vendredi 8 mars 2019

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (douzième partie), (L’importance de la pause et de la circulation de l’énergie).




Un  livre de psychologie.

Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci . 

L’importance de la pause et de la circulation de l’énergie

A un moment, votre projet littéraire va vous paraître trop énorme. Vous allez être dépassé par la masse de mots que vous avez écrits. Il faudra à ce moment-là savoir lâcher prise et abandonner votre ordinateur quelque temps. A ce moment-là, il ne faudra jamais, au grand jamais, vous baser sur ce que réalisent les autres ou sur ce qu’ils prétendent réaliser. Si je suis Michel Lamy, il me faut écrire comme écrit Michel Lamy, me reposer comme Michel Lamy. Je ne dois pas imiter Flaubert ou Stendhal. Je dois être moi. Le fait de vouloir être quelqu’un d’autre vous exposera à poursuivre des buts impossibles et vous épuisera sans obtenir de résultats. Vous ne pouvez pas être Flaubert, vous êtes vous-même. Vous pouvez vous inspirer de certains éléments de la vie de Balzac mais il est certain que vous ne pourrez sans doute pas boire du café toute la journée ainsi qu'il le pratiquait, de même vous ne pourrez mettre cinq ans pour écrire un roman comme Flaubert.

Un des moyens pour se reposer est de faire des exercices d’énergétique, de circulation. Dans l’univers, tout circule, nous-mêmes retournerons à la terre. L’eau circule, l’air circule, il y a une circulation dans notre corps, d’abord celle du sang, ensuite celle de l’air, puis celle du bol alimentaire. Et enfin celle des idées. C’est pourquoi écrire un ouvrage sur ses idées est une chose salutaire et je vous encourage à la réaliser. Constamment, des idées nous arrivent qui ne ressortent pas de nous à moins que nous ayons un journal intime ou alors que nous ayons une excellente communication avec l’extérieur.

C’est pourquoi en vertu du principe selon lequel ce qui est à l’intérieur est comme ce qui est à l’extérieur, nous conseillons tous les exercices qui favorisent l’élimination et la circulation. L’acupuncture est une bonne thérapeutique pour faire circuler les énergies qui sont à l’intérieur de notre corps et nous l’avons pratiquée. Il en est de même du yoga. Il faut beaucoup respirer, éliminer les déchets à l’intérieur de soi-même comme à l’extérieur. Il faut parler et écouter pour éliminer les déchets intérieurs, se laver, laver sa maison pour éliminer les déchets extérieurs. Il faut aussi beaucoup jeter. Jeter des livres qui nous encombrent peut être un acte salutaire. De toute façon, jeter nous permettra de trouver. Pour trouver, il y a deux solutions, supprimer ou ranger. Combien de choses avons-nous chez nous qui ne nous servent à rien et ne nous serviront jamais à rien ? Combien de choses avons-nous pareillement dans la tête qui ne nous servent à rien et de même ne nous serviront jamais à rien ? 

Effectuez un exercice : jetez des livres, des CD,  des vêtements, des chaussures, de la vaisselle. Vous ne vous en trouverez que mieux. De même pour vos idées, jetez-les sur le papier et après rangez-les. Si le fait de jeter vous choque, vendez ou donnez. Et une fois que vous avez jeté, n’hésitez pas à vous racheter une chose nouvelle. L’énergie aura circulé. D’une façon générale, de même que vous jetez, n’hésitez pas à dépenser. Nous revenons ici au principe déjà évoqué de la nécessité de dépenser pour obtenir une chose nouvelle.

En fait dites-vous que tout est une notion d’équilibre : les choses rentrées en nous doivent en sortir.

Mais il y a, me direz-vous, des choses impossibles à jeter : les encyclopédies, les meubles. Ces choses-là, gardez les comme l’armature, comme votre corps, comme vos os. Énergie et stabilité, vous posséderez les deux.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mardi 5 mars 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (dixième partie, « Recouvrer sa part d’ombre », exercice).



   
Debbie Ford.


Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.


Cet article est la suite de celui-ci.

Recouvrer sa part d’ombre (exercice)

Faites cet exercice lorsque vous êtes très relaxé, après une promenade ou un bain. Puisque vous allez à la rencontre de vos voix intérieures, vous devez avoir l'esprit aussi tranquille que possible. D'autres moments favorables se situent tôt le matin ou avant d'aller se coucher. Faites jouer une musique douce et allumez une chandelle d'aromathérapie pour vous aider à créer une atmosphère de détente. Fermez les yeux et observez le mouvement de votre respiration. Prenez de longues et profondes inspirations, retenez le souffle pendant au moins cinq secondes, et expirez lentement. Répétez cet exercice de respiration quatre ou cinq fois, jusqu'à ce que votre esprit soit tranquillisé.

Imaginez maintenant que vous montez dans un grand autobus jaune. Prenez un siège vers le milieu de l'autobus. Vous ressentez l'excitation de faire une randonnée désirée depuis longtemps. Imaginez-vous parcourir la route par une belle journée lumineuse. Vous êtes tranquille dans vos pensées, lorsque quelqu'un vient vous tapoter l'épaule.

Vous levez les yeux et cette personne vous adresse ainsi la parole : « Salut, je suis l'une de vos sous-personnalités et tous les autres passagers ici sont également vos sous-personnalités. Pourquoi ne pas aller voir qui est dans l'autobus ? » Vous vous levez de votre siège et déambulez dans tout l'autobus pour observer toutes les différentes personnes assises à leur siège...

Vous faites la rencontre de toutes sortes de gens — des grands, des petits, des ados ainsi que des personnes âgées. Il peut y avoir des personnages de cirque, des animaux et des itinérants. C'est un rassemblement de personnes de toute race, couleur et religion qui sont avec vous. Quelques-unes d'entre elles font des signes pour capter votre attention, d'autres sont tranquillement cachées dans leur coin. Continuez à marcher dans l'allée, en prenant le temps de bien visualiser toutes les personnalités présentes dans l'autobus. Le chauffeur vous donne alors la permission d'aller vous promener dans un petit parc adjacent, avec l'une de vos personnalités mineures. Choisissez soigneusement quelle est celle qui va se lever et vous prendre par la main pour vous accompagner dans le parc.

Asseyez-vous près de cette personne et demandez-lui son nom. Cherchez à savoir le défaut qu'elle représente, ainsi que le qualificatif qui lui conviendra. Par exemple, s'il s'agit de quelqu'un d'agressif, vous pouvez l'appeler Alfred Agressif, ou Anne Agressive. Si vous n'avez pas entendu de nom de sa part, donnez-lui-en un. Prenez tout le temps nécessaire. Observez ses vêtements, ainsi que son apparence. Est-ce que cette personne dégage une odeur précise ? Remarquez son humeur et son langage corporel particulier. Prenez de nouveau une profonde respiration et posez-lui la question : « Quel cadeau avez-vous pour moi ? » « Que vous faut-il pour être réunifiée ? » ou « Qu'est-ce qu'il vous faut pour être intégrée dans mon psychisme ? ».

Après avoir entendu chacune des réponses, demandez à cette personne si elle a autre chose à vous communiquer. Lorsque vous avez fini, assurez-vous de la remercier comme il se doit, et de la raccompagner à l'autobus. Puis, ouvrez les yeux et transcrivez le message reçu de votre personnalité mineure. Prenez ensuite votre journal pour y relater, pendant au moins dix minutes, votre expérience.
Ne vous en faites pas si vous n'obtenez pas toutes les réponses voulues de votre sous-personnalité. Cela prend du temps et de la pratique pour recevoir la totalité de leurs messages. Notez une date dans votre agenda pour planifier une autre séance. Comme il s'agit d'un exercice qui demande de votre part un abandon à l'égard de vous-même, assurez-vous d'avoir la tranquillité nécessaire pour son bon déroulement.

La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés à tous.

lundi 4 mars 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (neuvième partie, « Recouvrer sa part d’ombre »).



  
Un autre ouvrage de Debbie Ford.


Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.


Cet article est la suite de celui-ci.

Recouvrer sa part d’ombre

Nous aspirons généralement tous à connaître la paix de l'esprit. C'est une quête s'étendant sur la vie entière, une tâche qui n'exige rien de moins que de recouvrer la totalité de notre être. Partir à la découverte des cadeaux que même nos défauts les plus détestables nous réservent constitue une démarche créatrice qui requiert seulement une attitude composée des éléments suivants : un désir réel d'écouter et d'apprendre, une volonté de se débarrasser des croyances et des préjugés irrationnels et l'aspiration à se sentir mieux. Votre moi authentique ne juge pas. C'est seulement l'ego, dominé par la peur, qui se sert des jugements comme d'une armure - protection qui, ironiquement, fait obstacle à la réalisation de soi.

Nous devons nous préparer à accueillir et aimer tout ce que nous avons redouté et fui. Ainsi que l'affirme Un cours en miracles : « Mes plaintes font écran à la lumière du monde. »

Pour aller au-delà de l'ego et de ses défenses, il vous faut acquérir du calme ainsi que du courage, et être à l'écoute de votre voix intérieure. Derrière le masque social que l'on porte, se cachent des milliers de visages. Chaque visage possède sa personnalité propre. Chaque personnalité est dotée de traits caractéristiques. En entretenant un dialogue intérieur avec ces personnalités mineures - ou sous-personnalités - vous transformerez vos préjugés et jugements égoïstes en cadeaux inestimables. A mesure que vous accueillez en vous les messages émis par chaque aspect de votre ombre, vous recouvrez le pouvoir que vous avez octroyé à d'autres, et vous tissez un lien de confiance avec votre moi authentique. Lorsque vous les laissez émerger à votre conscience, les voix de vos aspects occultés vous rétabliront dans l'équilibre et l'harmonie de vos rythmes naturels. Ainsi vous sera restituée votre capacité à résoudre vos propres problèmes et à percevoir la direction de votre mission de vie. Ces messages vous guideront vers la découverte de l'amour authentique et de la compassion.

Avant de pouvoir communiquer avec mes personnalités mineures, je devais m'en remettre aux autres pour m'aider à découvrir ce qui ne fonctionnait pas en moi. J'allais d'un thérapeute à un autre. Je consultais tout ce que la ville comptait de médiums, voyantes et astrologues pour obtenir les réponses que j'anticipais. S'il m'arrivait d'éprouver un malaise intérieur, ou de me sentir agressive, triste, ou même exaltée, je devais prendre le téléphone ou donner de l'argent à quelqu'un pour qu'on me dise de quoi il retournait. Quelle pitoyable façon de vivre ! Si leurs propos correspondaient à ce que je voulais entendre, je trouvais ces personnes particulièrement brillantes. Dans le cas contraire, j'allais en consulter d'autres, à tour de rôle, jusqu'à ce que j'obtienne la réponse espérée.

Je savais qu'il y avait une autre façon de vivre. Pourquoi Dieu nous aurait-il créés ainsi, que nous ne sachions comment nous comprendre nous-mêmes ; qu'il nous faille payer une autre personne pour se faire expliquer des choses sur nous ? J'ai pris maintenant conscience que nous sommes en fait équipés d'une façon remarquable pour nous guérir nous-mêmes et redevenir des êtres unifiés. Quelquefois, cependant, nous pouvons avoir besoin d'un peu d'aide. Le fait de s'entretenir avec ses personnalités mineures constitue un excellent exercice pour accélérer le processus.

Nous pouvons utiliser l'étude de nos sous-personnalités comme un outil pour nous aider à recouvrer les parties égarées de nous-mêmes. Il nous faut en premier lieu les identifier, leur attribuer un nom, pour être capable par la suite de s'en dégager. Le fait de les nommer crée une distance effective. Roberto Assagioli, le concepteur de la psychosynthèse, exprime ce phénomène en ces termes : « Nous sommes sous l'emprise de tous les éléments auxquels notre moi se trouve identifié. Nous pouvons maîtriser et contrôler tous les éléments dont nous pouvons nous différencier. » Si je prends l'un de ces aspects que je déteste en moi, par exemple la plaignarde, et que je la baptise alors du nom de « Paula la plaignarde », ce travers m'apparaît tout à coup beaucoup moins menaçant. D'une drôle de façon, dès que je donne un nom à ces aspects de moi-même, j'éprouve de la sympathie pour eux. Je suis en mesure de prendre du recul, et je peux les considérer de façon objective. Ce procédé sert à relâcher progressivement l'emprise que ces comportements exercent sur votre vie.

La première fois que j'ai expérimenté le concept des personnalités mineures, ce fut lors d'un cours de psychologie transpersonnelle, à l'université John F. Kennedy d'Orinda, en Californie. Chaque semaine, nous faisions l'étude et l'expérience pratique d'une méthode différente de guérison des émotions. La semaine portant sur la psychosynthèse a transformé ma vie. C'est là que j'ai amorcé un dialogue avec différents aspects de moi-même - ce que nous appelions les « sous-personnalités » -, et que j'ai commencé à découvrir qui elles étaient et ce qu'il leur fallait pour réintégrer la totalité de l'être. Le but était évidemment de trouver les cadeaux qu'elles recélaient. En recevant ce cadeau, c'est une partie reniée de moi-même que je me trouvais à accepter.

Suzanne, notre professeure, dirigeait en premier lieu une visualisation qui nous entraînait dans une randonnée imaginaire en autobus. Elle nous demandait de voir en notre esprit un autobus rempli de passagers. Le mien était rempli de personnes de genres très différents. Certaines étaient âgées, d'autres, jeunes. Il y avait une grande diversité dans leurs vêtements, et cela pouvait aller de la minijupe aux pantalons à pattes d'éléphant. Je voyais toutes sortes de filles, des grosses, des maigres, des brunes, des rousses, certaines avec des poitrines plantureuses, d'autres, inexistantes. Il y avait des gens de tout acabit, de forme et de taille aussi variées que je pouvais imaginer, des grands, des petits, des personnages de cirque, des gens de toute couleur et nationalité. Il y avait des putains et des saintes. C'était un grand autobus, bondé de personnes dont, pour la plupart, je n'avais pas l'intention de faire la connaissance. Ma première pensée fut la suivante : « Oh non, tu peux faire mieux que ça. » Suzanne nous informa que nous devions faire la connaissance de toutes les personnes présentes dans notre autobus, autant celles qui nous attiraient, que celles qui nous répugnaient.

Chacun de ces passagers représentait un aspect de moi-même qui détenait pour moi un cadeau particulier. Ils étaient tous là, chacun offrant quelque chose d'unique, à condition que j'aille les rencontrer et prêter l'oreille à leur leçon de sagesse. Nous devions descendre de l'autobus, accompagnés d'une de nos sous-personnalités. Et c'était Grosse Bertha Grande Gueule qui était là, devant moi, et me tendait la main. C'était la première personnalité mineure qui voulait avoir une conversation avec moi. En voyant son visage, je me suis mise à penser : « Il n'est pas question que je me balade avec cette femme. Je vais aller en trouver une autre. » Bertha faisait à peu près un mètre cinquante et devait peser au moins cent kilos. Elle était dans la soixantaine, et représentait, en termes d'apparence, mon pire cauchemar. Elle avait des cheveux gris clairsemés, décoiffés, qui lui tombaient dans la figure. Elle empestait le fixatif et la cigarette. Elle portait une robe hawaïenne, de style muumuu, beige à gros pois orange. Autour de ses épaules, un chandail de polyester beige était retenu par une vieille broche rouillée. Ses grosses jambes étaient recouvertes de bas déchirés. Elle portait des chaussures de plastique déformées.

Je regardais de tous côtés pour trouver quelqu'un qui me permettrait de m'échapper de Grosse Bertha. Personne ne se présenta. Bertha parut ennuyée, et finit par me saisir la main pour m'entraîner hors de l'autobus. Nous sommes allées nous asseoir sur un banc non loin, et Bertha commença à parler. Elle me dit qu'elle était l'une de mes sous-personnalités et que je devais apprendre à vivre avec elle. Elle ajouta qu'elle n'allait pas s'en aller et que, si je consentais à ouvrir mon esprit obtus, je verrais qu'elle avait beaucoup à offrir. Suzanne me guida de façon à ce que je demande à Grosse Bertha ce qu'elle avait à m'apprendre. Grosse Bertha me dit que je ne devrais pas juger les gens d'après leur apparence. Elle dit qu'elle pouvait tout à fait percer mon personnage spirituel factice. Je voulus protester, mais je me suis rendu compte tout à coup que j'avais eu tellement de préjugés contre Grosse Bertha lorsque je l'avais aperçue, que je ne voulais même pas discuter avec elle dans l'intimité de mon propre esprit.

Grosse Bertha continua à me dire que je ne pourrais pas progresser sur le chemin de mon développement spirituel si je n'arrivais pas à résoudre ce problème. Elle me rappela que j'avais toujours jugé les gens que je considérais gros et que seules faisaient partie de ma vie les personnes dont l'apparence extérieure me convenait. Dans mon for intérieur, je savais que Bertha avait raison. Je faisais semblant d'être évoluée spirituellement et prétendais ne pas me laisser influencer par les apparences et les signes extérieurs, mais je me dupais moi-même. J'avais cru en avoir fini avec ce problème depuis plusieurs années, alors que j'avais fait un certain travail là-dessus. Mais, là, il y avait Grosse Bertha qui me disait de me réveiller : il restait encore beaucoup à faire. Suzanne nous fit demander à nos sous-personnalités quels étaient leurs cadeaux. Grosse Bertha me répondit que le sien représentait l'unité de l'être. Si je pensais vraiment être une partie de cet univers holographique, je devais l'accepter, elle, que cela me plaise ou non. Toutes les personnes que je rencontrais, me dit-elle, je devais les regarder dans les yeux, avec amour et compassion, afin de me voir moi-même, intégralement. Et elle ajouta que notre rencontre allait être l'une des plus marquantes de ma vie. Elle avait raison.

Grosse Bertha Grande Gueule était une création de mon psychisme, fondée sur un aspect de moi-même que je ne pouvais pas accepter. Par l'entremise de cette visualisation guidée, elle fut capable de s'exprimer et de m'enseigner de grandes leçons. C'est une expérience qui m'a pris des mois à assimiler pleinement. Tout en elle était si réel, si entier, si naturel. Comment cette personne pouvait-elle faire partie de mon subconscient ? D'où pouvait-elle venir ? Comment se faisait-il qu'elle possède toute cette sagesse ? Je n'arrêtais pas de me poser ces questions. Même si j'avais eu tant de résistances à accepter Bertha, j'en redemandais encore.

Lentement, je parvins à rassembler mon courage pour aller jusqu'à l'arrière de l'autobus afin de rencontrer d'autres personnes. Je me dirigeai à l'aide de la visualisation, et me posai la question de savoir quelle sous-personnalité viendrait à ma rencontre. Lors de ce premier face-à-face seule avec ce groupe inquiétant, c'est Alice Agressive qui se manifesta. Elle était frêle et petite, avec des cheveux rouge vif dressés en l'air, broussailleux et crêpés. Ses premiers mots ont été ceux-ci : « Même si je suis petite, je suis coriace. Alors n'essaye pas de me chercher ! » Alice me dit qu'elle en avait marre que je m'efforce de me débarrasser d'elle. Elle me déclara qu'elle était probablement la meilleure amie que j'aie jamais eue. Ma colère était là pour me guider et m'avertir et, lorsque j'étais en danger, Alice criait à tue-tête après moi. Étant donné que j'avais toujours ignoré ses avertissements, il fallait, pour capter mon attention, qu'elle fasse des scènes et crie après tous ceux qui m'entouraient. Elle me révéla que son cadeau représentait ma forte intuition, qui me conduirait toujours vers des relations saines. Elle ajouta que la raison pour laquelle je n'avais que rarement eu l'expérience de relations saines, c'était que je passais trop de temps à parler, plutôt que d'écouter mes voix intérieures.

C'était difficile d'accueillir Alice Agressive à bras ouverts, étant donné que j'avais toujours cru que j'exprimais ma colère de façon inappropriée. J'avais essayé depuis des années de me débarrasser de mon agressivité. Mais Alice n'avait nul besoin de disparaître ; ce qu'elle voulait, c'était être acceptée et aimée. Elle désirait que j'écoute mon cœur plutôt que ma tête. Dès que j'ai perçu Alice comme une alliée, elle a commencé à s'apaiser. De saines et cohérentes manifestations de colère ont alors pris la place de mes explosions incontrôlables.

Celles dont je fis ensuite la rencontre étaient Greta Goinfre, qui ne pouvait s'empêcher de manger un gâteau au chocolat au complet, et Carmen Canaille, qui avait l'habitude de porter des jupes ultracourtes et de tenir des propos orduriers. Tout en se dandinant sur elle-même, Greta Goinfre me dit qu'elle était une grande amie de Grosse Bertha Grande Gueule. Son cadeau était la compassion et le lien intérieur avec tous les autres êtres humains. Elle me conseilla aussi de ralentir et de m'accorder davantage d'attention. D'après elle, j'étais complètement inconsciente du fait que je courais tout le temps dans tous les sens. Je suis effectivement un bourreau de travail, et Greta est celle qui panique et engloutit la nourriture afin de se sentir ancrée dans la réalité. Carmen Canaille, de son côté, apporta le cadeau de la grâce. Ce qu'elle voulait, c'est que je me traite de façon royale et que je me comporte de manière digne. Lorsque je ne le faisais pas, elle explosait et faisait des scènes pour se rendre intéressante et devenir le centre de l'attention. À mesure que j'explorais leur côté positif, et que je les accueillais en moi-même, tous ces aspects négatifs ont cessé de diriger ma vie. Ils se sont révélés de grands instructeurs de ma psyché. À partir du moment où j'ai donné suite à leur demande de recevoir de l'affection de ma part, ou à leur simple conseil de ralentir, ils sont devenus partie intégrante de ma conscience, et ont enrichi mon estime de moi-même et mon sentiment de complétude. Une fois que j'eus accueilli ces défauts, il n'a plus été nécessaire pour moi d'engloutir un litre de crème glacée, ou de porter des jupes ultracourtes. En devenant mes amis, ils ont cessé de faire irruption dans ma vie de façon déplacée.



La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés à tous.


Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (huitième partie, « Une vie digne d’être vécue, suite »).





Un autre livre de Debbie Ford.


Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.


Cet article est la suite de celui-ci.
         

Une vie digne d’être vécue (suite)

Pour mener à bien votre plan de changement, il  est essentiel de tenir parole. Ce que vous dites aux autres, et à vous-même, importe. Si vous vous promettez de vous nourrir plus sainement, mais que vous ne le faites pas, vous faites la preuve, au regard de l'univers ainsi que de vous-même, de votre absence de crédibilité. Si vous déclarez que vous allez décrocher un nouvel emploi l'an prochain, et que cela n'arrive pas, vous envoyez le message qu'on ne peut vous croire. Même s'il s'agit d'une tâche banale, comme mettre à jour le solde de votre carnet de chèques, si vous ne le faites pas, vous signifiez à vous-même et à l'univers que vous ne tenez pas parole. Ces promesses brisées finissent par miner l'estime de soi.

Il y a des années, j'ai pris part à un programme appelé le Forum, consistant en un séminaire de développement personnel d'une durée de trois jours. C'est là que j'ai appris l'importance de tenir parole, avec pour résultat que ma vie entière changea. C'est très simple : Faites ce que vous dites. Si vous n'avez pas l'intention de le faire, ne le dites pas. Que votre parole devienne votre plus précieux actif. Traitez-la comme de l'or, et elle vous rapportera de l'or : la capacité de créer dans le monde ce que vous voulez. Chaque fois que vous faites ce que vous avez promis de faire, vous exercez vous-même et l'univers à croire que vous êtes digne de confiance. Ainsi, lorsque vous commencez à travailler sur des objectifs plus importants, lorsque vous déclarez que vous allez gagner de l'argent, tomber amoureux, écrire un livre ou ouvrir une clinique, vous serez capable de le faire.

Quand nous nous mentons constamment à nous-mêmes, il nous est difficile de croire les autres. Les résolutions de nouvelle année, auxquelles vous ne donnez jamais vraiment suite, demeurent au stade de simples souhaits. Votre parole, si elle n'est pas prise au sérieux, n'est rien d'autre que du bruit. Il est vrai que la communication est un merveilleux cadeau, mais votre parole a beaucoup plus à vous apporter. Elle peut vous aider à façonner votre vie. Elle peut vous conférer pouvoir et liberté. Lorsque vous prenez l'engagement de faire quelque chose pour vous-même ou une autre personne, et que vous savez que vous allez poursuivre jusqu'au bout, vous avez le pouvoir. Lorsque vous voulez changer quelque chose dans votre vie, et que vous vous savez capable de le faire, vous avez la liberté.

Dans Le code caché de votre destin, James Hillman écrit ceci : « Vous êtes né avec un caractère, un don conféré, selon l'ancienne légende, par les anges gardiens qui ont présidé à votre naissance. » La découverte du don reçu à votre naissance, de votre mission de vie, constitue toute une démarche. Cela prend du temps ; c'est comme si l'on devait enlever une à une les couches dissimulant ce qui vous appartient en propre, votre empreinte personnelle unique. Chacun de nous a une vocation. Vous avez quelque chose que personne d'autre sur cette planète ne partage. Votre vocation peut consister à guérir les gens, en prendre soin, enseigner, ou découvrir un remède contre le cancer. Cela peut être un mode d'interaction dans les rapports avec les autres, une expression de créativité, ou le fait d'élever des enfants. Quelle que soit votre mission, si vous vous engagez à la découvrir et à la réaliser, elle comblera votre cœur et vous procurera un sentiment d'inspiration.

Voici ce que le docteur David Simon écrit :

« Le concept du dharma, que l'on peut rendre par le terme mission, implique qu'il n'y a pas de pièces détachées dans l'univers. Chaque être humain qui apparaît dans le monde est doué d'une perspective unique et d'une gamme de talents lui permettant de développer un aspect de l'intelligence naturelle qui n'a jamais été exprimé avant lui. Lorsque nous vivons dans le dharma, nous sommes au service de nous-mêmes et de ceux qui sont affectés par nos choix. Nous savons que nous sommes dans le dharma quand il devient impensable pour nous de faire autre chose que ce que nous accomplissons actuellement dans notre vie. L'un des plus grands services que nous pouvons rendre à une autre personne, c'est de l'aider à découvrir son propre dharma. C'est là un des rôles les plus importants que les parents peuvent jouer dans la vie de leurs enfants. »

Ne paniquez pas si vous ne savez pas maintenant en quoi consiste au juste votre dharma, ou votre mission de vie. Commencez simplement à faire ce travail et faites confiance aux réponses issues de vous-même. Vos voies intérieures sont là pour vous guider vers la réalisation. Les gens ignorent souvent leur intuition et leurs guides intérieurs depuis si longtemps que la partie d'eux-mêmes qui peut les aider le plus se trouve réduite au silence. Lorsque vous savez que vous devriez faire une chose et que vous en faites constamment une autre, vous assassinez votre esprit et reniez votre essence. Cela rend difficile la découverte de la vision en vous. Nous avons presque tous déjà eu un aperçu de notre vocation, mais pour une raison ou une autre, nous avons choisi de ne pas la suivre. Maintenant, lorsque nous nous pensons prêts à la reconnaître et à la vivre, elle se dérobe. Il vous faut être à l'écoute de la partie de vous-même qui a essayé de vous guider vers de plus hautes aspirations. Demandez à vos guides intérieurs de vous montrer votre mission de vie, et ils le feront. Vous devez lever le voile sur votre vocation personnelle et vous rappeler qu'il y a une raison à la base de votre existence.

Plus je faisais de travail sur moi-même, plus je sentais que je devais trouver quelque chose de nouveau à faire dans ma vie. Plongée dans la plus grande perplexité à ce sujet, tous les matins je récitais, à genoux, la prière des Alcooliques Anonymes :

« Mon Dieu, je m'offre à Toi - pour que Tu me façonnes et fasses de moi ce que Tu veux. Libère-moi de l'esclavage de moi-même, afin que j'accomplisse au mieux Ta volonté. Prends le fardeau de mes difficultés, afin que la victoire remportée sur elles porte témoignage, à l'égard de ceux que j'aiderai, de Ton pouvoir, Ton amour et du mode de vie que Tu inspires. Permets que j'accomplisse toujours Ta volonté ! »

Le rituel de la prière quotidienne m'a apporté la foi qu'un jour je découvrirais ma mission de vie. C'est pourquoi, lorsque j'ai eu ma vision, des mois plus tard, assise dans ma voiture, j'ai su que c'était l'Esprit qui me montrait ma voie.

Beaucoup renient leur vocation par crainte de ne pas pouvoir l'accomplir. Ils refusent de prendre en compte leurs dons plutôt que d'envisager un futur qui semble hors d'atteinte. Bien des gens se sont résignés à ne jamais trouver leur don unique. Pourtant, la découverte de notre mission de vie est vraiment quelque chose qui vaut la peine. C'est notre droit fondamental, conféré par notre naissance. Notre conscience mentale seule nous impose des limites.

Je vous suggère de rédiger une déclaration de mission personnelle. Écrivez cinq ou dix mots qui vous inspirent réellement. Agencez ensuite ces mots pour en faire une déclaration puissante qui vous guidera et vous maintiendra sur la voie de l'accomplissement de la mission de votre âme. La première fois que j'ai essayé cela, c'était dans le cadre du « cours avancé » offert par l'Institut Landmark. Lorsque vint mon tour de partager la vision que j'avais de ma vie, je n'avais aucune idée en tête. Alors, sans y penser, voici les paroles qui sortirent de ma bouche : « J'incarne la possibilité que tous les êtres humains puissent s'inventer à partir de rien. » Au début, je n'ai pas su ce que cela voulait dire. Mais, après réflexion, je vis que j'avais en moi la ferme conviction que nous pouvons tous nous transformer selon le vrai désir de notre cœur. Je suis convaincue aussi qu'indépendamment de ce que vous avez été ou de ce que vous avez vécu, vous avez en vous l'aptitude de vous réinventer vous-même sans cesse. Je crois que vous n'avez pas à rester figé dans les vieux schémas et les anciens comportements. Vous pouvez changer d'amis ou de profession autant de fois qu'il est nécessaire, jusqu'à ce que vous puissiez être en mesure d'exprimer votre empreinte personnelle unique.

Cette déclaration de mission que j'ai faite me rappelle quotidiennement ce que je dois accomplir. Cela m'invite à faire du mieux que je peux et me laisse l'opportunité de réinventer et d'exprimer un nouveau moi autant de fois que je le veux. Trouvez une formulation qui a une signification personnelle pour vous. Personne d'autre n'a besoin de la comprendre ou même d'en avoir connaissance. Utilisez-la pour vous rappeler votre destination et vous garder dans le moment présent.

Gandhi a déclaré : « Les seuls démons de ce monde sont ceux qui rôdent autour de notre cœur. C'est là que la bataille doit être livrée. » Le travail sur l'ombre consiste à ouvrir votre cœur et à faire la paix avec vos démons internes. Il s'agit d'accueillir et d'intégrer vos peurs et vos faiblesses et d'éprouver de la compassion à l'égard de votre propre humanité. Accordez-vous à vous-même le don du cœur. Dès que vous ouvrirez votre cœur à vous-même, vous l'ouvrirez aux autres.

Vous êtes digne d'amour, de mérite ; vous avez tout en vous. Ayez confiance en votre sagesse intérieure et soyez convaincu de votre valeur, résidant au cœur de votre être. Allez au-delà des limites que vous vous imposez, et prenez l'engagement de vivre la vie que vous aimez. Demandez l'amour et le soutien de la part de l'univers. Priez Dieu qu'il vous emplisse de sa force et de sa compassion. Prenez conscience de ce que vous êtes actuellement, puis passez à un niveau supérieur. Accordez-vous la permission de tout avoir, vous le méritez !







La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés à tous.


dimanche 3 mars 2019

Dix enseignements de Bouddha (traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »).



Dix enseignements de Bouddha. 


Ce texte est une traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »

Il est la suite de celui-ci.

Qu'est-ce qui peut vous aider à changer votre vie pour le meilleur et à vous débarrasser de ce qui est en trop ?

Bouddha Gautama était un maître spirituel et le fondateur du bouddhisme dans l'Inde ancienne. Ses enseignements ont été compilés par ses disciples.

Nous vous proposons de prêter attention à ces enseignements qui, bien qu’ils ne vous obligent à rien, peuvent changer votre vie de la meilleure façon possible.

1. Partir de peu est normal

Une cruche se remplit petit à petit, goutte à goutte. Un homme sage se remplit progressivement de bien.
Ralph Waldo Emerson a déclaré que « chaque enseignant était au moins une fois un apprenti ». Nous avons tous commencé à partir de peu, ne l'oubliez pas. Si vous êtes organisé et patient, vous réussirez. Personne ne reçoit rien de bon du jour au lendemain. Béni soit celui qui est prêt à commencer à partir de peu et qui travaille avec constance jusqu'à ce que sa cruche se remplisse.

2. Les pensées sont de la matière

 « Tout ce que nous sommes provient de nos pensées. Avec nos pensées, nous construisons le monde. Parlez ou agissez avec un esprit pur et le bonheur vous suivra, inséparable comme votre ombre. »
Bouddha a dit : « Tout est dans l'esprit. Nous devenons ce que nous pensons ». Pour vivre correctement, vous devez remplir votre esprit de « bonnes » pensées. Les mauvaises pensées vous détruisent. Votre façon de penser définit vos actions, vos actions définissent vos résultats. Si vous changez votre façon de penser, vous changerez aussi votre vie. Bouddha a dit ; « Les actes erronés dépendent de l'esprit. Si votre façon de penser change, y aura-t-il encore des actes erronés ? ».

3. Pardonner

« La haine n'est pas apaisée par la haine, mais par l’amour. »
Lorsque vous libérez ceux que vous mettez en prison du fait de votre manque de pardon, vous vous libérez vous-même. Il n'est pas possible de faire du mal à quelqu'un sans se faire aussi du mal à soi-même. Apprenez à pardonner le plus vite que vous pourrez. Bouddha a déclaré : « Il n'y a pas de feu dans le monde plus fort que la passion, pas de requin plus féroce que la haine, pas d'ouragan plus dévastateur que la cupidité. ».

4. Les actions sont importantes

« Si vous devez faire quelque chose, faites-le de tout cœur. »
Pour grandir, il faut travailler tous les jours. Le proverbe dit : «  Dieu donne à manger un vermisseau à chaque oiseau, mais il ne le jette pas dans son nid ». Si vous vous êtes engagé à réaliser quelque chose, faites-le de tout votre cœur.

5. Essayez de comprendre l'autre

« Répondez toujours avec bienveillance ; ce n'est qu'ainsi qu'il est possible de rendre ce monde meilleur. Répondez avec gentillesse ou ne répondez pas. Si vous répondez par le mal au mal, il y aura plus de mal encore. »
Stephen Covey a déclaré: « Essayez d'abord de comprendre, et seulement après essayez d'être compris. » C'est facile à dire mais difficile à faire : vous devez utiliser toute votre énergie pour comprendre le point de vue de l'autre. Lorsque vous vous sentez en colère, essayez d’oublier votre colère. Écoutez les autres et essayez de comprendre leur point de vue et vous recevrez de la tranquillité en retour. Concentrez-vous sur le fait d'être heureux plutôt que d'avoir raison.

6. Contrôlez votre propre esprit

 « Maîtrise tes paroles, maîtrise tes pensées, ne fais de mal à personne. Suivez ces indications fidèlement et vous avancerez sur le chemin des sages. » 
La plus grande victoire est celle qui s'obtient sur soi-même. Pour l’emporter sur vous-même, vous devez contrôler votre esprit. Vous devez contrôler vos pensées, vous ne devez pas les laisser errer comme les vagues de la mer. Vous pouvez penser : « Je ne peux pas contrôler mes pensées, les pensées apparaissent par elles-mêmes. » Il y a une réponse à cela : vous ne pouvez pas empêcher un oiseau de voler au-dessus de vous, mais vous pouvez certainement l’empêcher de faire un nid sur votre tête.

7. Vivre en harmonie

«La victoire génère le ressentiment qui cède le pas à la haine car le vaincu est malheureux. La plus grande victoire est celle qui s'obtient sur soi-même ».
Ne cherchez pas à l'extérieur ce qui ne peut être que dans votre cœur. Très souvent, nous avons tendance à nous perdre en regardant à l'extérieur, pour ne pas voir la vérité à l'intérieur. L’harmonie n'est pas dans un nouvel emploi, une nouvelle voiture ou un nouveau mariage. L'harmonie est déjà à l’intérieur de nous.

8. Soyez reconnaissant

«La santé est le plus beau des cadeaux, la joie est la plus grande des richesses ».
Il y a toujours quelque chose pour lequel il vaut la peine de remercier. Tout le monde n’a pas été capable de se réveiller aujourd’hui, et hier soir, une personne s’est endormie pour la dernière fois.

9. Soyez fidèle à ce que vous savez

« Tout comme le vent ne secoue pas l’énorme rocher, la flatterie ou le reproche ne remuent pas non plus le sage. »
Nous savons beaucoup de choses mais nous n’agissons  pas toujours en fonction de ce que nous savons. Si vous endurez la défaite, cela ne se produit sûrement pas parce que vous ne saviez pas comment agir ; cela s’est produit parce que vous n'avez pas fait ce que vous saviez qu’il fallait faire. Soyez donc fidèle à vous-même et à ce que vous savez.

10. Partagez votre bonheur

« Des milliers de bougies peuvent être allumées avec une seule bougie et la durée de vie de la bougie ne sera pas raccourcie. Le bonheur ne diminue jamais lorsqu'il est partagé. »
Le bonheur non seulement ne diminue pas mais, au contraire, il grandit quand on le partage. Alors ne le cachez pas aux personnes que vous connaissez, rendez ceux qui vous entourent plus heureux.

Et enfin:

«N'acceptez pas ce que je dis simplement à cause du respect que vous avez pour moi. De même que l'or est mis à l'épreuve du feu, mettez mes mots à l'épreuve du feu de votre expérience spirituelle »

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

samedi 2 mars 2019

Compte rendu du spectacle de mentalisme de Taha Mansour « L’effet papillon » du samedi 2 mars 2019 au Théo-Théâtre, découverte d’un prodige du mentalisme.




L’affiche du spectacle de Taha Mansour.


Il y a des fois où l’on ne prête pas attention aux événements qui nous arrivent, sans doute parce que l’on est trop distrait par d’autres préoccupations. Mais aujourd’hui samedi 2 mars 2019, j’ai vu le spectacle de celui qui deviendra sans doute un des plus grands mentalistes français (ou plus encore…), « L’effet papillon »  de Taha Mansour au Théo-Théâtre. Je ne le savais pas — je lui ai posé la question — mais Taha Mansour a juste vingt ans et il est encore étudiant. Le show qu’il a conçu et dont il est l’acteur magique est une performance de mentalisme hyper-intelligente (avec constamment un arrière-plan philosophique ou psychologique) sur laquelle plane l’ombre des mentalistes les plus célèbres, de Banachek à Luke Jermay en passant par Sylvain Vip. Vous savez mon amour des comparaisons littéraires, mais Taha en mentalisme est un peu notre Rimbaud. Comme dans le cas du très grand et très jeune poète français, il présente des expériences qui paraîtraient réalisables seulement par des mentalistes de plus de 30 ans avec déjà une longue pratique.

Mais qu’est-ce que l’effet papillon ? Un scientifique, Edward Lorenz, a découvert que le mouvement d'une aile d'un papillon au Brésil peut en théorie générer un ouragan au Texas.

La formulation exacte qui en est à l'origine fut exprimée par Lorenz lors d'une conférence en 1972. Il travaillait sur des prévisions météorologiques grâce à des systèmes informatiques. D’après les lois déterministes — également dites prévisionnistes — toute action X aurait des conséquences Y prévisibles grâce à des formules mathématiques. Lorenz a constaté, dès 1963, le fait que des variations infimes entre deux situations initiales pouvaient conduire à des situations finales sans rapport entre elles.

Il a affirmé qu’il n’était pas envisageable de prévoir correctement les conditions météorologiques à très long terme (par exemple un an), parce qu’une incertitude de 1 sur 106 lors de la saisie des données de la situation initiale pouvait conduire à une prévision totalement erronée. Or d’une part, ces incertitudes sont inévitables, d’autre part, l’homme ne peut pas prendre en compte tous les éléments qui constituent son environnement, surtout lorsqu’il s’agit de variations infimes.

C'est sur cet arrière-fond philosophique et scientifique du concept de l’effet papillon que Taha Mansour développe un show constitué de nombreuses divinations et prédictions : celle d’une pièce dans une main (le « In Which Hand »), celle d’une carte choisie au hasard, d’un signe astrologique, même d’une date de naissance, ou le prénom du père d’un spectateur.

Son final, avec des touches psychokinétiques et la transmission télépathique d’un dessin entre deux spectateurs, est tout bonnement époustouflant.

Je mentionne, comme à l’habitude, ces deux données fondamentales de mes comptes rendus :

1) Je ne suis pas ami avec Taha Mansour, je n’étais  pas payé par lui pour aller à son spectacle (!) et, depuis 49 ans que j’assiste à des spectacles de magie, j’en ai vu bien d’autres.

2) Je vous rappelle ce qu’a déclaré Sacha Guitry à un jeune auteur venu le voir, enthousiaste, en criant : « Maître, maître, j’ai enfin réussi, j’ai écrit un livre totalement objectif. ». Le maître a simplement répondu : « Si votre livre est totalement objectif, dans ce cas-là, ne le signez pas ». Je signe donc mon article une nouvelle fois sans aucune hésitation car je revendique ma subjectivité…

En résumé, vous apprendrez, grâce à ce show de mentalisme, beaucoup de choses, plus que je ne peux vous en dire, sur la philosophie des lois qui régissent ce bas monde, à travers des expériences psychiques hors normes et impossibles, que vous pourrez vivre personnellement. 

Bravo à Taha Mansour pour son show très original, très démarqué par rapport aux autres spectacles de la même catégorie.

Accourez donc assister à l'étonnante prestation de mentalisme de Taha Mansour « L’effet papillon » (tous les samedis à 17 heures jusqu’à la fin du mois de mars), si vous adorez à la fois la philosophie et la science et que vous êtes passionné par les prodiges de l’esprit humain.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.