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lundi 20 novembre 2017

Aleister Crowley et la magie moderne (cinquième partie).




Samuel Liddell MacGregor Mathers, un des fondateurs en 1888 de L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn.


Cet article est la suite de celui-ci.

Edward Alexander Crowley, dit Aleister Crowley, et également connu comme Maître Therion, Frater Perdurabo ou The Great Beast 666 est un écrivain, ésotériste, et astrologue britannique (1875-1947).

Si Aleister Crowley est à peine connu comme poète en Grande-Bretagne, il l'est beaucoup plus comme magicien. Pour l'opinion publique, il fut un magicien noir, un dangereux aventurier de l'occulte voire un adorateur du démon. Et Crowley lui-même a toujours insisté sur un point : la discipline qu'il enseignait, qu'il pratiquait, c'était la magie ; il employait alors souvent une graphie archaïque : magick au lieu de magic.

Cependant, il ne semble guère s'être occupé de ce qu'on appelle vulgairement magie. Selon lui, la magie n'était pas un ensemble de recettes et de pratiques, plus ou moins étranges, ridicules ou sinistres, c'était essentiellement une, ou plutôt, la méthode de « réalisation spirituelle ».  C'est ainsi qu'il déclare : « Je me suis consciemment voué au Grand Oeuvre, entendant par là l'œuvre de devenir un être spirituel, libre des contraintes, des hasards et des déceptions de l'existence matérielle. Je me suis trouvé en difficulté pour donner un nom à ma méthode : théosophie, spiritualisme, occultisme, tous ces termes impliquent des connotations indésirables. J'ai donc choisi le mot de magie comme étant, par essence le plus sublime et, à l'heure actuelle, le plus discrédité de tous les termes possibles. J'ai juré de réhabiliter la magie, de l'identifier à ma carrière propre et d'amener l'humanité à respecter, aimer et croire ce qu'elle a méprisé, haï et craint » (Magick, p. 16).

Bien plus, il  condamnait formellement la magie utilitaire, visant les « pouvoirs ». Son petit poème Le Sorcier précise sa position.

« Un sorcier, par la puissance de sa magie, a soumis Toute chose à son propre joug...

Dans un système complet de dix millions de fois, dix millions de sphères sur les vingt-deux millions de plans, il satisfait ses désirs. Mais avec tout cela, il n'est toujours que lui-même. Hélas ! » (Le livre des mensonges, p. 37)

Adolescent, Crowley s'était révolté contre l'enseignement puritain de la secte protestante à laquelle appartenaient ses parents : les Darbystes ou Plymouth Brethren. Il s'était passionné pour les sciences occultes et avait correspondu avec l'ésotériste Arthur Edward Waite. Et, en 1898, il entra au sein d'une société secrète rosicrucienne, fondée dix ans auparavant, L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn, dont le système ésotérique et magique devait le marquer de façon ineffaçable.

Quelle que soit l'originalité de son enseignement et de sa doctrine, il est tout à fait impossible de les comprendre correctement, si on ne connaît pas les bases, assez complexes, du fonctionnement de cet ordre et de son chef autocratique, Samuel Liddell MacGregor Mathers, traducteur en anglais des Clavicules de Salomon et de La Sacrée Magie d'Abramelin le Mage.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 10 novembre 2017

Aleister Crowley et la magie moderne (quatrième partie).




Adam Weishaupt.

Cet article est la suite de celui-ci.

Pour comprendre la perception actuelle parfois très négative de la magie d’Aleister Crowley, il faut remonter dans le passé.

Au cours des siècles, depuis l’Antiquité, tous les écrits sur la gnose (religion magique pour accéder directement jusqu’à Dieu par la connaissance) ont été détruits (à une ou deux exceptions près).

Au vingtième siècle, la résurgence massive de l'intérêt pour le côté caché des choses, pour l'aspect nouménal du monde phénoménal, est largement due à la dissolution graduelle de l’ancienne morale sociale. Elle a rendu possible le descellement de cellules dormantes de la conscience grâce à l'utilisation du sexe, des drogues, de l'alcool et d'autres méthodes d'exploration.

La genèse de ce changement survint dans la dernière moitié du siècle dernier, lorsque Helena Blavatsky ouvrit en grand les portes de l'ésotérisme oriental et le rendit disponible au monde occidental. La tendance de l'opinion scientifique changea aussi de cap et commença à confirmer les observations des mystiques et des scientifiques ésotéristes, anciens et modernes.

Ces fils furent rassemblés en un seul nœud en 1875, l'année où coïncidèrent deux événements d'une importance considérable : la fondation par Helena Blavatsky de la Société Théosophique et la naissance dans le Warwickshire, en Angleterre, d'Aleister Crowley.

Afin d'évaluer correctement ces circonstances, il est nécessaire de comprendre qu'un événement tout aussi significatif était imminent : l'apparition de l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn, qui avait existé sous différentes formes et sous d'autres noms depuis un temps incalculable.

La Golden Dawn était l'École du Mystère Intérieur de l'Ordre qui se formula dans le monde extérieur en tant que Société Théosophique.

L'intention d’Helena Blavatsky lorsqu'elle créa sa Société fut, principalement, la destruction de la Chrétienté dans sa forme historique opposée à sa forme « éternelle ». Ce fait est soit éludé soit totalement ignoré par la plupart des auteurs qui écrivent sur la Société ou sa fondatrice, mais il est essentiel pour une compréhension du courant vital qui inspira la Golden Dawn et plus encore pour saisir la raison qui poussa Crowley à s'identifier à la formule antichrétienne de la Bête, 666.

Le véritable Ordre Occulte se manifesta en Occident en 1886 en tant que Golden Dawn. Avant cette manifestation spécifique, la Fraternité comptait parmi ses représentants inavoués des autorités telles que Sir Edward Bulwer-Lytton, Éliphas Lévi, Fred Hockley, Kenneth Mackenzie, Gerald Massey, Fabre d'Olivet entre autres. Bulwer-Lytton fit historiquement le lien avec les adeptes continentaux Gérard Encausse (Papus), Rudolph Steiner et Franz Hartmann — des noms prestigieux de l'ésotérisme occidental. Ces éléments continentaux constituèrent ce qui fut jadis appelé la Fraternité Hermétique de la Lumière.

Autour de 1875, peu de temps après la naissance de la Société Théosophique, la Fraternité hermétique de la Lumière — jusqu'alors relativement peu organisée — fut concentrée en dix degrés initiatiques sous la direction du Dr. Carl Kellner, un adepte australien qui révéla le véritable nom de la Fraternité comme étant l'Ordo Templi Orientis, L'Ordre du Temple Oriental, l'Orient signifiant le lieu du lever du soleil, la source de l'illumination.

Karl Kellner fut le premier O.H.O. (Chef Extérieur de l'Ordre — Outer Head of the Order) de l'O.T.O. nouvellement constitué. Car longtemps auparavant existait un Ordre du Temple — sous la direction de Jacques de Molay (1293-1313) — qui « prépara la Renaissance en fusionnant les Mystères de l'Orient et de l'Occident ».

Cet Ordre comprend également la Fraternité Hermétique appelée Illuminati, dirigé au XVIII ème siècle par le célèbre Adam Weishaupt. Bien que sa portée reste encore incalculable, elle est d'une importance incontestable quant à la présente renaissance magique.

Adam Weishaupt (1748-1830) fonda l'Ordre des Illuminati le 1er mai 1776. Il formula les principes fondamentaux de l'Ordre en des termes très similaires à ceux que Crowley utilisa plus tard dans le Liber Oz.

Le « Verbe Perdu » dans le système de Weishaupt est « Homme ». La régénération de ce Verbe exige que l'homme se retrouve lui-même, que la rédemption de l'humanité s'effectue par l'homme et à travers lui, que l'homme se gouverne lui-même et s'affranchisse des entraves des pouvoirs et des contrôles étrangers. En un mot, il doit devenir un roi à part entière en vertu de son héritage primordial.

Plus tard, l'idée d'« homme royal » deviendra fondamentale dans le système de Crowley. Elle est synonyme d'être Thélémite, c'est-à-dire quelqu'un qui a découvert sa Véritable Volonté (thélèma) et qui est capable de la faire. Ainsi, « Fais ce que tu voudras » sera toute la Loi.

Lorsque Crowley assuma le contrôle de l'O.T.O., il choisit comme devise « Deus est Homo » (« Dieu est Homme ») et il déclare dans le Liber Oz « Il n'est d'autre dieu que l'homme ». C'est à l'Homme que son Manifeste est adressé lorsqu'en 1924 dans la région Méditerranéenne il déclare que Thélèma est le Verbe de la Loi, conformément à ce qui lui a été révélé par Aïwass au Caire, vingt ans auparavant.


The Equinox, une série d'ouvrages volumineux que Crowley publia périodiquement et qu'il décrivait comme « l'encyclopédie de l'initiation », était également appelée « l'organe officiel de La Revue de l'Illuminisme Scientifique ». Parmi les noms de ceux qui, selon Crowley, représentèrent ce courant aux époques passées, apparaît le nom d'Adam Weishaupt.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !

jeudi 9 novembre 2017

Aleister Crowley et la magie moderne (troisième partie).



Le dieu égyptien Horus dont s'inspira Aleister Crowley.



Cet article est la suite de celui-ci

Selon moi, jamais personne n’avait parlé aussi bien d’Aleister Crowley et de son œuvre magique que Kenneth Grant dans son livre La renaissance magique, l'oeuvre inaugurale des Trilogies TyphoniennesJe m’inspirerai de certains des passages de cet ouvrage pour rédiger cet article.

En 1933, Aleister Crowley écrivit des séries d'articles pour un journal quotidien dans lequel il dénonçait la magie noire en des termes non équivoques :

« Pour pratiquer la magie noire vous devez violer tous les principes de la science, de la décence et de l'intelligence. Vous devez être obsédé par une idée folle de l'importance de l'objet mesquin de vos désirs misérables et égoïstes.

J'ai été accusé d'être un « magicien noir ». Aucun jugement à mon égard n'a été plus stupide. Je méprise la chose à tel point que je peux difficilement croire en l'existence de personnes si avilies et idiotes pour la pratiquer.

À Paris et même à Londres, il y a des personnes malavisées qui abusent de leurs précieux dons spirituels pour obtenir des avantages mesquins et temporaires grâce à ces pratiques.

La « Messe Noire » est une affaire totalement différente. Je ne pourrais pas la célébrer même si je le voulais, car je ne suis pas un prêtre consacré de l'Église Catholique. »

Cet  article par exemple répondait à ceux, nombreux, qui l'accusaient non seulement d'être un magicien noir mais aussi de célébrer des messes noires et des rites pervertis.

La calomnie injustifiée continue et le nom de Crowley — plus de soixante ans après sa mort — est toujours associé à de sinistres sorcelleries et diableries. Cette idée fausse n'est pas facile à rectifier, en partie à cause de l'ignorance massive au sujet de l'ésotérisme et en partie à cause de préjugés provenant d'un traitement erroné.

Pour un individu vivant il y a cinq mille ans — longtemps avant que la version biblique de la Genèse n'ait été écrite — le Culte de Satan, ou Shaitan tel qu'il était alors appelé, par Crowley n'aurait évoqué aucune impression de perversité ou de culpabilité.

Tant que nous n'appréhendons pas ce sujet avec un esprit d'enquête impartiale, nous échouerons à comprendre l'œuvre de Crowley et la nature réelle de la renaissance magique qu'il a contribué à faire advenir.

Les anciens concepts et symboles étaient déjà dans leur déclin avant que le christianisme ne porte un coup final à leur vitalité. La confusion des concepts ésotériques et la décadence des symboles ont rarement été aussi clairement exposées que dans l’Apocalypse de saint Jean, où seuls des fragments des anciens mystères sont présentés sans une pleine connaissance de leur signification intérieure. Soit le (ou les) scribe était un non-initié, soit il a volontairement dénaturé l'ancienne sagesse. Ou encore, plus probablement, son œuvre a été retravaillée par d'autres mains.

L’oblitération des anciens symboles dans les catacombes ne sont rien en comparaison de  la destruction systématique qui a été en vigueur pendant des siècles dans les sanctuaires du judaïsme et de la chrétienté dans lesquels des documents ont été massacrés, les textes mutilés et délibérément déformés pour ouvrir la voie au culte de cette suprême anomalie dans l'histoire des religions — un « Sauveur » historique qui mourut et ressuscita dans sa chair.

Hormis certains textes gnostiques paradoxalement préservés par les premiers pères chrétiens, les monuments et les textes funéraires de l'Ancienne Égypte demeurent pour témoigner de la vraie gnose de la lumière.

Avant que la renaissance magique actuelle puisse donc être comprise, nous devons savoir ce qu'est la magie et ce que l’on a exactement renouvelé.

Ce fut Aleister Crowley qui déclara le premier que le « monde est détruit par le feu » en 1904. Crowley était au Caire au moment de cet événement. C'est là qu'il reçut Le Livre de la Loi — la Nouvelle Gnose, le dernier Tantra — de la part d'une Intelligence invisible et inconnue dénommée Aiwaz,  un messager de ce dieu le plus ancien dont l'image est vénérée dans les déserts sous le nom de Shaitan et longtemps auparavant en tant que Seth, l'âme ou le double d'Horus.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

« Le Livre de la Loi » d’Aleister Crowley (première partie).





Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci.

Beaucoup de lecteurs m’ont demandé, depuis que j’ai publié mon article sur « Vision de la Qabale par l’AA d’Aleister Crowley », de parler du Livre de la Loi d’Aleister Crowley.

Cela va être le propos de cet article :

Alors qu’Aleister Crowley était au Caire, durant des heures, à partir du 8 avril 1904 et pendant successivement trois jours, une voix lui dicta ce qui s’appela le Livre de la Loi (il porte parfois le nom de Liber Al Vel Legis).

Ce document de trois courts chapitres est censé a donc été dicté (selon Aleister Crowley) par une intelligence non humaine du nom de Aïwass. Pendant de longues années, Crowley affirma catégoriquement qu’Aïwass était l’un des Chefs Secrets du Troisième Ordre de l’Étoile d’Argent (autre nom de l’ AA∴), une intelligence qui le dépassait complètement.

Après de nombreuses années, il finit par admettre qu’Aïwass était en fait son Saint Ange Gardien. « Je revendique être la seule autorité compétente à pouvoir trancher sur certains points qui font débat à propos du Livre de la Loi, voyant bien que son auteur, Aïwass, n’est nul autre que mon Saint Ange Gardien, avec qui je suis parvenu à la Connaissance par le fait que j’eus un accès exclusif avec Lui. Je Lui ai dûment reporté chacune de mes difficultés, et j’ai reçu sa réponse. »

Mais si, comme certains l’affirment, Aïwass était son Soi Supérieur, alors il faut en déduire que l’auteur en réalité en fut Aleister Crowley…

Il faut ouvrur ici une parenthèse concernant l’identification, habituelle en occultisme, du Soi supérieur avec le Saint Ange Gardien. Crowley considérait cette identification comme une hérésie et une abomination, et il exprime sans ambiguïté cette idée. Par exemple, dans Magick Without Tears, il écrit :

« Nous pouvons d’emblée convenir que le « Génie » de Socrate et le « Saint Ange Gardien » d’Abramelin le Mage sont identiques. Mais nous ne pouvons mettre dans la même catégorie le Soi supérieur, car l’Ange est réellement une Individualité, avec son propre Univers, exactement comme un homme. Contrairement à ce que me paraît être le Soi supérieur, il ne s’agit pas simplement d’une abstraction...

Ce que je crois, c’est que le Saint Ange Gardien est un être d’ordre angélique. Il est un peu plus qu’un être humain, probablement un être étant déjà passé par le stade de l’humanité et la relation d’intimité qu’il a avec la personne dont il est l’ange est une relation d’amitié, une relation communautaire, fraternelle, ou paternelle. »

Aleister Crowley est l’auteur du Livre de la Loi en même temps que l’auteur du Livre de Thoth et de Magik Without Tears, etc. Ces ouvrages mettaient en évidence un dialogue intérieur entre les différentes parties constitutives de Crowley. Il semble qu’en fait le Livre de la Loi n’échappe pas à cette règle.

L’attitude de Crowley envers ce dernier est, elle, cependant, entièrement différente. Il était déterminé à reconnaître que de façon sublimée, c’était bien lui l’auteur du Livre de Thoth et de Magik Without Tears mais s’il était l’auteur du Livre de la Loi, c’en était d’une toute autre façon. Ce dernier, à ses dires, lui avait été inspiré aussi objectivement et de façon aussi audible que si une secrétaire lui avait dicté des notes.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 8 novembre 2017

Vision de la Qabale par l’Ordre des Templiers Orientaux (O.T.O.) et par Aleister Crowley.




L'Ordo Templi Orientis (O.T.O.)



L'Ordo Templi Orientis (O.T.O.) (« Ordre du Temple de l'Est » ou « Ordre des Templiers Orientaux ») est une organisation fraternelle et religieuse qui fut la première à accepter les principes et la loi de Thelema, qui est souvent résumée par la phrase :

« Fais ce que tu voudras sera le tout de la loi. »

Les thélémites pensent que cette loi fut établie par le Book of The Law (Liber AL vel Legis ou Livre de la Loi) dicté à Aleister Crowley en 1904 au Caire par l'entité Aïwass. Sa structure est semblable à celle de la franc-maçonnerie, avec une série d'initiations à des grades successifs. L'O.T.O. comprend également l'Ecclesia Gnostica Catholica ou Église Gnostique Catholique, qui représente la branche religieuse de l'ordre.

L’O.T.O et Aleister Crowley

Un des fondateurs de l’O.T. O, Theodor Reuss, rencontra Aleister Crowley et en 1910, il admit celui-ci aux trois premiers degrés de l'O.T.O. Deux ans après seulement, Crowley fut en charge de la Grande-Bretagne et de l'Irlande.

Aleister Crowley va alors étudier tous les documents de l'O.T.O. correspondant à la magie sexuelle et tenir un journal, Rex de arte regia. Il va ensuite réécrire tous les rituels de l'O.T.O. et la messe de l'Église Gnostique Catholique.

Vers 1914, Crowley décide d'intégrer Thelema dans le système de l'O.T.O. dont il révise alors les rituels. Cette  nouvelle révision de ces rituels en 1918 en ôte tous liens avec ceux de la Franc-maçonnerie.

En 1925, il est proclamé Maître Suprême pour l'O.T.O.

La Qabale et l’O.T.O.

La Qabale est un aspect de la mystique juive. Il consiste en un vaste ensemble de spéculations sur la nature de la divinité, la création, l'origine et le destin de l'âme et le rôle des êtres humains. Il s'agit également de pratiques méditatives, dévotionnelles, mystiques et magiques qui n'ont été enseignées qu'à un petit nombre de personnes. C'est pourquoi la Qabale est considérée comme une ramification ésotérique du judaïsme. En général, l'épellation Qabale est utilisée pour distinguer la variation de la kabbale utilisée par les magiciens occidentaux ou hermétiques de la kabbale mystique juive
.
Crowley a utilisé l'orthographe "Qabalah" (une translittération approximative) et cette orthographe est conservée dans la littérature thélémique. L'orthographe "Kabbalah" est utilisée en référence au mysticisme hébreu traditionnel, et "Cabala" en référence aux superpositions chrétiennes de la même chose.

L'histoire de la Qabale

Le mot « Kabbale » est dérivé de la racine hébraïque « recevoir, accepter » et, dans de nombreux cas, est utilisé comme synonyme de « tradition ». Selon la tradition juive, la Torah (Torah « Loi »,  les cinq premiers livres de l'Ancien Testament) a été créée avant le monde et elle a donné des conseils à Dieu sur des questions aussi importantes que la création du genre humain. Lorsque Moïse a reçu la loi écrite de Dieu, la tradition veut qu'il ait aussi reçu la loi orale, qui n'a pas été écrite, mais transmise de génération en génération. Parfois, la loi orale a été appelée «Kabbale», la tradition orale.

Les premiers documents qui sont généralement reconnus comme étant kabbalistiques viennent du 1 er siècle après J.C. mais on soupçonne que le phénomène biblique de cette prophétie peut avoir été créé lors d'une tradition orale beaucoup plus ancienne. Certains croient que la tradition remonte aussi loin que Melchizedek. Il y a des arguments modérément plausibles selon lesquels Pythagore a reçu son enseignement de sources hébraïques. Il existe une abondante littérature sur le mysticisme juif datant de la période avant Jésus-Christ qui n'est pas strictement kabbalistique au sens moderne, mais qui était disponible comme matériau de base pour les kabbalistes médiévaux.

Sur la base d'un examen détaillé des textes et d'une étude du développement du vocabulaire spécialisé et d'un corpus d'idées distinct, Gershom G. Scholem a conclu que les origines de la Kabbale remontaient au douzième siècle en Provence. L'origine du mot « Kabbalah » comme étiquette pour une tradition qui est définitivement reconnaissable comme Kabbalah est attribuée à Isaac L’Aveugle (vers 1160-1236). 

On considère Isaac comme le véritable fondateur de la Kabbale, son « Père ». C’est lui qui a donné des noms aux dix sefiroth et qui a le premier abordé l’idée de guilgoul (réincarnation). Il est aussi l’inventeur du terme Ein-Sof.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !