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mardi 15 décembre 2020

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dix-huitième partie) (Etre en colère, c’est comme prendre un charbon ardent avec le projet de le jeter sur quelqu’un. C’est soi-même que l’on brûle).


 


La colère.

 

Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci.


« Je ne veux pas exprimer ma colère contre mes parents. Je ne veux pas qu'ils s'en tirent à si bon compte. Ils m'ont fait trop de mal, ils doivent payer ». Comment ? Sophie, depuis des années, entretient sa souffrance, s'enferme dans la solitude, se maintient en dépression, dans l'espoir inconscient «qu'ils voient combien ils m'ont blessée.»

N'avez-vous jamais été tenté par cet esprit  de vengeance? Il est aussi fréquemment projeté sur un(e) ex. Faire suivre une séparation d'une belle dépression vous assure la compassion de votre entourage. Le méchant, c'est l'autre. Vous êtes la victime. Se maintenir en souffrance... Pour culpabiliser l'autre. Pas question de se réparer trop vite, vous devez conserver vos blessures pour alimenter votre colère !

Sans compter les dégâts sur votre organisme. On oublie trop souvent que la colère est un processus physiologique avant d'être «psychologique ». La colère est une émotion. Considérons l'étymologie du mot : E- = vers l'extérieur / Motion = mouvement. L'émotion est un mouvement vers l'extérieur. Il se déroule en trois phases, la charge (adrénaline, accélération cardiaque, afflux de sang dans le haut du corps... Je deviens rouge), la tension (pression sanguine, tensions musculaires, stases sanguines dans le cerveau...), puis la décharge (par la parole ou par des coups sur un coussin quand la colère est très forte). La colère sortie, l'organisme revient à un état de tranquillité intérieure. Mais si vous restez en tension ! Retenir une émotion en soi consomme énormément d'énergie. Toute colère non exprimée nous détruit de l'intérieur. Rester en pression, c'est usant ! Choisissez plutôt l'ex-pression.

Vous êtes tenté par la violence ? C'est une autre façon de ne pas montrer votre colère, de ne pas parler de vous, de ne pas vous réparer. La violence est destructrice, la saine colère construit. Dans la violence, je parle de l'autre. Dans la colère, je parle de moi. Nous devons certes rester en colère et mobilisés contre la misère, contre la violence, contre la pollution de la planète... La saine colère consiste à assumer notre part de responsabilité et non pas à projeter notre colère contre des personnes.

La colère est une émotion de réparation, mais conservée en soi, elle se comporte comme un poison.

 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.





dimanche 19 mars 2017

7 conseils bouddhistes pour faire face à la colère, Traduction du site bouddhiste tibétain en langue espagnole « Rincon del Tibet » (troisième partie), Apprenez de votre ennemi et pensez à la mort.






Sans commentaire.


Nous vivons dans une époque où exprimer notre colère est recommandé, mais le Bouddha ne serait pas d'accord avec cela. On vit sa colère d’une manière facile, de sorte qu’il sera plus simple de le faire à l'avenir, ce qui conduit à un cycle sans fin. Le Bouddha nous a conseillé de ne pas réprimer nos émotions mais aussi de ne pas permettre qu’elles nous submergent, et il est pour lui nécessaire que nous analysions et comprenions la pensée incorrecte qui est derrière la colère.

Les bouddhistes parlent beaucoup de l'amour, de la compassion et de la tolérance, mais même de grands maîtres comme le Dalaï Lama admettent qu'ils se mettent parfois en colère. Est-ce qu’il y a encore un espoir pour nous ? La science peut dire que c'est normal de se sentir en colère ; les psychologues nous conseillent d'exprimer notre colère, et même certaines religions parlent de sainte colère. Le bouddhisme, cependant, dit que la colère est toujours déconseillée.

L’érudit bouddhiste du huitième siècle, Shantideva, décrit la colère comme la force négative la plus puissante, ayant la capacité de détruire presque tout le bien que l’on a travaillé si durement à créer. Pensez-y. Un moment de colère combiné avec un accès libre à une arme à feu peut changer complètement l'avenir de quelqu'un : une vie de liberté pour une vie derrière les barreaux. Un exemple plus quotidien serait de voir comment la colère peut détruire l'amitié et la confiance qu’il a peut-être fallu des décennies pour développer. En fin de compte, la colère est plus dangereuse que toutes les bombes, les fusils et les couteaux réunis.

Nous savons que la colère n’est pas un état d'esprit heureux, mais que pouvons-nous faire? Le bouddhisme offre une gamme de méthodes simples pour nous aider à transformer notre esprit. Une mise en garde cependant : il n'y a pas de pilule magique ! Voici nos sept conseils pour faire face à la colère. Cet article est la suite de celui-ci.

5. Rendement : apprenez de votre ennemi.

Le bouddhisme nous enseigne souvent de faire tout le contraire de ce que nous faisons normalement. Lorsque nous sommes en colère contre quelqu'un, notre première idée est de nous venger. Le résultat ? Nous nous sentons autant ou plus malheureux qu'auparavant. Cela paraît absurde, mais faire le contraire peut produire le résultat inverse : le chemin du bonheur.

Cela semble fou, mais il faut penser à l'objet de sa colère comme à un maître. Si nous voulons être des personnes plus affectueuses, plus gentilles, plus heureuses et plus patientes, alors nous avons besoin de pratiquer. Nous savons tous que cela prend du temps et des efforts pour devenir footballeur ou violoniste de classe mondiale, alors pourquoi cela devrait-il être différent avec les  exercices mentaux ? Si nous sommes toujours entourés de gens qui font et acceptent tout ce que nous voulons, nous ne pourrons jamais connaître de défi.

Ainsi, la personne avec qui nous sommes en colère devient extrêmement précieuse et nous donne l'occasion de pratiquer vraiment la patience. Cela arrête immédiatement la marée montante des sentiments de colère, car cela change notre perspective sur ce qui nous avons fait et sur  ce que nous faisons maintenant.

6. Pensez à la mort : l’impermanence.

Vous allez mourir. Je vais mourir. Nous allons tous mourir. Ainsi, lorsque la personne que nous ne supportons pas  fait quelque chose qui nous dérange vraiment, il faut nous nous arrêter et penser : «Quand je serai sur mon lit de mort, cela sera-t-il important? ». Sauf si l'on sait que la personne est pleinement déterminée à contrôler et détruire le monde, la réponse sera probablement un «non» retentissant. Cette petite astuce est très simple, mais elle aide à atténuer un grand nombre des désagréments de la vie.

Nous savons tous que nous allons mourir, mais de manière évidente, nous ne le savons pas vraiment. La mort est une abstraction pour nous, un concept lointain qui concerne d'autres personnes : les vieux, les malades, les personnes impliquées dans des accidents. Mais ceci n’est pas la réalité. Chaque jour des  jeunes meurent avant les personnes âgées, des personnes en bonne santé avant les malades.

Lorsque nous nous concentrons sur notre future mort (demain, dans un an, dans cinquante ans ?),  beaucoup de choses, qui normalement nous font sortir de nos gonds, littéralement, se dégonflent et nous semblent presque rien. Non pas que ces choses ne nous dérangent pas, mais nous comprenons que cela n'a aucun sens de perdre notre temps précieux et notre énergie avec elles.

Pour ce qui est du conseil suivant, allez voir le site bouddhiste Rincon del Tibet . C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

7 conseils bouddhistes pour faire face à la colère, Traduction du site bouddhiste tibétain en langue espagnole « Rincon del Tibet » (deuxième partie), Analyse et méditation.







Sans commentaire.



Nous vivons dans une époque où exprimer notre colère est recommandé, mais le Bouddha ne serait pas d'accord avec cela. On vit sa colère d’une manière facile, de sorte qu’il sera plus simple de le faire à l'avenir, ce qui conduit à un cycle sans fin. Le Bouddha nous a conseillé de ne pas réprimer nos émotions mais aussi de ne pas permettre qu’elles nous submergent, et il est pour lui nécessaire que nous analysions et comprenions la pensée incorrecte qui est derrière la colère.

Les bouddhistes parlent beaucoup de l'amour, de la compassion et de la tolérance, mais même de grands maîtres comme le Dalaï Lama admettent qu'ils se mettent parfois en colère. Est-ce qu’il y a encore un espoir pour nous ? La science peut dire que c'est normal de se sentir en colère ; les psychologues nous conseillent d'exprimer notre colère, et même certaines religions parlent de sainte colère. Le bouddhisme, cependant, dit que la colère est toujours déconseillée.

L’érudit bouddhiste du huitième siècle, Shantideva, décrit la colère comme la force négative la plus puissante, ayant la capacité de détruire presque tout le bien que l’on a travaillé si durement à créer. Pensez-y. Un moment de colère combinée avec un accès libre à une arme à feu peut changer complètement l'avenir de quelqu'un : une vie de liberté pour une vie derrière les barreaux. Un exemple plus quotidien serait de voir comment la colère peut détruire l'amitié et la confiance qu’il a peut-être fallu des décennies pour développer. En fin de compte, la colère est plus dangereuse que toutes les bombes, les fusils et les couteaux réunis.

Nous savons que la colère n’est pas un état d'esprit heureux, mais que pouvons-nous faire? Le bouddhisme offre une gamme de méthodes simples pour nous aider à transformer notre esprit. Une mise en garde cependant : il n'y a pas de pilule magique! Voici nos sept conseils pour faire face à la colère. Cet article est la suite de celui-ci où j'avais évoqué la suite des existences douloureuses, le samasara, et la patience.

3. Soyez réalistes: analysez la situation

Lorsque nous sommes en colère, la colère semble venir comme une sorte de protecteur, comme un grand ami qui protège nos intérêts, qui nous aide dans le champ de bataille. Cette illusion nous fait penser que se mettre en colère est justifiable. Mais, si vous regardez plus attentivement, vous constaterez que la colère n’est pas notre amie, mais notre ennemie.

La colère provoque le stress, l'anxiété, la perte du sommeil et de l'appétit. Si nous restons en colère contre quelqu'un pendant longtemps, nous créons une mauvaise impression à long terme sur les autres et, soyons honnêtes, qui veut vivre avec une personne en colère ?

Quand nous sommes accusés de quelque chose et  que nous sentons qu’un nœud commence à nous serrer l'estomac, nous avons besoin de nous arrêter et de penser rationnellement. Il y a seulement deux options: l'accusation est vraie ou fausse. Si elle est vraie, pourquoi devrions-nous être en colère? Si nous voulons être des adultes matures, nous devons l'admettre, en tirer des leçons et continuer notre vie. Si ce n’est pas vrai, pourquoi devrions-nous être en colère? La personne a fait une erreur, est-ce que cela ne nous est jamais  vraiment arrivé à nous aussi ?

4. Surveillez votre esprit: la méditation.

La pratique de la méditation peut être extrêmement bénéfique pour lutter contre la colère. Il est possible que beaucoup de gens considèrent la méditation comme une perte de temps (pourquoi passer 20 minutes assis sur un coussin quand nous pouvons mieux profiter de nos journées ?). D'autres pensent que la méditation est une belle manière d'échapper à la vie réelle, qui nous permet de passer du temps loin de notre famille et de nos amis.

Mais la méditation est beaucoup plus que cela : elle est une  préparation à la vie réelle. Cela n'a aucun sens de méditer sur l'amour et la compassion tous les matins si, dès que nous arrivons au travail, nous crions sur nos employés et nous plaignons de nos collègues.

La méditation familiarise notre esprit avec des pensées positives: la patience, l'amour, la compassion, et c’est une pratique que nous pouvons effectuer partout, à tout moment. Si nous passons une demi-heure pendant notre trajet vers notre travail à écouter nos chansons préférées, le moins qu'on puisse faire est de passer 10 minutes de notre temps pour générer des pensées de bonté envers les autres, ce qui sera efficace dans la réduction de notre colère et qui nous permettra de devenir quelqu’un dont les autres veulent s’entourer.

Les trois conseils suivants seront évoqués dans de prochains articles. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

samedi 18 mars 2017

7 conseils bouddhistes pour faire face à la colère, Traduction du site bouddhiste tibétain en langue espagnole « Rincon del Tibet ».





Sans commentaire.


Nous vivons dans une époque où exprimer notre colère est recommandé, mais le Bouddha ne serait pas d'accord avec cela. On vit sa colère d’une manière facile, de sorte qu’il sera plus simple de le faire à l'avenir, ce qui conduit à un cycle sans fin. Le Bouddha nous a conseillé de ne pas réprimer nos émotions mais aussi de ne pas permettre qu’elles nous submergent, et il est pour lui nécessaire que nous analysions et comprenions la pensée incorrecte qui est derrière la colère.

Les bouddhistes parlent beaucoup de l'amour, de la compassion et de la tolérance, mais même de grands maîtres comme le Dalaï Lama admettent qu'ils se mettent parfois en colère. Est-ce qu’il y a encore un espoir pour nous ? La science peut dire que c'est normal de se sentir en colère ; les psychologues nous conseillent d'exprimer notre colère, et même certaines religions parlent de sainte colère. Le bouddhisme, cependant, dit que la colère est toujours déconseillée.

L’érudit bouddhiste du huitième siècle, Shantideva, décrit la colère comme la force négative la plus puissante, ayant la capacité de détruire presque tout le bien que l’on a travaillé si durement à créer. Pensez-y. Un moment de colère combinée avec un accès libre à une arme à feu peut changer complètement l'avenir de quelqu'un : une vie de liberté pour une vie derrière les barreaux. Un exemple plus quotidien serait de voir comment la colère peut détruire l'amitié et la confiance qu’il a peut-être fallu des décennies pour développer. En fin de compte, la colère est plus dangereuse que toutes les bombes, les fusils et les couteaux réunis.

Nous savons que la colère n’est pas un état d'esprit heureux, mais que pouvons-nous faire? Le bouddhisme offre une gamme de méthodes simples pour nous aider à transformer notre esprit. Une mise en garde cependant : il n'y a pas de pilule magique ! Voici nos sept conseils pour faire face à la colère.

1. C'est la vie : accepter le Samsara, le cycle sans fin et douloureux des existences.

Le premier enseignement du Bouddha il y a 2500 ans va droit au but: la vie est insatisfaisante. Mais surtout devinez quoi? Notre vie ne sera jamais satisfaisante !

Nous sommes nés, nous mourrons. Pendant ce temps, nous avons de bons et de mauvais moments, et des moments où probablement nous ne ressentons rien : ce cycle sans fin est ce que le bouddhisme appelle «samsara». Quand nous sommes arrivés dans ce monde, personne ne nous a dit que la vie serait facile, toujours drôle, et que les choses adviendraient toujours comme nous les désirons. Lorsque nous comprenons notre propre situation dans le samsara, nous pouvons également comprendre la situation de tous les autres qui s’y trouvent aussi.

Nous sommes ensemble dans le même samsara. Nous mettre en colère contre les autres, contre les situations difficiles et contre nous-mêmes, ne va pas améliorer quoi que ce soit. D'autres personnes disent et font des choses que nous n’aimons pas parce que, en effet, leurs vies sont elles aussi un désastre.

Cette façon de penser peut transformer radicalement notre point de vue. Même si chacun de nous pense être le centre de son propre univers, cela ne signifie pas que tout doit aller (ou sera jamais) exactement comme il le veut.

2. Être un héros: la patience.

Nous surmontons mieux nos émotions perturbatrices si nous utilisons leur opposé ; combattre le feu avec le feu ne fonctionne tout simplement pas. Pourquoi? Il est impossible à nos esprits de vivre deux émotions opposées simultanément. Crier sur une personne et être patient avec elle en même temps ne fonctionne tout simplement pas. La patience est considérée par beaucoup comme un signe de faiblesse, par lequel nous permettons aux autres de prendre l’avantage sur nous et d'obtenir ce qu'ils veulent. Cependant, la réalité est totalement différente. Quand nous sommes frustrés, ce qui est facile est juste de crier et faire toute une histoire? Et combien il est difficile de rester calme et de contrôler nos émotions ! Suivre nos émotions partout où elles nous emmènent ne fait pas de nous des héros, cela nous rend faible. Alors, la prochaine fois que vous êtes sur le point de perdre la tête, le mieux est de dégainer votre épée de patience et de couper la tête à votre propre colère.

Comment? Nous pourrions essayer de respirer profondément (un antidote direct pour les respirations courtes et intenses que nous vivons lorsque nous sommes en colère) au moment où nous notons que nous sommes tendus. Nous pouvons lentement compter jusqu’à cent pour éviter de dire des choses que nous regretterons plus tard. Ou, si nous sommes dans une confrontation directe, nous pouvons choisir de nous retirer avant que la situation ne devienne hors de contrôle. Chaque cas est différent, donc il faut utiliser notre cerveau (et pas nos émotions) pour voir quelle est la meilleure option.

Les cinq conseils suivants seront évoqués dans de prochains articles. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.