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jeudi 7 juin 2018

Compte rendu du livre « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel Petitcollin (partie 3, « Bien vivre avec sa surefficience », chapitre 4, « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ») (treizième partie, De l’art).




Éric Berne, le père de l’analyse transactionnelle dont s’inspire Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit ce qu’elle appelle les surefficients, les gens qui pensent trop et qui ont une pensée complexe arborescente. Cela les différencie de tout un chacun, de ceux que l’auteur appelle les neurotypiques ou normo-pensants. Les surefficients souvent ne se sentent pas reconnus par la société et vivent de graves crises identitaires. D’une manière générale, ils sont idéalistes, ont à la fois un besoin de connexion, de complexité, de cohérence et de sens. Leur problème principal est qu’ils peuvent avoir des relations difficiles avec les autres.

Cet article est la suite de celui-ci. 


Le quatrième chapitre de la partie 3 « Bien vivre sa surefficience » s’intitule « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ». En voici le résumé.

De l’art.

Indépendamment de votre besoin de créativité, votre cerveau a besoin d'art, c'est-à-dire de « beau » au sens le plus large. On peut se demander à quoi sert l'art. Il n'est a priori pas spécialement utile à la survie de l'espèce humaine. Pourtant, statuettes, peintures, bijoux, maquillages, musiques, danses, monuments, etc., existent depuis la nuit des temps, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures. Comment expliquer ce phénomène ? L'art nourrit notre sensorialité et nous fait vibrer d'émotion.

La joie de vivre, la plus naturelle, la plus pure (à ne pas confondre avec le bonheur), consiste simplement à saturer nos sens d'informations agréables. Le simple fait de regarder du beau, d'écouter du mélodieux, de ressentir du voluptueux, de respirer des parfums ou de goûter des saveurs peut nous mettre dans un état de béatitude passager. La nature peut nous fournir une grande partie de cette joie. L'art vient en complément combler différemment et intensément nos sens et nous procurer une ivresse euphorisante. Prenez un moment pour vous rappeler ce que vous ressentez au sortir d'une exposition, d'un musée ou d'un concert. Quand votre système sensoriel hyperesthésique a simplement fait le plein de beau, de bon, de bien, c'est une joie sourde, une paix voluptueuse, une plénitude rassasiante qui circule dans vos veines.

Beaux-arts, arts mineurs, arts majeurs, arts primitifs, esthétisme, design, architecture... Il n'existe pas une idée de l'art qui soit universellement partagée. La seule chose qui soit universelle et personnelle à la fois est l'émotion ressentie. Et c'est pour cela que l'art se joue des frontières, des cultures, du niveau socioculturel des gens et rend tous les humains potentiellement égaux, tant qu'il leur reste cette capacité à s'émouvoir, bien sûr. Ne seront donc jamais concernés les gens qui prennent l'art pour une futile et onéreuse perte de temps. Les surefficients mentaux sont des boules d'émotion : l'art leur donne un espace pour exprimer et ressentir des émotions positives et intenses.

De plus, l'art a la beauté du geste gratuit. Outre qu'il ne sert à rien, dans une majorité de cas, l'art n'est même pas rentable. Le salaire touché pour un concert ne pourra quasiment jamais correspondre au nombre d'heures que le musicien aura passé à apprendre à jouer de l'instrument, à s'entraîner à le manier avec virtuosité et à répéter son morceau. Pourtant, les artistes consacrent leur vie à cet éphémère : un tableau, une pièce, un morceau... et des spectateurs font la queue, parfois pendant des heures, pour admirer quelques toiles, entendre quelques notes, pour un moment hors du temps, unique... On connaît l'aspect utile de l'utile, on oublie malheureusement trop souvent l'aspect utile de l'inutile, l'acte et surtout l'effort gratuit, éphémère et altruiste, n'ayant d'autre but que de créer du ravissement chez ses semblables. L'art permet d'être en contact avec ce que l'humanité a de plus noble, de plus grandiose en elle, lorsqu'elle donne le meilleur d'elle-même avec une générosité exceptionnelle. L’art permet de ressentir un amour profond et puissant pour l’humanité.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


dimanche 3 juin 2018

Compte rendu du livre « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel Petitcollin (partie 3, « Bien vivre avec sa surefficience », chapitre 4, « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ») (douzième partie, Un modèle en créativité, Walt Disney).


  
Walt Disney


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit ce qu’elle appelle les surefficients, les gens qui pensent trop et qui ont une pensée complexe arborescente. Cela les différencie de tout un chacun, de ceux que l’auteur appelle les neurotypiques ou normo-pensants. Les surefficients souvent ne se sentent pas reconnus par la société et vivent de graves crises identitaires. D’une manière générale, ils sont idéalistes, ont à la fois un besoin de connexion, de complexité, de cohérence et de sens. Leur problème principal est qu’ils peuvent avoir des relations difficiles avec les autres.

Cet article est la suite de celui-ci. 

Le quatrième chapitre de la partie 3 « Bien vivre sa surefficience » s’intitule « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ». En voici le résumé.

Un modèle en créativité : Walt Disney.

Pour retrouver votre créativité, il faut avant tout faire taire votre démoralisateur intérieur et développer la capacité d'explorer tranquillement vos rêves jusqu'à ce qu'ils puissent se transformer en projets. Le plus performant en la matière fut Walt Disney. Sa stratégie de créativité a été étudiée et modélisée comme étant une des plus performantes du genre. D'après Walt Disney, pour être efficace, la créativité doit comporter trois stades :

1)         le rêve pur sans aucune censure,

2)         le projet plus concret et réaliste,

3)         la critique CONSTRUCTIVE. C'est-à-dire que les objections doivent non seulement arriver le plus tard possible mais doivent en plus servir à peaufiner le projet et non à le démonter.

Il nous propose donc de faire appel à trois personnages en nous :

Le rêveur : Le rêveur a une pose détendue, les yeux au plafond. Dans cette phase de créativité, on postule qu'une bonne fée ou un ange gardien se tient à ses côtés et aplanit toutes les difficultés qui pourraient surgir. Aucun souci de diplôme, d'argent ou de faisabilité puisque la fée ou l’ange veille. Seule consigne : que le rêve soit agréable à rêver. Lorsque le rêveur a longuement rêvé, il transmet son rêve au réaliste.

Le réaliste : Le réaliste a une pause plus campée. Pieds bien à plat sur le sol, solidement assis, le dos droit, les yeux vers le bas à droite. Son rôle consiste à transposer le rêve dans un vécu quotidien et à le ressentir dans son corps. La bonne fée ou l’ange est toujours là pour aplanir toutes les difficultés. La sensation de vécu réaliste doit être aussi plaisante que le rêve quoiqu’éventuellement plus fatigante ou plus routinière. Dans le cas contraire, il faut recommencer à rêver en tenant compte du vécu du réaliste pour effectuer les ajustements. Lorsque le réaliste a donné son aval au projet, on convoque enfin et seulement le critique intérieur, qu'il va falloir rééduquer au début.

Le critique constructif : dans cette dernière phase de créativité, la bonne fée ou l’ange a disparu. Enfin, les objections peuvent apparaître. Notre critique est assis, menton dans la main et le regard orienté vers le bas à gauche. Mais la consigne est stricte : sa critique doit servir à rendre le projet concrétisable et ne doit en aucun cas le démolir. C'est la phase la plus délicate de la création. La question de base est : « Comment peut-on rendre ce projet réalisable ? » Les critiques constructives seront ensuite transmises au rêveur pour qu'il leur trouve des solutions créatives si besoin est. Etc. C'est ainsi que les rêves peuvent prendre forme dans la réalité. Merci Mickey !

Ce critique intérieur est le cousin du démoralisateur qui existe certainement en vous. Lorsque vous l'aurez rééduqué à attendre son tour et à être constructif avec vos idées, la partie sera gagnée. Vos idées, vos projets, votre capacité à résoudre les problèmes seront décuplés.

Pour vous aider, méditez ces deux phrases de Marcel Pagnol : «Tout le monde savait que c'était impossible. Il est arrivé un jour un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait. »

  
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 31 mai 2018

Compte rendu du livre « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel Petitcollin (partie 3, « Bien vivre avec sa surefficience », chapitre 4, « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ») (onzième partie, Exploiter sa créativité).


  
Un autre livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit ce qu’elle appelle les surefficients, les gens qui pensent trop et qui ont une pensée complexe arborescente. Cela les différencie de tout un chacun, de ceux que l’auteur appelle les neurotypiques ou normo-pensants. Les surefficients souvent ne se sentent pas reconnus par la société et vivent de graves crises identitaires. D’une manière générale, ils sont idéalistes, ont à la fois un besoin de connexion, de complexité, de cohérence et de sens. Leur problème principal est qu’ils peuvent avoir des relations difficiles avec les autres.

Cet article est la suite de celui-ci.
  
Le quatrième chapitre de la partie 3 « Bien vivre sa surefficience » s’intitule « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ». En voici le résumé.

Les cinq besoins de base du cerveau d’un surefficient

Parlons maintenant des besoins de votre cerveau. Il ne s'agit pas de lubie, de caprice ou de petits luxes mais de besoins bien réels. Si l'un de ces besoins n'est pas rempli, votre cerveau est en souffrance. Au fur et à mesure que l’on énumère leurs besoins, les surefficients mentaux se rendent compte qu'ils les connaissent très bien. Ils ressentent le manque et la souffrance quand ils ne respectent pas ces besoins, mais jusque-là, ils n'avaient pas pris la mesure de leur importance.

3) Exploiter sa créativité.

Un cerveau surefficient est fait pour créer. Qu'il s'agisse de création manuelle, intellectuelle ou artistique, votre cerveau doit pouvoir imaginer, inventer, concevoir, fabriquer, produire, construire... Non sollicité sur un projet excitant, il erre dans ses arborescences, s'ennuie et déprime. Alors, il se déconnecte des réalités quotidiennes et finit par se demander à quoi il sert.

Idéalement, cette créativité devrait être la première raison d'être de votre activité professionnelle. Il y a un énorme gâchis à ne pas exploiter à fond la force créative des cerveaux surefficients. Le plus désolant est quand un surefficient mental travaille dans une fonction purement exécutive, largement en dessous de ses capacités intellectuelles, sans autonomie, écrasé par la lourdeur institutionnelle. Pour les surefficients mentaux, la scolarité devient en général problématique à partir du collège. Beaucoup d'entre eux n'ont pas pu faire des études à la hauteur de leur potentiel. Heureusement, même quand la scolarité a été un désastre, les surefficients mentaux peuvent trouver leur épanouissement dans une activité professionnelle créative et autonome. L'artisanat et les professions libérales sont les orientations les mieux adaptées. Ces filières allient autonomie et créativité. Choisissez votre emploi en tenant compte de ces critères. En entreprise, les patrons devraient apprendre à repérer leurs surefficients mentaux. Ils pourraient ainsi leur donner tout ce dont ils ont besoin pour être performants. Avec de la chaleur humaine, des encouragements, de l'autonomie et des défis personnels, un surefficient décuple sa force de travail et devient un petit miracle pour l'entreprise. (Faites lire ces quelques lignes à votre patron !) Si votre travail ne vous apporte pas votre comptant de créativité, offrez-le vous dans votre vie privée. Les possibilités d'être créatif sont nombreuses : cuisine, bricolage, peinture, sculpture, musique, danse, etc.

Certains surefficients mentaux disent avoir l'impression de ne plus savoir ni rêver ni créer. Ils se sentent bloqués dans une espèce d'anorexie intellectuelle, d'hébétude, de no man's land mental. Il est indispensable de restaurer votre créativité. Le rêve est essentiel à votre équilibre. Il permet de s'évader du réel, pas toujours agréable à supporter, il met du positif dans les pensées et surtout il est la lampe de poche avec laquelle vous allez pouvoir explorer les possibilités de votre vie. Nous avons tellement besoin de rêver que, pour retrouver cet espace d'évasion mentale, beaucoup de gens jouent au loto. En prenant un ticket de loto, c'est surtout le droit de rêver qu'ils achètent.

Pour retrouver votre créativité il faut avant tout faire taire votre démoralisateur intérieur et développer la capacité d'explorer tranquillement vos rêves jusqu'à ce qu'ils puissent se transformer en projets.
  
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel Petitcollin (partie 3, « Bien vivre avec sa surefficience », chapitre 4, « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ») (dixième partie).




Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit ce qu’elle appelle les surefficients, les gens qui pensent trop et qui ont une pensée complexe arborescente. Cela les différencie de tout un chacun, de ceux que l’auteur appelle les neurotypiques ou normo-pensants. Les surefficients souvent ne se sentent pas reconnus par la société et vivent de graves crises identitaires. D’une manière générale, ils sont idéalistes, ont à la fois un besoin de connexion, de complexité, de cohérence et de sens. Leur problème principal est qu’ils peuvent avoir des relations difficiles avec les autres.

Cet article est la suite de celui-ci. 

Le quatrième chapitre de la partie 3 « Bien vivre sa surefficience » s’intitule « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ». En voici le résumé.

Les cinq besoins de base du cerveau d’un surefficient

Parlons maintenant des besoins de votre cerveau. Il ne s'agit pas de lubie, de caprice ou de petits luxes mais de besoins bien réels. Si l'un de ces besoins n'est pas rempli, votre cerveau est en souffrance. Au fur et à mesure que l’on énumère leurs besoins, les surefficients mentaux se rendent compte qu'ils les connaissent très bien. Ils ressentent le manque et la souffrance quand ils ne respectent pas ces besoins, mais jusque-là, ils n'avaient pas pris la mesure de leur importance.

1) Nourrir son cerveau d'apprentissages

Votre cerveau adore apprendre. Sans apprentissages, il déprime et rumine. Comme il a besoin de complexité, il va monter en épingle les moindres éléments qui seront à sa portée, sans y trouver pour autant les nutriments dont il a besoin. Faites-vous plaisir : qu'est-ce que vous auriez adoré apprendre ? Dans quel domaine l'école vous a frustré en ne faisant qu'effleurer une matière qui méritait d'être approfondie ? Il y a sûrement des programmes scolaires dont vous avez loupé la subtilité parce que le contenu était mal présenté ou que le prof était antipathique. Dans un coin de votre tête, vous le regrettez probablement : j'aurais dû m'intéresser davantage à... Vous pouvez aussi développer vos capacités dans tous les domaines : décoration, jardinage, cuisine, bricolage, etc.

Quoi que vous désiriez apprendre, vous le pouvez. Il y a deux règles de base :

- Si vous ne comprenez plus, c'est que vous êtes en train de compliquer quelque chose de plus simple que vous ne le pensez.
- Apprendre nécessite une phase de persévérance. Même si ça devient un peu complexe ou ennuyeux, c'est un cap à passer.

Accrochez-vous et régalez-vous.

2) Faire du sport

Le sport va vous aider pour canaliser cette incroyable énergie. C'est une constante en consultation : quand on aborde ce sujet, les surefficients mentaux qui ne font plus de sport réalisent que le sport leur faisait un bien fou et à quel point ça leur manque de ne plus bouger. De plus, le sport aide à combler le déficit de sérotonine et vous bourre de dopamine, votre drogue favorite. C'est certainement par le sport et la relaxation que vous pouvez le mieux améliorer la qualité de votre sommeil. Faites un trou dans votre emploi du temps pour pouvoir y caser le temps nécessaire pour vous défouler.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mardi 29 mai 2018

Compte rendu du livre « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel Petitcollin (partie 3, « Bien vivre avec sa surefficience », chapitre 4, « Optimiser le fonctionnement de son cerveau ») (neuvième partie).



Un livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit ce qu’elle appelle les surefficients, les gens qui pensent trop et qui ont une pensée complexe arborescente. Cela les différencie de tout un chacun, de ceux que l’auteur appelle les neurotypiques ou normo-pensants. Les surefficients souvent ne se sentent pas reconnus par la société et vivent de graves crises identitaires. D’une manière générale, ils sont idéalistes, ont à la fois un besoin de connexion, de complexité, de cohérence et de sens. Leur problème principal est qu’ils peuvent avoir des relations difficiles avec les autres.

Cet article est la suite de celui-ci.

Le quatrième chapitre de la partie 3 « Bien vivre sa surefficience » s’intitule « Optimiser le fonctionnement de son cerveau  ». En voici le résumé.

Optimiser le fonctionnement de son cerveau

Un cerveau surefficient à cinq besoins de base : être nourri constamment d’apprentissages, exercer un sport, exploiter sa créativité, pratiquer l’art, être dans l’affectif.

Tout d’abord, il faut pour le surefficent vivre en léger surmenage. Parlons du rythme : celui qui vous convient est un rythme soutenu.

Vous avez eu cent fois l'occasion de le remarquer, vous avez une énergie hors du commun. Vous en faites bien plus que les autres en une seule journée et vous avez de plus l'impression frustrante de n'avoir rien fait. Le quotidien d'un normopensant vous exaspèrerait par sa lenteur et son manque de contenu. Ne soyez plus sensible aux avis qui vous reprochent d'en faire trop et de ne pas tenir en place. Oui, vous êtes hyperactif au sens d'hyper-dynamique. Alors, vivez au rythme qui vous convient à vous et ne vous souciez plus des critiques. Évidemment, ne demandez pas aux autres de vous suivre !

Les surefficients sont parfois sujets au burn out parce que ce léger surmenage est difficile à doser. Il suffit que quelques complications s'ajoutent à ce programme très dense pour créer une surcharge. On pourrait dire que les surefficients sont comme les chameaux : avec cent kilos sur le dos, ils sont au meilleur de leur rendement et galopent gaillardement. Mais qu'on ajoute seulement un kilo et ils s'effondrent brutalement. Attention au kilo de trop. Laissez de la place pour les imprévus. S'il n'y a pas de contretemps, vous en profiterez pour faire une petite méditation qui vous fera le plus grand bien.

Vous avez besoin d'intensifier votre quotidien pour vous sentir exister : fixez-vous des défis, ayez toujours plusieurs projets motivants en cours simultanément. Si les normopensants disent que vous vous dispersez, c'est que vous avez trouvé le bon équilibre.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 18 mai 2018

Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 4, « Protégez votre enfant intérieur ») (deuxième partie).




Un autre livre de développement personnel


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci. 


Le quatrième chapitre s’intitule « Protégez votre enfant intérieur ».

En voici le résumé.

1) Mettez votre Parent Nourricier à votre propre service.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il faut réorienter le besoin de materner de votre partie Parent, vers vous-même, au moins à 50 %. Développez votre capacité à respecter tous vos besoins : sommeil, nourriture équilibrée, hygiène, sport, détente. Cela veut aussi dire vous écouter davantage et vous entendre quand vous avez soif, froid ou chaud, vous soigner quand vous êtes malade, savoir cuisiner, faire le ménage (pour s'offrir un cadre de vie digne de son petit prince intérieur). Et enfin, apprendre à vous rassurer, à vous encourager et à vous protéger, que ce soit physiquement ou mentalement. Bref, à devenir une vraie mère pour vous-même. Lorsqu'on est bien nourri, reposé, aimé et protégé, on est en bien meilleur état pour affronter les situations stressantes. L'estime que l'on se porte à travers les tendres attentions que l'on a pour soi-même permet de se sentir plus légitime à se faire respecter.

2) Faites taire votre tyran intérieur.

La partie Parent Critique est rarement stimulée d'une manière aidante pour l'enfant. Critique, dévalorisante, tyrannique, épuisante, harcelante, elle remplit mal sa fonction de protection de l'éthique personnelle et reste encombrée des valeurs d'autrui sur des notions de bien et de mal, de bon ou de mauvais depuis longtemps périmées.
Lorsqu'elle n'est plus qu'un tyran intérieur, sa seule fonction devient le sabotage permanent.
Si c'est votre cas, je vous invite à lire Apprivoisez votre Gremlin ! de Richard D. Carson (Éditions Jouvence) qui vous donnera toutes les pistes pour déjouer votre saboteur intérieur.

Pour pouvoir commencer à vous affirmer, il faut que cette partie Parent Critique mette bien son énergie à défendre VOS valeurs et VOS croyances et non pas celles des autres. Et vérifiez donc par la même occasion qu'elle ne continue pas à croire que « C'est mal de s'affirmer. » ou que « C'est vilain de tenir tête aux adultes. »... Il s'agit donc d'une véritable rééducation de la partie Parent. En surveillant la qualité de ses dialogues intérieurs, on peut vérifier que le Parent est devenu aidant. Ses discours ne doivent plus vous critiquer, vous dévaloriser et vous décourager mais au contraire vous rassurer, vous encourager et vous protéger. Parlez-vous comme vous parleriez à votre meilleur ami.

3) Mettez l'Adulte au travail.

La partie Adulte de vous est neutre, objective, sans affectif. Pour cette partie de vous, la pièce où vous vous trouvez n'est ni grande, ni petite. Elle fait X m2. Il n'y fait ni froid ni chaud, il fait X degrés.
Des chiffres et des faits, voilà la matière première avec laquelle elle aime travailler. Les questions qu'elle préfère sont le célèbre « Q Q O Q C C » des policiers (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ?). La partie Adulte est souvent vécue comme froide, voire repoussante surtout par les femmes, puisqu'on les a encouragées à rester intuitives et à ne pas devenir rationnelles. Pourtant l'Adulte adore apprendre, comprendre et stocker de l'information. De plus, cette partie Adulte est particulièrement précieuse puisque c'est elle qui est en prise directe avec la réalité et qu'elle représente tout le potentiel d'objectivité. C'est donc elle qui pourra le mieux répondre, hors affectif justement, aux questions qui terrorisent l'enfant intérieur :

— N'est-ce pas un peu naïf et utopique d'espérer plaire à tout le monde ?

— Que m'importe l'amour de gens qui ne me sont rien ?

— Et pour ceux qui me sont chers : s'ils doivent vraiment me retirer leur amour parce que j'ai refusé de rendre un service, méritent-ils mon affection ?

— Quant aux pires représailles que je redoute, quel est le pire qui puisse m’arriver si je dis non ?

— Jusqu’à quel âge vais-je laisser aux autres adultes le pouvoir de me traiter en enfant soumis ?

Ne trouvez-vous pas que les réponses changent radicalement lorsque c’est l’Adulte qui y répond ?

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 4, « Protégez votre enfant intérieur ») (première partie).





Un autre livre de développement personnel


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci. 


Le quatrième chapitre s’intitule « Protégez votre enfant intérieur ».

En voici le résumé.

Lorsque l'enfant intérieur d'un adulte va bien, toute la personnalité va bien. Quand l'enfant intérieur est malheureux, craintif et carencé, la personne adulte sera inadaptée dans sa vie affective et aussi, peut-être, dans sa vie professionnelle, notamment à cause de cette incapacité à s'affirmer et à dire non, mais aussi à cause d'une trop grande soif de séduction, d'attention, d'approbation ou de réactions émotionnelles inappropriées. Pour pouvoir pratiquer sereinement l'affirmation de soi, il faut que la synergie intérieure soit constructive et protectrice. Rééquilibrer la structure de votre personnalité, réhabiliter et énergétiser chacune de vos facettes et surtout mettre votre Enfant Adapté Soumis si fragile et si vulnérable à l'abri, voilà l'étape suivante.

Les dégâts causés par l'éducation

Les travaux en Analyse transactionnelle ont prouvé que l'éducation des enfants ne stimulait pas équitablement toutes les facettes de leur personnalité et qu'elle était de plus, très différenciée en fonction des sexes. Et oui, les bons vieux clichés masculins et féminins circulent toujours et conditionnent encore aujourd'hui l'attitude des parents comme celles des éducateurs et des professeurs vis-à-vis des filles et vis-à-vis des garçons. La libération des femmes ne semble pas avoir changé grand-chose dans les mentalités. Les femmes continuent à assumer plus de 80 % des tâches ménagères ainsi que les visites chez le médecin, le dentiste et les professeurs, les hommes à travailler trop tard au bureau pour être présents auprès de leurs enfants. On a récemment filmé un petit garçon de cinq ans en train de jouer. Les adultes conviés à visionner ce film ont trouvé l'enfant adorable, plein de vie et de mouvement. Puis le même petit garçon a été à nouveau filmé, jouant de la même façon mais déguisé en fille, affublé d'une robe et de barrettes dans les cheveux. Et cette fois, son attitude a choqué les adultes. Cette petite fille a été jugée anormalement violente, bruyante et hyperactive.

Ainsi, on hypertrophie toujours la partie Enfant Adapté Soumis des petites filles au détriment de leur Enfant Spontané et Rebelle en exigeant d'elles un calme et une soumission beaucoup plus importants que ce qu'on demande aux garçons. On en rajoute aussi dans le « Que vont penser les voisins ? », rendant les filles encore plus sensibles au regard des autres et à la peur du rejet. Le développement des parties Enfant Spontané et Enfant Adapté Rebelle est bien plus autorisé aux garçons et on leur apprend moins à redouter le rejet et la désapprobation. Cela explique pourquoi les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à ne pas oser dire non et à avoir des difficultés d'affirmation de soi.

Au niveau de la stimulation de l'Adulte, là encore, les rôles sont très différenciés. L'intuition est respectée et encouragée chez les filles mais pas leur rationalité ni leur curiosité. Une petite fille sera vite jugée « trop » curieuse si elle pose beaucoup de questions. Inversement, si on autorise les garçons à développer leur esprit rationnel et si l'on encourage leur curiosité naturelle, on continue à les dissuader d'utiliser leur intuition.

Mais c'est au niveau du développement de la partie Parent que la disproportion éducative devient la plus criante. On hypertrophie le Parent Nourricier des filles tout en leur apprenant surtout à l'orienter vers l'extérieur, leur Parent Critique étant conditionné à une autodiscipline intensive et à une endurance maximale à la frustration.

Inversement, chez les petits garçons, on stimule peu le Parent, les invitant implicitement à rester dépendant du maternage et du cadrage d'autrui plus longtemps.

Bref, l'éducation a trop souvent pour effet de déséquilibrer la structure naturelle de la personnalité et d'en entraver le fonctionnement autonome.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « S’affirmer et oser dire non » de Christel Petitcollin (chapitre 3, « Comprendre la structure de votre personnalité ») (cinquième partie).



Un autre livre de développement personnel


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de «  S’affirmer et oser dire non »  de Christel Petitcollin. L’auteur y décrit comment arriver à dire non aux autres lorsque l’on est timide et à affirmer sa personnalité.

Cet article est la suite de celui-ci.

Le troisième chapitre s’intitule « Comprendre la structure de votre personnalité ».

En voici le résumé.

La personnalité d’un adulte est constituée de six facettes. C'est pourquoi, alors que nous croyons communiquer d'une personne unique à une autre personne unique, nous avons éventuellement jusqu'à douze facettes en communications parallèles simultanées. Ces facettes apparaissent les unes après des autres et se développent naturellement au cours des premières années de l'enfance. La structure de certaines de ces facettes est définitive à six ans, les autres continuent à évoluer toute la vie.


Le fonctionnement de la structure

Avec les six facettes, la structure de la personnalité est complète et peut fonctionner.

2) Si la structure n’a pas pu s’épanouir normalement

Mais il est des cas de figure où, à travers une éducation stupide ou maladroite, la structure sera déséquilibrée, certaines facettes ayant été hypertrophiées au détriment des autres. Par exemple, on peut trouver un Enfant Spontané et un Enfant Adapté Rebelle complètement étouffés, un Parent Critique en position de dominant tyrannique, un Adulte peu stimulé, un Parent Nourricier totalement conditionné à répondre aux besoins des autres au lieu de répondre d'abord à ses propres besoins et un Enfant Adapté Soumis placé en insécurité permanente. Quand certaines facettes sont écrasées par les autres, le dialogue intérieur est moins convivial et peut même devenir destructeur et inhibiteur.

Dans l'exemple de Marie, l'expression de ses différentes parties pourrait prendre cette forme.

— L'Enfant Adapté Soumis : « Dis donc, il est quand même drôlement en retard. Pourvu qu'il vienne. Pourvu qu'il m'aime vraiment. Et s'il m'avait oublié ? Et s'il avait changé d'avis ?
Peut-être que je ne lui plais plus. Je ne lui ai sûrement jamais plu, d'ailleurs. Il s'est moqué de moi, comme tous les autres. Je n'ai vraiment pas de chance avec les hommes. À quoi bon sortir avec lui ce soir, même s'il finit par venir ? Dans le meilleur des cas, je vais encore me faire abandonner au bout d'une semaine. »

— L'Adulte : « Il avait dit vers 20 h 00 et non pas à 20 h 00. Donc, il n'est pas encore en retard. Quant à savoir s'il est quelqu'un de bien, il suffit de prendre le temps d'apprendre à le connaître et tu auras l'information. »

— Le Parent Critique : « L'information, on l’a déjà ! ça, pour te faire avoir, tu es une championne. Tu fais vraiment n’importe quoi. Tu t'entiches du premier venu, tu t'emballes au premier regard et après, à chaque fois, forcément, tu es déçue. Ce garçon, il ne vaut pas mieux que les autres. Tu ne sais jamais choisir quelqu'un de valable. Cela vaudrait même mieux pour toi qu’il ne vienne pas. Cela t'éviterait encore bien des déboires ! »

Le Parent Nourricier non concerné, l’Enfant Adapté Rebelle totalement inhibé et l’Enfant Spontané triste et éteint restent silencieux.

Dans l'attente, Marie deviendra anxieuse et découragée. Voilà un exemple des mécanismes par lesquels on arrive à ne plus oser dire, plus oser faire et à se demander pourquoi on ne sait pas dire stop et dire non.

Rééquilibrer la structure, réhabiliter et énergétiser chacune de nos facettes et surtout mettre notre Enfant Adapté Soumis si vulnérable à l’abri, voilà l'étape suivante sur le chemin de l'affirmation de vous


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.