dimanche 25 août 2019

Compte rendu du livre « Me, My Cards & I, traduction française » de John Carey.



  
Le livre en question.


Cet article a été écrit en collaboration avec le mentaliste Éric Bertrand, coauteur de « Douceurs mentales 1 »   et « Douceurs mentales 2 ».

Je viens de lire l’ouvrage « Me, My Cards & I, traduction française » de John Carey publié par le magasin de prestidigitation Magic Dream (et traduit par David Marsac) et j’ai été séduit par le contenu de ce livre. Il aborde la magie des cartes de façon simple mais ingénieuse, sans jamais utiliser de techniques difficiles à maîtriser. Il est l’ouvrage idéal pour ceux qui ont déjà acquis des notions de manipulation des cartes dans les méthodes de base (que ce soit celles de Bernard Billis, Dominique Duvivier ou Jean-Pierre Vallarino).

Je vais développer sept effets (mais il y en a bien entendu beaucoup plus) que je trouve particulièrement intéressants.

1) « C’est ouvert » p.35-36

Voilà un tour ingénieux mélangeant une open prédiction et un CAAN, en utilisant la fausse coupe Jay Ose. Cette fausse coupe est particulièrement subtile car elle est effectuée par le spectateur lui-même (des photographies illustrent la manière dont on doit diriger le spectateur).

2) « Forçage en cascade au bluff » p.119

Un forçage astucieux pour forcer la carte du dessous avec un détournement d’attention osé mais efficace.

3) « CAANY ! » p.155-156

Une variante du forçage mathématique dit « forçage au 9 ».

4) « Objectivité » p.100-101

Un tour avec 9 cartes de visite sur lesquelles sont inscrits les noms de différents objets. Ici c’est la « ruse » de Paul Curry qui est utilisée (« swindle switch », employée entre autres par les mentalistes Bruce Bernstein et Julien Losa).

5) « Scattered ! » p. 79-80

Une variation sur le tour « Inferno » de Joshua Jay (emploi de l’équivoque ou « choix du magicien »), qui ne nécessite aucun matériel particulier, contrairement à la routine originale.

6) « Equipièces » p.14-15

Routine inspirée par « Equivox » de Christian Chelman (paru à la fois en anglais dans « Capricornian Tales » et en français dans « Légendes urbaines » p.169-171, utilisation là aussi naturellement de la technique de l’équivoque). Bonne présentation de l’équivoque appliquée à 5 objets.

7) « Rioboo Style » p.157-159

Contrôle d’une carte sous le dessous du jeu, de manière extrêmement efficace et relativement simple. Technique assez proche d’un autre contrôle, présenté en pages 144-145 (le « Tabled Convincing Control »), mais plus efficace. Comme le dit l’auteur lui-même, « ce contrôle est une pure merveille ».

Pour vous montrer que je suis très attentif, j’ai même trouvé une erreur dans la traduction (ou l’original, je ne sais pas) ! Pour le tour « CAAN allégé » p. 66-67, il faut remplacer (ligne 6) « 3 de trèfle » par « 4 de trèfle », pour que le texte corresponde à l’illustration.

Comme d’habitude, de même que je l’ai déjà pratiqué dans d’autres écrits, afin d’atteindre le maximum d’exhaustivité, et pour que vous puissiez vous faire votre jugement par vous-mêmes, je vous donne la table des matières de cet ouvrage.

Table des matières

Ritualistica      7
Douce simplicité         10
Diseuse de bonne aventure    12
Equipièces      14
Bluff !             16
ESP Faites comme moi          18
Une cachette simple   19
Course débile...          20
Pensées aléatoires n°1 22
Prédiction simplifiée  23
Colorie-moi ! 27
L'huile et l'eau sans les mains 30
Déjà Bouh !    32
C'est ouvert ! 35
Triple Prédiction         38
Oh Bébé !!!     40
Téléporter une carte signée dans une enveloppe       43
Carte Forcée en conditions réelles     45
Voyageur du temps    47
Faites comme moi      50
Redford Unplugged   52
Le magicien paresseux           54
Suis moi je te suis       56
Sync 2.0          58
Kaléidoscope  61
Festival de CAAN     64
CAAN allégé !           66
Pensées mises en boîtes...       68
Pensées mises en boîtes n°2   70
Production PATEO    72
Contrôle multiple au bluff     74
Vos pensées sont les miennes.           76
Scattered        79
Furtive prédiction       81
Une main et une carte 84
Marlocaan       86
Toujours plus haut      88
Spectateur tout puissant         90
Hommage à Tamariz  92
Conseils aux nouveaux magiciens     95
Quaudincidence !       96
Des balles sur la table...          98
Objectivité      100
Quand deux esprits se rencontrent    102
A.K.A Triumph          105
SOS pensées   109
Un six parfait !            111
Juste une pensée         114
Just une pensée 2.0     116
Forçage en cascade au bluff  119
Le futur, cet inconnu 120
Quand deux cœurs...  122
Petit Vernon   124
Celui qui sait...           126
Écoute !          128
Futuriste.        130
Échange ambitieux     132
Tu penses ?!?  134
Crackeur de codes !   136
Le forçage à l'isolement         138
Pense et Force 139
La seule et l'unique     140
Cull furtif       142
Contrôle sur table convaincant          144
Routine bonus            148
Quelle inflation !        149
Choix et chance          151
Qu'est-ce que le vrai travail ? Essai   153
CAANY!        155
Rioboo style   157
International Hanging Coins 160
Copper Silver au ralenti         162
Compatibilité 164
Subtile préfiguration  166
Joueurs vs. magiciens vs. voyant       168
Futur annoncé            170
Captivité         174

Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


jeudi 22 août 2019

J'aime ma manière d’être : je n'ai pas besoin de plaire à tout le monde.



Sans commentaire.


Cet article est une traduction d'un texte du site "Rincon del Tibet".


"Ma manière d'être est authentique et je n'ai pas besoin de simuler ce que je ne suis pas pour plaire à tout le monde. Je pratique la valeur de la dignité personnelle depuis longtemps, je ne suis l'esclave de personne et je n'ai pas besoin de l'approbation d'autres personnes pour être heureux.

Il est essentiel que nous parvenions à cette conclusion le plus tôt possible dans notre cycle de vie. 
C'est un aspect que chaque adolescent devrait assumer et que chaque personne devrait pratiquer pour atteindre un équilibre intérieur et un bien-être émotionnel adéquats.

Je ne suis pas ce que vous espérez, acceptez-moi pour ce qui me définit, pour ma manière d'être, pour ma manière de vous rendre heureux : construisons un monde où ni vous ni moi ne nous efforcerons de cesser d'être « vous et moi ».

Nous savons qu'il n'est pas toujours facile d'agir de la sorte. À l'intérieur, nous avons le sentiment que si nous ne plaisons pas à tout le monde, nous ne serons pas acceptés. Cependant, la vie ne se construit pas avec le besoin de plaire : il est suffisant de savoir se respecter soi-même.

On ressent le besoin de plaire à la famille de notre conjoint, de s’entendre avec ses amis, de s’intégrer à tous ses collègues et aux personnes qui font partie de ses cercles sociaux. Cependant, la première chose que chaque personne devrait garder à l'esprit, c'est qu'il est impossible de plaire à tout le monde. Chaque personne est unique, nous avons tous notre manière d’être, de voir le monde, de vivre.

Si vous ne m'aimez pas, au moins, acceptez-moi, respectez-moi. Très probablement, il y a un aspect de moi qui nous unit ; très probablement, malgré nos différences, nous pouvons nous enrichir d'une certaine manière. Et si cela ne se produit pas, il n’arrivera rien non plus. L'essentiel est que nous nous acceptions nous-mêmes : l'amour de soi est une relation qui doit durer toute une vie.

Vous êtes un cadeau pour vous-même et personne ne peut vous dire le contraire. Vous seul savez ce que vous avez vécu, ce que vous avez surmonté ; votre manière d’être est la fenêtre qui vous permet de voir le monde avec toute son intensité, dans la liberté et l’intégrité.

Je suis comme je suis, je ne prétends pas être une version de quiconque ni une marionnette guidée par des fils étrangers : j'ai une voix et un cœur et je sais ce que je mérite dans cette vie pour être heureux.

Notre manière d'être ne se définit pas simplement en disant que nous sommes extravertis, timides ou introvertis. C'est un amalgame de nuances où sont inscrits des expériences vitales, des pensées et des apprentissages. Ce sont des échecs et des blessures mais ce sont aussi des triomphes et des chemins parcourus avec bonheur.

Le malheur nous donne des enseignements et le bonheur nous guide ; chaque expérience construit notre manière d’être, où se trouvent également des styles éducatifs intégrés, des valeurs que nous assumons ou que nous abandonnons, et l’essence de chaque personne qui traverse notre vie.

Votre manière d'être est l'énergie qui vous pousse et qui doit poser des barrières contre ce que vous ne voulez pas dans votre vie, ce qui ne vous définit pas.

Les personnes qui essaient de plaire à tout le monde recherchent avant tout l’approbation. C'est à ce moment qu'ils se sentent intégrés, mais si nous nous limitons à demander l'approbation au jour le jour, nous cesserons d'être nous-mêmes.

Le psychologue et écrivain Wayne Dyer avait l'habitude de dire que 50% des personnes que nous rencontrons chaque jour seront probablement en désaccord avec nos opinions. Si, dans certaines occasions, vous rencontrez quelqu'un qui n'aime pas ce que vous dites ou ce que vous faites, ne vous inquiétez pas : il y 50 % d’autres personnes qui vous soutiendront.

Quand nous sommes enfants, nous sommes sensibilisés à la nécessité d’aimer tout le monde : il faut sourire, serrer la main, s’asseoir correctement, ne pas faire ceci, ne pas faire cela... Nous passons une bonne partie de notre vie à « chercher l’approbation », jusqu’au jour où, tout è coup, nous réalisons que plaire à tout le monde est impossible.

Essayer de faire plaisir à tout le monde va vous rendre malheureux.

Le bouddhisme nous le dit depuis l'Antiquité : si vous essayez de plaire à tout le monde, vous ne trouverez que de la souffrance et du malheur. Cela ne vaut pas la peine, il n’est pas nécessaire d’aimer celui qui a un cœur égoïste, qui ne vous reconnaît pas, qui manque de noblesse, et qui ne correspond tout simplement pas à votre manière de comprendre le monde.

Je fais partie de tout ce que j'ai rencontré sur mon chemin, ma manière d'être est mon essence et mon identité. Il m'a fallu beaucoup de temps pour arriver là où je suis et je ne peux pas me permettre de me montrer comme une chose que je ne suis pas, seulement pour vous rendre heureux.

Si nous y réfléchissons, rien ne pourrait nous apporter plus de stress et de souffrance émotionnelle que d’essayer de plaire à tout le monde. Cependant, nous savons aussi que « ne pas plaire » peut nous causer plus d’une critique et d’un reproche.

Comprenez que les critiques qu’on vous adresse sont davantage liées à celui qui les envoie qu’à leur destinataire. Ils ne vous définissent pas ; parfois ce n’est rien de plus que le reflet de la frustration de ceux qui vous critiquent.

Il n’est pas sain de vivre sa vie suspendu à l’opinion des autres, ni sous le joug de la recherche de leur approbation : vous deviendrez un esclave du monde au lieu d’être le propriétaire de votre cœur.

La vie est diversité et les gens ont tellement de nuances qu’il vaut la peine d’être unique, d’être authentique et de toujours préserver une dignité suffisante. Aimez-vous pour ce que vous êtes, aimez-vous pour qui vous êtes."

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !



mercredi 7 août 2019

Conférence sur le mentalisme par Jean-François Gérault, rencontres de Berder-sur-Seine du 25 novembre 2017.



Le livre en question.


Ma conférence sur le mentalisme, visible sur YouTube actuellement, existe aussi sous forme de texte écrit, dans le livre publié par les éditions de l’œil du Sphinx « Rencontres de Berder-sur-Seine 2017 autour de Jean-Charles Pichon ». Je vous en donne comme d’habitude quelques extraits pour que vous puissiez vous faire par vous-mêmes votre opinion.


1) Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

Je suis adhérent de l'association L'œil du Sphinx depuis l'an 2000, une association qui traite du fantastique et de l'ésotérisme. L'idée générale de celle-ci est de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux.

Grâce à cette association, j'ai déjà participé à une émission sur le mentalisme pour BTLV (Bob vous dit toute la vérité), une web radio sur les phénomènes inexpliqués. « Le mentaliste » du feuilleton de TF1 ne correspond pas du tout à ce que j'ai appris sur ce domaine : tout le monde peut être mentaliste à condition de travailler. Ce n'est pas un don, mais une discipline (travail soit par la prestidigitation pour le mentalisme truqué, soit par l'hypnose, la méditation et d'autres états modifiés de conscience pour le mentalisme métaphysique, cf. livre de Georges Lapassade, « Les états modifiés de conscience », de même que tout le monde peut hypnotiser et être hypnotisé (voir les livres de et sur Milton Erickson ).

Dans ma pratique, je suis à la fois prestidigitateur mentaliste et mentaliste métaphysique.

Mon expérience de mentaliste métaphysique vient de l'hypnose que j'ai expérimentée depuis 1983. J'ai hypnotisé depuis cette date des centaines de personnes. Je me suis formé par des stages en: hypnose ericksonienne et en hypnose de rue.

En tant que prestidigitateur mentaliste, je suis adhérent à la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs, à l'Ordre Européen Des Mentalistes et à l’association internationale de mentalistes « Mental Arts Magie ».

J'ai écrit deux livres sur le mentalisme, un sur celui de prestidigitation, Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie et un sur le mentalisme métaphysique, Initiation au mentalisme métaphysique, au développement personnel et à l'ésotérisme et j'anime un blog sur le mentalisme, https://jeanfrancoisgerault.blogspot.com/ (1090 articles, 163 191 pages vues).

Je pense qu'il faut marcher avec ses deux jambes, la partie rationnelle et la part irrationnelle de notre esprit. Pour moi, ceux qui croient tout au sujet de l'irrationnel sont trop naïfs et ceux qui ne croient à rien au sujet de l'irrationnel sont peu observateurs. Il suffit de lire ce qu'en disait le physicien Richard Feynman, lauréat du prix Nobel, qui se moquait de ses collègues trop rationalistes. En conclusion, il a été prouvé que nous avons tous le cerveau divisé en un hémisphère droit intuitif-irrationnel et un hémisphère gauche rationnel.

L'hypnose pour moi est le lien entre le mentalisme métaphysique et le mentalisme de prestidigitation.

Il n'y a pas une façon unique de percevoir les choses : chacun doit penser à sa façon en fonction des éléments qu'il a en sa possession.

Dans Wikipédia il y a une discussion interminable sur le Mentalisme (illusionnisme), divisée en 20 articles indexée par les projets « Paranormal et scepticisme » au sujet du livre de Pascal de Clermont et Pascal Colombani, Mentalisme, ces pouvoirs que nous avons tous.

Je préfère ne pas prendre parti dans ce débat et me positionner comme le suggèrent les théoriciens de la communication non violente : « L'essentiel dans la vie, ce n'est pas d'avoir raison mais d'être heureux ! »

Les télépathes Myr et Myroska résumaient bien la question en disant à la fin de leur spectacle « S'il n'y a pas de truc, c'est incroyable, mais s'il y en a un, c'est encore plus incroyable ! ». Wanda et Viktor, les télépathes actuellement le plus connus en France, terminent leur numéro en affirmant : « Pour ceux qui croient, aucune explication ne sera nécessaire et pour ceux qui n'y croient pas, aucune explication ne sera suffisante ».

Je propose donc ce plan de réflexion, la première partie étant déjà traitée.


1)  Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

2)  Le mentalisme passionne les Français

3)  Histoire du mentalisme

4)  La loi du mentalisme de Victor Segno

5)  La vibration de la pensée, la loi d'attraction dans le monde de la pensée (The Law of The New Thought, 1902) de William Walker Atkinson

6)  L'hypnose


2) Le mentalisme passionne les Français

Il faut voir sur ce sujet le site du mentaliste Jean Baptiste CLEMENT :


 « Arthur donne rendez-vous aux téléspectateurs le vendredi 3 février 2017 dès 20h55 pour découvrir le nouveau show Diversion où triomphent des mentalistes.
En cette année 2017, le mentalisme passionne les Français et donc les mentalistes sont mis de plus en plus à l'honneur en télévision et dans les soirées événementielles. »

Il y a eu aussi un numéro de « C'est mon choix » consacré au mentalisme « Mentalistes : vont-ils révéler leurs secrets ? » présenté par Evelyne THOMAS diffusé sur Chérie 25 le lundi 11 janvier 2017 à 17h00. Étaient présents comme mentalistes Claude et Mylène GILSONS ainsi que Pierre ONFROY, Syl et Sun, Antonio le mentaliste, Laurent CRESPO et John OWEN.

Pendant de longues années, le mentalisme est passé un peu inaperçu car les gens préféraient des grandes illusions de magie qui leur en mettaient plein les yeux. Mais depuis plusieurs années, la tendance tient à s'inverser.

Les gens ont de plus en plus besoin de spiritualité, besoin de croire en des puissances supérieures, sachant tout de nous et de notre avenir ? D'ailleurs, est-ce la vérité que nous recherchons ?

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !


mardi 2 juillet 2019

Après deux articles sur l’échec, 12 citations sur ce sujet.



Un ouvrage sur la psychologie.

Cet article est la suite de celui-ci.

1)            Si l’on n’apprend pas à échouer, on échoue à apprendre.

2)            Un échec est un succès si l’on en retient quelque chose.

3)            Si tu n’essayes jamais, tu ne sauras jamais.

4)            Le vrai succès est de surmonter la peur d’échouer.

5)            Ne considérez pas la peur de l’échec comme une chose qu’il vous faut combattre, mais comme une chose que vous allez devoir apprendre à gérer de la meilleure manière possible.

6)            L’échec est un détour, pas une rue sans issue.

7)            Ne vous souciez pas du nombre de vos échecs. Vous n’avez qu’à réussir une fois.

8)            Si vous ne réussissez pas du premier coup, vous êtes comme tout le monde. C’est ce qu’on appelle apprendre.

9)            100% des choses qu’on ne tente pas échouent.

10)         Si vous voulez doubler votre taux de succès, vous devez doubler votre taux d’échec.

11)         Ne confondez pas vos échecs avec la personne que vous êtes.

12)         Rappelez-vous que l’échec est un événement, pas une personne.

Amitiés à tous.

lundi 1 juillet 2019

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (treizième partie) (Comment dépasser notre peur de l’échec ? ).




  
Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci.  


Comment dépasser notre peur de l’échec ?


1) Notre peur de l'échec vient principalement de nos conceptions sociales (tout le monde la connaît un jour).

Dans un monde de plus en plus orienté vers la performance et la maîtrise, les échecs sont mal vus, synonymes de régression sociale, et donc particulièrement mal vécus.

Et pourtant, ce sont ces mêmes échecs qui nous font avancer.

Regardez par exemple un jeune enfant qui apprend à marcher. Il tombe et se relève sans cesse.
Il va d'échecs en échecs avant de ne plus tomber, mais il persévère et parvient à s'assurer une démarche sans chutes.
Il se moque éperdument du regard des autres, il avance pour lui, pour acquérir une indépendance.


2) Comment faire pour diminuer sa peur de l’échec ? 4 méthodes proposées.

a)      Essayez de déterminer quelle serait la pire conséquence pour vous si vous échouez ?
(déception de votre famille, peur de ne plus être aimé, par exemple). Posez-vous la question « Et alors, que se passera-t-il si j’échoue? ». Souvent vous constaterez qu’il ne se passera rien de bien grave dans le réel.

b)      Prenez conscience que votre entourage a plus d'amour pour vous et de tolérance que vous ne l'imaginez.

c)      Centrez-vous sur l'idée que votre personne est beaucoup plus que ce résultat, cet échec, qui est passager.

d)     Autorisez-vous un échec par jour en considérant que c’est bien pour vous.


3) Votre échec est utile pour votre progression dans la vie.

a)      Si vous ne connaissez pas d’échec, c’est que vous n’agissez pas. Si vous n’agissez pas, vous ne pouvez pas avoir de réussite non plus.

b)      L’échec est beaucoup plus mémorable que la réussite. Vous vous  souvenez bien mieux de vos échecs que de vos réussites. Vous apprenez donc beaucoup plus en échouant qu’en réussissant. Faire une erreur un jour vous permet de ne pas la faire le lendemain car vous aurez étudié les causes de cette erreur.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous



vendredi 7 juin 2019

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (treizième partie) (La rétroflexion, partie 3).





Ralph Hefferline



Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt-thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

La rétroflexion, suite

Examinons quelques rétroflexions typiques. Il y a, par exemple, celles qui sont simplement des réflexes linguistiques. Quand on emploie des expressions comme « je me demande », ou « je me disais », que veut-on dire ? Dans les expériences précédentes, nous avons souvent suggéré : « Demandez-vous . . . » N'est-ce pas d'une logique étrange ? Si vous ne connaissez pas quelque chose, pourquoi vous le demander, et si vous le savez, pourquoi vous le dire ? Ces manières de parler (et nous les employons tout le temps) impliquent que la personnalité est divisée, comme si deux personnes habitaient le même corps et pouvaient tenir une conversation entre elles. A votre avis, est-ce une simple manière de parler, particulière à notre langue, ou pensez-vous que cet usage tout à fait commun correspond à une division de la personnalité ?

Essayez de comprendre clairement que lorsque « vous vous demandez quelque chose », c'est une question rétrofléchie. Vous ne connaissez pas la réponse, sinon vous ne vous poseriez pas la question. Qui, dans votre environnement, connaît la réponse ou devrait la connaître, à votre avis ? Si vous parvenez à situer cette personne, avez-vous conscience de vouloir lui poser votre question ? Qu'est-ce qui vous empêche de le faire ? La timidité, la crainte d'une rebuffade, la réticence à admettre votre ignorance ?

Quand « vous vous consultez », êtes-vous conscient de votre motivation ? Plusieurs sont possibles. Ce peut être un jeu, une moquerie, une consolation ou un reproche. Quoi que ce soit, à qui vous substituez-vous en faisant cela ?

Considérez les reproches que l'on s'adresse à soi. Là, on ne trouve pas un véritable sentiment de culpabilité, mais simplement un reproche feint. Renversez l'approche en essayant de trouver la Personne X, parmi vos connaissances, à qui vous adressez vraiment vos reproches. Qui voulez-vous tourmenter ? Qui voulez-vous réformer ? Chez qui voulez-vous éveiller le sentiment de culpabilité que vous prétendez posséder en vous ?

À ce stade, il n'est pas utile que vous vous précipitiez chez la personne en question pour vous débarrasser de votre rétroflexion. Vous n'avez pas encore suffisamment exploré et accepté votre personnalité ni examiné à fond la situation interindividuelle. Laissez de côté le contenu détaillé du problème particulier pour le moment et contentez-vous d'essayer de réaliser la forme de votre comportement rétrofléchi. Peu à peu, vous commencerez à vous voir comme les autres vous voient. Si vous êtes sans cesse exigeant avec vous-même, vous êtes sans doute, explicitement ou implicitement, exigeant avec les autres — et c'est ainsi que vous leur apparaissez. Si vous êtes furieux après vous, vous serez furieux après la mouche qui se promène sur le mur. Si vous vous tourmentez, vous pouvez être sûr de tourmenter les autres aussi.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.