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dimanche 3 mars 2019

Dix enseignements de Bouddha (traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »).



Dix enseignements de Bouddha. 


Ce texte est une traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »

Il est la suite de celui-ci.

Qu'est-ce qui peut vous aider à changer votre vie pour le meilleur et à vous débarrasser de ce qui est en trop ?

Bouddha Gautama était un maître spirituel et le fondateur du bouddhisme dans l'Inde ancienne. Ses enseignements ont été compilés par ses disciples.

Nous vous proposons de prêter attention à ces enseignements qui, bien qu’ils ne vous obligent à rien, peuvent changer votre vie de la meilleure façon possible.

1. Partir de peu est normal

Une cruche se remplit petit à petit, goutte à goutte. Un homme sage se remplit progressivement de bien.
Ralph Waldo Emerson a déclaré que « chaque enseignant était au moins une fois un apprenti ». Nous avons tous commencé à partir de peu, ne l'oubliez pas. Si vous êtes organisé et patient, vous réussirez. Personne ne reçoit rien de bon du jour au lendemain. Béni soit celui qui est prêt à commencer à partir de peu et qui travaille avec constance jusqu'à ce que sa cruche se remplisse.

2. Les pensées sont de la matière

 « Tout ce que nous sommes provient de nos pensées. Avec nos pensées, nous construisons le monde. Parlez ou agissez avec un esprit pur et le bonheur vous suivra, inséparable comme votre ombre. »
Bouddha a dit : « Tout est dans l'esprit. Nous devenons ce que nous pensons ». Pour vivre correctement, vous devez remplir votre esprit de « bonnes » pensées. Les mauvaises pensées vous détruisent. Votre façon de penser définit vos actions, vos actions définissent vos résultats. Si vous changez votre façon de penser, vous changerez aussi votre vie. Bouddha a dit ; « Les actes erronés dépendent de l'esprit. Si votre façon de penser change, y aura-t-il encore des actes erronés ? ».

3. Pardonner

« La haine n'est pas apaisée par la haine, mais par l’amour. »
Lorsque vous libérez ceux que vous mettez en prison du fait de votre manque de pardon, vous vous libérez vous-même. Il n'est pas possible de faire du mal à quelqu'un sans se faire aussi du mal à soi-même. Apprenez à pardonner le plus vite que vous pourrez. Bouddha a déclaré : « Il n'y a pas de feu dans le monde plus fort que la passion, pas de requin plus féroce que la haine, pas d'ouragan plus dévastateur que la cupidité. ».

4. Les actions sont importantes

« Si vous devez faire quelque chose, faites-le de tout cœur. »
Pour grandir, il faut travailler tous les jours. Le proverbe dit : «  Dieu donne à manger un vermisseau à chaque oiseau, mais il ne le jette pas dans son nid ». Si vous vous êtes engagé à réaliser quelque chose, faites-le de tout votre cœur.

5. Essayez de comprendre l'autre

« Répondez toujours avec bienveillance ; ce n'est qu'ainsi qu'il est possible de rendre ce monde meilleur. Répondez avec gentillesse ou ne répondez pas. Si vous répondez par le mal au mal, il y aura plus de mal encore. »
Stephen Covey a déclaré: « Essayez d'abord de comprendre, et seulement après essayez d'être compris. » C'est facile à dire mais difficile à faire : vous devez utiliser toute votre énergie pour comprendre le point de vue de l'autre. Lorsque vous vous sentez en colère, essayez d’oublier votre colère. Écoutez les autres et essayez de comprendre leur point de vue et vous recevrez de la tranquillité en retour. Concentrez-vous sur le fait d'être heureux plutôt que d'avoir raison.

6. Contrôlez votre propre esprit

 « Maîtrise tes paroles, maîtrise tes pensées, ne fais de mal à personne. Suivez ces indications fidèlement et vous avancerez sur le chemin des sages. » 
La plus grande victoire est celle qui s'obtient sur soi-même. Pour l’emporter sur vous-même, vous devez contrôler votre esprit. Vous devez contrôler vos pensées, vous ne devez pas les laisser errer comme les vagues de la mer. Vous pouvez penser : « Je ne peux pas contrôler mes pensées, les pensées apparaissent par elles-mêmes. » Il y a une réponse à cela : vous ne pouvez pas empêcher un oiseau de voler au-dessus de vous, mais vous pouvez certainement l’empêcher de faire un nid sur votre tête.

7. Vivre en harmonie

«La victoire génère le ressentiment qui cède le pas à la haine car le vaincu est malheureux. La plus grande victoire est celle qui s'obtient sur soi-même ».
Ne cherchez pas à l'extérieur ce qui ne peut être que dans votre cœur. Très souvent, nous avons tendance à nous perdre en regardant à l'extérieur, pour ne pas voir la vérité à l'intérieur. L’harmonie n'est pas dans un nouvel emploi, une nouvelle voiture ou un nouveau mariage. L'harmonie est déjà à l’intérieur de nous.

8. Soyez reconnaissant

«La santé est le plus beau des cadeaux, la joie est la plus grande des richesses ».
Il y a toujours quelque chose pour lequel il vaut la peine de remercier. Tout le monde n’a pas été capable de se réveiller aujourd’hui, et hier soir, une personne s’est endormie pour la dernière fois.

9. Soyez fidèle à ce que vous savez

« Tout comme le vent ne secoue pas l’énorme rocher, la flatterie ou le reproche ne remuent pas non plus le sage. »
Nous savons beaucoup de choses mais nous n’agissons  pas toujours en fonction de ce que nous savons. Si vous endurez la défaite, cela ne se produit sûrement pas parce que vous ne saviez pas comment agir ; cela s’est produit parce que vous n'avez pas fait ce que vous saviez qu’il fallait faire. Soyez donc fidèle à vous-même et à ce que vous savez.

10. Partagez votre bonheur

« Des milliers de bougies peuvent être allumées avec une seule bougie et la durée de vie de la bougie ne sera pas raccourcie. Le bonheur ne diminue jamais lorsqu'il est partagé. »
Le bonheur non seulement ne diminue pas mais, au contraire, il grandit quand on le partage. Alors ne le cachez pas aux personnes que vous connaissez, rendez ceux qui vous entourent plus heureux.

Et enfin:

«N'acceptez pas ce que je dis simplement à cause du respect que vous avez pour moi. De même que l'or est mis à l'épreuve du feu, mettez mes mots à l'épreuve du feu de votre expérience spirituelle »

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

jeudi 7 juin 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (troisième partie, l’action).




Abraham Maslow, le psychologue auteur de "Devenir le meilleur de soi-même : besoins fondamentaux, motivation et personnalité".



Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci. 

L’action.

Il faut toujours être en état d’action. C’est la condition essentielle de la réussite. Naturellement, quelque repos est nécessaire de temps en temps mais pas autant que l’on croit. J’ai une définition très large de l’action : ce peut être écrire, jouer à la bourse, pratiquer un sport, aller au cinéma. L’inverse de l’action, c’est quand vous n’êtes pas maître de votre vie, quand vous ne créez pas. Regarder la télévision est typiquement l’inverse de l’action. Dans le cas présent, c’est quelqu’un qui agit sur vous et non vous qui agissez sur quelqu’un ou sur  quelque chose. Pensez à l’énorme masse de vos écrits si vous écriviez seulement une page par jour. 365 jours, 365 pages.

La vie ne progresse que par des actions. Elles entraînent des réactions. Sans cela, rien ne se produit. C’est le passage du mental, de la pensée, à la réalité. Vous pouvez discuter avec quelqu’un tous les jours pendant un an, ou alors aller vous promener, ou même comme mentionné plus tôt, regarder la télévision, vous n’aurez rien créé. Vous serez toujours le même et les gens vous regarderont toujours de la même façon. Tandis que, si vous avez écrit votre page chaque jour, les gens vous regarderont comme quelqu’un qui a produit un livre. Et il s’ensuivra une immédiate réaction. Vous rencontrerez les gens que vous désirez connaître, vous écrirez un autre livre, vous gagnerez de l’argent.

Le seul problème est que pour agir, il ne faut pas avoir peur de déranger, ni du ridicule. Pour le ridicule, je n’ai trouvé qu’une seule solution, celle que j’appelle celle du « secret messianique ». Dans les Évangiles, Jésus Christ est toujours très réticent quand ses disciples veulent révéler qu’il est le Christ. Il leur demande de garder le secret. Il en est de même dans la vie quotidienne : si vous voulez devenir écrivain ou peintre, ne parlez pas de vos efforts, des manuscrits rejetés par l’éditeur, des tableaux refusés par les galeries.  Vous seriez en butte à des moqueries ou à des critiques qui vous détruirez. En fait, les autres sont naturellement jaloux de ce qui pourrait être votre éventuel succès et le détruiraient à la base.

Il y a un deuxième secret dans l’Evangile « Nul n'est prophète en son pays ». Quand Jésus arrive dans son village, il n’arrive à produire aucun miracle. Il ne faut surtout pas parler de vos œuvres à votre famille qui s’empresserait de les dévaloriser. Il faut voir que pour eux vous êtes resté un enfant incompétent et il y a aussi par rapport au père ce fameux complexe d’Œdipe qui joue dans les deux sens. Votre père veut être le mâle dominant dans sa famille et votre réussite littéraire l’incommoderait. Quand j’ai écrit mes essais, j’ai gardé mes textes pour moi. Seuls quelques amis les ont lus et corrigés, pas ma famille.

Il faut aussi pour dépasser la peur d’une action ridicule penser à l’anecdote de Sidney Rosen dans son livre sur Milton Erickson. Erickson arrive dans une université américaine et on lui dit qu’on l’a programmé pour un séminaire avec les étudiants l’après-midi ; mais il n’a rien préparé. Cependant, il déclare qu’il ne s’est pas angoissé parce qu’au cours des années, « il avait tant appris ». Erickson n’a pas peur du ridicule car il a confiance en ses ressources internes emmagasinées par l’inconscient. Chacun de nous devrait en tenir compte dans ses actions : nous avons tant appris au fil des temps qu’il n’y a plus lieu de paniquer ou d’avoir peur du ridicule.

La deuxième question est de savoir comment ne pas déranger. Les éditeurs ne sont pas perturbés de recevoir plusieurs fois le même manuscrit, le fait de l’envoyer à cinquante ne gêne personne. A part cela, nos actions peuvent gêner. Il faut donc procéder à une politique des petits pas. Moyennement vexer les gens par nos écrits, moyennement incommoder les tiers par nos actions. Se dire aussi qu’on ne peut pas ne pas déranger. Toute action perturbe quelqu’un. En marchant, on écrase forcément un insecte. Il faudrait alors comme les jaïnistes, afin de ne rien tuer, rien déranger, marcher pieds nus et être couvert de poux.

 Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.