyse d'écriture      144
Coupons-le     145
En un clin d'œil          146

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Histoire du mentalisme de spectacle (deuxième partie).






    
Theodore Annemann.



Cet article est inspiré par le livre de Tony « Doc » Shiels, Psi ou les principes brillants du mentalisme, qui a l’énorme mérite de proposer une histoire du mentalisme, ce qui n’a pas été vraiment repris depuis (à part dans la plaquette de Fanch Guillemin et Pierre Taillefer, Mentalistes de jadis, qui, elle, au lieu d’être purement chronologique, est classée par thématique  et, de manière très succincte, dans le chapitre « Un peu d’histoire » du livre Les secrets des mentalistes de Pascal Le Guern et Tibor le mentaliste).

Cet article est la suite de celui-ci.

Washington Irving Bishop, né à New-York le 4 mars 1856 (décédé en 1889), devait devenir l'un des représentants les plus illustres du mentalisme à la fin du dix-neuvième siècle. Il faisait constamment la une des journaux ; excellent télépathe, sa spécialité était la conduite d’une voiture les yeux bandés.

Dans les premières années du vingtième siècle, un couple marié, Julius (1857-1929) et Alice Zancig (1849-1916), présenta un numéro de télépathie d'une précision jamais atteinte jusque-là.

En France, à cette époque, les spectacles de seconde vue (télépathie) sont tellement nombreux qu'il serait fastidieux de tous les citer (voir l'article très complet sur ce sujet de Didier Morax, dans le Jean Merlin Magic History Day 2014 consacré au mentalisme, "La seconde vue, de 1845 aux années 1930").

L'Américain Alexander (Claude Alexander Conlin, 1880-1954), « L'Homme qui Sait », célèbre dans les années vingt et trente comme hypnotiseur de scène et télépathe, gagna plus d'un million de dollars au cours de sa carrière ; il travaillait sous le pseudonyme de « Dr. Q. ».

D'autres mentalistes célèbres pendant la période de l'avant-guerre furent les Américains Joseph Dunninger (1892-1975) et Theodore Annemann (1907-1942). Annemann était le rédacteur en chef et l'éditeur d'une revue spécialisée destinée aux prestidigitateurs et aux mentalistes, qui s'appelait The Jinx, et il fut l'un des premiers à expliquer l'art et la manière de « mystifier le Dr. Rhine » (Rhine était l'un des pionniers de la recherche parapsychologique moderne. C'est lui qui a inventé l'expression « perception extrasensorielle » — en anglais Extra Sensory Perception ou ESP).

Dans les années quarante, Dunninger pénétra dans tous les foyers américains grâce à une longue série d'émissions radiophoniques. 

A la même période, les spectateurs se régalaient des spectacles de télépathie de Sydney (1918-1991) et Lesley Piddington (1924-2016).

Al Koran (1917-1972) fut un mentaliste britannique dont la réputation avait franchi les frontières ;  ses affiches disaient qu'il était « Le Plus Grand Lecteur de Pensées du Monde ».

Dans les années soixante, David Hoy (alias Dr Faust, 1930-1981) fit sa notoriété en prédisant les manchettes de journaux, verbalement, des semaines avant leur parution. Et George Kreskin (The Amazing Kreskin, né en 1935)  se rendit célèbre grâce à un numéro basé sur celui de Dunninger.

Il est bien entendu impossible de constituer l'histoire de tous les mentalistes de langue anglaise depuis le début du vingtième siècle mais le grand mentaliste Bob Cassidy en a opéré une sélection très judicieuse dans son ouvrage The Thirty-Nine Steps to Mentalism (un extrait de son livre Fundamentals) qui n'est malheureusement pas traduit de l'anglais. J'ai pour ma part effectué un listing très subjectif et incomplet  des mentalistes de langue anglaise que je connais.

En France aussi, pendant tout le vingtième siècle, de nombreux artistes ont pratiqué le mentalisme sous toutes ses formes : télépathie, mnémotechnie, hypnose, etc. mais il serait impossible de vouloir tous les recenser. C'est pourquoi j'ai constitué dans ce blog une liste très subjective et incomplète de 157 mentalistes de langue française depuis les origines de la discipline répartie sur 4 articles :

1) http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/08/liste-totalement-subjective-de.html
2) http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/08/liste-totalement-subjective-de_2.html
3) http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/08/liste-totalement-subjective-de_3.html
4) http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/08/liste-totalement-subjective-de_33.html

Il y a avait dans ma conception cependant certains critères pour faire partie de cette liste : soit avoir ou avoir eu un spectacle de mentalisme, soit avoir écrit sur le mentalisme, soit avoir créé des effets de mentalisme, soit faire partie ou avoir fait partie d'une association de mentalistes. Je me suis rendu compte des oublis et lacunes au fur et à mesure, comme par exemple Richard Vollmer qui a traduit Psi ou les principes brillants du mentalisme de Tony "Doc" Shiels ainsi que trois livres du mentaliste Barrie Richardson.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.