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samedi 23 février 2019

Pause dans le blog avec Osho (vingt troisième partie) (Le livre des secrets, « Le monde des Tantras », deuxième partie).



   
Osho

  
Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).


Cet article est la suite de celui-ci.

Le monde des Tantras (deuxième partie)

Le second point que je veux souligner, c'est qu'il est question d'un autre type de langage. Il faut savoir certaines choses avant d'y pénétrer. Tous les traités tantriques se composent de dialogues entre Shiva et Devi. Devi questionne et Shiva répond. Tous les traités commencent comme ça. Pourquoi ? Pourquoi cette méthode ? Elle est très significative. 

Ce n'est pas un dialogue entre un maître et son disciple c'est un dialogue entre deux amants. Le tantrisme prend alors un sens particulier : les enseignements les plus profonds ne peuvent se donner, s'il n'y a pas d'amour entre celui qui enseigne et et celui qui  apprend, entre le disciple et le maître. Il faut que le disciple et le maître deviennent profondément amoureux. Il faut qu'un amour profond les lie. Ce n'est que dans ces conditions que le plus noble, l'au-delà, peut être exprimé.


C'est donc un langage d'amour : le disciple doit être dans une attitude d'amour. Ce n'est pas non plus suffisant, parce que des amis peuvent être amants. Les tantras disent que le  disciple doit être en état de réceptivité. En état de réceptivité féminine. Ce n'est que dans ce cas que quelque chose est possible. Il ne faut pas nécessairement être une femme pour être un disciple, mais il faut être en état de réceptivité féminine. Devi demande, la femme demande. Pourquoi cette emphase sur l'attitude féminine ?

L'homme et la femme ne sont pas seulement différents physiquement : ils le sont aussi psychologiquement. Le sexe n'est pas uniquement une différence corporelle. Il implique également une différence psychologique. L'esprit féminin est réceptivité — réceptivité totale, reddition, amour. Il faut que le disciple se mette dans un état de psychologie féminine. Autrement, il ne pourra pas apprendre. Vous pouvez poser des questions : si vous n'êtes pas ouvert, vous n'obtiendrez pas de réponse. Vous pouvez poser une question et rester pourtant fermé. La réponse ne peut, dans ce cas, vous pénétrer. Vos portes sont fermées ; vous êtes mort. Vous n'êtes pas ouvert.

La psychologie moderne, la psychologie des profondeurs, affirme à présent que l'être humain est à la fois homme et femme. Personne n'est uniquement mâle ou femelle. Tout le monde est bisexué. Les deux sexes coexistent en chacun de nous. C'est une nouvelle découverte pour l'Occident mais c'est un des concepts tes plus fondamentaux des tantras depuis des milliers d'années. Vous avez dû voir des représentations de Shiva en ardhanarishwar — mi-homme, mi-femme. C'est un concept unique dans l'histoire de l'homme. Shiva est à la fois homme et femme.

Ainsi Devi n'est pas seulement sa conjointe. Elle est l'autre moitié de Shiva. Et si le disciple ne devient pas l'autre moitié de son maître, il est impossible de lui communiquer les enseignements les plus élevés, les méthodes ésotériques. Quand vous ne faites plus qu'un avec le maître, totalement, profondément, alors, le doute n'existe plus. La discussion, la logique, la raison, n'existent plus. Vous absorbez, tout simplement. C'est alors que l'enseignement commence à croître en vous, à vous transformer.

C'est la raison pour laquelle, les tantras sont écrits dans le langage de l'amour. Il me faut donner là quelques précisions. Il existe deux types de langage : le langage logique et le langage de l'amour ; et il y a entre les deux des différences fondamentales.

Le langage logique est agressif, il prête à discussion, il est violent. Quand j'utilise le langage logique, j'agresse votre pensée. J'essaie de vous convaincre, de vous convertir, de faire de vous une marionnette. Mon argument est « juste » et vous, « vous avez tort ». Le langage logique est égocentrique : « j'ai raison et vous avez tort, je dois donc prouver que j'ai raison et que vous avez tort. » Je ne me préoccupe pas de vous, je me préoccupe de mon moi. Mon moi a « toujours raison ».

Le langage d'amour est entièrement différent. Je ne me soucie pas de mon moi, je me soucie de vous. Je ne cherche pas à prouver, à renforcer mon moi. Je veux vous aider. J'ai envie de vous aider à croître, à vous transformer, à re-naitre. 

Deuxièmement, la logique est toujours intellectuelle. Les concepts et les principes sont signifiants. Les arguments sont signifiants. Dans le langage d'amour, ce qui est dit n'est pas aussi important. C'est plutôt la façon dont on le dit qui compte. Le contenant, le mot, n'est pas important. Le contenu, le message, est plus important. C'est une discussion cœur à cœur — et non un échange d'esprit à esprit. Ce n'est pas un débat. C'est une communion.




Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mardi 5 février 2019

Pause dans le blog avec Osho (vingt deuxième partie) (Le livre des secrets, « Le monde des Tantras ».



  
Osho

  
Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).


Cet article est la suite de celui-ci.

Le monde des Tantras

D'abord, quelques mots d'introduction. En premier lieu, le monde de « Vigyana Bhairava Tantra » n'est pas intellectuel ; il n'est pas philosophique. La doctrine n'y a pas sa place. Il se préoccupe de méthodes, de techniques — et non de principes. Le mot « tantra » signifie technique ; la méthode, la voie. Il ne relève en aucun cas du domaine de la philosophie, notez-le bien. Il ne se préoccupe pas de problèmes ni de questions intellectuelles. Il ne s'inquiète pas du « pourquoi » des choses, mais du « comment » — non de la Vérité mais de la manière de l'atteindre.

« Tantra » veut dire technique. Ainsi, ce traité est un traité scientifique. L'objet de la science, ce n'est pas le pourquoi » mais le « comment ». C'est ce qui constitue la différence fondamentale entre la philosophie et la science. La philosophie demande « pourquoi existons-nous ? » La science, elle, pose la question, « comment ? ». C'est la méthode, la technique, qui importe. La théorie devient inutile. L'expérience, seule, compte.

Le tantrisme est science, il n'est pas philosophie. Il est facile de comprendre la philosophie parce qu'elle ne fait appel qu'à l'intellect. Si on est capable de comprendre un langage, si on est capable de comprendre un concept, on est capable de comprendre la philosophie. Cette dernière n'exige de vous ni changement ni transformation. Tel que vous êtes, vous pouvez comprendre la philosophie — mais pas le tantrisme.

Il faudra que vous subissiez un changement, ou plutôt une mutation. Si vous n'êtes pas différent, vous ne pourrez pas comprendre les tantras, parce que ce ne sont pas des propositions intellectuelles. C'est une expérience. Si vous n'êtes pas réceptif, prêt, vulnérable à l'expérience, les tantras ne vous pénétreront pas.
La philosophie s'adresse au mental. Elle n'exige que votre tête et non pas la totalité de votre être. Le tantrisme exige votre être dans sa totalité. C'est un défi plus profond. Il faut s'y plonger corps et âme. Il ne se contente pas de demi-mesures. Il faut une approche différente, une attitude différente, une pensée différente pour le recevoir. C'est ainsi que Devi pose « apparemment » des questions philosophiques. Les tantras débutent par les questions de Devi. Et toutes les questions peuvent être qualifiées de philosophiques.

En fait, toute question peut se poser de deux manières : sur le plan philosophique ou bien totalement, sur le plan intellectuel ou bien existentiel. Par exemple, quand on vous demande, « qu'est-ce que  l'amour ? », on peut poser la question intellectuellement, discuter, proposer des théories, prendre parti pour une hypothèse particulière. On peut créer un système, une doctrine — sans pour cela avoir connu une seule fois l'amour.

Pour créer une doctrine, l'expérience n'est pas indispensable. Au contraire, moins on en sait, et moins on hésite à proposer un système. Seul l'aveugle peut aisément définir ce qu'est la lumière. Quand on ne sait pas, on avance hardiment. L'ignorance est toujours hardie ; la connaissance hésite. Et plus on sait, plus on sent le sol se dérober sous ses pas. Plus on sait, plus on sent à quel point on est ignorant. Ainsi ceux qui atteignent la véritable sagesse deviennent ignorants. Ils deviennent aussi simples que des enfants, aussi simples que des simples d'esprit.

Moins on en sait, mieux c'est. Parler philosophie, se montrer dogmatique, doctrinaire, voilà qui est facile. Définir un problème intellectuellement, c'est très facile. Mais poser un problème sur le plan existentiel — non pas seulement le penser, mais le vivre, en sortir, lui permettre de vous transformer — voilà qui est difficile. C'est-à-dire que pour savoir ce qu'est l'amour, il faut aimer. C'est dangereux, parce que vous n’en sortirez pas intact. L'expérience change l'être. Au moment où vous rencontrez l'amour, vous devenez une personne différente. Et lorsque vous sortez de cette expérience, vous êtes incapable de reconnaître votre ancien visage. Il ne vous appartient plus. Il s'est produit une discontinuité. Il y a maintenant un fossé. L'ancienne personne est morte, une nouvelle est née. C'est ce qu'on appelle une renaissance — on naît une seconde fois.

Les tantras sont non philosophiques et  existentiels. Ainsi Devi pose des questions philosophiques, mais Shiva n'y répond pas de cette manière. ll vaut mieux que vous le sachiez dès le début, parce que vous risquez d'être dérouté : Shiva ne répond pas à une seule question. A toutes les questions que Devi pose, Shiva ne donne aucune réponse. Et en même temps, il y répond ! , seul, lui, y répond, et personne d'autre — mais sur un mode différent. Quand Devi demande, « quelle est ta réalité, Seigneur ? », il ne répond pas. Au contraire, il propose une technique. Et si Devi applique cette technique, elle saura. Ainsi la réponse „se fait par ricochet ; elle n'est pas directe. Il ne répond pas « voilà qui je suis ». Il donne une technique. Pratiquez-la et vous saurez.

Pour le tantrisme, faire c’est connaître et il n'existe pas d'autre connaissance. Si vous ne faites pas, si vous ne changez pas, si vous n'adoptez pas une perspective différente, si vous n'essayez pas de vous mouvoir dans une autre dimension que celle de l'intellect, vous n'obtiendrez pas de réponse. On peut toujours donner des réponses, mais elles sont toutes mensongères. Toutes les philosophies sont mensongères. On pose une question, le philosophe y répond. Soit elle vous satisfait, soit elle ne vous satisfait pas. Si elle vous satisfait, vous devenez un disciple de cette philosophie. Mais vous restez le même. Si elle ne vous satisfait pas, vous poursuivez vos recherches pour trouver une autre philosophie. Mais vous restez le même. Vous n'êtes pas touché, vous n'êtes pas changé.

Ainsi que vous soyez hindou, musulman, chrétien ou jaïn cela ne fait aucune différence. La véritable personne, derrière la façade de l'hindou, du musulman ou du chrétien, est la même. Seuls les mots diffèrent ou les habits. L'homme, qu'il se rende à l'église, au temple  le ou à la mosquée, est le même. Seuls les visages diffèrent et ces visages sont faux, des masques. Derrière le masque, on trouve le même homme, la même colère, la même agression, la même violence, la même avidité, la même luxure — tout est pareil. La sexualité du musulman est-elle différente de celle de l'hindou ? La violence chrétienne est-elle différente de la violence hindoue ? C'est la même ! La réalité reste la même. Seuls, les habits diffèrent.

Le tantrisme ne se préoccupe pas de vos habits : il se préoccupe de vous. Quand vous posez une question, cela montre où vous en êtes de votre cheminement. Cela montre aussi que, où que vous soyez, vous ne voyez pas. Un aveugle demande, « qu'est-ce que la lumière ? » La philosophie tentera de répondre ce qu'est la lumière. Le tantrisme sait une chose : si un homme demande « qu'est-ce que la lumière ? », cela montre simplement qu'il est aveugle. Le tantrisme commence par opérer sur l'homme, par le changer, pour qu’il puisse voir. Le tantrisme ne dira pas ce qu'est la lumière. Il vous dira comment atteindre la connaissance, comment faire pour voir, comment parvenir à la vue. Quand la vue est là, Ia réponse est donnée. Les tantras ne vous donneront pas la réponse ; ils vous donneront une technique atteindre la réponse.

Et cette réponse ne sera pas d'ordre intellectuel. Quand on parle de lumière à un aveugle, c'est intellectuel. Quand l'aveugle devient capable de voir par lui-même, c'est existentiel. Voilà ce que je veux dire quand je déclare que le tantrisme est existentiel. Ainsi, Shiva ne répond pas aux questions de Devi et pourtant, il y répond — voilà le premier point.
  

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 21 juin 2018

Pause dans le blog avec Osho (vingt et unième partie) (16 pensées d'Osho qui inspireront votre vie)



  
  
Osho

  
Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).


Cet article est la suite de celui-ci.

  
16 pensées d'Osho qui inspireront votre vie

1) Une fois que tu as commencé à voir la beauté de la vie, la laideur commence à disparaître. Si tu commences à voir la vie avec joie, la tristesse disparaît. Tu ne peux pas avoir en même temps le paradis et l'enfer, tu ne peux en avoir qu'un seul. C'est ta décision.

2) Le jour où tu penses savoir, tu meurs, parce que, à présent, il n'y aura plus d'émerveillement, de joie ou de surprise. Maintenant, tu vas vivre une vie morte.

3) Trouve l'extase en toi. Elle n'est pas ailleurs. Elle fleurit à l'intérieur de toi.

4) Pour éviter la douleur, évite le plaisir. Pour éviter la mort, évite la vie.

5) Quand je dis que vous êtes des dieux et des déesses, je veux dire que vos possibilités sont infinies, votre potentiel est infini.

6) Le seul fait d’être vivant est un cadeau, mais personne ne te dit d'être reconnaissant envers l'existence.

7) Maintenant, l'homme doit apprendre à vivre sans idéologies, religions ou politiques. Quand l'esprit n'est lié à aucune idéologie, il est libre de passer à de nouvelles compréhensions. Et dans cette liberté fleurit tout ce qui est bon et tout ce qui est beau.

8) Au moment de la naissance d'un enfant, la mère naît également. Elle n'a jamais existé auparavant. La femme existait, mais la mère n'a jamais existé. Une mère est quelque chose d'absolument nouveau.

9) Un peu d'idiotie est nécessaire pour profiter de la vie, et un peu de sagesse pour pouvoir éviter les erreurs. Avec cela, ça suffira.

10) Quand tu es conscient, tu as des problèmes. Quand tu es conscient, tu montres des symptômes comme quoi tu ne sais pas où tu es. Ta conscience indique que tu n’es pas arrivé à la maison.

11) La capacité d'être seul est la capacité d'aimer. Cela peut sembler paradoxal, mais ce n'est pas le cas. C'est une vérité existentielle : seules les personnes capables d'être seules sont capables d'aimer, de partager, d'aller au centre le plus profond d'une autre personne, sans posséder l'autre, sans être dépendantes de l'autre, sans réduire l'autre à une chose et sans devenir accro à l'autre.

12) Je vis une vie basée sur deux principes. D’abord je vis aujourd'hui comme si aujourd'hui était mon dernier jour sur Terre. Ensuite, je vis aujourd'hui comme si j’allais vivre toujours.

13) Débarrassez-vous  de l'idée de devenir quelqu'un, parce que vous êtes déjà un chef-d'œuvre. Vous ne pouvez pas être amélioré. Vous devez juste le devenir, le savoir, le réaliser.

14) Chaque fois que vous avez peur, essayez d'explorer, et vous verrez que la mort se cachait quelque part. La mort est la seule source de peur.

15) Seul un aveugle peut définir ce qu'est la lumière. Quand vous ne savez pas, vous êtes audacieux. L'ignorance est toujours audacieuse. La connaissance doute. Et plus vous en savez, plus vous sentez que le terrain qui vous soutient s'effondre. Plus vous en savez, plus vous vous sentez ignorant.

16) Deux personnes mûres qui s'aiment s'entraident pour être libres. Cela n'a rien à voir avec la politique ou la diplomatie. Il n'y a pas de désir de dominer l'autre. Il n'y a que la liberté et l'amour.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


dimanche 17 juin 2018

Pause dans le blog avec Osho (vingtième partie) (Si vous voulez voir la vérité, n'ayez aucune opinion pour ou contre).




Osho.



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Cet écrit est une traduction d’un texte du blog de Osho.

Il est la suite de cet article.

La vérité n'est pas entre les mains des prêtres, des pasteurs ou des enseignants. Elle se trouve juste à l'intérieur de vous. Attendant que vous la réveilliez et profitiez de sa plénitude. Vivez sans opinion. Vivez nu, sans vêtements, sans opinions sur la vérité, parce que la vérité déteste toutes les opinions. Abandonnez toutes vos philosophies, théories, doctrines, écritures ! Abandonnez toute cette merde! Vivez en silence, sans choisir, avec vos yeux simplement désireux de voir ce qui est là, ne vous attendez pas à voir vos souhaits remplis. Ne vous chargez pas avec des vœux.

On dit que la route vers l'enfer est pleine de désirs, de bonne volonté, d'espoirs, de rêves, d'arcs-en-ciel, d'idéaux. La route vers le paradis est absolument vide. Débarrassez-vous de tous les fardeaux ! Si  vous voulez beaucoup obtenir, vous devrez vous faire plus léger. Si vous voulez gravir l'Himalaya, vous devrez quitter toutes vos charges. Finalement, quand vous arriverez à Gurisankar, sur l’Everest, vous devrez tout quitter. Vous devrez cheminer complètement nu, parce que plus vous serez élevé, plus vous devrez être léger. Et toutes les opinions sont lourdes. Elles n’ont pas d'ailes. Il ne faut pas d'avis, pas de préférence... Si vous voulez contempler la vérité, ne gardez aucune opinion pour ou contre. Si vous voulez connaître la vérité, ne soyez pas croyant ou athée. Ne dites pas: « Dieu existe » ou « Dieu n'existe pas », parce que tout ce que vous dites deviendra un désir profond. Et vous projetez tout ce qui est caché derrière votre désir.

Si vous voulez voir Dieu comme un Krishna avec une flûte sur ses lèvres, un jour vous le verrez; non pas parce que Krishna est là, mais seulement parce que vous avez une graine de désir que vous projetez sur l'écran du monde. Si vous voulez voir Jésus crucifié, vous le verrez. Ce que vous voulez sera projeté, mais ce n'est qu'un monde de rêves ; vous ne vous approchez pas de la vérité. Ne plantez pas de graines dans votre monde intérieur: vivez sans opinion, sans aucune pensée pour ou contre, sans philosophie.

Vois juste ce qu'il y a. N’apporte pas d'esprit avec toi. Vis sans esprit. Si vous voulez voir la vérité, n'ayez aucune opinion pour ou contre. La lutte entre ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas est la maladie de l'esprit. C'EST LA MALADIE DE L'ESPRIT : Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas, pour et contre. Pourquoi l'esprit est-il divisé ? Pourquoi ne peux-tu pas être un? Vous l'aimeriez, vous souhaitiez être un, mais vous continuez à nourrir les divisions, les préférences, le « j'aime ça » et le « je ne l'aime pas ». Il faut ne pas avoir de préférence pour cette route ou pour celle-là. Juste aller l’esprit vide. Aller juste sans aucune opinion. Voir simplement en étant  disponible, réceptif.

Un professeur est là pour vous aider à quitter vos opinions, à abandonner votre esprit. Et si l'enseignant lui-même devient votre choix, il deviendra également lui aussi une barrière. Cette fois encore vous avez choisi, cette fois encore vous avez utilisé l'esprit. Et plus vous utilisez l'esprit, plus il devient fort, plus il se renforce.

Ne l'utilisez pas. C'est difficile, parce que vous direz: «Et qu'adviendra-t-il de notre amour ? Quel sera notre engagement ? Quelles seront nos croyances ? Qu'adviendra-t-il de notre religion, de notre Église, de notre temple? ». Ce sont vos charges. Libérez-vous d'eux et laissez-les se débarrasser de vous. Ils vous gardent ici, enracinés, et la vérité veut vous libérer. Libéré, vous aurez comme des ailes vous serez comme sans poids.

La lutte entre ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas est la maladie de l'esprit.   Comment guérir? Y at-il un moyen de surmonter cette maladie? Non, il n'y a aucun moyen. Il faut simplement la comprendre. Il suffit de regarder le fait en soi. Il suffit de fermer les yeux et de regarder dans sa propre vie ; observez-la. Et vous sentirez la vérité. Et quand vous sentez la vérité, la maladie disparaît. Il n'y a pas de remède, car si on vous donne un remède, ce remède commencera à vous plaire. Alors vous oublierez la maladie mais vous commencerez à aimer le remède. Et ce même remède deviendra la maladie. Et personne d'autre que vous n’a créé cette maladie. C'est la maladie de votre esprit : préférer, choisir. Il ne faut décider. Il est nécessaire d’accepter la vie dans son intégralité. Il faut voir l'ensemble : la vie et la mort ensemble, l'amour et la haine ensemble, l'érotisme et l’ésotérisme ensemble, le bonheur et le malheur ensemble, la spiritualité et la sexualité ensemble, l'agonie et l'extase ensemble. Si vous les voyez ensemble, que restera-t-il à choisir?   

Si vous voyez qu'ils sont un, alors où iront vos choix ? Si vous voyez que l'agonie n'est que de l'extase et l'extase de l’agonie ; si vous pouvez voir que le bonheur n'est rien d'autre que le malheur; cet amour n'est rien d'autre que la haine et la haine l'amour; Alors où choisir? Comment choisir? Alors le choix disparaît. Ce n'est pas que tu l’abandonnes. Si vous êtes celui qui l’abandonne, cela deviendra un choix; C'est le paradoxe. Ne supposez pas que vous devez le quitter, parce que si vous le quittez, cela signifie déjà que vous avez choisi pour et contre. Maintenant, votre choix est le tout. Vous êtes en faveur du tout et contre la division, mais la maladie est entrée. C'est très subtil. Comprenez simplement, parce que la compréhension fait disparaître le choix. Tu ne la quittes jamais. Tu ris tout simplement ...

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !




vendredi 15 juin 2018

Pause dans le blog avec Osho (dix-neuvième partie) (Quel est le but de l’existence ?).



Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).


Cet article est la suite de celui-ci.  


Osho a dit :

Je peux parler indéfiniment car je n'ai pas d'enseignement.
Je ne suis pas ici pour donner de réponse,
Je suis ici pour provoquer en vous
Un point d'interrogation.
Je ne peux vous donner qu'une direction, une intense passion de découvrir : j'enseigne l'amour de la vie.
Je mets l'accent sur les verbes,
Je ne le mets pas sur les noms.
Evitez les noms !
Dans le langage,
On ne peut pas les éviter,
Je le sais bien.
Mais dans la vie, évitez-les,
Car la vie est un verbe.
En fait, ce n’est pas la vie, c’est vivre.
Ce n’est pas l’amour, c’est aimer.

J'enseigne l'amour de la vie.
Si vous voulez vraiment connaître l'amour,
Oubliez l'amour
Et souvenez-vous de la méditation
Si vous voulez des roses dans votre jardin
Oubliez les roses
Et prenez soin du rosier...

Quel est le but de l’existence ?

La vie n'a pas d'autre but qu'elle-même, car la vie est un autre nom pour Dieu. Dans le monde, tout le reste peut avoir un but, peut être le moyen d'arriver à une fin, mais il y a au moins  une chose  qui y fait exception.

Vous pouvez l'appeler l’existence.
Vous pouvez l'appeler Dieu
Vous pouvez l'appeler la vie.
Ce sont les différents noms d'une même réalité.

Dieu est le nom que les théologiens donnent à la vie, et cela comporte un danger, car on peut le réfuter, on peut argumenter. Près de la moitié de la terre ne croit pas en un dieu quelconque. Pas seulement les communistes,  mais les bouddhistes, les jaïns, et il existe des milliers de libres penseurs qui sont athées. Le nom de Dieu n'est pas très justifié parce qu'il est donné par l'homme et qu'il n'y a aucune évidence, aucune preuve, aucun argument en sa faveur. Il reste plus ou moins un mot vide. Il signifie ce que vous voulez bien qu'il signifie.

Le mot existence est préférable. Tous les grands penseurs de ce siècle sont des existentialistes. Ils ont complètement laissé tomber le mot « Dieu ». Pour eux, l'existence est suffisante en soi.
Mais dans le mot « existence », rien n'indique qu'elle soit vivante : elle pourrait être morte. Rien n'indique qu'elle soit intelligente : il pourrait n'y avoir aucune intelligence. Rien n'indique qu'elle soit consciente : il pourrait n'y avoir aucune conscience.

C'est pourquoi, je choisis « la vie ». La vie contient tout ce qui est nécessaire; de plus, elle n’pas besoin de preuve. Vous êtes la vie. Vous êtes la preuve. Vous êtes l'argument. Vous ne pouvez pas nier la vie ; c'est pourquoi dans toute l'histoire de l'homme, il n’y a pas un penseur qui ait nié la vie.

Des millions de personnes ont nié Dieu, mais comment pouvez-vous nier la vie? Elle bat dans votre cœur, elle est dans votre respiration, elle transparaît dans vos yeux. Elle s'exprime dans votre amour. Elle célèbre de mille et une façons, dans les arbres, dans les oiseaux, dans les montagnes, dans les rivières.

La vie est le but de tout. C'est pourquoi la vie ne peut pas avoir d'autre but qu'elle-même. Pour le dire en d'autres termes: le but de la vie est intrinsèque. Grandir, se développer, célébrer, danser, aimer, se réjouir, tout cela est en elle —ce sont tous des aspects de la vie.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.





jeudi 29 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? (dix-huitième partie).




Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs . C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci.

Tout ce que vous ressentez près de moi, en ma présence, avec moi, conservez-le en vous. Vous devez en arriver à rester le même, que vous soyez avec moi ou sans moi. Alors je suis un soutien, alors je ne suis pas un asservissement. Je suis alors pour vous une liberté — et je dois devenir une liberté pour vous. Et quand je dis que je dois devenir une liberté pour vous, cela signifie que vous devez en arriver à un point où vous êtes libéré aussi de moi. S'il y a dépendance constante et si vous n'êtes pas libéré, ce n'est pas une aide — c'est simplement remettre les choses à plus tard. Un maître authentique rend toujours ses disciples libres de lui. C'est là l'objectif !

Que vous veniez à moi ou que vous me quittiez, gardez votre climat intérieur. Restez le même. Allez d'un pôle opposé en restant toujours le même — alors tout est possible, car vous êtes la source de toutes les énergies. Vous avez en vous la source de toute vie. Tout ce qui arrive dans la vie arrive de la même source que celle d'où vous êtes venu ; vous y êtes relié, vous êtes un avec tout cela. Si les oiseaux peuvent être aussi joyeux et chanter, vous le pouvez aussi, car c'est la même source qui leur donne la joie et le chant. Cette source-là vous est accessible, à vous aussi, mais vous vous êtes, d'une manière ou d'une autre, créé des blocages. Si les arbres sont si verts, si tranquilles, si insouciants, il peut en être de même avec vous aussi, car la sève qui vient aux arbres, vous vient à vous aussi. Peut-être l'aviez-vous oubliée, mais elle est là.

Tout ce qui s'est passé dans la vie, tout ce qui se passe autour de vous, tout est mystère, c'est votre héritage — réclamez-le. Il est là, tout près de vous, gaspillé, car personne ne le réclame — et vous continuez de mendier. Et l'empire est là, l'empire continue d'attendre et de se désagréger et vous continuez de mendier. Faites valoir vos droits sur lui !

Voici comment vous pouvez en prendre possession : restez le même tout en allant d'un opposé à l'autre. C'est ce que dit Krishna dans la Gita : « Dans la souffrance ou le plaisir, sois le même ; dans le succès ou dans l'échec, reste le même. Quoi qu'il arrive, accepte que cela arrive. Toi, reste pareil à toi-même. Cette permanence te donnera l'intégrité. »

Une autre chose encore sur laquelle vous m'avez questionné, c'est que je vous ai dit de vivre dans le monde, de ne pas y renoncer et pourtant d'être totalement fou et en extase. Cela paraît difficile, car comment pouvez-vous alors vivre normalement dans un monde, avoir des relations avec les gens ? Oui, je vous dis cela.

Une chose : pour moi, renoncer au monde est laid, parce que cela revient à refuser le présent que la Source vous a fait. Ce n'est pas vous qui avez créé la vie. Vous n'êtes pas là par choix personnel. C'est un cadeau ! C'est pourquoi ceux qui renoncent deviennent plus égotistes. En renonçant, vous dites : je suis plus sage que la vie, je suis plus sage que la source divine qui est à l'origine de tout. Lorsque vous renoncez, vous dites : je choisis. Lorsque vous renoncez, vous employez votre volonté — et la volonté crée l'ego.

Lorsque je vous dis de ne pas renoncer, je veux dire : ne soyez pas une volonté, ne soyez pas un décideur. Rien de tout ce qui arrive n'arrive à cause de vous ; qu'est-ce qui vous permet dès lors de choisir ceci ou cela ? Laissez venir les choses. Que pouvez-vous faire ? Laissez-les venir ; ne vous en inquiétez pas.

La renonciation n'est qu'une fuite. Parce que vous avez mal, parce que vous êtes inquiet, vous renoncez. Vous refusez la situation — vous ne renoncez pas à l'attitude qui fait mal. Vous ne renoncez pas au cœur qui a tant de blessures que chacun peut lui faire mal. Vous ne renoncez pas au mental qui est malade, qui est toujours prêt à se troubler. Vous renoncez au monde — c'est plus facile. Vous vous enfuyez dans l'Himalaya, mais tout ce qui est en vous vous accompagnera. Cela ne fera aucune différence. C'est vous tromper vous-même.

Restez intégré. Restez silencieux. Restez heureux. Et laissez le monde se faire ! Qui êtes-vous pour renoncer ou ne pas renoncer ? Où que vous vous trouviez, soyez-y. Soyez intégré et silencieux, et heureux. N'allez pas dans l'Himalaya, créez un Himalaya en vous — voilà ce que je veux dire, lorsque je vous dis de ne pas renoncer. N'allez pas dans la montagne, créez son silence en vous ; ainsi, partout où vous allez, la montagne vous accompagne.

Et la relation est quelque chose de beau, parce qu'elle est un miroir. Mais il y a des gens stupides : ils voient leur visage dans le miroir et voient qu'il est laid, alors ils détruisent le miroir. La logique est évidente : le miroir les rend laids — dès lors, brisez le miroir, et vous voilà beaux !

La relation est un miroir. Lorsque vous êtes en relation avec une personne — une épouse, un mari, un ami, un amant, un ennemi — il y a un miroir. La femme est un miroir pour le mari. Vous pouvez vous voir dedans, et si vous y voyez un affreux mari, n'essayez pas de quitter votre femme — la laideur est en vous. Laissez tomber cette laideur ! Ce miroir est beau : soyez lui reconnaissant.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.



mercredi 28 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? (dix-septième partie).




  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci.

Vous m'avez interrogé aussi à propos d'une autre chose : tant que vous êtes avec moi, vous éprouvez du bien-être, vous ressentez un silence, vous sentez que tout est possible. Cela aussi peut devenir une dépendance. Alors, quand vous n'êtes pas avec moi, les choses ont l'air de devenir impossibles, les choses semblent ne plus être aussi harmonieuses. Vous êtes dans la confusion.

Tant que vous êtes avec moi, vous êtes silencieux, parce que vous êtes moins. Tant que vous êtes avec moi, assis avec moi, par instants vous perdez votre ego, par moments vous n'êtes pas là — vous êtes simplement avec moi. L'obstacle est renversé, la muraille s'est écroulée. A ce moment-là, je me déverse en vous. Tout paraît possible. Une fois repartis, après m'avoir quitté, vous récupérez vos murailles. Vous êtes là. Les choses alors ne sont plus aussi belles. Essayez donc simplement de comprendre ce qui se passe et gardez-le en vous lorsque vous me quittez.

Que se passe-t-il ?  Quand tout semble possible, quand l'illumination finale elle-même semble possible que se passe-t-il ? — Vous n'êtes pas là, Sans vous, tout est possible. Avec vous, tout est impossible. Le problème, c'est vous.

En m'écoutant, vous oubliez. Si vous oubliez, vous n'êtes pas là, car celui que vous êtes, là, l'ego, n'est qu'un phénomène mental. Vous devez le créer à chaque instant. C'est exactement comme de pédaler à vélo — il vous faut pédaler sans vous arrêter. Si vous arrêtez un seul instant, le vélo s'arrête. Il y a bien une vitesse acquise, un peu de vitesse acquise ; le vélo continuera de rouler quelques mètres encore, puis s'arrêtera. Si vous voulez que le vélo continue de rouler, vous devez continuer à pédaler. C'est un processus continu. Le mouvement du vélo n'est pas quelque chose de constant, il faut le créer à chaque instant. Il faut pousser sur les pédales de l'ego à chaque instant — et vous poussez sur ses pédales.

Lorsque vous êtes ici, vous cessez de pédaler. Vous êtes concerné davantage par moi. Votre centre d'intérêt, votre entière attention se déplacent. C'est comme un petit garçon à vélo. Il est curieux de tout. Il regarde un arbre où jacassent des centaines de perroquets, et il tombe de vélo parce que son attention s'était portée ailleurs. Il arrête de pédaler, il oublie qu'il est sur un vélo et qu'il lui faut continuer de pédaler.

Au début, les petits enfants trouvent que rouler à vélo est difficile, pour la seule raison qu'ils sont tellement curieux à propos de tout. Et aucun pays n'accorde de permis de conduire aux enfants, uniquement parce qu'ils sont tellement curieux. Ils seraient distraits. A tout moment, leur attention toute entière peut se porter sur n'importe quoi et ils oublient qu'ils sont en train de conduire, qu'ils ont dans les mains un outil dangereux et que la vie des autres est mise en danger. Ils ne sont pas centrés. Leur attention vagabonde partout.

Tant que vous êtes ici, vous êtes tellement captivé par moi, vous êtes tellement impliqué que vous oubliez de pédaler. Et à certains moments, lorsque vous vous oubliez complètement, le silence descend sur vous, un état de félicité vous envahit, tout semble possible. Vous devenez divin — c'est pourquoi tout semble possible. Seulement à un dieu tout est possible. A un dieu, rien n'est impossible. A ce moment-là, vous devenez pareil à un dieu.

Lorsque vous vous éloignez de moi, que vous vous en retournez, votre mental se met à penser, vous vous mettez à pédaler, et vous pédalez plus fort parce qu'il vous faut compenser. Vous n'avez pas fait rouler votre vélo depuis un petit temps, alors vous pédalez plus fort, rien que pour rattraper. L'ego intense réapparaît. Vous perdez le contact avec vous-même.

Lorsque vous êtes près de moi, ce qui se passe en réalité, c'est que vous êtes en contact plus étroit avec vous-même. L'ego n'est pas là. Vous êtes profondément en contact avec vous-même ; votre source intérieure vous est ouverte, jaillissante. Il n'y a aucun blocage d'énergie. Quand vous êtes loin de moi, tous les blocages réapparaissent, les anciennes habitudes reviennent. Et les choses alors ne semblent plus aller aussi bien. Alors, tout ce qui vous est arrivé en étant près de moi ressemble à un rêve. Vous ne pouvez y croire. Cela a l'air d'un miracle. Et vous pensez que j'ai peut-être fait quelque chose — je n’ai rien fait du tout. Personne ne veut rien vous faire. C’est arrivé parce que vous l’avez permis.


Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.



vendredi 23 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs », onzième matin. Près de toi tout semble possible. Mais, de retour dans le monde, comment y être et ne pas aliéner nos proches ? quatorzième partie).




  
  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect).

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Cet article est la suite de celui-ci.

Les gens religieux ont peur de l’enfer, ils recherchent le ciel et y aspirent. Ces gens ne sont pas religieux du tout, car le ciel et l'enfer sont l'un et l'autre des conditions extérieures — ils ne sont pas des états intérieurs. Ce sont des gens terre-à-terre. Voici ce que font les gens terre-à-terre. Ils disent : « Si telle condition est remplie, alors, je serai heureux. » Le bonheur dépend donc d'une condition : s'il y a un palais, alors je serai heureux ; si j'ai une telle somme à mon compte en banque, alors je serai heureux ; avec une jolie femme comme celle-là, je serai heureux ; avec un mari aussi bon, aussi aimant, je serai heureuse. Vous n'êtes heureux que lorsque quelque chose d'autre est obtenu à l'extérieur. Et vous dites : « Si je n'obtiens pas cela, je suis malheureux. »

Voilà ce qu'est un homme irréligieux. Et les gens dit religieux, eux aussi, ne cessent de rechercher le ciel, et d'éviter l'enfer. Ils font la même chose !

Pour vous, voici ce que sera la sadhana — la discipline : passez d'un opposé à l'autre le plus possible et tâchez de conserver votre intégrité intérieure. Assis en silence, sentez quel est votre état intérieur. Livrez-vous alors à une activité en gardant cet état intérieur. Vous le perdrez souvent — ne vous inquiétez pas. Si vous pouvez, ne fût-ce qu'une fois, le conserver dans la situation opposée, vous en êtes devenu maître. Vous connaissez alors le truc.

Ensuite, de temps en temps, allez dans la montagne : elle est magnifique. Et puis revenez dans le monde : il est magnifique, lui aussi. Si la montagne est magnifique, pourquoi pas les gens ? Ils sont aussi des montagnes, chacun à leur façon. Soyez seul de temps en temps et, de temps en temps, avec les autres. Et si vous êtes vigilant, non seulement il n'y aura pas de contradiction, mais la situation opposée viendra vous aider !

Si vous pouvez rester dans l'état de bonheur en passant de la solitude à la société, vous deviendrez soudain conscient d'un phénomène nouveau, quelque chose de nouveau qui se produit en vous : la société vous aide à être seul et cette solitude vous aide à nouer des relations profondes avec les gens. Celui qui n'a jamais vécu dans la solitude ne peut savoir la beauté de la relation — je dis bien : il ne peut le savoir, parce qu'il n'a jamais été seul. Il n'a jamais été une personne — comment peut-il savoir la beauté de la relation ?

Et celui qui n'a jamais vécu en société ne peut connaître l'extase de la solitude. Quelqu’un qui est né dans un endroit isolé, qui a grandi dans un endroit isolé, pensez-vous qu’il sera extatique ? Croyez-vous qu’il goûtera la solitude ? Il deviendra simplement abruti et stupide.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.