dimanche 25 mars 2018

Tentative de bibliographie des ouvrages de mentalisme de spectacle en langue française ou recension de ce que je possède dans ma bibliothèque ! (quarante quatrième partie) (lettre V, VINCENT Viktor, « Les secrets du mentaliste »).



   

Le livre en question.




J’ai pensé que, comme il paraît beaucoup de livres dans le secteur du mentalisme de spectacle, il serait intéressant de composer une bibliographie sur le sujet, mais seulement des ouvrages en langue française. Je me baserai pour cela sur ma bibliothèque et sur le catalogue des différents éditeurs et magasins de prestidigitation. Cependant, je ne traiterai pas de différents domaines plus pointus que j’ai déjà abordés sur des sites ou sur mon blog : la mnémotechnie les book tests   (article 1 : 11 book tests en langue française et article 2 : Encore 10 autres book tests)  sur lesquels j’ai déjà fait des recensions dans le site  Virtual Magie, et  l’hypnose   dont j’ai déjà donné une bibliographie dans ce blog.

Cet article est la continuation de celui-ci. 

Pour le début de la lettre V, il y a évidemment les ouvrages du mentaliste français Viktor VINCENT. Selon mon point de vue, ils sont au nombre de cinq, mais je ne parlerai que de deux dans les articles de ce blog. Premièrement, il y en a un qui est sorti de façon un peu « underground », dont je tairai donc le nom et que je n’évoquerai pas. Deuxièmement, il y a son livre Les clés de la manipulation qui est un très bon ouvrage mais qui ne recèle pas de tours de mentalisme mais des principes de manipulation des personnes. Troisièmement, Viktor Vincent a écrit un livre spécifiquement sur le spiritisme (88 pages avec des expériences faciles à réaliser) qui s’intitule Découvrez les secrets du spiritisme, Esprit es-tu là ? Restent deux études que je trouve excellentes, où la personne qui débute apprend énormément de choses, mais qui ne sont pas, bien sûr, destinées aux professionnels ou aux amateurs très avertis : Les secrets du mentaliste et Le carnet du mentaliste. 

Je vais aborder aujourd’hui Les secrets du mentaliste. Je l’avais déjà évoqué dans ce blog ; il était dans ma liste des sept livres indispensables pour s’initier au mentalisme. 

Voici ce que j’écrivais à l’époque : «  Les secrets du mentaliste de Viktor Vincent, qui est un de nos plus grands performers actuels, paru en 2015, est pour moi le premier ouvrage d’un mentaliste français qui effectue une synthèse correcte de ce domaine à l’intention du grand public. Naturellement, l’ouvrage est plus court, moins détaillé que les Bibles de Corinda et Waters (il fait 299 pages par rapport aux énormes ouvrages susnommés), il ne peut pas aller entièrement dans les détails techniques (nailwriter, center tear, etc.) mais il aborde des pratiques importantes : la mnémotechnie, le cold reading, etc. Son histoire du mentalisme développée autour de quelques grands personnages est étonnante : les sœurs Fox, les frères Davenport, Harry Houdini, Alexander, Myr et Myroska, Uri Geller, Derren Brown et celui qui fut le mentor de Viktor Vincent, Daniel Miraskill. »

Comme d’habitude, pour que vous vous fassiez par vous-mêmes votre opinion, je vous détaille la table des matières de cet ouvrage :

Viktor Vincent en 7 points

Chapitre 1 : L'art du mentalisme - Le culte du secret, Anton Mesmer, Les sœurs Fox, Les frères Davenport, Harry Houdini, Alexander, Myr et Myroska, Uri Geller, Derren Brown, Daniel Miraskill et Genifer.

Chapitre 2 : Notre esprit nous joue des tours - Illusions d'optique, Mona Lisa, Les figures impossibles, Lisez la phrase suivante à haute voix, Image en négatif, Quel doigt ?, Une affaire en or, Ne pensez pas à un éléphant rose, La perception des nombres, Madame Irma, Prédiction et numérologie, Rendez-vous télépathique, Loto, Les visages, Où est la médium ?

Chapitre 3 : Comment lire dans les pensées ? - La lecture de pensée et autres dons, La clef du regard, La clef du regard - expérience 1, La clef du regard - expérience 2, Les 5 signes du mensonge, Menteur menteur, Dans le fond des yeux, A chacun son objet, Retrouver le voleur, Lettre à un ami, Dans quelle main ?, Contact, Télépathie par téléphone, Télépathie par téléphone 2, Le sourcier, La clef du pendule, La bonne couleur, Les dés à jouer, Prédiction, La loi du Chaos, Les tricheurs dévoilés, La bague de la vérité, Prédire le résultat d'une addition, Prévoir une partie de morpion, La combinaison gagnante au morpion, Deviner une carte pensée.

Chapitre 4 : Comment vaincre le hasard - Études statistiques et probabilités, Notre perception instinctive, Les stratégies diaboliques, Comment gagner un restaurant, La main dans le sac, La bonne porte, Pile ou face, Shi Fu Mi, Double vue, Apprendre à avoir de la chance, Gagner à la roulette, Compter les cartes au casino, Code secret de carte bancaire, La loi de Murphy, Conclusion.

Chapitre 5 : Agir sur la matière - Influencer le lancer d'une pièce, Faire exploser une ampoule à distance, Faire redémarrer une vieille montre à distance, Le mystère du pendule, La force de l'esprit.

Chapitre 6 : Comment développer sa mémoire - Le palais mental, Les tables de rappel, Une démonstration bluffante, Une autre démonstration incroyable, Rain Man, Calcul rapide, Sudoku et plus si affinités, Le jour de la semaine, Gagner contre Kasparov.

Chapitre 7 : La voyance - Numérologie, Prédire l'avenir ?, Les mises en garde, Les clients parlent, Le tarot, Le cold Reading ou la lecture à froid, Le Oui-Ja et l'écriture automatique, Prédire le sexe des enfants, La sensation de déjà vu, Les incroyables coïncidences, La clef magique.

Un dernier mot.
Postface.

Remerciements.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.



Tentative de bibliographie des ouvrages de mentalisme de spectacle en langue française ou recension de ce que je possède dans ma bibliothèque ! (quarante troisième partie) (lettre T, TAYLOR Sean, « Influences mentales »).







Le livre en question.



J’ai pensé que, comme il paraît beaucoup de livres dans le secteur du mentalisme de spectacle, il serait intéressant de composer une bibliographie sur le sujet, mais seulement des ouvrages en langue française. Je me baserai pour cela sur ma bibliothèque et sur le catalogue des différents éditeurs et magasins de prestidigitation. Cependant, je ne traiterai pas de différents domaines plus pointus que j’ai déjà abordés sur des sites ou sur mon blog : la mnémotechnie les book tests   (article 1 : 11 book tests en langue française et article 2 : Encore 10 autres book tests)  sur lesquels j’ai déjà fait des recensions dans le site  Virtual Magie, et  l’hypnose   dont j’ai déjà donné une bibliographie dans ce blog.

Cet article est la continuation de celui-ci.

Pour le début de la lettre T, il y a évidemment l’ouvrage du mentaliste australien Sean TAYLOR, Influences mentales. J’aime beaucoup ce livre car Sean Taylor y reste toujours très clair et très précis en nous décrivant ses versions personnelles des grands classiques du mentalisme.

Comme d’habitude, pour que vous vous fassiez par vous-mêmes votre opinion, je vous détaille la table des matières de cet ouvrage :

Avant-propos  9

Préface            11

Chapitre I  La Transition        17
Introduction   19
Prestation        21
Le business du mentalisme    37
Réflexions générales  44
Conclusion      54

Chapitre II  L'Enveloppe Pro 57
Introduction   59
Prédiction Fruitée       63
La Quadrature du Cercle       65
Le Survivant   69

Chapitre III  Les Classiques   79
Persuasion       81
Bookmaster    91
Hoyez Hoyez  105
Actualités Mondiales 119
La Salle du Trône       132

Chapitre IV  Mentalisme sur Scène   147
Ananas Surprise         149
Mémoire Colossale     163
Puzzle 168

Chapitre V  Mentalisme de Salon      179
Le Porte-monnaie de Grand-Mère     181
Émotions Fortes         189
Heure de Visite          195
Monnaie Mentale       202

Chapitre VI  Le Jeu Symbology        211
Introduction   213
Triple Coïncidence     220
Le chapelet Paddo     223
Symbology au Stop    226
Symbology Sandwich                        230
Un dernier mot sur le jeu Symbology            233

Épilogue         237

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? quinzième partie).




  

  
Le livre en question



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci.  

Allez dans la montagne, allez dans l'Himalaya : des gens y vivent, ils vivent là-bas depuis des millénaires, ils y sont nés — mais ils ne peuvent sentir autant que vous la beauté de l'Himalaya. Ils ne peuvent goûter autant que vous le silence qui y règne. Ils ne sont même pas conscients de l'existence de ce silence. Lorsqu'ils viennent dans les villes, ils éprouvent une vive émotion — la même que celle que vous éprouvez lorsque vous allez dans les montagnes.

Les gens qui vivent à Bombay, à Londres ou à New York éprouvent cette émotion lorsqu'ils vont dans l'Himalaya. Lorsque ceux qui vivent dans l'Himalaya peuvent venir à Bombay, à New York ou à Londres, ils se rendent comptent alors de la beauté du monde. Il faut l'opposé pour se rendre compte : il se crée alors un contraste. Le jour est beau parce qu'il y a la nuit. Et s'il y a tant de joie à vivre, c'est à cause de la mort. Et l'amour devient une danse intérieure parce qu'il y a de la haine.

L'amour vous conduit à un sommet de conscience — parce que l'amour peut disparaître ! Vous ne pouvez en rien compter sur lui. Maintenant il est là et l'instant d'après, il n'y est plus. La possibilité de son absence donne de l'intensité à sa présence. Le silence est plus silencieux lorsqu'il y a du bruit à l'arrière-plan. Un avion vient de passer il y a quelques instants. Vous pouvez considérer cela de deux façons : si vous êtes un homme intérieurement perturbé, vous le ressentirez comme une perturbation du silence. Si vous êtes intérieurement intégré, le bruit de l'avion rendra plus profond le silence qui règne ici. Le bruit devient un fond, il modèle le silence, il lui donne forme. Il lui donne une intensité. Le silence, une fois l'avion passé, est plus grand qu'il ne l'était avant. Cela dépend de vous.

Rappelez-vous toujours : ne devenez pas dépendant de choses, de situations, de conditions. Alors, vous pouvez aller et venir. Et ne fuyez pas le changement, sinon vous resterez bloqué. Et chacun de vous a peur du changement, car vous êtes dépendant. Vous ne pouvez sortir de votre montagne, de votre état solitaire, et descendre sur la place publique, car vous savez que vous serez perturbé.

Quelle sorte de silence est-ce donc, celui que peut troubler la place publique ? Quelle qualité a-t-il ? Quelle est sa valeur ? Si la place publique peut le détruire, si le monde, ce monde monotone, peut le détruire, votre silence alors est vraiment fragile ! Si votre silence a une force réelle, si vous y êtes vraiment parvenu, rien ne peut le détruire.

Si vous êtes vraiment vivant, plein d'énergie, vous pouvez mourir joyeusement. Seuls les faibles meurent sans joie — parce qu'ils n'ont jamais vécu. Ils n'ont jamais goûté à la coupe de la vie. Ils n'ont fait qu'espérer, espérer, espérer toujours et la vie, ils ne l'ont jamais connue. C'est pourquoi ils ont peur de la mort.

Celui qui a vécu est toujours prêt à mourir. Celui qui a réellement vécu est prêt à chaque instant à accepter la mort. « Accepter » n'est pas le mot juste. Il serait mieux de dire « accueillir la mort » — l'accueillir joyeusement, gaiement. La mort alors est une aventure. Elle doit l'être si vous avez réellement vécu. La mort alors n'est pas l'ennemie, la mort est une amie. Une vie profonde dit oui à la mort. Une vie superficielle l'esquive. Et il en va de même dans tous les domaines de la vie.


Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


vendredi 23 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? quatorzième partie).




  
  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci.

Les gens religieux ont peur de l’enfer, ils recherchent le ciel et y aspirent. Ces gens ne sont pas religieux du tout, car le ciel et l'enfer sont l'un et l'autre des conditions extérieures — ils ne sont pas des états intérieurs. Ce sont des gens terre-à-terre. Voici ce que font les gens terre-à-terre. Ils disent : « Si telle condition est remplie, alors, je serai heureux. » Le bonheur dépend donc d'une condition : s'il y a un palais, alors je serai heureux ; si j'ai une telle somme à mon compte en banque, alors je serai heureux ; avec une jolie femme comme celle-là, je serai heureux ; avec un mari aussi bon, aussi aimant, je serai heureuse. Vous n'êtes heureux que lorsque quelque chose d'autre est obtenu à l'extérieur. Et vous dites : « Si je n'obtiens pas cela, je suis malheureux. »

Voilà ce qu'est un homme irréligieux. Et les gens dit religieux, eux aussi, ne cessent de rechercher le ciel, et d'éviter l'enfer. Ils font la même chose !

Pour vous, voici ce que sera la sadhana — la discipline : passez d'un opposé à l'autre le plus possible et tâchez de conserver votre intégrité intérieure. Assis en silence, sentez quel est votre état intérieur. Livrez-vous alors à une activité en gardant cet état intérieur. Vous le perdrez souvent — ne vous inquiétez pas. Si vous pouvez, ne fût-ce qu'une fois, le conserver dans la situation opposée, vous en êtes devenu maître. Vous connaissez alors le truc.

Ensuite, de temps en temps, allez dans la montagne : elle est magnifique. Et puis revenez dans le monde : il est magnifique, lui aussi. Si la montagne est magnifique, pourquoi pas les gens ? Ils sont aussi des montagnes, chacun à leur façon. Soyez seul de temps en temps et, de temps en temps, avec les autres. Et si vous êtes vigilant, non seulement il n'y aura pas de contradiction, mais la situation opposée viendra vous aider !

Si vous pouvez rester dans l'état de bonheur en passant de la solitude à la société, vous deviendrez soudain conscient d'un phénomène nouveau, quelque chose de nouveau qui se produit en vous : la société vous aide à être seul et cette solitude vous aide à nouer des relations profondes avec les gens. Celui qui n'a jamais vécu dans la solitude ne peut savoir la beauté de la relation — je dis bien : il ne peut le savoir, parce qu'il n'a jamais été seul. Il n'a jamais été une personne — comment peut-il savoir la beauté de la relation ?

Et celui qui n'a jamais vécu en société ne peut connaître l'extase de la solitude. Quelqu’un qui est né dans un endroit isolé, qui a grandi dans un endroit isolé, pensez-vous qu’il sera extatique ? Croyez-vous qu’il goûtera la solitude ? Il deviendra simplement abruti et stupide.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.



Ne brise pas les ailes d'un oiseau en lui disant ensuite de voler.




Goéland à l'aile cassée.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet».

Il est la suite de celui-ci.

Ne brise pas les ailes d'un oiseau en lui disant ensuite de voler. 

Ne brise pas un cœur en lui demandant ensuite d'aimer. 

Ne brise pas une âme en exigeant ensuite qu’elle soit heureuse. 

Ne vois pas le pire chez une personne en espérant qu'elle voit le mieux en toi.

Ne porte pas de jugements sur les gens en croyant qu’ils vont te suivre.

Ne joue pas avec le feu en croyant que tu seras en sécurité. 

La vie consiste à donner et à recevoir, tu ne peux pas faire le mal et recevoir du bien en échange. Tu ne peux pas donner la haine et recevoir l'amour. 

De même que, si tu veux des changements positifs dans ta vie, tu dois être prêt à être toi-même ce changement.

  
Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? (treizième partie).






  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci   http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2018/03/ause-dans-le-blog-avec-osho-et-son.html

Une fois que vous commencez à penser en termes de contradictions, et  à la manière dont vous pourriez les concilier, vous  serez toujours en difficulté. Tout alors sera un compromis — et personne ne se sent jamais satisfait d'un compromis. Il y a toujours quelque chose qui manque, qui fait défaut. Si vous faites ceci, il faut alors prendre un peu de cela. Si vous faites cela, il faut alors prendre un peu de ceci. Et tout ce que vous perdez ne cesse de vous trotter dans la tête. Cela ne vous permettra jamais d'être heureux.

La première chose est donc : ne pensez jamais en termes de compromis. Mais si vous pensez en termes de contradictions et cherchez comment les faire se rencontrer, vous êtes forcé de penser en termes de compromis. Que dois-je alors vous suggérer ?

La première chose, c'est : soyez toujours intégré en vous-même et ne pensez pas à une quelconque intégration extérieure car vous êtes le point de rencontre.

Seul, vous restez silencieux — dans la vie, il vous faut être actif, être engagé. Le silence et l'engagement sont choses contradictoires mais se rejoignent tous deux en vous. Vous êtes silencieux et vous êtes engagé. Si vous êtes intégré, votre silence et votre engagement seront intégrés. Être seul et être avec votre femme, ou votre mari, ou des amis, sont deux choses contradictoires, mais vous êtes dans les deux. Si vous êtes intégré, vous serez heureux seul. Si vous êtes intégré, vous serez heureux avec d’autres. Le bonheur sera votre état. Le bonheur ne dépend pas du fait d'être seul ou d'être avec d'autres. S'il dépend de quelque chose, il y aura alors des problèmes.

Si vous vous sentez heureux lorsque vous êtes seul et si votre bonheur dépend de votre solitude, il y aura alors des difficultés. La solitude est alors une nécessité. Alors, vous vous sentirez malheureux, en compagnie d'autres ; et vous commencerez à vous demander comment concilier ces deux opposés. Le problème se pose parce que vous êtes dépendant de votre solitude pour votre bonheur. Ne soyez pas dépendant. Soyez heureux lorsque vous êtes seul. Que le bonheur soit votre état. Et lorsque vous passez de la solitude à l'engagement, à la communication, à la relation, gardez cet état de bonheur où vous étiez dans la solitude — gardez-le.
Au début, ce sera difficile, car presque toujours, vous oublierez. Ce sera difficile à cause de votre manque de mémoire, parce que vous ne serez pas constamment attentif, mais peu à peu, vous pourrez maintenir cet état. En vivant avec quelqu'un, vous pouvez toujours être aussi seul que vous l'étiez dans votre isolement. Vous restez une âme intégrée. Tout en ne faisant rien, vous vous sentez heureux, l'esprit tranquille. Cette tranquillité heureuse doit devenir une caractéristique de votre être — pas de l'inactivité.

Gardez cet état caractéristique dans l'activité et il n'y aura aucun problème. Au début, il y aura des difficultés, mais l'important est de vous rappeler que votre bonheur, votre félicité, votre extase ne peuvent être dépendants d’aucune condition extérieure. S'ils le sont, il y a contradiction — car, de la manière dont vous vivez alors, ils sont toujours dépendants. Il y en a qui se sentent heureux, quand ils sont avec des amis ; et puis, quand ils sont seuls, ils ont le cafard, ils sont malheureux : il leur faut quelqu'un.

Ces gens-là sont du type extraverti. L'autre sorte c'est le type introverti. Lorsqu'il est seul, il se sent heureux ; lorsqu'il est avec quelqu'un, la tristesse lui vient. L'un et l'autre sont prisonniers du type auquel ils appartiennent. Le type est un esclavage. Vous devez vous en libérer. Vous ne devez être ni extraverti ni introverti — ou bien soyez les deux ; dans les deux cas, vous êtes libre du type.

Dès lors, que faut-il faire ? Ne restez jamais accroché à une situation donnée ; passez toujours à l'opposée et gardez votre état intérieur. Allez le plus possible d'un opposé à l'autre et conservez cet état. Bientôt vous prendrez conscience que celui-ci peut être conservé en toutes circonstances. Vous ne pourrez alors être envoyé en enfer — car, même si vous y êtes envoyé, vous y garderez votre état de bonheur. Vous n'aurez donc jamais peur.


Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.



jeudi 22 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », douzième matin. Devons-nous suivre le maître à la lettre ou agir parfois comme bon nous semble ? (douzième partie)






  
Le livre en question



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Osho,
Devons-nous suivre le maître à la lettre ou agir parfois comme bon nous semble ?

Voici donc la suggestion que je vous fais : restez unifié, indivisé. Décidez. Si c'est à vous de décider, alors décidez : je vais être mon propre disciple — alors, pas d'abandon. Ce n'est pas nécessaire, d'ailleurs !

C'est ce que Krishnamurti ne cesse de dire depuis quarante ou cinquante ans : ne soyez un disciple ! On peut atteindre la Réalisation sans suivre personne, mais le chemin est ardu et très long, car vous n'êtes pas disposé à accepter la moindre aide qui pourrait vous être offerte ; rien pour vous guider — alors que c'est possible et que cela peut supprimer nombre de difficultés superflues sur le chemin.

C'est ce qu'a toujours dit Krishnamurti — personne ne l'a fait ; c'est tout le problème du mental. Le mental peut accepter : « Ne suivez personne » — non parce qu'il a atteint la compréhension, mais parce qu'il est très satisfaisant pour l'ego de ne suivre personne. Personne ne veut suivre personne. Tout au fond, l'ego résiste.

Tous les égoïstes se sont donc rassemblés autour de Krishnamurti. Ils se piègent à nouveau eux-mêmes. Ils pensent qu'ils ne suivent personne parce qu'ils ont compris les aspects trompeurs du fait d'être un disciple, ils ont compris que le chemin doit être fait seul, ils ont compris qu'aucune aide n'est possible, que personne ne peut vous aider, que personne ne peut vous guider — il vous faut faire le chemin tout seul. Ils pensent qu'ils l'ont compris : c'est pourquoi ils ne suivent personne. Ce n'est pas la réalité — ils s'abusent eux-mêmes. Ils ne suivent pas parce que leur ego ne le leur permet pas.

Et pourtant, ils continuent d'écouter Krishnamurti. Depuis des années, ils continuent ensemble, encore et toujours. Si aucune aide n'est possible, pourquoi retournez-vous toujours auprès de Krishnamurti ? Si personne ne peut vous guider, quel sens cela a-t-il de retourner sans cesse l'écouter ? Cela ne rime à rien. Et l'idée elle-même qu’il vaut faire le chemin seul, ce n'est pas vous qui l'avez découverte —  elle vous a été révélée par Krishnamurti. Tout au fond, il est devenu votre maître, mais vous continuez à dire que vous ne suivez personne. C’est une tromperie.

La même tromperie peut se faire en sens inverse. Vous venez à moi, vous croyez que vous vous êtes abandonné à moi et vous continuez cependant de choisir. Si je dis quelque chose qui vous convient — c'est-à-dire qui convient à votre ego — vous le suivez. Si je dis quelque chose qui ne convient pas à votre ego, vous vous mettez à raisonner : ce n'est peut-être pas pour moi... Vous avez ainsi le sentiment de vous être abandonné, et vous ne vous êtes pas abandonné.

Ceux qui entourent Krishnamurti pensent qu'ils ne suivent personne, et ils suivent quelqu'un. Vous qui m'entourez, vous pensez que vous me suivez et vous ne me suivez pas. Le mental est toujours un tricheur. Où que vous alliez, il peut vous tromper. Aussi, soyez vigilant.

Je vous le dis : vous pouvez atteindre la Réalisation sans être un disciple, mais le chemin sera très, très solitaire, très long. C'est forcé qu'il en soit ainsi. Mais on peut y arriver. Ce n'est pas impossible — il y en a qui ont réussi. J'ai moi-même atteint la Réalisation sans avoir suivi personne. Vous pouvez aussi y arriver. Mais rappelez-vous que le fait de ne suivre personne ne peut devenir un accomplissement de l'ego — autrement, vous ne vous réaliserez jamais.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.