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mercredi 13 juin 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dixième partie) (Comment gérer les moments en dehors de votre travail, de votre action ?).




Un livre d'Abraham Maslow.

Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci.

Voici le résumé de ce livre.

Comment gérer les moments en dehors de votre travail, de votre action ?

C’est un point qui n’est jamais abordé dans les manuels de savoir écrire ou de savoir vivre : comment gérer les moments où vous ne travaillez pas, où vous n’écrivez pas. Supposons que vous ayez écrit pendant sept heures, ce qui est déjà beaucoup, vous vous retrouvez à présent dans le vide. C’est là que les doutes, la fatigue, la dépression vous assaillent. Vous vous demandez si vous allez pouvoir continuer, si vous aurez toujours des idées, si vous allez pouvoir terminer votre livre. Si nous avions la possibilité d'arrêter et de démarrer automatiquement les états psychiques, tout serait d’une grande facilité. Nous passerions de la contraction à la décontraction sur un signe, sur un geste. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Il est nécessaire d’abord de se replier sur les choses simples de la vie quotidienne : ranger votre maison, jeter les affaires inutiles, s’allonger sur votre lit sans rien faire. Ce n’est pas évident car vous êtes encore surexcité. Mais comment procéder pour lutter alors contre les doutes qui vous envahissent. Se raconter des histoires motivantes peut être une bonne solution. Narrez-vous l’histoire de vos réussites. Personnellement, je récapitule les livres que j’ai écrits. Naturellement, vous pouvez dans ce moment déprécier ces succès et penser que vous auriez pu agir plus ou mieux. Rappelez-vous alors ce principe de la PNL qu’à tout moment, nous entreprenons le maximum que nous pouvons, étant donné notre situation. C’est une idée très consolante.

Il faut aussi opérer des récapitulations. De véritables récapitulations, non des regards plaintifs ou angoissés en direction de votre passé, ce qui serait très mauvais. J’ai développé, pour m’aider à accomplir ce travail psychique, deux métaphores empruntées l’une à la Bible, l’autre à la mythologie illustrant le principe de ne pas se tourner vers son passé. La première est celle de la femme de Loth : la femme de Loth est transformée en statue de sel pour avoir voulu se retourner sur le spectacle de l’anéantissement de Sodome et de Gomorrhe malgré l’interdit de Dieu. La deuxième est celle d’Orphée et d’Euridyce : le dieu des enfers rendit Euridyce à Orphée à condition qu' Orphée ne regarde pas sa femme avant d'être arrivé à la surface de la terre. Mais Orphée, inquiet de savoir si sa bien-aimée était toujours là, tourna sa tête vers celle-ci avant d'arriver sur la terre ferme. A ce moment-là, elle disparut soudainement. Ces deux métaphores signifient que, pour agir, pour écrire, il ne faut pas se retourner derrière soi. Ne relisez pas votre texte avant la fin de votre travail. C’est seulement une fois votre travail terminé que vous aurez tout loisir pour corriger les fautes d’orthographe, enlever les répétitions, changer les expressions trop lourdes.

Donc j’appelle récapituler, vous arrêter et réfléchir à l’endroit où vous en êtes, sauvegarder vos fichiers, imprimer le travail effectué, amasser les réalisations construites progressivement. Vous pouvez avoir un objet qui symbolise cette récapitulation. Ce peut être n’importe quoi, une écharpe, un foulard, simplement quelque chose que vous avez associé à cette nécessaire récapitulation. Regardez-le de manière automatique quand vous désirez récapituler
.
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


dimanche 6 mai 2018

Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 7, « Le non diplomatique « ) (troisième partie).




 Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci.

Le septième chapitre s’intitule « Le non diplomatique ».
En voici le résumé.

En refus diplomatique, trois possibilités s'offrent à vous : le refus total, le refus partiel et la proposition de changement. J’ai déjà traité du refus total, je vais parler aujourd’hui du refus partiel et de la proposition de changement.

Le refus partiel

Cette forme de refus convient quand vous ne pouvez (ou ne voulez) pas satisfaire la totalité de la demande de l'autre, mais qu'une partie de cette demande vous reste acceptable.

Dans ce cas, le refus partiel consiste à exprimer avec précision les éléments de la demande que vous pouvez (ou voulez bien) satisfaire et ceux sur lesquels il y a une restriction.

Exemple : Votre fils vous demande de l'emmener au collège pour 8 h 30.
« J'ai un rendez-vous à 8 h 30. Je peux te déposer au collège à 8 h 10, si cela te convient. »
Ou bien :
« Je n'ai pas envie de t'accompagner faire les courses. Tu connais mon horreur des grands magasins, mais je serai présent à ton retour pour décharger la voiture et ranger les courses dans la maison. »

La proposition de changement

Cette façon de procéder concerne les situations que vous souhaitez voir cesser parce qu'elles ne vous conviennent plus ou qu'elles ne vous ont jamais convenu. Maintenant, vous avez enfin les moyens d'y mettre fin.

La proposition de changement sert à expliquer le problème sans accuser et sans atteindre l'autre dans son identité et à offrir des solutions. C'est à la fois une demande d'une nouvelle façon de faire et un refus de ce qui avait lieu jusqu'alors. Présentez la nouvelle solution en mettant en valeur ses avantages pour l'autre, pour vous et pour la qualité de votre relation.

Christel Petitcollin dit souvent à ses clients : « N'amenez jamais de problème dans le bureau de votre chef sans avoir quelques solutions à proposer pour le résoudre. » Critiquer n'est constructif que lorsqu'on a l'esprit orienté vers les solutions.

Voici la trame de la proposition de changement :

Je comprends que...    Montrez de la compréhension pour les motivations, de l'empathie.
Mais lorsque tu...        Décrire le comportement (s'en tenir aux faits).
Conséquences matérielles      Coût, perte de temps, stress, fatigue, sentiments.
C'est pourquoi je te propose (je veux)           Solutions.
Comme ça, tu pourras (nous pourrons ou je pourrai) Avantages.

Voici un exemple tiré d’un des séminaires de Christel Petitcollin :

« Patron,
Je sais que vous êtes surchargé de travail et qu'il n'est pas toujours possible pour vous d'anticiper sur les tâches que vous voulez me confier. Mais lorsque vous me demandez d'effectuer un travail urgent à 16 h 30 alors que je suis censé quitter mon poste à 17 h 00, cela me fait partir très en retard. Cela alourdit mes journées de travail et coûte à l'entreprise des heures supplémentaires qui pourraient être évitées. C'est pourquoi je vous propose de vous téléphoner tous les jours vers 15 h 00 pour vérifier avec vous s'il y a des tâches urgentes en attente. Comme cela vous serez certain qu'elles seront effectuées avant 17 h 00 et vous n'aurez plus d'heures supplémentaires à rémunérer. »

À vous : Quelle situation est en train de vous gâcher la vie ? Quelles solutions allez-vous mettre en œuvre ? Comment allez-vous les formuler ?

Prenez le temps d’écrire la formulation qui vous satisfait le mieux. « Mon cher… il faut que je te parle d’un problème qui nous concerne tous les deux… Je comprends que … mais lorsque… »

Vous voilà maintenant dépositaire de trois formules de refus.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 4 mai 2018

Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 7, « Le non diplomatique « ) (deuxième partie).




Un livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci.

Le septième chapitre s’intitule « Le non diplomatique ».

En voici le résumé.


Il y a dans la vie des moments où le refus s'impose : premièrement, quand la demande ou le comportement est totalement inacceptable ou bien quand la demande où le comportement ne vous convient absolument pas.
Deuxièmement, lorsque vous souhaitez voir cesser une situation qui ne vous convient plus ou qui ne vous a jamais convenu, mais à laquelle vous n'aviez pas encore les moyens de mettre fin.
Le refus s'impose aussi quand vous ne pouvez pas (ou ne voulez pas) satisfaire la totalité de la demande de l'autre.

En refus diplomatique, trois possibilités s'offrent à vous : le refus total, le refus partiel et la proposition de changement. Et bien sûr, rappelez-vous, vous avez le droit et même le devoir de prendre le temps de réfléchir à ce que vous allez dire et de préparer vos réponses à l'avance. Avec de la pratique, trouver les mots justes deviendra de plus en plus rapide, facile et naturel.

Le refus total

Commençons par celui qui peut paraître le plus abrupt des refus, le refus total. Il est en même temps le plus simple des refus à poser puisqu'il ne laisse aucun espace de négociation. Malgré son aspect irrévocable, il peut être formulé avec chaleur et empathie. Il est tout à fait possible de dire un « non » définitif, tout en se montrant compatissant.

Le refus total se pratique en quatre temps.

1)         Montrez-vous compréhensif et empathique.
2)         Exprimez calmement et fermement votre refus.
3)         Donnez éventuellement votre raison. (Rappel : Expliquer n'est pas se justifier.)
4)         Offrez une ouverture vers d'autres solutions. (Attention : Ne dictez pas de solution.)

Votre refus pourra prendre cette forme : « Je comprends que... Mais je ne peux pas (ou je ne veux pas)... parce que... Peut-être pourrais-tu... ? »

Par exemple :
« Je sais que c'est difficile pour toi d'être sans voiture depuis ton accident et j'espère qu'elle sera rapidement réparée. Mais je ne peux pas me rendre disponible pour te servir de chauffeur à chaque fois que tu en as besoin parce que mon emploi du temps est déjà surchargé. Peut-être peux-tu demander ce service à d’autres amis, louer une voiture de temps en temps ou se renseigner sur les transports en commun. Il paraît qu’ils sont très bien organisés dans notre ville. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 6, « Le langage dynamique ») (première partie).





Un livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci

Le sixième chapitre s’intitule « Le langage dynamique ».

En voici le résumé.

Maintenant,  nous allons nous intéresser plus spécifiquement à l'art d'énoncer clairement ce que nous avons à dire. Les mots que nous utilisons, nos tournures de phrases, nos expressions en disent plus long sur nous-mêmes que nous ne pourrions le soupçonner. Sans le savoir nous exprimons nos peurs, nos doutes ou notre manque de motivation et sans le savoir non plus nos interlocuteurs les captent cinq sur cinq.

Par exemple, si vous entendez quelqu'un vous dire : « Demain, j'essaierai d'être à l'heure », vous ne serez pas surpris de son retard malgré la bonne volonté affichée. Cette personne vous a prévenu d'avance que sa ponctualité ne serait qu'un « essai ». Ainsi, il est possible en étant plus attentif au langage employé de modifier le sien, autant pour qu’il reflète mieux ce que l’on souhaite montrer de soi-même que pour se dynamiser en le prononçant.

Faites ce test : remplacez : « Il faudrait que je fasse (telle chose) » par : « Je choisis de faire (cette chose) maintenant, pour que (raison positive pour vous). » Ça change tout, n'est-ce pas ?

Souvent, les gens utilisent des formulations tellement tièdes, hésitantes et compliquées que leurs interlocuteurs ne savent même pas qu'il s'agit d'une demande ferme ou d'un ordre. Espérer obtenir un silence total en disant : « Soyez gentils les enfants, faites un tout petit peu moins de bruit, s'il vous plaît », est totalement utopique. Mais la mère qui prononce ce genre de phrases vous dira : «  Mes enfants ne m'écoutent jamais ! » sans réaliser que les enfants ont pourtant obéi à sa demande en faisant effectivement juste « un tout petit peu moins de bruit », exactement comme elle l'avait demandé.

De notre petite enfance, nous avons gardé la nostalgie d'être « devinés » par notre entourage. Bien que nous ayons grandi, nous attendons encore des adultes qui nous côtoient qu'ils nous devinent à demi-mot. En échange, nous nous efforçons également de lire dans leurs pensées. Malheureusement, la pensée d'un adulte est extraordinairement riche et complexe. Tellement complexe que nous avons parfois du mal à nous comprendre nous-mêmes !
Alors, comment les autres pourraient-ils nous comprendre si nous ne leur disons pas clairement les choses ? Et puis, est-ce vraiment leur rôle de déployer les efforts et l'attention d'une mère pour son tout-petit pour nous décoder, alors que nous maîtrisons maintenant le langage ? Mais énoncer clairement et simplement ce que nous avons à dire n'a pas fait partie de notre éducation.

 Nous avons plutôt appris à « suggérer que... », à « évoquer la possibilité de... », à « faire allusion à... », à « tendre une perche » pour que l'autre « la saisisse ». Bref à nous exprimer dans un langage codé que nous croyons être de la diplomatie alors qu'il ne s'agit que d'une invitation à la lecture de pensée, source de la plupart des malentendus.

C'est pourquoi la règle de base pour assainir la communication est la suivante :

TOUTE DEMANDE NON EXPRIMÉE N'A PAS À ÊTRE SATISFAITE.

Si je n'ai pas clairement demandé ce que je veux, je ne peux pas en vouloir à l'autre de ne pas avoir compris. S'il ne m'a rien demandé, je n'ai pas à deviner qu'il voulait quelque chose.

Christel Petitcollin a souvent des clients qui disent ce genre de chose :

— J'aimerais tellement qu'il / elle comprenne que...
— Le lui avez-vous dit ? répond-elle.
— Non, je ne sais pas comment lui dire !
— Pourquoi ne pas le lui dire exactement comme vous venez de me le dire : «  J'aimerais tellement que tu comprennes que... » et elle reformule toute la phrase.

Le client est songeur :

— Ça a l'air tellement simple, dit comme ça.
— Ça l'est. Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot. Dites-lui les choses sobrement.

Car paradoxalement, le plus compliqué en communication, c'est peut-être d'apprendre à simplifier notre façon de communiquer !



Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 3 mai 2018

Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 5, « Les bons réflexes relationnels ») (cinquième partie, «Ne vous justifiez plus»).






Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci.
Le cinquième chapitre s’intitule « Les bons réflexes relationnels ».

Voici un des bons réflexes relationnels à acquérir pour être sûr de ne plus vous faire piéger dans vos relations.

Ne vous justifiez plus

« Qui s'excuse s'accuse », dit le proverbe. À chaque fois que je me justifie, je plaide coupable.

Imaginez le dialogue qui pourrait avoir lieu entre une vendeuse et vous dans un magasin :

— Combien coûte ce pull-over ?

— Euh, il fait 80 E. Parce que vous comprenez, nous les achetons déjà 25 € / pièce à l'usine qui les fabrique. Entre les taxes, les charges, le salaire du personnel et le loyer du magasin, on ne peut pas faire autrement que de les vendre à ce prix-là. Sinon on ne rentre plus dans nos frais et il n'y a plus qu'à mettre la clé sous la porte. Surtout qu'il va y avoir les illuminations de Noël et c'est nous les commerçants qui allons en payer la facture d'électricité...

Plus elle insistera avec de nouveaux arguments, abondant dans le même sens, plus le prix du pull-over vous paraîtra inacceptable et la boutique et sa vendeuse bien bizarres. Il aurait mieux valu qu'elle dise sobrement : « Il coûte 80 € parce qu'il est en pure laine vierge » et vous auriez trouvé le prix correct. Plus l'explication est courte et affirmée, plus elle est convaincante.

De la même façon, beaucoup de jeunes parents s'enlisent dans des justifications interminables quand ils essaient de poser une limite à leur enfant.
«  Il faut que tu ailles au lit maintenant parce que sinon demain tes petits yeux ne pourront pas s'ouvrir et puis tu vas être tout fatigué à l'école et comme tu n'écouteras pas bien la maîtresse, tu auras des mauvaises notes, etc. »

Que d'énergie gagnée pour un résultat tellement plus efficace lorsqu'on sait dire simplement : « Tu vas au lit maintenant parce qu'il est tard. »
D'autre part, refusez d'entrer dans le jeu des « pourquoi ? » qui cherche à vous mettre en accusation.

Ce sont souvent les anxieux qui nous obligent à nous justifier pour se rassurer mais ils obtiennent le résultat opposé. Imaginez une autre scène : vous exprimez vos inquiétudes à un chirurgien quant à l'opération que vous devez subir. Celui-ci, croyant que vous mettez en doute sa compétence, vous supplie de vous laisser opérer par lui parce qu'il est un très bon chirurgien et qu'il réussit toutes ses opérations. Regagnera-t-il votre confiance avec ce comportement ?

Il y a des choses qui sont impossibles à prouver : l'amour, la fidélité, l'honnêteté... Plus on essaiera de le faire, plus on renforcera l'autre dans ses raisons de douter. Alors, ne vous justifiez plus. Donnez une explication courte et tenez-vous à cette explication : « Je t'ai donné ma raison, si elle ne te convient pas, je ne peux rien faire de plus. »

En prenant tout le temps dont vous avez besoin pour réfléchir calmement, en vous donnant le droit de ne pas répondre aux questions, l'autorisation de changer d'avis, en énonçant de vraies raisons courtes, affirmées et sans justifications inutiles à vos refus, les relations humaines vont brusquement vous paraître bien plus simples à gérer. Il ne vous reste plus qu'à apprendre le langage dynamique et le non diplomatique dans les prochains articles du blog pour que votre palette d'outils d'affirmation de vous soit complète.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 5, « Les bons réflexes relationnels ») (quatrième partie, « Ne donnez plus de fausses raisons à votre refus »).








Sans commentaire


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.


Cet article est la suite de celui-ci.
Le cinquième chapitre s’intitule « Les bons réflexes relationnels ».

Voici un des bons réflexes relationnels à acquérir pour être sûr de ne plus vous faire piéger dans vos relations.


Ne donnez plus de fausses raisons à votre refus

Il n'existe que deux « non » totalement incontournables : « Non, je n'ai pas besoin » et « Non, je n'ai pas envie ». Comme ils nous paraissent souvent trop difficiles à prononcer, nous donnons des prétextes, des excuses ou des explications plus ou moins crédibles. La plupart du temps, nos interlocuteurs n'insistent pas parce qu'ils sont polis mais ils gardent une mauvaise opinion de nous. Ils nous trouvent, avec raison, un peu lâches et menteurs.

Quant aux autres, les malpolis, les lourdauds ou ceux que notre refus maladroit n'arrange pas, ils passeront outre et sauront nous acculer dans nos derniers retranchements. Il ne nous restera comme choix que de dévoiler finalement nos batteries :
« Non, je n'ai pas besoin », « Non, je n'ai pas envie » ou de dire un « Bon, d'accord » amer et vaincu.

Notre entourage sait gérer les fausses objections aussi bien que le commercial le plus aguerri.
— « Nous ne pourrons pas venir dimanche, Belle-maman, je suis vraiment trop fatiguée. »
 — « Mais, justement, ma chère, venez vous reposer à la campagne, je m'occuperai de tout, vous n'aurez rien à faire ! »
 Ou bien :
— « Ah, ça tombe mal, je ne pourrai pas venir. Jeudi, je vais chez le dentiste ! »
— « Ce n'est pas grave. Quel jour t'arrangerait ? » 
Ne donnez plus de fausses raisons à votre refus. Vous allez dans de prochains articles du blog découvrir les moyens de dire de vrais « non », avec tact et avec beaucoup plus de simplicité.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 5, « Les bons réflexes relationnels ») (troisième partie, « Autorisez-vous à changer d’avis »).





  
Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.


Cet article est la suite de celui-ci.

Le cinquième chapitre s’intitule « Les bons réflexes relationnels ».

Voici un des bons réflexes relationnels à acquérir pour être sûr de ne plus vous faire piéger dans vos relations.

Autorisez-vous à changer d'avis

« Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! » scandait une publicité française pour des desserts lactés. Pourtant, le respect de la parole donnée est sacré pour beaucoup de gens même s'ils se sont souvent sentis bien piégés par leurs propres promesses.

Il y a les promesses mal réfléchies pour lesquelles ils n'ont pas mesuré au préalable le degré de temps, d'énergie ou d'argent qu'elles leur coûteraient (« Aucun problème, je te la saisirai à l'ordinateur, ta thèse de doctorat ! »). Il y a celles pour lesquelles les données ont changé en cours de route (Lorsque Nicolas a promis à sa fille de l'emmener au cirque, il ne savait pas qu'il grelotterait de fièvre ce jour-là.). Et les promesses pour lesquelles certaines données ont été cachées au moment de la promesse (Il ne m'avait pas dit que le train auquel il veut que je vienne le chercher n'arrive qu'à 2 heures du matin.) ou celles pour lesquelles nous avons subi la désormais célèbre pression de l'urgence.

Autorisez-vous à changer d'avis. La bonne règle de communication est : six heures pour régler les malentendus. Cela laisse le temps d'y réfléchir et de formuler une réponse diplomatique et cela évite de laisser s'installer des situations inconfortables.
« J'ai repensé à ce que tu me demandes et en fait, je t'ai dit oui trop vite. À la réflexion, ça ne m'intéresse pas du tout. Je suis désolé si je t'ai fait une fausse joie. »

Il faut oser dire à ses enfants : « Oui, je t'avais promis, mais j'ai changé d'avis. » Ce n’est pas trahir la confiance de nos chers petits. D'après Milton Erikson, le grand hypnothérapeute américain, nos enfants deviennent des spécialistes de l'hypnose indirecte avant l'âge de deux ans et sont maîtres dans l'art de nous harceler pour nous extorquer des promesses.

Donc, il serait bien venu que nos manipulateurs en herbe aient de temps en temps la monnaie de leur pièce. D'autre part, ils rencontreront dans leur vie d'adulte, des gens qui ne tiennent pas leurs promesses ou des escrocs qui leur mentiront la main sur le cœur, parole d'honneur. Tenir toujours une promesse faite à un enfant risque de le rendre extrêmement naïf plus tard. Apprenez-lui plutôt à vérifier la véracité des engagements, à prendre des garanties, à oser réclamer et conserver des preuves écrites. Objectivement, combien de fois dans votre vie, ces précautions qui vous auraient protégé vous ont-elles fait défaut ?



Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mardi 1 mai 2018

Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 5, « Les bons réflexes relationnels ») (deuxième partie, « On a le droit de ne pas répondre aux questions »).




Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.
  
Cet article est la suite de celui-ci.

Le cinquième chapitre s’intitule « Les bons réflexes relationnels ».

Voici un des bons réflexes relationnels à acquérir pour être sûr de ne plus vous faire piéger dans vos relations.

Avoir le droit de ne pas répondre aux questions

Pour certains, le droit de ne pas répondre aux questions est une évidence de longue date.

Pour d'autres, c'est une découverte extraordinaire qui leur ouvre des horizons nouveaux de permissions, d'autoprotection, d'intimité préservée et de liberté auxquels ils n'avaient encore jamais eu accès. Au départ, on interdit aux enfants de ne pas répondre aux questions des adultes. Et en fonction des milieux familiaux, cet interdit est levé progressivement, ce qui est naturel ou maintenu et renforcé au fil du temps, ce qui devient pathologique.

Les gens pour qui l'interdit ne s'est pas levé continuent à répondre à toutes les questions même lorsqu'elles sont indiscrètes ou piégeantes. Ils en sont a posteriori très malheureux. « Mais qu'est-ce qui m'a pris de lui parler de cela ? Ça ne le regardait pas ! »

Pour ne pas répondre aux questions, il existe plein de possibilités. On peut :

        Ignorer la question, comme si on ne l'avait simplement pas entendue.

        Répondre de façon très évasive : "Ça dépend..." "Des fois oui, des fois non...".

       Exprimer un refus diplomate : "Oh, c'est une trop longue histoire...".

        Formuler un refus plus ferme : "Ça ne te regarde pas", "C'est trop personnel, je ne veux pas t'en parler."

        Utiliser l'humour : "Si on te le demande, tu diras que tu m'as posé la question."

       Donner une réponse totalement farfelue : "Où sont les serviettes de bain ? Elles sont à leur place, dans le frigo, comme d'habitude !"

        Ou enfin, différer sa réponse, maintenant que vous savez refuser l'urgence : "Je ne vais pas répondre à cette question entre deux portes. Prenons un moment demain pour en reparler plus longuement."


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.