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jeudi 1 mars 2018

Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (huitième partie), la genèse du chapelet « Isis ».








Le livre en question.


Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Mais surtout Isidore Buc nous présente le résultat ultime de ses recherches, son chapelet « Isis ». Cet article est la suite de celui-ci.

La genèse du chapelet « Isis ».

« Isis » est né de la volonté de rassembler le maximum de propriétés dans un seul arrangement pour permettre, avec un seul outil, d'avoir sous la main ce que proposent les principaux chapelets, ou ceux qui sont les plus usités.

Au départ, l'objectif a été de rassembler un stay-stack (jeu miroir) et  une séquence Rusduck (séquence composée des quatre as et des neuf cœurs les plus forts répartis toutes les quatre cartes) permettant des démonstrations de tricherie, puis, à la suite d'une connaissance plus importante des possibilités permises par l'outil qu'est le chapelet et de quelques claques reçues en regardant certaines routines, « Isis » a été complètement refondu pour incorporer des épellations multiples et un retour possible sur un jeu classé par des opérations simples. La construction à partir de mélanges pharaons ou faros s'est donc imposée,

La volonté de revenir sur un jeu classé par la routine « Ni aveugle ni stupide » de Juan Tamariz avec une carte rouge parmi les noires et une noire parmi les rouges, d'obtenir ce résultat par des opérations simples (deux anti-faros ou une distribution en quatre paquets), de baser la progression des épellations sur la famille des cartes (pique et cœur 5 lettres, trèfle 6 lettres et carreau 7 lettres) a conditionné la disposition des familles avant la réalisation des faros permettant de passer d'un jeu classé au stay-stack d'Isis.

Quelques essais à base de deux faros ont mené à une disposition dans laquelle la répartition des as est compatible avec la mise en place rapide de la séquence Rusduck (un as toutes les quatre cartes), et où se trouvent deux séries d'au moins quatre cartes épelables consécutivement et identiquement en partant du même point de départ.

Ce type d'ordonnancement ayant l'inconvénient d'une répétition de la séquence des familles et d'une croissance des valeurs des cartes au sein de la famille, des ajustements rapides ont été réalisés pour parfaire les épellations, compléter la séquence Rusduck et casser la régularité du chapelet.

Si certains ajustements augmentent les propriétés du chapelet et  sont donc incontournables, d'autres peuvent être abandonnés si la gestion du jeu et le type de routines utilisées éloignent la pensée du spectateur d'un possible arrangement.
En aucune manière la propriété « système », qui permet de calculer le rang d'une carte, n'a été une priorité, car elle ne présente aucun intérêt et elle se fait généralement au détriment de propriétés bien plus intéressantes.

Isis fait donc partie des jeux mémorisés et non des systèmes, même si son stay-stack dispose de propriétés que l'on retrouve dans ces arrangements. L'apprentissage de la correspondance carte-stack number sera donc brut, sans mnémotechnique ni artifice.

Le chapelet dont il se rapproche le plus est certainement le Mnémonica de Juan Tamariz par son côté évolutif permettant la mise en place de différents états.

Des mélanges pharaons, deux couleurs noires et deux couleurs rouges régulièrement réparties, un quasi-jeu miroir, siège d'un grand nombre de propriétés, le choix du nom et du mot « Isis » m'a semblé judicieux pour ce chapelet.


Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 22 février 2018

Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (septième partie).




Présentation du chapelet Isis.



Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Cet article est la suite de celui-ci.

Isidore Duc est un des seuls auteurs de langue française à théoriser les fausses et vraies propriétés des chapelets.

La première interrogation en entrant dans l'univers du chapelet est celle portant sur le choix de son chapelet et sur les critères pertinents dans ce choix. Quelle propriété faut-il mettre en avant, et ne risque-t-on pas de regretter son choix par la suite ? Tout comme les routines classiques basées sur la position ou le rang de la carte sont réalisables avec l'ensemble des chapelets, la majorité des propriétés sont possibles à obtenir facilement avec l'ensemble' des chapelets, même si elles ne sont pas incluses à la base dans l'ordonnancement des cartes. Ces propriétés peuvent être appelées fausses. Elles sont généralement obtenues par le déplacement d'une ou plusieurs cartes ou la réalisation de faros (et anti-faros).

A) Une liste non exhaustive de ces fausses propriétés.

1.     Obtention à partir d'un jeu neuf. N'importe qui maîtrisant son chapelet pourra le reconstruire aussi rapidement que s'il réalisait les faros et classements nécessaires à l'obtention de ce chapelet à partir du jeu neuf. Par contre, cela a un corollaire qui est le retour sur un jeu classé, propriété bien plus intéressante.

2.     Alternance des cartes rouges et des cartes noires. Il est possible de trouver dans les publications de Juan Tamariz une méthode pour obtenir cette alternance à partir d'un jeu mélangé, il est donc possible de l'obtenir avec un chapelet, même si celui-ci n'a pas été conçu pour cela.

3.     Donnes de poker. Certains chapelets comme l'Aronson sont spécifiquement construits autour de routines de tricherie (séquence Rusduck pour une donne de poker à la demande ou de bridge sur quatre joueurs et démonstration de poker de Vernon) et donnent l'accès direct à ces routines. Mais le déplacement d'une simple carte permet souvent d'obtenir une séquence adéquate et de distribuer une main de poker marquante pour un joueur lors d'une partie à X joueurs. Les nombreux adeptes du Mnémonica ont mis au point des stratagèmes pour combler les lacunes de ce chapelet et permettre la réalisation de routines intéressantes. Il est évident qu'un montage comme celui permettant de réaliser une routine type démonstration de poker de Vernon n'est pas facilement compensable et que ce montage se rapproche d'une propriété vraie.
4.     Épellations et productions. En insérant quelques cartes clefs, il est toujours possible de permettre une production originale de n'importe quelle carte, soit par épellation, soit par comptage, soit par petite routine spécifique.


B) Il existe en revanche des propriétés que l'on peut appeler vraies, car elles sont impossibles à obtenir simplement à partir d'un chapelet non conçu pour les inclure.

1.            Stay-stack ou jeu miroir. C'est un ordonnancement du jeu où la jumelle de la première carte se trouve en 52e position, la jumelle de la deuxième en 51e position..., la jumelle de la 26e en 27e position. Il y a donc une symétrie dans le jeu qui permet de connaître l'emplacement d'une carte si l'on connaît celui de la carte jumelle. Aronson développe la théorie que tous les jeux mémorisés sont des stay-stack puisque l'on connaît la carte miroir de la carte 1, la carte miroir de la carte 2... C'est exact, mais, la symétrie valeur + couleur n'est plus respectée, ce qui limite le potentiel de la propriété stay-stack.

2.            Retour sur un jeu classé. Corollaire du classement du chapelet à partir d'un jeu neuf, le retour sur un jeu classé n'est réalisable simplement que si le chapelet est prévu pour. Il est néanmoins possible d'obtenir facilement une séparation par familles avec n'importe quel chapelet.

3.            Jeu cyclique ou Rosary deck, qui contient quatre séquences de treize cartes comprenant l'ensemble des treize valeurs d'un jeu dans le même ordre. Les cartes d'un carré sont donc disposées toutes les treize cartes.


Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.



Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (sixième partie).




Le livre en question.


Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Cet article est la suite de celui-ci.

Mais je me rends compte que j’ai dit beaucoup de bien de cet ouvrage dans ce blog, sans vous donner, comme à mon habitude, la table des matières pour que vous vous fassiez votre propre opinion. La voici donc :


  1. Introduction
  2. Préambule
  3. Fausses et vraies propriétés
  4. Genèse d’Isis
  5. Propriétés d’Isis

  1. Mise en place des états
  2. Isis
  3. Etat décliné 1 : Le stay-stack
  4. Etat décliné 2 : Le Rosary deck
  5. Avant de continuer…

  1. Tricherie
  2. Poker à la demande
  3. Poker à la demande pour stay-stack
  4. Démonstration de Poker type Vernon à 3 joueurs
  5. Démonstration de Poker type Vernon à 5 joueurs light
  6. Routine préparatoire à la démo Vernon light
  7. Démonstration de Poker type Vernon à 5 joueurs
  8. Strictly Confidential
  9. Amo Ramses
  10. Routine préparatoire pour Amo Ramses
  11. Routine type Erdnaces ou Tricheur Ingénu
  12. Texas Holdem à la commande
  13. Jacks or Better
  14. Ten Card Poker Deal
  15. Mains de Blackjack
  16. Conclusion

  1. Magie Mentale
  2. Merci Mr Seth-Bins
  3. Toutacaanmon
  4. Entre deux Nils
  5. L’œil d’Horus
  6. Kruskal
  7. Dark Kruskal
  8. Mind Power Deck

  1. Retour sur le jeu classé
  2. Ni Aveugle Ni Stupide
  3. Rêve de tricheur

  1. Les Classiques
  2. Viêt Nam
  3. Dead Man’s hand
  4. Fabulous Four Aces (retour sur le stay-stack)
  5. Prior Commitment
  6. Serial Prediction

  1. Productions
  2. Les cartes indicatrices
  3. Spelling Color, Value, Suite and Card
  4. Rê-programmation
  5. Mnémomykérinos
  6. Cartes à la commande
  7. Productions de carrés

  1. Demi-Stack
  2. Choix du demi-stack et routines

  1. Autres idées
  2. Adepte de Pharaon
  3. Passage en arrangements différents
  4. Distribution en N paquets
  5. Il existe d’autres jeux
  6. Et enfin…

  1. Conclusion
  2. Récapitulatif des possibilités d’Isis
  3. Bibliographie de base


 Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 13 juillet 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, La création du chapelet, Annexe A, suite (vingt-huitième partie).

Le chapelet Joyal.


Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).



 «  La création du chapelet Joyal (version picoeur-trécar).
Il y a deux versions du chapelet Joyal, la version européenne (picoeur-trécar, pique, cœur, trèfle, carreau) et la version américaine (trécoeur-picar). Nous étudierons la version européenne.

LA GRILLE

Une fois posées les fondations avec trois suites mathématiques simples, les nombres premiers et l'ordre des familles, je me sens prêt à attaquer le problème principal. Je dois associer chacune des cinquante-deux cartes à un numéro de 1 à 52.

J'ai tracé sur ma table une grille constituée de cinq rangées de dix cases et, au-dessous, une rangée supplémentaire de deux cases. J'ai appelé rangée 1 la rangée du haut. Celle du bas devient  la rangée 6. J'ai numéroté de 1 à 10 les dix colonnes de gauche à droite. Chaque case porte un numéro de 1 à 52, la case 1 est dans l'angle supérieur gauche. Ces cases correspondent aux cinquante-deux rangs. J'ai fait les cases de ma grille de la taille des cartes à jouer réelles, ainsi je peux étaler les cartes en développant l'ordre du chapelet.

LE MILIEU ET LA FIN

Je dois commencer quelque part. Il me semble qu'il serait utile d'avoir un « break » reconnaissable à la moitié du jeu. La carte associée au rang 26 doit être une carte que je n'oublierai pas. Ainsi, si j'ai besoin de couper le jeu en deux paquets égaux, je n'aurais qu'à couper à cette carte.

Mon choix de cette carte est plutôt subjectif (Pour des raisons très subjectives propres à Martin Joyal, la carte à la position 26 est le 6 de trèfle).

Puisque la carte de rang 26 est une carte remarquable, pourquoi ne pas en avoir une autre au rang 52 ? Un second six serait une bonne idée. Le six de carreau est choisi. Je place cette carte dans la case 52 de ma grille.

LES DIX PRENNENT LES CINQ

Pour garder les choses simples, j'utilise le premier type de suite pour placer les quatre dix dans les cases 5, 15, 25, et 35, et les cinq dans les cases 10, 20, 30, et 40. J'ai utilisé l'ordre « picoeur-trécar » pour ces cartes, allant du dessus au-dessous dans l'arrangement.

Pourquoi ai-je associé les dix à des multiples de cinq et les cinq à des multiples de dix plutôt que l'inverse, ce qui aurait été plus facile à retenir ? Un effet que je souhaite faire avec cet arrangement est « La Carte au nombre », dans lequel un numéro est librement nommé, puis la carte de ce numéro est forcée. Si le numéro nommé est un dix, il me semble qu'avoir un dix en position 10 semblerait suspect. Donc, j'intervertis les dix et les cinq dans l'arrangement.

Étalant ces huit cartes, j'en ai alors déjà dix en place dans la grille.

LES AS PAR DOUZAINE

Je réfléchis ensuite à la position des as. La suite 1, 2, 3, 4 mettrait les as ensemble au-dessus du jeu. Ceci, bien sûr, est inacceptable. L'utilisation de la suite 1, 2, 4, 8 mettrait encore les as trop proches les uns des autres. L'utilisation de la suite 1, 11, 21, 31 s'ajouterait aux combinaisons déjà adoptées pour les cinq et les dix, ce que je ressens comme une répétition indésirable.

Deux des six sont déjà en place dans la grille, mais le rang 6 est toujours libre. Je constate qu'en utilisant la suite 6 12 24, 48, je peux répartir les as au travers de l'arrangement. C'est une suite facile à retenir, car on peut penser à une demi-douzaine, une douzaine, deux douzaines et quatre douzaines. Par conséquent, je place les quatre as dans ces cases, en utilisant à nouveau l'ordre « picceur-trécar ».

LES SEPT DE CHANCE ET LES NEUF

Si vous multipliez n'importe quel nombre par un nombre pair, le chiffre des unités du résultat sera toujours 0, 2, 4, 6, ou 8. Multiplier par 5 donne toujours un résultat finissant par 0 ou 5. Et multiplier par 1, 3, 7, ou 9 produit des résultats dont le chiffre des unités couvre la gamme de 0 à 9. J'ai un faible pour ces nombres, 1, 3, 7 et 9.

La suite 7, 14, 21, 28, dans laquelle 7 est successivement multiplié par 1, 2, 3 et 4, paraît un bon choix pour les sept. Ils ne seront pas trop proches les uns des autres et ils correspondront à des rangs finissant par des chiffres différents. Penser au 7 comme à un nombre de chance aidera à se rappeler les rangs donnés aux sept. En utilisant encore l'ordre « piceur-trécar », les sept sont étalés sur la table. Puisque les multiples de sept ne sont pas psychologiquement aussi évidents que les multiples de 10, et puisque seul le premier sept sera à une position correspondant à sa valeur, je ne ressens pas le même risque de suspicion qui se présentait quand j’étudiais le positionnement des dix.

Après les sept, j’attaque le problème des neuf, en utilisant la même stratégie. La suite 9,18, 27, 36 est choisie et les cartes sont placées dans leurs cases correspondantes. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, La création du chapelet, Annexe A, (vingt-septième partie).


Martin Joyal et son livre sur les chapelets.

Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).



«  La création du chapelet Joyal (version picoeur-trécar).

Il y a deux versions du chapelet Joyal, la version européenne (picoeur-trécar, pique, cœur, trèfle, carreau) et la version américaine (trécoeur-picar). Nous étudierons la version européenne.

LE BUT

Lors de mes premières réflexions sur la création d'un jeu arrangé mémorisé, mon principal désir fut de trouver une manière facile d'apprendre l'ordre des cinquante-deux cartes, en utilisant des suites mathématiques simples et courtes. Par exemple, dans la suite 1, 2, 3, 4, chaque nombre est supérieur de un par rapport à celui qui le précède. Un autre exemple est 1, 4, 7, 10, dans lequel chaque nombre augmente de trois par rapport au précédent, comme dans le chapelet Si Stebbins.

Mon objectif est donc de trouver une suite appropriée pour chaque valeur du jeu. Le premier inconvénient à surmonter est le fait que le système numérique que nous utilisons quotidiennement est un système décimal, utilisant les chiffres de 0 à 9, alors qu'un jeu de cartes utilise un système numérique de base treize, contenant quatre familles, ayant chacune treize valeurs. Les figures présentent donc un problème pour les utilisateurs du système décimal. Si un jeu n'était fait que des cartes à points, les choses auraient été plus simples !

TROIS SUITES SIMPLES

Quand j'ai commencé à développer le chapelet, j'ai essayé plusieurs sortes de suites. Après réflexion, j'en ai gardé trois, toutes constituées de quatre nombres faciles à retenir.

Dans l'idéal, le premier nombre de la suite doit correspondre à la valeur d'une des cartes. Le premier type de suite utilise une progression arithmétique de raison dix, c'est-à-dire que chaque nombre est augmenté de dix par rapport à celui qui le précède. Un exemple d'une telle suite est 5, 15, 25, 35. Ce type de suite convient à toutes les valeurs de l'as au roi.

Le second type de suite utilise une progression géométrique et peut être représentée ainsi : 1n, 2n, 3n, 4n. En d'autres termes, un nombre est multiplié successivement par 1, 2, 3 et 4. La suite 7, 14, 21, 28 en est un exemple ( ainsi dans le chapelet Joyal, le 7 de cœur est à la septième position, le sept de pique à la 14 ème, le 7 de trèfle à la 21 ème position, le 7 de carreau à la 28 ème position) . Ce type de suite convient également à toutes les valeurs de l'as au roi.

Le troisième type de suite utilise une progression exponentielle et peut être représentée ainsi : 1n, 2n, 4n, 8n, dans laquelle un nombre est multiplié successivement par 1, 2, 4 et 8. La suite 4, 8, 16, 32 en est un exemple. Ce type de suite ne convient qu'aux valeurs de l'as au six, car une valeur supérieure à six donnerait un résultat supérieur à cinquante-deux ce qui, bien sûr, n'existe pas dans un jeu de cartes.

LES NOMBRES PREMIERS

Les trois suites expliquées ci-dessus ont un inconvénient. Quelques nombres n'apparaîtront jamais car ils ne sont pas multiples d'autres nombres. Ces nombres sont les nombres premiers. Enfant, j'ai appris qu'entre 1 et 52, les nombres 1, 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43 et 47 sont tous des nombres premiers. De nos jours, 1 n'est pas considéré comme nombre premier, mais je me suis tenu à ma formation de jeunesse.

Curieusement, ce qui semble un inconvénient contient la solution au problème posé par les figures. Il y a douze figures et seize nombres premiers. Pourquoi ne pas, alors, garder les nombres premiers pour les figures ?

L'ORDRE DES FAMILLES

J'ai vu que l'utilisation d'un ordre spécifique des familles aiderait à la mémorisation d'un arrangement de jeu complet. Peut-être parce que je suis canadien français, j'ai toujours préféré l'ordre « picoeur-trécar » des familles. Par conséquent, j'ai choisi cet ordre quand j'ai développé le chapelet. Toutefois, reconnaissant que l'ordre « trécœur-picar » est prévalant dans les pays anglophones, j'ai adapté plus tard le montage pour suivre cet ordre des familles, pour ceux qui le préfèrent. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 3 juillet 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « The Very Best of Simon Aronson, tour « Everybody‘s lazy », Explication (deuxième partie).



Simon Aronson.

L’ouvrage The Very Best of Simon Aronson consacre son chapitre 2 aux tours utilisant un chapelet mémorisé. Voici un des tours : « Everybody’s lazy ».

Aronson parvient à combiner trois découvertes de carte impossibles avec une présentation pleine d'humour et à la fin, c'est le spectateur lui-même qui devient magicien ! Ce tour peut être adapté à tous les chapelets. Je vais faire la démonstration avec le chapelet que j’utilise, le mnemonica de Juan Tamariz.

Voici donc  maintenant, après l’effet et le déroulement de la routine, l’explication du tour. Cet article est la suite de celui-ci.

 Aronson détaille ainsi la façon de calculer et  de présenter ces trois révélations  :

4. Vous avez déjà en votre possession toutes les informations dont vous avez besoin, informations qui vous sont données par la carte que le spectateur a librement choisie pour vous, la carte C !

La première carte que vous retrouverez sera la carte d'Adam, la carte A. Sa position peut être calculée facilement : elle est égale à la différence entre 53 et la position de la carte C dans votre chapelet. Supposons, par exemple, que la carte sur laquelle Bernard a coupé pour vous soit le trois de carreau. (N'oubliez pas que vous êtes le seul à en avoir vu la face.) Dans le chapelet Mnemonica, le trois de carreau occupe la 12 ème position. Par conséquent, 53 — 12 = 41. Autrement dit, la carte d'Adam, le trois de trèfle se trouve actuellement en 41 ème position à partir du dessus du jeu faces en bas.

Dites directement à Adam: « Je suis sûr que votre carte est en quarante et unième position. Révélez l'identité de votre carte. » Lorsqu'il a révélé l'identité de sa carte, demandez-lui de prendre le jeu en main et de compter 41 cartes. C’est bien sa carte qui est en 41 ème position.

Pendant les applaudissements, demandez à Adam de ramasser les cartes qu'il a distribuées (y compris la carte A), et de les remettre sous le jeu pour reconstituer celui-ci.

5. Vous allez maintenant retrouver la carte de Bernard. C'est encore plus facile parce qu'il n'y a même pas de calcul à faire. La position de la carte B dans le jeu correspond en effet à la position de la carte A dans votre chapelet ! Supposons, par exemple, que la carte d'Adam, que vous venez de retrouver, soit le 3 de trèfle (c'est-à-dire la 4 ème dans le chapelet Mnemonica) ; autrement dit, la carte de Bernard se trouve actuellement en 4 ème position à partir du nouveau dessus du jeu faces en bas (et c’est le 5 de cœur).

Demandez à Bernard de prendre le jeu en main et adressez-vous à lui de cette façon : «J'ai dit que je ferai ce tour deux fois. Je vais donc le refaire avec votre carte. Je pense que votre carte est en quatrième position. Pourriez-vous me révéler l'identité de votre carte ?» Lorsque Bernard a révélé l'identité de sa carte (5 de cœur), demandez-lui de compter jusqu'à 4 à partir du dessus du jeu comme vous l'avez fait pour Adam. C’est la bonne carte, celle qu’il a choisie.

Dans la pause qui suit cette deuxième découverte, invitez Bernard à ramasser toutes les cartes distribuées et à les mettre sous le reste du jeu.

6. Vous êtes maintenant prêt pour le final, qui met en scène un renversement de rôles inattendu. Demandez à Adam de reprendre le jeu en main et adressez-vous à lui ainsi : «J'ai fait le tour, je l'ai refait. Mais je vous ai promis de vous l'apprendre pour que vous puissiez le réaliser vous aussi. Étant donné que j'ai déjà retrouvé vos deux cartes, vous pouvez maintenant retrouver la mienne, celle sur laquelle Bernard a coupé pour moi. Vous devriez pouvoir me dire exactement où se trouve ma carte dans le jeu. Mais comme vous n'avez jamais fait cela avant, je vais vous aider un peu. Je pense que ma carte est quelque part entre la 15 ème et la 30 ème; mais c'est à vous de décider. Quelle position précise pensez-vous qu'elle occupe, entre la 15 ème et la 30 ème ? »

Que vous le croyiez ou non, vous allez vraiment laisser le spectateur choisir librement n'importe quelle position dans la fourchette que vous avez « estimée ». Mais cette « fourchette », vous ne l'avez pas prise au hasard, loin de là : vous l'avez déterminée avec soin, en fonction des trois cartes choisies. La manière de la calculer n'est pas difficile : la limite inférieure de la fourchette que vous proposez au spectateur doit être supérieure à la différence B moins A. La limite supérieure de la fourchette doit être inférieure à la différence C moins A. Dans notre exemple, les cartes A, B et C sont les 3 de trèfle,  5 de cœur et 3 de carreau respectivement. Elles occupent les positions correspondantes dans le chapelet Mnemonica : 4, 8 et 12. Par conséquent, la limite inférieure de votre fourchette doit être supérieure à 4 (B moins A est égal à 8 - 4, c'est-à-dire 4), et la limite supérieure doit être inférieure à 8 (C moins A est égal à 12 -  4, c'est-à-dire 8). La fourchette dans laquelle le spectateur peut librement choisir son nombre doit donc se situer entre 4 et 8, extrêmes compris.

7. Il est probable qu'Adam vous regardera d'un air interrogateur lorsque vous lui demanderez de retrouver votre carte. Lorsqu'il l'a fait, demandez-lui s'il ne veut pas changer d'avis. Une fois qu'il s'est définitivement décidé — supposons qu'il choisisse, disons 7 — dites : «Très bien. Comptez donc jusqu’à la 7 ème carte ; mais avant que vous ne commenciez, pour que les choses continuent à se passer honnêtement, il faut que je vous révèle d'abord l'identité de ma carte. C'est la dame de cœur. »

Vous l'avez sans doute déjà compris : ce n'est pas la carte que vous avez effectivement vue que le spectateur va retrouver ; en réalité, c'est exactement le contraire de ce que croit le spectateur qui va se passer : vous allez nommer la carte dont la position dans le jeu correspond au nombre choisi par le spectateur, et non l'inverse ! La formule qui permet de déterminer l'identité de cette carte est la simplicité même : c'est la position de la carte A dans votre chapelet plus le nombre nommé par le spectateur. (Ainsi, puisque dans notre exemple la carte A était le 3 de trèfle, dont la position dans le chapelet Mnemonica est 4, et que le spectateur a choisi la position 7, vous annonceriez comme étant votre carte celle qui, dans votre chapelet, occupe la 11 ème position, c'est-à-dire le total de 4 et 7. Dans le chapelet Mnemonica, la 11 ème carte est la dame de cœur.) Vous annoncez donc au spectateur qu’à la position qu’il a librement choisie, la septième, il va trouver la carte que vous aviez visionnée, qui est, prétendez-vous en mentant, la dame de cœur. Les spectateurs sont ébahis par cette dernière prédiction qui paraît presque impossible.

Je récapitule l’explication des trois révélations successives du tour : calculs à effectuer pour retrouver les trois cartes.

—           Position de la carte A : 53 - position de la carte C dans votre chapelet (calcul effectué aussitôt que vous voyez la carte C)

—           Position de la carte B : la position de la carte A, celle que vous venez de révéler, dans votre chapelet.

—           Valeur de la carte C : position de A dans votre chapelet (dès sa révélation, notez sa position dans votre chapelet) + position choisie par le spectateur donnent la  position de la carte dans votre chapelet qui est la valeur de la carte C".

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 28 juin 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor, Le jeu mémorisé Nikola, Comment dire l’emplacement d’une carte désignée au hasard (troisième partie).


Le livre de Klingsor.

L’ouvrage « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor consacre son chapitre 10 (page 35 à 55) au chapelet Nikola et à ses possibilités. Cet article est la suite de celui-ci.

Je rappelle la disposition du chapelet :
(DEBUT): 6K - 5T - RT - VC - 5P - 9K - 9P - DC - 3T – I0T - RP - AC
4K - VK – RK- RC- 2K - DT - 9T - IOC - 8K - 2T - AT - 7C - 7T - 4P -
7P - 9C - 8P - 6P - 6T - 2C -AP - VP - 4T - 5C – I0P - AK - VT - 4C -
2P - 7K – DP - 3C - 3P - 8T – I0K - 6C - 5K - 3K - DK - 8C (FIN)

Les différentes utilisations du chapelet Nikola :

4) Comment dire l’emplacement d’une carte demandée au hasard.

 Il vous faudra faire un petit calcul si le jeu ne commence pas par la 1ère carte du chapelet.

a)  Dans ce cas, regardez la carte inférieure du jeu. Si la position de cette carte est plus petite que la position de la carte demandée, il suffit de retrancher le premier nombre du second. Par exemple, si on vous demande le 10 de pique (= 37 position) et si la carte sous le jeu est le 10 de cœur (20 ème position), le 10 de pique sera la 17 ème carte (37 -20).

Pour le chapelet Mnemonica, de même, regardez la carte inférieure du jeu. Si la position de la carte demandée est plus petite que la position de la carte demandée, il suffit de retrancher le premier nombre du second. Par exemple, si on vous demande le 7 de Pique (= 37 position) et si la carte sous le jeu est le valet de cœur (20 ème position), le 7 de pique sera la 17 ème carte (37 -20).

b) En revanche, si la position dans le chapelet de la carte sous le jeu est plus élevée que celle de la carte demandée, il faudra d'abord retrancher de 52 la position dans le chapelet de la carte sous le jeu puis ajouter à ce résultat la position dans le chapelet de la carte demandée.

Par exemple, la carte demandée est la dame de cœur (position 8) .La carte sous le jeu étant le valet de trèfle (position dans le chapelet 39), le calcul est le suivant :

52 - 39 = 13
13 + 8 = 21.
La dame de cœur est donc la 21ème.

En cas d’utilisation du chapelet Mnemonica, si la position dans le chapelet de la carte sous le jeu est plus élevée que celle de la carte demandée, il faudra de même d'abord retrancher de 52 la position dans le chapelet de la carte sous le jeu puis ajouter à ce résultat la position dans le chapelet de la carte demandée.

Par exemple, la carte demandée est le cinq de cœur (position 8) .La carte sous le jeu étant le 10 de cœur (position dans le chapelet 39), le calcul est le suivant :

52 - 39 = 13 ;
13 + 8 = 21.
Le cinq de cœur est donc la 21ème.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mardi 27 juin 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor, Le jeu mémorisé Nikola (deuxième partie).


Le chapelet Mnemonica de Juan Tamariz.


L’ouvrage « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor consacre son chapitre 10 (page 35 à 55) au chapelet Nikola et à ses possibilités.

Je rappelle la disposition du chapelet :

(DEBUT): 6K - 5T - RT - VC - 5P - 9K - 9P - DC - 3T – I0T - RP - AC
4K - VK – RK- RC- 2K - DT - 9T - IOC - 8K - 2T - AT - 7C - 7T - 4P -
7P - 9C - 8P - 6P - 6T - 2C -AP - VP - 4T - 5C – I0P - AK - VT - 4C -
2P - 7K – DP - 3C - 3P - 8T – I0K - 6C - 5K - 3K - DK - 8C (FIN)

Les différentes utilisations du chapelet Nikola :

3) Comment nommer la carte se trouvant à la position désignée.

Si le jeu a été coupé et ne commence donc pas par la première carte du chapelet, un petit calcul vous permettra de nommer tout de même la carte.

a) Si le total  position demandée + carte sous le jeu est supérieur à 52.

Si on vous demande la 36 ème position, regardez d'abord la carte se trouvant sous le jeu, par exemple la dame de pique. C'est la 43 ème carte de votre chapelet qui se trouve sous le jeu.

Ajoutez à ce chiffre (43) le nombre demandé (36): 43 + 36 = 79. Comme ce nombre dépasse 52, retranchez 52 de ce total : 79 - 52 = 27. La 36 ème carte du jeu sera donc ma 27 ème carte de votre chapelet, 7 de pique..

Dans le chapelet Mnemonica, si on vous demande la 36 ème position, regardez d'abord la carte se trouvant sous le jeu, par exemple l’as de trèfle. C'est la 43 ème carte de votre chapelet qui se trouve sous le jeu. 

Ajoutez à ce chiffre (43) la position demandée (36): 43 + 36 = 79. Comme ce nombre dépasse 52, retranchez 52 de ce total : 79 - 52 = 27. La 36 ème carte du jeu sera donc la 27ème carte de votre chapelet, 2 de trèfle.

b) Si le total obtenu est inférieur à 52, il donne directement le rang de la carte se trouvant à la position demandée.

Par exemple, on vous demande le nom de la 23 ème carte et c'est le roi de pique que vous voyez sous le jeu (roi de Pique =  11ème carte) ; 23 + 11 = 34 . La 23 ème carte est donc le valet de Pique (34 ème carte dans le chapelet).

Dans le chapelet Mnemonica, on vous demande le nom de la carte qui en 23 ème position et c’est la dame de cœur que vous voyez sous le jeu (dame de cœur : 11 ème position) ; 23 + 11 =34. La carte en vingt-troisième position est donc le dix de pique (34 ème carte dans le chapelet).


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Le chapelet, compte rendu du livre « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor, Le jeu mémorisé Nikola (première partie).


Claude Klingsor.


L’ouvrage « Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie » de Claude Klingsor consacre son chapitre 10 (page 35 à 55) au chapelet Nikola et à ses possibilités.

Je rappelle la disposition du chapelet :

(DEBUT): 6K - 5T - RT - VC - 5P - 9K - 9P - DC - 3T – I0T - RP - AC
4K - VK – RK- RC- 2K - DT - 9T - IOC - 8K - 2T - AT - 7C - 7T - 4P -
7P - 9C - 8P - 6P - 6T - 2C -AP - VP - 4T - 5C – I0P - AK - VT - 4C -
2P - 7K – DP - 3C - 3P - 8T – I0K - 6C - 5K - 3K - DK - 8C (FIN)

Les différentes utilisations du chapelet Nikola :

1) Nommer la carte choisie par le spectateur.

Après avoir fait un faux mélange et fait couper le jeu par un spectateur, étalez le jeu en éventail et faites prendre librement une carte. Ne regardez surtout pas la carte prise, mais coupez le jeu à l'endroit où la carte a été retirée. Détournez la tête du spectateur pendant qu'il regarde sa carte. Égalisez le jeu, et profitez-en pour jeter un coup d'œil sur la carte inférieure du jeu. C'est la carte qui se trouvait immédiatement au-dessus de la carte qui a été tirée, et sa valeur vous donnera tout de suite, grâce au chapelet, la valeur de la carte choisie, qui la suit immédiatement dans le chapelet.

Une seule carte peut évidemment être prise à la fois. Chaque carte choisie doit être remise sur le jeu, avant d'en faire choisir une autre car le chapelet serait alors interrompu.

2) Comment nommer les cartes d’un paquet pris par un spectateur.

Le jeu étant étalé en éventail, demandez à un spectateur de prendre un paquet de cartes où il le désire. Ces cartes doivent se suivre. Ceci étant fait, demandez-lui de mélangez ses cartes. Pendant ce temps, coupez le jeu à l'endroit exact où les cartes ont été retirées. En égalisant le jeu, notez la valeur de la carte inférieure sous le jeu.

Vous pouvez alors nommer toutes les cartes se trouvant dans la main du spectateur. En effet, vous nommez d'abord celle qui suit immédiatement la carte se trouvant sous le jeu, puis celle qui suit celle que vous venez de nommer, et ainsi de suite jusqu'à ce que le spectateur n'ait plus de cartes en main. Chaque fois que vous nommez une carte, vous demandez au spectateur de vous la rendre. Vous la montrez alors au public, et vous la replacez ensuite sous le jeu (surtout pas au-dessus, car votre chapelet serait coupé à cet endroit).Et ainsi de suite pour les autres cartes, jusqu'à ce que le spectateur vous ait rendu la dernière.

Par exemple, le spectateur a pris 5 cartes. La carte sous le jeu, après que vous ayez coupé à l'endroit où se trouvait la carte choisie, est le 7 de cœur.
7 de cœur = 24ème carte du chapelet. Les cartes en main du spectateur seront donc dans l'ordre :

25ème = 7 de trèfle

26 ème = 4 pique

27 ème = 7 pique

28 ème = 9 cœur

29 ème = 8 pique

Pour ceux qui ont choisi le mnemonica comme chapelet, un exemple semblable : le spectateur prend ses cinq cartes et la carte sous le jeu est le 10 de trèfle (24 ème position avant le 5 de carreau). Les cinq cartes à nommer sont donc le 5 de carreau, le roi de carreau, le 2 de trèfle, le 3 de cœur, le 8 de carreau.

Le fait de nommer ainsi un paquet de cartes est très étonnant pour le public, qui oublie que ces cartes ont été tirées en bloc et qui ne sait évidemment pas que le jeu est en chapelet. C’est pourtant une très vieille ruse de l'arsenal des magiciens. 


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 26 juin 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, Vue d’ensemble des jeux mémorisés (2), (vingt-sixième partie).



Le livre de référence en français sur Simon Aronson où il détaille son chapelet.


Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).

D’abord pour distinguer les différents chapelets existants, l’auteur nous propose une terminologie précise. Il les divise en « arrangements » (traités dans le chapitre 2), « systèmes » (présentés dans le chapitre 3) et « jeux mémorisés » (dont le chapitre 4 donne une vue d’ensemble : neuf jeux vus en détail qui correspondent à ce que nous appelons les jeux apériodiques).

Vue d’ensemble des jeux mémorisés

Il y a moins de jeux arrangés mémorisés populaires que de systèmes.

Il n'y a pas de recette miracle pour mémoriser un jeu entier. Il est recommandé d'apprendre une petite série de cartes chaque jour, en répétant à voix haute la position et l'identité de chaque carte. Après des mois de travail, vous aurez mémorisé le jeu complet. Il y a, cependant, des méthodes pour rendre cette tâche plus facile, telle que celle développée par Claude Klingsor pour le chapelet Nikola dans Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie.

9 jeux arrangés mémorisés publiés dans la littérature cartomagique sont étudiés dans le livre de Martin Joyal mais je n’en détaillerai que 3, le chapelet Nikola, le chapelet Aronson et le chapelet Rix. Je ne traiterai donc pas :

Le chapelet Ireland ;

Le chapelet McCaffrey ;

Le chapelet Steele ;

Le chapelet Marlo ;

Le chapelet Skinner ;

Le chapelet Aldrich ;

A noter que le chapelet très connu, Mnemonica de Juan Tamariz, du fait qu’il est paru en 1997 après la sortie du livre de Martin Joyal, ne figure pas dans la liste des jeux mémorisés ainsi que le très récent livre Isis du français Isidore Buc où il décrit son remarquable chapelet.

Présentation du chapelet Nikola :

Le jeu mémorisé le plus populaire et le plus ancien est celui de Louis Nikola, publié en 1927 sous le nom de The Nikola Card System. Une copie partielle de ce document peut être trouvée dans Encyclopédie des tours de cartes (p. 408) de Hugard mais je préfère la description qu'en réalise Claude Klingsor dans Les secrets de la mnémotechnie et de la télépathie (p. 25 à 57). Nikola suggère une méthode de mémorisation basée sur des moyens mnémotechniques et fournit au lecteur une série de mots à apprendre.

Le montage des cartes ne montre pas d'ordre apparent, au moins au premier regard. Vous remarquerez que les positions qui sont des multiples de quatre correspondent aux cœurs. Cet arrangement permet des démonstrations de poker ou de bridge aussi bien que des effets d'épellation.

Nikola suggère un tour qui vous permet d'assembler le chapelet devant les spectateurs sans qu'ils ne s'en rendent compte. Ce tour, appelé « A Subtle Game », est l'amélioration d'une idée décrite en 1612 dans Thesouro de Prudentes de Sequeira, afin de ranger un jeu mélangé en ordre Si Stebbins pendant l'exécution du tour ("Un jeu subtil" en français dans l' Encyclopédie des tours de cartes).

Voici l'ordre du chapelet Nikola, à partir de la carte supérieure du jeu (qui est la carte n°1 du chapelet, le 6 de K), jusqu’à la carte inférieure (qui est la carte n°52 du chapelet, le 8 de C),

(DEBUT): 6K - 5T - RT - VC - 5P - 9K - 9P - DC - 3T – I0T - RP - AC 
4K - VK – RK- RC- 2K - DT - 9T - IOC - 8K - 2T - AT - 7C - 7T - 4P -
7P - 9C - 8P - 6P - 6T - 2C -AP - VP - 4T - 5C – I0P - AK - VT - 4C -
2P - 7K – DP - 3C - 3P - 8T – I0K - 6C - 5K - 3K - DK - 8C (FIN)


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.