Affichage des articles dont le libellé est attention. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est attention. Afficher tous les articles

vendredi 7 juillet 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (seizième partie), 5 techniques pour exercer l’attention.



Concentration sur le chakra "Ajna" , le troisième œil.


Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite logique de celui-ci.

Je vais donc vous parler du chapitre 5 du Livre des secrets, « 5 techniques pour exercer l’attention ».

" On dit que, lorsque Pythagore, l'un des grands philosophes grecs, vint en Egypte pour suivre un enseignement dans une école de mysticisme, ésotérique et secrète, il ne fut pas admis. Pourtant, Pythagore était l'un des plus grands esprits qui aient jamais existé. Il insista parce qu'il ne comprenait pas le sens de ce refus. Mais il lui fut dit que, pour obtenir la permission d'entrer dans cette école, il lui fallait d'abord s'initier à certaines techniques de jeûne et de respiration.

On rapporte que Pythagore répondit qu'il n'était pas venu pour se plier à une discipline particulière, mais pour acquérir une certaine connaissance. A cela, les grands maîtres de l'école dirent, « Nous ne pouvons pas vous donner la connaissance, tel que vous êtes. En réalité, c'est l'expérience et non la connaissance qui nous intéresse. La connaissance, si elle n'est pas vécue, expérimentée, n'est pas une connaissance. Pour suivre notre enseignement, il vous faudra jeûner quarante jours en apprenant à respirer d'une certaine manière pour prendre conscience de certaines choses. »

Comme il n'y avait pas d'autre solution, Pythagore dut en passer par là. Au bout de quarante jours de jeûne, ayant appris à respirer, conscient, en éveil, il reçut la permission d'entrer dans cette école. On rapporte qu'alors, Pythagore aurait dit, « Ce n'est plus Pythagore que vous admettez ici. Je suis un homme différent, je suis né une seconde fois. Vous aviez raison et j'avais tort ; je parlais, alors, avec mon mental. Grâce à cette purification, le centre de mon être a changé. De la tête, il est passé au cœur. Maintenant, je sens les choses. Auparavant, je les comprenais seulement. Maintenant, la Vérité n'est plus un concept pour moi, mais la vie. Ce n'est plus une philosophie, c'est une expérience existentielle.»

L'apprentissage suivi par Pythagore n'est autre que la cinquième technique de Civa. L'école était égyptienne, mais la technique est indienne.

En quoi consiste cette cinquième technique ? « Attentif au point entre les sourcils, laissez l'esprit être avant la pensée. Laissez l'essence de la respiration remplir la forme et monter jusqu'à la tête pour qu'elle se déverse comme une pluie de lumière. »

Voilà la technique que Pythagore a pratiquée, puis ramenée en Grèce. Il est la source, le père, de tout le mysticisme occidental.

Cette technique est une des méthodes les plus profondes. « Attentif au point entre les sourcils... » La physiologie moderne a découvert qu'il existe une glande entre les sourcils, l'élément le plus mystérieux du corps. Cette glande, qu'on appelle la glande pinéale, est le troisième œil des Tibétains — « Shiva-netra », l'œil de Civa du tantrisme. Entre les yeux, il existe un troisième œil. Mais il ne fonctionne pas. Il est là, il peut fonctionner à tout moment, mais il faut faire quelque chose pour l'ouvrir. Il n'est pas aveugle. Il est simplement fermé. La technique a pour but d'ouvrir ce troisième œil.

« Attentif au point entre les sourcils ... » Fermez les yeux, puis dirigez votre regard entre les sourcils. Concentrez-vous sur ce point, les yeux fermés, comme vous regarderiez les yeux ouverts. Accordez-lui votre attention totale.

C'est une des méthodes les plus simples pour exercer l'attention. Aucune autre partie du corps n'absorbe l'attention comme cette glande. Elle a un pouvoir hypnotique. Vos yeux deviennent fixes, ils ne peuvent plus bouger. Ce troisième œil attire l'attention, oblige à l'attention, magnétiquement. Toutes les méthodes à travers le monde en ont fait usage. C'est la manière la plus simple d'exercer l'attention, parce que la glande elle-même vous aide ; elle est magnétique. L'attention est attirée, absorbée, par elle.

On dit, dans les vieux livres tantriques, que le troisième œil se nourrit de l'attention comme d'un aliment. Et le troisième œil a faim. Il a faim depuis des siècles et des siècles. Si vous fixez votre attention sur lui, il s'anime. Il s'anime ! Vous lui donnez la vie. Quand vous comprendrez que l'attention le nourrit, quand vous comprendrez que votre attention est attirée magnétiquement, captée, par cette glande, il vous sera facile d'être attentif. Il suffit simplement de localiser le point exact. Fermez les yeux, dirigez votre regard entre les sourcils. Quand vous approcherez du point exact, brusquement, vos yeux deviendront fixes. Quand vous éprouverez des difficultés à faire bouger vos yeux, sachez que vous avez atteint le point exact.

« Attentif au point entre les sourcils, laissez l'esprit être avant la pensée ... » Si ce genre d'attention est là, un étrange phénomène se produira. Pour la première fois, vous sentirez les pensées courir devant vous. Vous en deviendrez le témoin. Comme un film, les pensées défileront devant vous, et vous en serez le témoin. Quand votre attention sera vraiment fixée sur le troisième œil, vous deviendrez brusquement le témoin de vos pensées.

D'habitude, vous n'en êtes pas le témoin ; vous vous identifiez avec vos pensées. Si la colère est là, vous êtes en colère. Si une pensée traverse votre esprit, vous n'en êtes pas le témoin ; vous ne faites qu'un avec la pensée, vous vous identifiez à elle, vous la vivez. Vous devenez cette pensée. Vous prenez la forme de cette pensée. Quand la sexualité est là, vous devenez sexualité, quand la colère est là, vous devenez colère, quand la cupidité est là, vous devenez cupidité. Vous vous identifiez à vos pensées. Il n'y a pas de distance entre vous et vos pensées.

Concentrez-vous sur le troisième œil, et soudain, vous en deviendrez le témoin. Grâce au troisième œil, vous verrez les pensées courir comme des nuages dans le ciel, défiler comme les gens dans la rue.

Vous regardez, par votre fenêtre, le ciel ou les gens qui passent dans la rue. Vous ne vous identifiez pas avec l'objet observé. Vous êtes différent de lui, vous l'observez, de loin. A présent, quand la colère vous habite, quand elle est là, vous pouvez la regarder comme un objet. A présent, vous ne sentez pas que vous êtes la colère. Vous sentez qu'elle vous environne, un nuage de colère vous environne, mais vous n'êtes pas la colère. Et si vous n'êtes pas la colère, elle perd tout son pouvoir. Elle ne peut pas vous affecter. Vous y êtes insensible. La colère vient puis s'en va, et vous restez au centre de vous-même.

« Attentif au point entre les sourcils, laissez l'esprit être avant la pensée. » A présent, considérez vos pensées. A présent, affrontez vos pensées. « Laissez l'essence de la respiration remplir la forme et monter jusqu'à la tête pour qu'elle se déverse comme une pluie de lumière. » Quand l'attention est centrée sur le troisième œil, entre les sourcils, deux choses se produisent. D'abord, vous vous transformez brusquement en témoin. L'inverse est également vrai : si vous parvenez à devenir le témoin de vos pensées, vous parviendrez à vous concentrer sur le troisième œil.

Essayez d'être témoin. Quoi qu'il arrive, essayez d'être témoin. Vous êtes malade, vous souffrez, votre corps est malade, votre corps est douloureux, soyez le témoin de la maladie, de la douleur. Quoi qu'il arrive, ne vous identifiez pas avec ce qui se passe. Soyez-en le témoin, l'observateur. Si vous êtes capable d'être un observateur, sachez que vous êtes centré sur le troisième œil C'est aussi le cas inversement. Si vous êtes centré sur le troisième œil, il vous est possible de devenir observateur. Les deux choses font partie d'un même processus.

Ainsi, si vous êtes centré sur le troisième œil, le Moi-témoin se développe."

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


mercredi 5 juillet 2017

Compte rendu de « Mémoire illimitée » de Kevin Horsley (huitième partie), Etre au présent, Les 2 derniers principes.



L'article "Histoire de la mnémotechnie" sur le site Virtual Magie.


Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu croisé de deux livres qui sont pour moi les meilleurs des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien et Mémoire illimitée de Kevin Horsley.

A présent, je vais traiter de Mémoire illimitée de Kevin Horsley, et résumer dans son chapitre 4: « Être au présent», les 2 derniers principes pour se concentrer sur le présent.

3. SACHEZ CE QUE VOUS VOULEZ

Les gens ne savent jamais vraiment ce qu'ils veulent tirer de l'information ; ils n'impriment pas de direction à leur esprit. Apprenez à répondre au présent à l'information, en créant un puissant BIC (but, intérêt et curiosité) dans votre esprit.

Le but. Avoir un but bien défini est important, parce que la clarté vainc la résistance. Souvenez-vous toujours de la raison pour laquelle vous lisez et apprenez une information et gardez votre but bien en vue. Si vous ignorez ce que vous voulez, comment saurez-vous si vous l'avez obtenu ? L'apprentissage soutenu par un but accroît l'attention, la compréhension et la rétention, et aide à organiser les pensées. Plus le but sera précis, plus vous obtiendrez d'informations. Si un but vague serait de vouloir en apprendre plus sur la mémoire en lisant le présent livre, un but précis serait d'en tirer un minimum de six stratégies clés pour l'améliorer. Concentrez-vous sur l'acquisition d'informations que vous pouvez utiliser, puis mettez-les en pratique. Comme l'a dit David Allen : « Si vous êtes incertain pourquoi vous faites une certaine chose, vous ne la ferez jamais assez souvent.»

L'intérêt. Votre degré d'intérêt établit la direction que doit prendre votre attention et, par conséquent, votre degré de concentration. Si ce que vous lisez n'est d'aucun intérêt pour vous, il vous sera presque impossible de vous le rappeler. Ce qui vous intéresse le plus vous motivera à être alerte, discipliné et concentré. Devant ce qui vous intéresse le moins, vous hésiterez et tergiverserez.

Lorsque le sujet vous intéresse, vous pouvez vous souvenir d'une grande quantité d'informations, si bien que tout semble automatique et que votre concentration est à son maximum. Vos déficits d'attention sont donc surtout des déficits d'intérêt. Votre esprit ne s'égare jamais ; il ne fait que se diriger vers des choses plus intéressantes et extraordinaires.

Nous savons tous que l'intérêt favorise la concentration, mais comment parvenir à s'intéresser à ce qui est terriblement ennuyeux ? En premier lieu, vous devez connaître quels sont vos champs d'intérêt pour ensuite établir des liens entre eux et la nouvelle information que vous apprenez. Par exemple, je m'intéresse à la formation et au partage de connaissances. Peu importe ce que je lis, j'y cherche toujours de l'information relative à ces sujets. Lorsque mes lectures et mon écoute passent par mon filtre (mes champs d'intérêt), je peux me concentrer. Je me pose alors des questions telles que : « En quoi ce que je lis est-il pertinent à la formation ? Comment cela améliorera-t-il ma vie ? Si je lis ou mémorise cela, saurais-je quelque chose dont peu sont au courant ? Cela me sera-t-il utile plus tard ? Comment ces informations peuvent-elles m'aider à atteindre mes objectifs ? » En d'autres mots, toute information « ennuyeuse » peut devenir intéressante, lorsqu'on la considère dans un bon état d'esprit. D'après Gilbert Chesterton, « Il n'y a pas de choses peu intéressantes, seulement des gens peu intéressés.» Alors, intéressez-vous !

La curiosité. Pour éveiller sa curiosité, il faut se poser des questions. Avant de commencer à lire ou à apprendre quoi que ce soit, posez-vous des questions motivantes. La plupart des gens se posent des questions qui ne les incitent pas à l'action. Ils jettent les yeux sur un livre et se disent, par exemple : «Pourquoi dois-je lire ce livre ? Il est trop gros et il m'a l'air ennuyeux.» En vous posant des questions de ce genre, de combien d'énergie disposeriez-vous pour apprendre ? Il faut vous poser des questions qui vous stimuleront à assimiler l'information, des questions telles que : « Dans quelle mesure cette information est-elle pertinente et applicable à ma vie en ce moment ? Comment m'aidera-t-elle à atteindre mes objectifs ? Comment puis-je l'appliquer à mon travail pour l'améliorer? Comment m'aidera-t-elle? Comment cette information fera-t-elle de moi une personne plus importante ? » Faites preuve de curiosité quant à votre esprit et à son fonctionnement. Selon Tony Robbins : «Le remède à l'ennui, c'est la curiosité. Pour celui qui se montre curieux, rien ne constitue une corvée ; l'étude est plutôt un automatisme — il veut étudier. Cultivez la curiosité et la vie se transformera en une joyeuse étude continuelle.»

4. SUPPRIMEZ L'INQUIÉTUDE

Imaginez-vous vous éveiller un jour sans avoir à vous inquiéter. Comment vous sentiriez-vous ? Vous seriez en paix. Aucune pensée effrayante ne viendrait à votre esprit, aucune qui déclencherait du stress en vous.

Imaginez-vous vous éveiller sans avoir à courir, à dicter le comportement des autres ou à influencer le gouvernement au moyen de votre raisonnement. Imaginez-vous ne pas être contraint de croire la rumeur inquiétante la plus récente.

Byron Katie a dit un jour : «Je ne peux trouver dans l'univers que trois sortes d'affaires : les miennes, les vôtres et celles de Dieu. Auxquelles travaillez-vous ?» On devient plus détendu lorsqu'on décide de résider dans son propre esprit et de s'occuper de ses affaires. La vie est facile lorsqu'on simplifie les choses et qu'on fait la paix avec son raisonnement. Lorsqu'on croit son mauvais raisonnement, on souffre. Combien de gens, d'événements et de choses avez-vous essayé de maîtriser au moyen de votre esprit aujourd'hui ? Ne quittez pas votre propre esprit et jouissez de l'énergie concentrée qui résulte de posséder un esprit alerte.

Vous ne vous inquiétez pas parce que vous vous faites du souci pour les autres, mais parce que c'est ce que vous avez appris à faire. L'inquiétude constitue un processus mental très créatif, et les questions que vous vous posez en sont la source. Si vos questions sont du style «et si », vous disposez votre esprit à s'inquiéter. Quand vous vous demandez constamment: «Et si je perdais mon emploi?», « Et si j'étais impliqué dans un accident de voiture ? », « Et si des criminels m'attaquaient ? », vous créez des petits films qui projettent constamment différents scénarios sur l'écran de votre esprit et qui donnent naissance à l'inquiétude.

Dites-vous plutôt : « Que ferais-je si je perdais mon emploi ?» et « Que ferais-je si j'étais impliqué dans un accident de voiture ?». Les films créés par ces questions ne dégénèrent pas en inquiétude, mais vous inspirent des étapes que votre esprit peut suivre. Créez une procédure pour différents scénarios et faites la paix avec votre raisonnement.

Apprenez à pratiquer la paix, parce que sans attention, il n'y a pas de rétention.

La plupart des gens passent d'une émotion intense à une autre. La concentration consiste à apprendre comment rester centré sur une chose. Lorsque vous concentrez votre puissance au même endroit, vous pouvez accomplir n'importe quoi. Imaginez que votre esprit est un flambeau. La plupart des gens le laissent bouger et éclairer au hasard, mais le vôtre devrait rester immobile et répandre une lumière vive. Rien ne peut améliorer votre concentration, sauf vous : c’est un travail intérieur.

A vous de décider dès maintenant ! Désirez-vous améliorez votre concentration, oui ou non ? Le choix sera toujours le vôtre. Par conséquent, cessez d’invoquer des excuses, révisez vos croyances et vivez le moment présent !


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu de « Mémoire illimitée » de Kevin Horsley (septième partie), Etre au présent, Les 4 principes.



Etre multitâche est une habitude pernicieuse pour notre mémorisation.



Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu croisé de deux livres qui sont pour moi les meilleurs des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien et Mémoire illimitée de Kevin Horsley.

Aujourd’hui, je vais traiter de Mémoire illimitée de Kevin Horsley, et résumer dans son chapitre 4 : « Être au présent», les 4 principes pour se concentrer sur le présent.

« 1. MAÎTRISEZ VOTRE PETITE VOIX INTÉRIEURE

Une petite voix intérieure vous parle-t-elle ? Si vous en êtes incertain, vous vous posez probablement la question : «Est-ce que j'entends une petite voix en moi ?» Nous en avons tous une et elle jouit d'une énorme influence sur notre concentration et sur notre vie. Vous vous parlez constamment, mais le malheur, c'est que vous relevez vos erreurs. Commencez à vous surprendre plus souvent en train de bien faire les choses.

Comment et dans quelles situations vous êtes-vous bien concentré aujourd'hui ? Dans quel domaine de votre vie devez-vous apprendre à cesser de vous faire des reproches ?

Puisque votre petite voix intérieure peut vous fournir des instructions, éduquez-vous. Elle est votre centre de contrôle et donne un sens à votre monde. N'acquiescez pas aux mauvaises voix. Toute haine de soi et tout conflit ne sont que des pensées ou des petites voix. Alors, changez vos pensées ! Rien n'est coulé dans le béton. Rappelez-vous que si vous vous transmettez de mauvais ordres, de mauvaises choses se produiront.

2. CESSEZ DE MENER PLUSIEURS TÂCHES DE FRONT

Mener plusieurs tâches de front, c'est détruire sa concentration et sacrifier sa paix et le bonheur du moment. Le multitâche, c'est un mythe !

La lionne qui chasse se concentre sur une seule proie, jamais sur deux, parce qu'elle sait qu'elle risquerait fort de rater les deux cibles. Elle n'a qu'une idée en tête et fait tout en son pouvoir pour atteindre son but. Dans une arène de cirque, le dompteur de lions tient une chaise devant eux pour les maîtriser. Le procédé fonctionne, parce qu'il confond l'animal et le distrait. En effet, le fait de devoir se concentrer sur quatre pattes de chaise amène la bête à entrer dans une sorte de transe ; il en est de même des humains. Notre cerveau ne peut vraiment se concentrer que sur une chose à la fois ; impossible de se concentrer simultanément sur deux activités. En réalité, lorsque vous menez plusieurs tâches de front, vous passez d'une tâche à une autre ; vous êtes constamment à moitié attentif et pas vraiment efficace. Nous ne pouvons pas bien faire plus d'une chose à la fois. D'ailleurs, il s'agit d'un des mythes les plus dommageables qui soient.

Nous formons notre cerveau à souffrir d'un déficit d'attention. Beaucoup de gens ne peuvent tout simplement plus se concentrer pendant une période de temps prolongée. J'ai entendu dire que la personne moyenne consulte son téléphone cellulaire environ 50 fois par jour. Nous lisons des courriels et des nouvelles, naviguons sur Facebook et Twitter, et ainsi de suite, durant des moments qui devraient être réservés à la famille et aux relations. De nos jours, certaines personnes parlent au téléphone en conduisant leur véhicule, ce qui les amène à prendre 0,5 seconde de plus pour appuyer sur les freins. Si la personne roule à 112 km/heure, en 0,5 seconde, son véhicule franchit 15,5 mètres ; beaucoup de choses peuvent se produire sur une telle distance. Si vous êtes distrait au volant, vous avez neuf fois plus de chance d'avoir un accident. Votre téléphone sonne-t-il ? Vous n'êtes pas contraint d'y répondre. D'ailleurs, c'est une des raisons qui ont mené à l'invention de la boîte vocale !

Selon la consultante en neuroscience, Marilee Springer : « C'est chose connue que la personne qui tente de mener plusieurs tâches de front ralentit sa vitesse d'exécution de 50 p. 100 et augmente son risque d'erreurs de 50 p. 100. » Le multitâche, c'est comme droguer son cerveau. Beaucoup d'études ont démontré que mener plusieurs tâches de front est moins productif, laisse moins de place à la créativité et mène à la prise de mauvaises décisions.

De plus, nous ne nous permettons plus de nous asseoir et de jouir du moment présent. Blaise Pascal a dit un jour : «Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre.» Sitôt derrière le volant de notre automobile, nous devons allumer la radio et, de retour à la maison, nous devons allumer la télé. En l'écoutant, nous passons d'une chaîne à l'autre et nous manquons même d'attention pour écouter les messages publicitaires. Nous remplissons constamment notre esprit de conflits. Bien peu de gens contrôlent leur attention ; la plupart la laissent errer. Le vrai déficit de l'attention consiste à ne pas la maîtriser.

Cessez de vous surcharger en changeant continuellement de chaîne dans votre esprit. Aiguisez vos facultés en reprenant l'habitude de faire une chose à la fois. Redécouvrez la valeur de l'exécution consécutive des tâches, au lieu de vous accommoder de la piètre qualité du multitâche. Le travail exceptionnel est toujours associé à de longues périodes de grande concentration et l'effort discontinu ne produit jamais l'excellence. Lorsque vous êtes totalement présent, le pouvoir et les ressources de votre cerveau le sont aussi. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 19 décembre 2016

"Méditer, jour après jour" de Christophe André, contenu du livre.





 Philosophe en méditation de Rembrandt 
"Je médite divinement 
Et je souris des êtres que je n'ai pas créés"
Guillaume Apollinaire, Alcools


Après avoir étudié la partie du livre « Méditer jour après jour » de Christophe André sur « L’escamoteur » de Jérôme Bosch, « Déployer son attention pour accroître sa conscience » dans le chapitre 1 « Prendre conscience, une attitude mentale », je vais essayer maintenant de vous donner un maximum d’informations sur cet ouvrage qui est superbe car il est illustré par des reproductions de tableaux. Comme d’habitude pour que vous sachiez où vous allez, je vous en donne la table des matières (cet ouvrage est pour moi le meilleur actuellement pour s’initier à la méditation) :

PRÉLUDE
La présence, pas le vide

1. PRENDRE CONSCIENCE : UNE ATTITUDE MENTALE

Vivre l'instant présent
Respirer
Habiter son corps
Fermer les yeux et écouter
Observer ses pensées
Donner un espace à ses émotions
Déployer son attention pour accroître sa conscience
N'être qu’une présence

2. VIVRE AVEC LES YEUX DE L'ESPRIT GRAND OUVERTS :
UNE PHILOSOPHIE DE VIE QUOTIDIENNE

Voir l'ordinaire
Voir l'invisible
Voir l'important
Agir et ne pas agir
Affûter son esprit
Comprendre et accepter ce qui est

3. TRAVERSER LES TEMPÊTES : LE REFUGE DE L'INSTANT PRÉSENT

Se libérer de ses prisons mentales
Lâcher prise
Rester présent au monde
Avancer, même blessé
Consentir au mystère
Voir émerger doucement le bonheur

4. OUVERTURES ET ÉVEILS : LE PLUS GRAND DES VOYAGES

Travailler
Contempler
Aimer
Expérimenter l'extension et la dissolution de soi

ENVOL
CONSCIENCE UNIVERSELLE

C’est tout pour le moment. J’aborderai le corps du livre dans un prochain article. Amitiés à tous.

L’escamoteur, « Déployer son attention pour accroître sa conscience » dans le chapitre « Prendre conscience, une attitude mentale » de « Méditer jour après jour » de Christophe André (troisième partie).




L'Escamoteur, l'attention fixée sur le magicien nous révèle des détails.



Un ami m’a invité à aller à la passionnante exposition sur le tableau L’escamoteur de Jérôme Bosch à Saint-Germain-en-Laye à l’espace Paul et André Véra et en même temps je travaille sur L’escamoteur dans Méditer, jour après jour de Christophe André.

L’attention a des répercussions sur la conscience : nous pouvons difficilement agir de manière directe sur notre conscience, nous devrons, en général, apprendre pour cela à moduler notre attention. Ce travail peut s’effectuer dans deux directions. Je parlerai aujourd'hui de la deuxième direction.

2) La seconde direction de travail possible porte non plus sur l’« l’ouverture » mais sur la « qualité » de notre attention : « analytique » ou « immergée ». L’attention analytique, c’est celle que nous mobilisons lorsque nous nous concentrons sur la résolution d’un problème ardu, mathématique ou existentiel. Notre intelligence fonctionne alors à plein, nos pensées s’enchaînent, notre raisonnement avance et nous analysons dans le détail les tenants et les aboutissants du problème. L’attention immergée, elle, se situe à un autre niveau : elle nous fait oublier que nous sommes en train de réfléchir ou d’agir. 

L’attention immergée peut concerner des activités simples : être absorbé par un film passionnant ou par le rythme de sa foulée lors d’un jogging. Mais elle concerne aussi des tâches plus complexes : descendre une pente à ski, jouer d’un instrument de musique ou s’absorber dans une tâche intellectuelle (écrire un article de blog !). Dans toutes ces situations, nous sommes pleinement attentifs à ce que nous faisons (sinon nous tomberions, ferions une fausse note ou serions sans arrêt distraits de notre écriture de l’article). Mais nous le sommes dans un état d’attention dite « immergée » : nous sommes si intensément présents à ce que nous faisons que nous sommes complètement « dedans » sans besoin de mentaliser ou d’analyser ce qui se passe.

Plus notre attention est élargie (voir article précédent) et immergée, plus nous nous rapprochons de la méditation juste, une présence intense et ouverte, pas seulement mentale mais globale (incluant notre corps tout entier) à l’expérience que nous vivons instant après instant.

On soupçonne aujourd’hui le fonctionnement de l’attention basé sur un mode étroit et analytique d’être à la base des ruminations qui alimentent les états anxieux et dépressifs.

D’où l’intérêt plus que jamais d’un travail sur les capacités attentionnelles pour les protéger ou les restaurer. La pratique de la méditation peut, de ce point de vue, être considérée comme une forme d’entraînement attentionnel. Pour que plus jamais ne nous soit dérobée notre conscience…

C’est tout pour le moment. Je parlerai d’autre chose dans un prochain article. Amitiés à tous.