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lundi 8 mars 2021

Réflexions complémentaires sur l'astrologie par le québécois Vincent Godbout, cocréateur du logiciel d'astrologie Mastro Expert, troisième partie (3/5).

 



 Mastro Standard en téléchargement gratuit.



Cet article est la suite de celui-ci.

Q : J'aime ça parce que les autres astrologues ont l'impression qu'il y a plus de recherches à faire, qu'on peut trouver la réponse. Vous dites que nous ne pouvons pas trouver la réponse ?

R :  C'est un fantasme. La réponse que je cherche, c'est d'abord d'établir les faits. Je veux relier les phénomènes humains aux planètes, au cosmos, de manière forte et statistiquement raffinée. 

 Q : C'est beaucoup à comprendre quand on essaie de penser dans le grand schéma du cosmos. Pensez-vous que l'astrologie est une science naturelle comme la gravité ou est-ce autre chose qu'une science ?

R :  Non, l’astrologie n’est pas une science. Pourrait-elle le devenir ? Je ne sais pas. D'abord, je vais être cohérent : ce n'est pas encore une science parce qu'elle manque de positivités. Un côté de l'équation est très raffiné mais ce n'est pas de l'astrologie, c'est de l'astronomie. L'autre côté est la "science humaine" ; la connexion est le "mécanisme astrologique" mais, comme je l'ai dit, l'explication de la connexion me dépasse. 

Newton a probablement fait les plus grands pas de tous les temps dans le domaine de la connaissance scientifique, c'est un pur génie de la physique, de l'optique et des mathématiques. Vous savez ce qu'il a dit ?

 « …Il me semble que je n’ai jamais été qu’un enfant jouant sur une plage, m’amusant à trouver ici ou là un galet plus lisse ou un coquillage plus beau que d’ordinaire, tandis que, totalement inconnu, s’étendait devant moi le grand océan de la vérité… »

 Pensez-y : pour lui, sa théorie gravitationnelle n'était qu'un caillou dans l'immensité du mystère. C'était très humble et cela signifie beaucoup pour moi. Je pense que ce profond mystère est probablement la meilleure expression de la religiosité ou de la spiritualité. Plus la preuve des positivités de l'astrologie est forte, plus le mystère est profond.

Q : Aurais-je raison de dire - et je ne veux pas vous mettre des mots dans la bouche - mais aurais-je raison de dire que vous pensez que l'astrologie est magique ?

R :  Ni de la magie, ni de la science. En fait, je ne sais pas ce qu'est l'astrologie mais tout ce que je sais, c'est que même si j'examine l'astrologie avec des outils scientifiques, ça ne veut pas dire que l'astrologie est une science.

Q : Et les outils scientifiques vous aident à expliquer les phénomènes ?

R :  Pas expliquer, juste établir des positivités, cela nous rend juste certains qu'il y a vraiment quelque chose. En fait, c'est plus que ça, il ne s'agit pas seulement d'établir la validité. Il s'agit aussi de savoir ce qui fonctionne vraiment et ce qui ne fonctionne pas. Je vais vous donner un exemple. Kyösti Tarvainen a fait des recherches avec des preuves très solides de quelque chose que j'ai observé au fil des ans, mais sans en être sûr. Il a prouvé que, lorsque vous analysez des thèmes de naissance, vous avez de meilleurs résultats avec de grands orbes. Ce n'est pas à la mode, les penseurs modernes pensent le contraire. Je me souviens avoir travaillé pendant de nombreuses années avec des orbes de 5 degrés ou moins pour les conjonctions, les oppositions, les carrés et les trigones. Beaucoup d'astrologues modernes croient en la supériorité des orbes serrés, peut-être en raison de la multiplicité croissante des facteurs. Mais maintenant, grâce à Kyösti Tarvainen, nous avons une preuve statistique très solide que les orbes natals fonctionnent avec des orbes plus grands que nous le pensions et nous sommes revenus à ce que les astrologues pratiquaient au milieu du XXe siècle, c'est-à-dire des orbes plus grands tels que 10 degrés pour une conjonction ou pour une opposition. Je viens de confirmer la découverte de Kyosti qui fonctionne mieux avec de grands orbes. Ce type de recherche nous aide donc à voir non pas pourquoi mais comment cela fonctionne. Pas la raison, pas l'explication du mécanisme, mais ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il y a beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas en astrologie et dont nous ne sommes pas conscients. J'ai une métaphore pour cela qui vient d'un département de psychologie. C'est un texte dans lequel toutes les lettres sont mélangées à l'intérieur des mots tout en conservant la première et la dernière lettre de chaque mot dans leur position correcte. Ainsi, dans chaque mot, les lettres sont brouillées mais ce qui est assez surprenant est que vous pouvez toujours lire et comprendre le texte. Il semble illisible, mais vous pouvez le lire. Jusqu'à 80 % de la composition des mots est fausse, la majorité du message est faux, mais vous pouvez quand même le lire et le comprendre. C'est comme l'astrologie.  Même si seulement 20 % des règles sont correctes, cela fonctionne quand même. Il y a beaucoup de choses que je fais en tant que praticien qui sont probablement fausses, comme ces lettres brouillées, mais le système fonctionne parce qu'il y a une masse critique suffisante pour le faire fonctionner. Si nous améliorions l'astrologie avec des règles plus éprouvées, elle serait plus juste et plus facile à pratiquer. Voici un autre exemple très surprenant et contre-intuitif : une majorité d'astrologues pensent que l'intensité d'un aspect varie en fonction de sa précision comme une courbe sinusoïdale qui monte jusqu'à l'aspect exact puis diminue en se séparant. Mais ce n'est pas vrai ; les recherches montrent que la force d'un aspect en fonction de son orbe suit une règle de 0-1, comme une sorte d'"effet quantique". 

Par exemple, si vous avez dans un thème natal une conjonction avec des orbes de 6 degrés et qu'une autre personne a la même conjonction avec un orbe de 1 degré - toutes choses étant égales par ailleurs - la première conjonction est aussi forte que la seconde car elle fonctionne comme "oui ou non". 

samedi 6 mars 2021

Réflexions complémentaires sur l'astrologie par le québécois Vincent Godbout, cocréateur du logiciel d'astrologie Mastro Expert, deuxième partie (2/5).

  



Le logiciel d'astrologie Mastro Expert.


Cet article est la suite de celui-ci.

Q : Est-ce que lorsque nous avons affaire à des nombres que le cerveau humain ne peut pas calculer, c'est là qu'une machine peut nous aider ?

R :  Exactement, c'est impossible pour l'esprit humain d'embrasser la totalité des possibilités prévisionnelles sur de longues périodes. Il faudrait des centaines d'heures de travail pour faire toutes les combinaisons et évaluer lesquelles sont les meilleures. Un bon logiciel peut faire cela : mastroapp.com

Q : J'aimerais revenir sur les deux parties de l'astrologie dont vous parlez ; le côté traitement, l'analyse statistique que l'ordinateur peut faire, mais c'est l'autre côté dont je voudrais entendre parler davantage : votre point de vue à propos de la spiritualité ou de l'intuition ou de ce que vous croyez être la nature du cosmos qui signifie qu'il y a "autre chose".

R :  Je me sens extrêmement ignorant en matière de métaphysique et je ressens la même chose pour l'astrologie que dans le reste de ma vie. Je me définirais comme un agnostique. Je n'ai pas vraiment d'opinion à propos de ce que je ne comprends pas. Même si je respecte ceux qui essaient de trouver des explications au mécanisme de l'astrologie, je pense personnellement que c'est prématuré. Parce que ce dont nous avons besoin avant, c'est de ce que Carnap appelait des "positivités" et nous n'en avons pas beaucoup. Les positivités en science sont des faits observables, quelque chose dont nous sommes sûrs. En astrologie, il n'y a pas beaucoup de positivités à analyser. Quel est l'intérêt de travailler sur un modèle de causalité qui expliquerait quelque chose alors que nous ne savons pas exactement quel est ce quelque chose ? Nous ne savons même pas le "quoi" de l'astrologie. Je suis donc intéressé par le fait de travailler sur "quels sont les phénomènes". Nous devrions clarifier ce que sont les choses qui fonctionnent avant d'essayer d'expliquer pourquoi elles fonctionnent. La quête de modèles explicatifs est fascinante et elle a l'air scientifique car certains de ceux qui étudient ce domaine sont compétents en physique et même en mécanique quantique. Mais pour moi, c'est trop spéculatif pour le moment. Mon sentiment est que si jamais nous arrivons un jour à avoir des positivités et à savoir enfin clairement "ce qui marche" et "ce qui ne marche pas", essayer d'expliquer le mécanisme sera toujours extrêmement difficile. Vous vous souvenez de ma métaphore de l'équation ? D'un côté, vous aviez la mécanique, l'horloge, et de l'autre côté, vous aviez les phénomènes humains. Je n'ai pas dit ce que signifie le signe "=" de l'équation : c'est le mécanisme, l'explication de la façon dont les deux côtés peuvent être reliés. Je n'y pense presque jamais. Ça me dépasse. Je ne peux même pas imaginer comment cela fonctionne. La tentation serait donc d'affirmer qu'il n'y a pas d'explication, que c'est quelque chose de spirituel et d'inexplicable par nature. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. Cela ressemble pour moi à de la magie pure. 

Je ne vous ai pas dit que je suis un magicien professionnel. Je suis mentaliste. Donc, je pratique l'art de la tricherie et je fais des actes apparemment inexplicables donnant l'impression de faire de la vraie lecture de pensée par exemple. En fait, pour moi, l'astrologie est la seule véritable magie dans ma vie. J'aime avoir au moins une chose vraiment magique dans ma vie. En tant que magicien, je ne crois pas à la magie parce que je sais que je "triche". Certaines personnes après mes spectacles disent : "J'étais sceptique, maintenant grâce à vous, je suis croyant". Je pense "Pas moi !" parce que je sais que j'ai triché, du moins en partie. Il y a une part d'intuition dans ce que je fais, mais il y a aussi surtout une part d'astuce. Donc, je suis cynique mais la seule chose où je ne suis pas cynique et où j'accepte simplement que la magie fasse partie de ma vie est ce phénomène astrologique qui est inexplicable. Dans un certain sens, très paradoxalement, plus il est validé d'un côté et moins il est expliqué de l'autre, plus je suis heureux. 

vendredi 5 mars 2021

Réflexions complémentaires sur l'astrologie par le québécois Vincent Godbout, cocréateur du logiciel d'astrologie Mastro Expert, première partie (1/5).

 


Vincent Godbout.


Q : Pensez-vous que l'astrologie a la capacité de fournir des réponses ou des "faits" très spécifiques ?

R :  Oui. Si vous êtes prêt à accepter l'erreur et si vous êtes prêt à évaluer vos niveaux d'erreur. Mais c'est comme pour toutes les sciences sociales, comme la psychologie ; ce n'est pas une science dure comme la physique ou la chimie. Mais le problème est que cette dimension de validation de l'astrologie n'est pas bien développée. Pour dire les choses simplement, c'est comme une équation. D'un côté, vous avez le cosmos, les planètes, et leur mécanique pour laquelle nous avons des modèles mathématiques très précis et raffinés. Et de l'autre côté, vous avez les "phénomènes humains" que vous essayez de décrire avec cette "horloge céleste" mais la description de ces "phénomènes humains" est vague. Je veux dire, comment décrire une personne, comment décrire des événements ? C'est une question de sciences sociales, de psychologie, etc. Donc, dans la communauté astrologique, la majorité des personnes orientées vers les mathématiques travaillent sur le premier côté de l'équation. Elles travaillent sur l'horloge céleste pour la rendre plus adaptée à l'astrologie, pour augmenter le nombre de facteurs et les affiner. Mais l'autre côté de l'équation est négligé. Quand j'étais plus jeune, je m'intéressais à la mécanique céleste et aux maths que ça implique, mais ce domaine de recherche n'a pas besoin de moi ; il est bien fait par beaucoup de gens. Mais l'autre partie est vraiment faible et a besoin de chercheurs pour construire des modèles. En d'autres termes, il y a une majorité de chercheurs en astrologie qui sont très raffinés pour étudier le ciel et en tirer des facteurs afin de développer de nouveaux modèles astrologiques mais ils ne sont pas raffinés pour vérifier comment nous pouvons prouver que cela fonctionne. Il est un peu choquant de constater que presque tous les chercheurs ayant des connaissances en mathématiques et en informatique qui travaillent avec talent pour développer la partie "horloge céleste" de l'équation ne sont ni intéressés ni équipés pour travailler sur l'autre partie. Ils ne semblent pas avoir les connaissances mathématiques de base pour établir des protocoles probabilistes afin de tester si leurs modèles fonctionnent. En général, leurs confirmations se limitent à des vérifications anecdotiques sur quelques cas choisis. En bref, beaucoup de sophistication pour développer des modèles et aucune sophistication pour les vérifier.

Ce processus de vérification relève en partie de tests statistiques. Le premier homme qui a essayé de le faire est le Français Paul Choisnard au début du 20 ème siècle. Comme c'est très complexe à faire correctement, ce qu'il a trouvé est en grande partie faux, mais son projet était très précieux. Les statistiques sont difficiles à établir en raison des biais démographiques, des biais astronomiques, etc. Plus tard, il y a eu Léon Lasson, Vernon Clark, et quelques autres, notamment Michel et Françoise Gauquelin qui ont apporté une immense contribution à la recherche astrologique. Mais le problème est que, maintenant, dans la recherche, il y a un manque de créativité pour aller plus loin et une majorité de chercheurs surfent sur les travaux des Gauquelin en se limitant plus ou moins à commenter ce qu'ils ont fait. 

Q : Pensez-vous que les expériences des Gauquelin ont aidé ou entravé l'astrologie ?

R : Un peu les deux. C'est paradoxal car, d'une part, elles aident à établir l'existence d'un lien entre le cosmos et les affaires humaines. Mais, d'autre part, c'est une sorte de cadeau empoisonné. En effet, ce que les Gauquelin ont "redécouvert" et prouvé sur certaines planètes est vraiment compatible avec la tradition astrologique ; par exemple, Mars pour le sport et la guerre ou Jupiter pour l'autorité et la confiance en soi. C'est une brillante confirmation de ce que nous savions déjà en astrologie. Mais en même temps, les positions significatives des planètes trouvées par les Gauquelin ne sont pas les positions conjointes aux angles précises auxquelles nous, les astrologues, sommes habitués. Il y a environ 17-19 degrés au-delà de l'angularité exacte dans les maisons cadentes. C'est un gros problème. Je connais des chercheurs, dont je fais partie, qui ont étudié ce problème en essayant d'expliquer cet écart embarrassant ; mais personne ne peut pour l'instant expliquer pourquoi les pics des résultats des Gauquelin ne sont pas angulaires. Je porte donc deux chapeaux quand je pratique l'astrologie ; je suis toujours influencé par mes lectures sur l'angularité exacte des planètes mais en même temps je me dis que je devrais être plus influencé par les résultats des Gauquelin. Si une planète est à 19 degrés avant le MC, elle devrait être plus forte selon eux. C'est donc un cadeau gênant, mais je pense toujours que c'est un cadeau davantage qu'un poison. Nous ne devons pas non plus oublier cet autre cadeau énorme qu'ils nous ont fait avec toutes les données de naissance qu'ils ont laborieusement accumulées par courrier au cours de plusieurs décennies.

Q : Vous avez utilisé un mot intéressant, "embarrassant", est-ce en rapport avec ce que les sceptiques pensent de l'astrologie ?

R :  Non, il y a une grande controverse à ce sujet et c'est une autre histoire. Je veux dire que c'est embarrassant pour un astrologue parce que ce n'est pas standard et en même temps, c'est une validation extraordinairement forte. Je crois que les résultats des Gauquelin sont valables, ils n'ont pas triché et ainsi de suite, mais en même temps, même si cela valide la signification des planètes, on peut se poser beaucoup de questions, comme "comment se fait-il que les planètes ne soient pas parfaitement conjointes aux angles ? " Comment se fait-il aussi que les Gauquelin n'aient pas découvert de résultats avec Uranus ? Neptune ? Michel Gauquelin a étudié les scientifiques, il aurait donc dû voir des pics avec Uranus ; c'est probablement très intéressant pour les astrologues traditionnels du XVIe et XVIIe siècle qui ne tiennent pas compte des planètes modernes. Mais pour moi, c'est gênant. Dans ma pratique, j'observe qu'Uranus est importante et forte dans les cartes des mathématiciens et des scientifiques. Alors comment se fait-il que Gauquelin n'ait rien trouvé sur Uranus ? Nous devrions travailler là-dessus.

Q : Vous avez mentionné les astrologues traditionnels, pensez-vous que différentes approches de l'astrologie peuvent fonctionner de manière égale ? Comme la psychologie, la tradition, l'hellénisme, etc.

R :  Je ne veux pas trop m'étendre sur ce sujet car je ne veux pas entrer dans des controverses. Je ne suis pas intéressé par tous les types d'astrologie. On peut observer que parmi les personnes qui aiment vraiment l'astrologie traditionnelle, plusieurs sont dogmatiques et fanatiques de cette approche et ils sont souvent en réaction à l'astrologie humaniste moderne et à l'astrologie karmique. Beaucoup d'entre eux ont déjà étudié ce type d'astrologie auparavant et ils ont été déçus par ce courant originant de Dane Rudhyar. Ils pensent que cette approche psychologique n'est pas fiable et ils veulent donc une "astrologie factuelle" ; en effet, souvent leur façon de justifier leur intérêt pour la tradition est qu'ils ne veulent pas de la psychologie, ils veulent des faits. Cela semble plus rigoureux mais, à mon avis, les modèles qu'ils utilisent sont tellement surdéterminés, avec tellement de règles, qu'en fin de compte, contrairement à ce qu'ils prétendent, ils s'appuient sur l'intuition. Je n'ai vu aucune recherche valable sur leurs résultats. D'autre part, au XXe siècle, il n'y a pas que l'astrologie humaniste et karmique. Il existe d'autres courants qui sont plus rigoureusement vérifiables ; par exemple, la Cosmobiologie de Reinhold Ebertin qui utilise les mi-points. Malheureusement, elle a été un peu oubliée et la majorité des utilisateurs de mi-points pratiquent l'astrologie Uranienne d'Alfred Witte. Ces derniers travaillent également avec des images planétaires construites avec des combinaisons de quatre planètes qui génèrent beaucoup plus de combinaisons dans leur système que dans la Cosmobiologie. Pour moi, c'est trop. 

Un astrologue peut trouver une explication à n'importe quel événement après coup avec des outils qu'il n'utilise pas régulièrement : "regardez ce degré monomère", "regardez ce paran", "regardez cette étoile fixe", "regardez cette image planétaire", "regardez cet astéroïde". Plus ils sont capables de faire cela, plus ils sont considérés comme compétents. Pour moi, ce n'est pas ça la vraie compétence parce qu'à chaque fois qu'ils disent "ceci explique cela", ils ne se rendent pas compte qu'en faisant ça, ils créent des centaines de faux positifs qu'ils ne voient pas parce qu'ils ne se soucient pas de les chercher. Si vous obtenez un événement à une certaine date que vous regardez ponctuellement l'événement et que vous ne regardez pas sur un an, par exemple, 6 mois avant et 6 mois après, vous direz "je vois votre accident parce que vous avez eu ces transits". Mais si vous prenez l'explication donnée pour l'accident et que vous l'appliquez sur un an, vous allez découvrir que vous avez eu beaucoup d'accidents manqués, beaucoup de faux positifs où rien ne s'est passé. Mon grand principe est de toujours travailler systématiquement avec les mêmes facteurs et je suis prêt à payer le prix d'un certain nombre d'échecs. Pour les événements, par exemple, je travaille principalement avec les aspects réguliers ainsi que les mi-points transités et transitants et pas de maisons. Quand ça ne marche pas, j'admets que c'est un échec et je n'essaie pas de mettre autre chose. J'essaie d'être aussi précis que possible avec une économie d'outils et de facteurs.

Q : J'aimerais parler davantage des "événements de conscience" ; c'est une nouvelle expression pour moi. Comment la science peut-elle rendre compte des événements dans la conscience alors que la conscience est quelque chose de si abstrait ?

R :  Tu as raison. Laisse-moi te donner un autre exemple, puis je t'expliquerai plus en détail. D'après mon modèle astrologique, j'avais une forte probabilité d'accident et de blessure il y a environ 5 ans et j'ai dû me rendre à Québec en voiture pour un événement. J'ai été très prudent en conduisant et rien ne s'est produit. La nuit, devant mon hôtel, je discutais avec un ami et CRASH ! un accident de voiture s'est produit à une dizaine de mètres de moi ; c'était la première fois de ma vie que j'étais aussi proche d'un accident. Donc, en fin de compte, c'est l'accident prédit qui a été vécu comme un événement de conscience. Je n'ai pas été personnellement impliqué, je n'ai pas été blessé, mais je n'avais pas pu faire clairement cette distinction dans ma prévision.  Il est difficile de faire des recherches si l'on accepte cette extension interprétative aux événements subjectifs. Mais je pense que pour la recherche, nous pouvons nous limiter aux seuls événements objectifs réels, par exemple aux seuls accidents réels, car il est trop difficile de mesurer des événements de conscience comme "j'ai été témoin d'un accident". Même en se limitant à des événements objectifs, on peut obtenir des résultats significatifs, en acceptant que cela diminue notre taux de réussite, mais je sais que cela fonctionne parce que je l'ai fait ; je vais publier une recherche avec plus de 1000 accidents. Les accidents sont partiellement prévisibles avec une probabilité mesurable ; ce qui est important, c'est de faire significativement mieux que le pur hasard. 



mercredi 24 février 2021

Interview du québécois Vincent Godbout, cocréateur du logiciel d'astrologie Mastro Expert, cinquième partie (5/5).

 



Des mots-clés dans le logiciel d'astrologie Mastro Expert.



Cet article est la suite de celui-ci.

Q : D’une manière générale, quels sont tes projets dans l’immédiat (à part la reprise de la consultation astrologique) ?

R : Faire de la recherche en sémantique astrologique expérimentale

Le but de cette recherche est d'attribuer des traits de personnalité à des facteurs astrologiques de manière expérimentale.

J'ai développé une méthode pour automatiser la sélection des mots-clés dans Wikipédia. Wikipédia n'est pas très subtil du point de vue psychologique mais pour analyser des milliers cas, j'apprécie qu'il soit facile à consulter de façon automatisée.  

En travaillant sur un échantillon de 50 000 thèmes astrologiques de notabilités dont je connais les thèmes astrologiques, j'extrais automatiquement leurs mots-clés biographiques de Wikipédia ; ces informations sont représentées sous la forme d'une matrice d'incidence 0-1 (facteur présent ou absent). La taille de cette matrice est de 1756 mots-clés X 50 000 sujets.

Par ailleurs, pour chacun des 50 000 sujets, je calcule des milliers de facteurs astrologiques tels que les planètes en signes, les planètes en aspects ainsi que les mi-points ; les occurrences de ces facteurs sont aussi représentées dans une matrice d’incidence 0-1. La taille de cette matrice est de 50 000 sujets X 6382 facteurs astrologiques.

L'objectif est d'attribuer des traits de personnalité aux facteurs astrologiques : en faisant le produit des 2 matrices, j'obtiens une matrice combinant 1756 mots-clés et 6382 facteurs astrologiques.

Chaque entrée de ce tableau est un nombre de correspondances observées que je peux ensuite convertir en probabilité par un calcul de Khi2. Par exemple, je constate sans surprise que les sujets qui ont à la fois le mot "alcool" dans leur biographie et Mars en Poissons sont très nombreux au point de donner un Khi2 significatif. En définitive, il faut retenir les correspondances qui donnent des Khi2 significatifs.

En se limitant à des facteurs familiers tels que les planètes en signes ou les planètes en aspects, on observe plusieurs belles correspondances significatives. À l'inverse, plusieurs correspondances retenues n'ont pas de sens. Ces échecs sont peut-être dus à l'énorme quantité de bruit dans ce protocole : artefacts aléatoires, manque d'informations psychologiques dans Wikipédia, imprécision du processus d'extraction, ambiguïté des mots, erreurs possibles dans les coordonnées de naissance sans oublier les limites de l'astrologie elle-même.

Deux erreurs courantes à éviter :

1- Faire une sélection biaisée ("cherry picking ") et se concentrer exclusivement sur les cas qui fonctionnent.

2- S’imaginer qu’on est en train inventer une "nouvelle astrologie" en prenant des artefacts aléatoires pour des "découvertes".

Il serait préférable d'essayer de valider l'ensemble des résultats en identifiant objectivement ce qui est astrologiquement significatif. Une méthode simple : utiliser des astrologues professionnels comme témoins. Pour ce faire, je leur présente un questionnaire à choix multiples où, pour un facteur donné, je propose un mot-clé qui lui est statistiquement associé et trois mots choisis au hasard dans la liste des mots-clés.

Si les astrologues obtiennent dans ce questionnaire un taux de succès nettement supérieur à 25%, ce serait une preuve de la validité de l'astrologie et une nouvelle piste de recherche.

Dans un tel cas, il deviendrait alors légitime de réexaminer des correspondances qui semblent n'avoir aucun sens et qui pourraient éventuellement être validées par une réplication.

 

Q : Dernière question : quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut apprendre l’astrologie ?

R : Acheter Mastro Expert et suivre les formations que nous offrons pour le maîtriser.

 

Merci beaucoup, Vincent Godbout, pour toutes ces réponses qui vont éclairer les lecteurs de ce blog sur les sujets de l’astrologie et du logiciel Mastro Expert.

lundi 22 février 2021

Interview du québécois Vincent Godbout, cocréateur du logiciel d'astrologie Mastro Expert, première partie (1/5).

 


Le logiciel d'astrologie, Mastro Expert.


Bonjour Vincent Godbout,


Q : Le confinement actuel est propice aux interviews. Je voulais t’inviter depuis longtemps pour parler d’astrologie dans mon blog. Mais ce qui m’a amené à franchir le pas, c’est que j’ai appris que tu avais décidé de reprendre la consultation astrologique en te servant du logiciel Zoom et par écrit (adresse mail : vincentgodbout@hotmail.com).

Je te connais grâce au logiciel d’astrologie que tu as cocréé avec François Rouleau, Mastro Expert, le premier logiciel d’astrologie québécois.

Décris-nous ton parcours. Je sais qu’avant d’être un astrologue reconnu, tu as été professeur de mathématiques et magicien mentaliste sous le pseudonyme de Vincent Mentalo. Tu as aussi collaboré à une librairie astrologique. J’ai appris récemment que tu avais même chanté dans un opéra.

R : C’est exact. J’ai fait un B.A., un B.Sc. en mathématiques et un certificat en enseignement. J’ai été professeur de mathématiques au cégep (niveau lycée) de 1972 à 2007. Presqu’au début de ma carrière de prof, en 1973, j’ai consacré un an à l’écriture d’un cours intitulé Logique naturelle et méthodes de preuve. Puis, j’ai été concepteur au programme de perfectionnement des maîtres de l’Université du Québec où j’ai été co-auteur de trois cours : La Mathématique et l'Activité Humaine, Contributions Mathématiques de l'Antiquité et Résolution de Problèmes. Au début des années 2000, j’ai écrit une adaptation française d’un manuel américain, Calcul Différentiel et Intégral. En 2010, j’ai repris la musique et ma pratique du chant classique en amateur interrompus depuis 1994 principalement à cause de mon entrée dans la magie professionnelle et dans une carrière de mentaliste sous le nom de Mentalo. Mais surtout, depuis une douzaine d’années, j’accorde la majeure partie de son temps à la recherche et à la pratique astrologique ainsi qu’au développement du logiciel Mastro Expert.

C’est vers l’âge de 18 ans que je me suis orienté vers les sciences et les mathématiques et je dirais que j'avais, et j’ai encore, un profil très sceptique. Mon esprit était tellement logique et sceptique que je ne pouvais "croire" à l'astrologie. Mais malgré cela, j'avais essayé d'apprendre celle-ci à 2 reprises. À cette époque, nous n'avions pas d'ordinateurs ; je faisais donc les calculs à l'ancienne avec une calculatrice. À mesure que j’avançais, je trouvais de plus en plus que l'astrologie était surdéterminée et trop ambiguë ; c’est pourquoi j'ai tout simplement laissé tomber les deux fois. Mon esprit mathématique était un obstacle, un blocage. La troisième fois où j'ai essayé d'apprendre l'astrologie, c'était après avoir lu Arthur Koestler, qui fut un maître à penser pour moi. J'ai lu à peu près tous ses écrits. Dans Les Racines du Hasard, il explique certaines théories de la parapsychologie et les recherches de Rhine. Je l'ai pris au sérieux et, à cette époque, j'étais aussi davantage dans la vie spirituelle. J'ai donc décidé d'approfondir l'astrologie. Et les maths m'ont évidemment aidé à tout traiter, comme comprendre l'astronomie de position et les calculs... Je pense que si quelqu’un n’est pas au moins un peu orienté vers les maths, il ne devrait pas faire d'astrologie ; beaucoup de gens qui sont attirés par les arts divinatoires seraient probablement plus heureux avec le Tarot ou la voyance parce que l'astrologie est assez technique et numérique.

Entretemps, ma passion pour l’astrologie, commencée en 1977, m’amena en 1981 à devenir propriétaire de la librairie astrologique Nouvel Athanor où, en collaboration avec Axel Harvey, nous fûmes les premiers à offrir des services informatisés aux astrologues de Montréal. À cette époque, je créai et animai pendant deux ans les Soirées Mystères, une sorte de jeu divinatoire astrologique hebdomadaire ouvert aux astrologues et au grand public. On peut se demander comment il se fait que je persistai dans la voie de l’astrologie en dépit de mon scepticisme. Une anecdote va illustrer ma réponse. L'expérience réelle qui m'a convaincu de persister après mes deux tentatives ratées est qu'un jour, alors que je faisais un thème et que je me disais « Cette personne devrait être très impatiente et agressive, comment se fait-il que ça ne se voit pas du tout dans son thème ? » Lorsque soudain, je découvris que je m'étais trompé d'année de naissance... cela arrive souvent quand on fait les calculs à la main. J'avais donc vécu un bon exemple de ce que l’on appelle le principe de falsifiabilité de Popper. Ce fut vraiment un moment important dans mon étude de l'astrologie et mon idée qu’elle était trop vague et trop générale, a été renversée à ce moment.

Dans les années 80, outre la consultation, j’ai présenté quelques conférences sur la recherche et les statistiques en astrologie ainsi que sur la cosmobiologie. En 1988, j’ai publié un article dans la revue Considerations (Vol IV No. 3) qui est à l’origine de ma réflexion sur ce que j’appelle la sémantique probabiliste. Cette nouvelle approche m’a conduit à développer des outils automatisés de support à l’interprétation astrologique.

En effet, au cours des 12 dernières années, mon intérêt pour la validation objective de l’astrologie m’a conduit à développer un système expert d’aide à l’interprétation qui permet, entre autres, d’établir des protocoles de recherche automatisés. Ce système expert est intégré dans le logiciel Mastro Expert.

https://mastroapp.com/fr

Ce système expert implique les mathématiques, les probabilités et la programmation ; pour l’instant, c'est ma principale contribution dans le domaine de l’astrologie.

Q : Tout d’abord, quelle est l’utilité de l’astrologie en général ?

R : Comme toute discipline fondamentale, elle n’a pas forcément d’utilité. Cependant si on reformule la question se demandant quelle est l’utilité de la consultation astrologique, je veux bien essayer d’y répondre. D’abord, je dirais que l’astrologie bien faite est un formidable outil de connaissance de soi qui va beaucoup plus loin que le cold reading et ne repose pas seulement sur l’effet Barnum (nous en reparlerons plus loin). Elle permet aux clients de jeter un regard détaché sur eux-mêmes comme s’ils étaient les personnages d’une pièce de théâtre ; ce détachement rappelle un peu le détachement bouddhiste avec les mêmes avantages. Quelqu’un vient pour une consultation astrologique dans une situation de crise et, en partenariat avec l’astrologue, cette personne arrive à se regarder de l’extérieur en quelque sorte et, de plus, comme l’astrologie est beaucoup à propos du passage du temps, le sujet arrive à voir clairement que cette crise a un début, un milieu et une fin. Comment on dit souvent, ça aide concrètement à voir le bout du tunnel. L’astrologie bien faite évidemment respecte le libre arbitre et, après les avoir identifiées, elle propose au sujet d’amplifier ses périodes favorables et d’atténuer ses périodes défavorables. L’astrologie est donc un merveilleux outil de coaching personnel.

Q : Est-ce que tu utilises l’astrologie pour toi et tes proches ?

R : Oui, mais avec modération pour ne pas tomber dans le piège des prophéties auto réalisées et aussi pour ne pas en devenir dépendant. Voici un exemple typique d’une utilisation récente que j’ai faite de l’astrologie dans ma propre vie. Nous avons mis notre maison en vente et après quelques propositions intéressantes, nous avons reçu une offre plus élevée. Cependant, la mise de fond étant faible, il y avait certains risques à l'accepter. Dans ce climat d’incertitude, j’eus l’idée de consulter mes Courbes Prévisionnelles générées par Mastro Expert. Je constatai que, le jour-même de l’offre, j’avais sans ambiguïté le pic le plus élevé de l’année dans la catégorie "succès". Nous avons décidé d’accepter l’offre et la suite des événements confirme que nous avons pris la bonne décision.



Courbes Prévisionnelles générées par Mastro Expert.


mardi 19 janvier 2021

Une des rares validations scientifiques de l’astrologie non biaisée par des problèmes statistiques ou de cold reading. Compte rendu de la traduction d’un article de la revue de recherche astrologique « Correlation » n°32 par Vincent Godbout (deuxième partie).

 



Le logiciel d'astrologie Mastro Expert.


Une des rares validations scientifiques de l’astrologie non biaisée par des problèmes statistiques ou de cold reading. Compte rendu de la traduction d’un article de la revue de recherche astrologique «Correlation» n°32 (deuxième partie).

 « La nécessité d'un système expert

En intelligence artificielle, un système expert est un système informatique qui émule la capacité de décision d'un expert humain. Depuis 2007, j'ai développé un système expert qui assiste l'interprétation astrologique et, avec François Rouleau, nous l'avons implémenté dans le logiciel Mastro Expert. Le système expert de Mastro (Godbout, 2018) aide à interpréter les cartes en traitant l'information astrologique d'une manière totalement nouvelle.

C’est ma familiarité avec la cosmobiologie et les mi-points, combinée à la frustration de traiter mentalement un grand nombre de facteurs qui m'a conduit à la création d'un système expert.

Mon approche initiale n'utilisait que des « facteurs uniques » comme les planètes en signe et les planètes en aspect compilés indépendamment. Puis, j’ai redécouvert les notes de cours inédites et incomplètes d'Huguette Hirsig qui donnent des interprétations pour les « facteurs combinés » des planètes en signe et des planètes en aspect. Axel Harvey et moi trouvions que la précision de ses interprétations était très impressionnante. Cela m'a donné l'idée d'interpréter les facteurs combinés en termes de mots-clés en faisant les combinaisons de tous les « facteurs uniques ».  Les résultats ont été similaires aux notes de Mme Hirsig, mais plus complets. Cela m'a conduit à remplacer les « facteurs uniques » par les « facteurs combinés » comme éléments constitutifs du système expert et les résultats se sont améliorés. Plus tard, j'ai inclus les mi-points. Comme je n'ai pas trouvé de consensus suffisant sur les mots-clés parmi les auteurs pour les différents systèmes et interprétations des maisons, je les ai laissées de côté. Même sans les maisons, l'interprétation des cartes est toujours sensible à l'heure de naissance en raison des aspects et des mi-points impliquant l’Ascendant et le Milieu du Ciel.

Pour développer le système expert, j'ai d'abord recueilli et analysé sous forme de mots-clés toutes les interprétations des planètes en signes et des planètes en aspects que l'on trouve dans les ouvrages de 25 auteurs astrologiques modernes qui font référence (américains, français, britanniques, allemands et canadiens).  Ensuite, j'ai créé les interprétations pour le système de 5148 « facteurs combinés ». C'est-à-dire que j'ai croisé la signification de chaque planète en signe avec la signification de chaque planète en aspect. Cela a été fait à l'aide d’un estimateur de proximité sémantique que j'ai développé à cet effet. J'ai également inclus les mots-clés des 858 interprétations des mi-points que l'on trouve dans Combinaison des influences astrales de Reinhold Ebertin (1935).

Les mots-clés utilisés par Mastro Expert dans les interprétations sont également les éléments de base de son algorithme de synthèse. Pour générer la synthèse d'un thème astrologique sous la forme d'un arbre de mots-clés, Mastro calcule et classifie des centaines de mots associés à ce thème. L'analyse compile tous ces mots-clés puis, à l'aide d'un algorithme probabiliste, leur attribue des scores et trie les principaux d'entre eux.

Plus un mot-clé est répété souvent dans un thème, plus il obtient un score élevé. Le principe de la présence répétée est assez simple ; c'est comme si l'on disait : 8 rouges d'affilée à la roulette est beaucoup plus improbable qu'un mélange de 4 rouges et 4 noirs. C’est donc plus « significatif ». La rareté probabiliste d'un « message répété » est donc une mesure de la signification (Godbout, 1988).  

Outre ce principe de répétition, nous devons également tenir compte des fréquences dans l'ensemble du dictionnaire des mots-clés ; nous devons le faire parce que ces fréquences affectent la probabilité d'occurrence de n'importe quel mot dans un thème astrologique. Par exemple, si vous avez le mot « ambition » répété 5 fois dans un thème, ce n'est pas aussi significatif que d'avoir le mot « compassion » répété 5 fois ; ce dernier cas est plus improbable sur une échelle aléatoire car le mot « compassion » est beaucoup moins fréquent que le mot « ambition » dans tout corpus astrologique (reflétant d’ailleurs ce que l'on trouve dans la vie réelle également). »

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Le logiciel d'astrologie Mastro, logiciel bilingue français-anglais