dimanche 23 décembre 2018

Compte rendu du spectacle du cirque Pinder qui a eu lieu le 23 décembre 2018 avec de nombreux artistes exceptionnels et la participation des réputés magiciens du collectif « Magic Lydo ».


 



Le magicien Stéphane Lydo avec un spectateur




Je suis à nouveau allé assister au spectacle du cirque Pinder dimanche 23 décembre et j’ai été à nouveau enthousiasmé ! C’’était encore plus fort, plus parfait, que la première fois où j’y suis allé Il avait lieu sur la pelouse de Reuilly à Paris.

Mes domaines d’élection dans les arts du spectacle sont principalement le mentalisme, l’hypnose et la prestidigitation mais j’aime aussi beaucoup le cirque et je vais essayer de vous rendre au mieux l’ambiance de cette soirée.

Commençons par la prestidigitation. Le collectif « Magic Lydo » est composé du couple de magiciens Stéphanie Lydo et Stéphane Lydo, des magiciens  Guyom Foulon, Edi Rudo et Arthur Vidal. Ils présentent leurs spectacles en alternance. Le magicien Stéphane Lydo est celui qui officie aujourd'hui : il commence  en faisant semblant de balayer la scène puis il se met à faire de la jonglerie avec son balai, et ensuite avec des ventouses. Finalement, il donne un cours de jonglerie comique à un spectateur, d’abord avec des boules puis avec des quilles. Tout cela est très amusant, bien vu et divertit les petits et les grands ! Stéphane Lydo se caractérise toujours pour moi par un savant mélange de sens de la scène, de dynamisme, d’humour, on pourrait dire de « joie de vivre et d’étonner le public ».

Mais voici la présentation des différents numéros.

1) Ambre et Antoine

Le premier numéro est un numéro de main à main.



Une très belle prouesse avec voltiges périlleuses et acrobatie extrême. 

2) Stéphane et Stéphanie Lydo

Magie 
Stéphane Lydo revient et fait jaillir des  flammes de ses mains, apparaître et disparaître des colombes, etc. Il réalise ensuite un numéro comique de mentalisme dont je ne vous dirai rien pour que vous veniez tous le voir.



3) Le Duopportuniste

Acrobates aériens.

Lilian et Marie proposent leur première création commune. Laissez-vous emporter par leur numéro de cadre aérien tout en force et en agilité.




4) Jonathan Victoria

Acrobate équilibriste.

Jonathan possède un physique exceptionnel et présente un numéro lui aussi exceptionnel qui combine body art et équilibre.



5) Horses Back Men

Haute voltige équestre.



Des acrobaties fantastiques sur cheval à toute vitesse nous sont présentées (à signaler que, malgré le nom de la troupe, elle comporte une femme écuyère).


Entracte

6) Rémi et Ferme en folie

Un dressage des animaux de la ferme nous est proposé.







7) Simon Nyiringabo

Trapèze washington.



Simon Nyiringabo débute le cirque à l’âge de 7 ans. C’est au lycée, qu’il découvre le trapèze washington et décide d’en faire sa discipline. Il développe un univers onirique très personnel pour un numéro haletant.
8) Valentine Villenet

Contorsionniste.

Avec ses figures de contorsion spectaculaires, tout en souplesse et sensualité, Valentine Villenet offre un moment de grâce et de poésie.







9) Free Runners Bro.

Parkour.




Pour la première fois sur une piste de cirque, Pinder vous invite à découvrir un numéro de Parkour, l’art de se déplacer par des mouvements agiles. Emmenés par Olivier Fornara, les Free Runners Bro enchaînent sauts, cascades, et équilibres les plus spectaculaires à une vitesse vertigineuse.
 

10) Les Caravoiles

Clowns.




Rires garantis avec Pierre Besson, Nicolas Ladjici et Sylvain Jouret. Deux clowns burlesques qui accumulent gaffes et pitreries et un clown blanc qui tente tant bien que mal de modérer leurs ardeurs. Au travers de leurs différentes prestations, les Caravoiles mêlent mime, danse, improvisation et interaction avec le public.
 
Monsieur Loyal, Judicaël Vattier, présente  les artistes et leurs performances. Il les connaît d’autant mieux que c’est lui qui a réuni cette troupe de jeunes artistes exceptionnels venus de toute la France.


Petite histoire du cirque Pinder

Les débuts

Créé en Angleterre en 1854 par les frères George et William Pinder, des spécialistes de l’art équestre, le cirque Pinder foule le sol français pour la première fois en 1868 pour une série de représentations.
Après sa disparition en 1971, c’est l’acteur Jean Richard qui en devient le propriétaire. Si le succès public est au rendez-vous, il n’en n’est pas de même concernant les finances et le cirque dépose le bilan en 1983.

L’arrivée de Gilbert Edelstein

Gilbert Edelstein, ancien collaborateur de Jean Richard, ne peut se résoudre à voir Pinder disparaître et rachète l’entreprise, persuadé qu’elle peut être relancée. Il modernise la gestion et renoue rapidement avec le succès populaire et financier pour en faire en quelques années l’un des fleurons du cirque français et européen. Cette formidable aventure, Gilbert Edelstein la partage avec sa famille et crée ainsi une nouvelle dynastie du cirque. Son épouse Andrée participe activement à la réorganisation de l’entreprise en qualité de Directrice générale, et ses enfants, Sophie, grande illusionniste, et Frédéric, dompteur de fauves, sont des artistes reconnus.

2018, année du renouveau

Au printemps 2018, comme de nombreuses entreprises de spectacles, Pinder fait face à des difficultés et doit arrêter sa tournée. Passionné, homme de défis, Gilbert Edelstein ne peut se résoudre à la disparition de ce fleuron du cirque qu’il a contribué à développer et faire vivre pendant plus de 30 ans. Entouré de son équipe, il décide que Pinder sera bien présent à Paris comme chaque année. Il confie la direction opérationnelle à son bras droit Claude Vonner et la direction artistique à Judicaël Vattier, un jeune artiste et metteur en scène déjà reconnu. Ensemble, ils font le pari de proposer un spectacle totalement inédit qui fait la part belle à la nouvelle génération d’artistes français, le tout dans le respect du cirque traditionnel, véritable ADN de Pinder.


RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS
TARIFS
De 15€ à 50€



Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous. 


lundi 17 décembre 2018

Borges et le bouddhisme : étude de l’ouvrage " Qu’est-ce que le bouddhisme ? " par Jorge Luis Borges et Alicia Jurado (1976) (cinquième partie : le bouddhisme zen, première sous-partie)




Comment applaudit une seule main.


Cet article est la suite de celui-ci.


Comme on le sait, le bouddhisme prit racine au Népal et passa ensuite en Indochine et en Chiné grâce à différents missionnaires dont le plus célèbre fut Bodhidharma, le Premier Patriarche, au début du VI ème siècle de notre ère. On raconte que Shen-Kuan, disciple et successeur du Patriarche, ne comprit pas d'abord une doctrine dont la révélation lui était refusée par ce dernier. Pour témoigner de la sincérité de sa foi, Shen-Kuan se coupa le bras gauche ; Bodhidharma, rompant un silence de plusieurs années, lui demanda ce qu'il désirait. Shen-Kuan lui répondit : « Il n'y a pas de tranquillité dans mon esprit; fais-moi la grâce de l'apaiser. » Bodhidharma lui dit : » Montre-moi ton esprit et je te donnerai la paix », à quoi le disciple répondit : « Quand je cherche mon esprit, je ne le trouve pas. — Bien, dit Bodhidharma, te voilà en paix. » Shen-Kuan, alors, eut une soudaine révélation : il comprit la Vérité.

Cette anecdote, peut-être la moins obscure de celles que nous citerons, serait le premier exemple d'intuition instantanée qu'on appelle au Japon satori ; elle équivaut à ce que nous sentons en trouvant soudain la réponse à une énigme, la drôlerie d'une plaisanterie ou la solution d'un problème.

Une des sectes chinoises fut celle de Ch'an (méditation), qui passa au VI ème siècle au Japon, où elle prit le nom de Zen.

Nos habitudes mentales obéissent aux concepts de sujet et d'objet, de cause et d'effet, de probable et d'improbable et à d'autres schémas d'ordre logique qui nous paraissent évidents; une méditation, qui peut durer de longues années, nous délivre de ces schémas et nous prépare à cette illumination soudaine : le satori.

Mettre en doute le langage, les sensations, la réalité de son propre passé et de celui d'autrui, et même l'existence du Bouddha, sont quelques-unes des disciplines que doit s'imposer l'adepte. Dans certains monastères, les images du Maître servent à alimenter le feu; les écritures saintes ont une fin des plus malpropres. Tout ceci peut être rapproché de la sentence biblique : « La lettre tue, mais l'esprit vivifie « (Cor. 3-8).

Pour provoquer le satori, la méthode la plus courante est l'emploi du koan, qui consiste à poser une question et lui faire une réponse qui s'écarte des lois de la logique.

L'exemple classique est attribué à divers maîtres. A l'un d'eux on demanda : « Qu'est-ce que le Bouddha? »; il répondit : « Trois livres de lin. » Les commentateurs font remarquer que la réponse n'est pas symbolique. On demanda à un autre : « Pourquoi le Premier Patriarche vint-il de l'ouest? »; la réponse fut : « Le cyprès dans le jardin. »

Les disciples de Po-Chang furent si nombreux qu'il dut fonder un autre monastère. Pour trouver qui mettre à la tête, il les réunit tous, leur montra une cruche et leur dit : « Sans employer le mot cruche, dites-moi ce que c'est. » Le prieur répondit : « Ce n'est pas un morceau de bois. » Le cuisinier, qui regagnait sa cuisine, donna un coup de pied dans la cruche et passa son chemin. C'est à lui que Po-Chang confia le monastère.

Plus intéressante sans doute est l'histoire de Toyo, qui à l'âge de douze ans, voulut recevoir l'enseignement du maître Mokurai. Celui-ci commence par le renvoyer étant donné son jeune âge; l'enfant insiste et Mokurai lui dit : « Tu peux entendre le bruit de deux mains qui applaudissent. Montre-moi maintenant comment applaudit une seule main. » Toyo se retira dans sa chambre et, tout en méditant, il entend la musique de ses voisines les geishas. « J'ai trouvé! » pensa-t-il. Le lendemain, quand son maître l'interroge, Toyo lui chante la musique des geishas. « Non, lui dit le maître, ce n'est pas là le bruit d'une main. » Toyo cherche un endroit plus tranquille et il entend de l'eau qui s'égoutte. « J'ai trouvé! » pense-t-il. Le lendemain, il imite devant Mokurai le bruit de l'eau; Mokurai lui dit : « Ceci ressemble au bruit de l'eau, mais non à l'applaudissement d'une main. Essaye une fois encore. »

Mokurai écoute et refuse le sifflement du vent, le cri de la chouette, le chant des grillons et bien d'autres bruits. Pendant une année, Toyo réfléchit à ce que peut être le bruit d'une seule main qui applaudit. Il finit par aller trouver son maître et lui dit : « Je suis fatigué d'écouter et d'imiter et j'en suis arrivé au son qui n'a pas de son. » Le maître lui répond : « Tu as trouvé. »

La suite donc sur le bouddhisme zen au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles. Amicales salutations.

dimanche 9 décembre 2018

Compte rendu de la conférence, « Zazen et pleine conscience (Mindfulness). Entre terre et ciel » animée par Alexis Desouches le samedi 8 décembre au Dojo Zen de Paris.




Alexis Desouches.



Ancien avocat, médiateur et consultant, Alexis Desouches pratique zazen depuis l'an 2000. Il a reçu cette année l'ordination de bodhisattva. Formé auprès du Centre pour la mindfulness de la Faculté de Médecine de l'Université du Massachussetts, il est notamment instructeur du programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Restriction) de réduction du stress fondé sur la pleine conscience conçu par le Docteur Jon Kabat-Zinn.

Alexis Desouches est fondateur de la société de conseil Kamilex. Passionné par les méthodes d’amélioration continue et de performance propres à l’esprit startup, il accompagne des entrepreneurs francophones dans la création et le développement de leurs organisations. 

Il est membre actif de l'Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM), membre co-fondateur de l'association « Mindfulness Solidaire » qui partage la pratique de la mindfulness avec les personnes en grande précarité et les détenus  ainsi que du think tank (groupe de réflexion) citoyen « Initiative Mindfulness France » qui vise à informer et à sensibiliser le monde politique et les décideurs publics sur les bienfaits que peut apporter la mindfulness dans la société, et plus particulièrement dans le domaine de la santé, de l'éducation,  du travail et de la justice.

Alexis Desouches a aussi conçu le programme d’approfondissement de la pleine conscience de l’application de méditation pour smartphones « Petit Bambou ».

Il dédie cette conférence au maître zen Bernie Glassman, militant de la paix dans le monde, qui vient de nous quitter le 4 novembre de cette année. 

Le conférencier nous confie qu’il voulait appeler sa conférence « Zen et pleine conscience » et qu’on lui a suggéré « Zazen et pleine conscience ». Loin de s'opposer, zazen et mindfulness s'éclairent mutuellement.

Alexis Desouches demande aux participants ce que signifie le mot « zazen » pour eux.

Zazen, c’est s’asseoir sans but, sans esprit de profit.

C’est prendre conscience des limites de notre vie, des filtres de notre esprit (jugements, croyances).

Comme disait le maître zen Dôgen : « Se connaître soi-même, c’est s’oublier. S’oublier soi-même, c’est s’ouvrir à toutes choses. »

Comme l’écrivait Shunryu Suzuki dans « Esprit zen,esprit neuf », « La pratique du zazen est l’expression directe de notre vraie nature. Au sens strict pour un être humain, il n’y a pas d’autre pratique que cette pratique ; il n’y a pas d’autre manière de vivre que cette manière de vivre. »

Alexis Desouches explique ensuite les origines bouddhistes de la méditation de pleine conscience (mindfulness). Mindfulness est la traduction donnée dès 1881 par T. W. Rhys Davids, célèbre spécialiste anglais de la langue Pali, du terme sati (smirti en Sanscrit), étymologiquement relié à la notion de mémoire, de souvenir. Souvent associé au terme sampajanna (en Pali), entendu comme une expérience directe, claire, profonde et constante de l'impermanence des phénomènes, sati est une exhortation à nous souvenir, à prêter attention, avec discernement, à ce que nous vivons. 

Dans son « Grand discours sur l'établissement de l'attention» (Maha Sati-patthana Sutta), le Bouddha a donné une importance particulière à cette posture attentionnelle, à cette attention juste (sama sati), faisant de celle-ci la pierre angulaire des sept autres pratiques composant l'Octuple Noble Sentier, la dernière des Quatre Nobles Vérités dans lesquelles il a condensé son enseignement : l'existence universelle de la souffrance (dukkha), les origines de cette souffrance, sa cessation possible, et le chemin menant à cette extinction.

La mindfulness (pleine conscience), telle que la pratique et l’enseigne Alexis Desouches, est le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction), qu'a créé un scientifique reconnu Jon Kabat-Zinn (il existe une autre méthode la MBCT, Mindfulness  based cognitive therapy : voir à ce sujet le livre de Christine Mirabel-Sarron "Mener une démarche de pleine conscience, Approche MBCT").

En 1979, celui-ci, professeur en biologie moléculaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT), pratiquant à la fois le zen, le yoga, l'aïkido, et la méditation Vipassana, eut l'intuition, conçut et développa au sein de la Faculté de Médecine de l'Université du Massachusetts, le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) de réduction du stress fondé sur la pleine conscience. Il résume la pleine conscience dans cette phrase : « Prêter de manière intentionnelle attention au moment présent, sans jugement ».

Quel est le contenu de ce programme ?

Ancré dans le courant de la médecine intégrative, qui envisage le corps et l'esprit comme formant un tout, fondé sur un entraînement systématique et intensif à la Mindfulness, le programme MBSR est enseigné de manière collective (jusqu'à 20 personnes), sur une période de 8 semaines à raison d'une session d'information, de 8 sessions hebdomadaires de 2H30, et d'une journée d'intégration en silence, soit 31 heures d'enseignement. Le programme est structuré sous la forme d'un parcours destiné à soutenir la santé des participants, soulager la détresse et la souffrance liées à la grande variété des défis, des pathologies médicales ou psychologiques auxquelles ils doivent faire face dans leurs vies. La pratique intensive de la Mindfulness et des sept attitudes qui en constituent les piliers majeurs (le non-jugement, la patience, l'esprit du débutant, la confiance, l’effort sans effort, l'acceptation et le lâcher-prise), donne aux participants la possibilité d'entrer différemment en relation avec une douleur, un stimulus ou une expérience quelconque, afin d'être en mesure d'apporter à chaque situation une réponse adaptée au lieu d'y réagir de façon automatique. 

Les sessions du programme proposent un ensemble d'outils et de techniques fondés sur la Mindfulness, simples à mettre en œuvre (scan corporel, méditation assise, couchée, debout et en mouvement), des exercices d'étirement issus du Hatha Yoga, des pratiques informelles de Mindfulness issues de la vie quotidienne, comme manger en pleine conscience, mais aussi des partages d'expérience en groupe, des dialogues exploratoires ainsi que des apports théoriques et pédagogiques (physiologie, psychologie du stress, communication, neurosciences ...). Enfin, des cahiers d'exercice et des méditations guidées sont mis à disposition des participants sous format numérique, pour qu'ils puissent pratiquer, tous les jours, en autonomie, entre deux sessions.

Le conférencier développe ensuite les sept attitudes pratiquées dans les stages de MBSR : le non-jugement, la patience, l'esprit du débutant, la confiance, l’effort sans effort, l'acceptation et le lâcher-prise

1) Le non-jugement
Il ne faut pas juger les situations surtout en terme de dualité : l’agréable et le désagréable, ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas pour ensuite rejeter le désagréable et ce qu’on n’aime pas.

2) La patience
Le stage de MBSR dure huit semaines.

3) L'esprit du débutant
Les stagiaires pratiquent la posture du témoin. Ils essaient de découvrir les choses comme s’ils les voyaient pour la première fois. Alexis Desouches donne la référence pour ce qui est du zen au livre du maître Shunryu Susuki « Esprit zen, esprit neuf ».

4) La confiance

5) L’effort sans effort,
Dans le zazen, il y à la fois but et absence de but. On laisse de côté les objectifs. On a une attitude ouverte, sans choix, et l’on repère nos automatismes émotionnels. Cela constitue une présence ouverte, douce. On s’aperçoit que les pensées nous arrivent sans qu’on les choisisse.

6) L'acceptation
Dans le zazen, on accepte les choses telles qu’elles sont.

7) Le lâcher-prise


Conclusion :

Le fait de laisser les participants s'approprier, à leur rythme, les outils de la pleine conscience, ici envisagée comme une pratique universelle n'ayant nullement besoin de se référer explicitement à ses anciennes racines éthiques, en explorant le fonctionnement de leur esprit et les liens existant entre la qualité de l'attention, l'expérience de la souffrance et l'amélioration de leur santé, constitue une expérience profondément transformatrice, qui se déploie bien au-delà de 8 semaines. Il s'agit là d'une occasion unique pour les participants de guérir de bien des maux, de prendre soin d'eux, des autres et du monde. 

En cela, le programme MBSR entre pleinement en résonnance avec l'étymologie latine du mot méditation (meditari, dérivé de mederi) qui signifie, lui aussi, pendre soin.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous