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lundi 4 mars 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (huitième partie, « Une vie digne d’être vécue, suite »).





Un autre livre de Debbie Ford.


Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.


Cet article est la suite de celui-ci.
         

Une vie digne d’être vécue (suite)

Pour mener à bien votre plan de changement, il  est essentiel de tenir parole. Ce que vous dites aux autres, et à vous-même, importe. Si vous vous promettez de vous nourrir plus sainement, mais que vous ne le faites pas, vous faites la preuve, au regard de l'univers ainsi que de vous-même, de votre absence de crédibilité. Si vous déclarez que vous allez décrocher un nouvel emploi l'an prochain, et que cela n'arrive pas, vous envoyez le message qu'on ne peut vous croire. Même s'il s'agit d'une tâche banale, comme mettre à jour le solde de votre carnet de chèques, si vous ne le faites pas, vous signifiez à vous-même et à l'univers que vous ne tenez pas parole. Ces promesses brisées finissent par miner l'estime de soi.

Il y a des années, j'ai pris part à un programme appelé le Forum, consistant en un séminaire de développement personnel d'une durée de trois jours. C'est là que j'ai appris l'importance de tenir parole, avec pour résultat que ma vie entière changea. C'est très simple : Faites ce que vous dites. Si vous n'avez pas l'intention de le faire, ne le dites pas. Que votre parole devienne votre plus précieux actif. Traitez-la comme de l'or, et elle vous rapportera de l'or : la capacité de créer dans le monde ce que vous voulez. Chaque fois que vous faites ce que vous avez promis de faire, vous exercez vous-même et l'univers à croire que vous êtes digne de confiance. Ainsi, lorsque vous commencez à travailler sur des objectifs plus importants, lorsque vous déclarez que vous allez gagner de l'argent, tomber amoureux, écrire un livre ou ouvrir une clinique, vous serez capable de le faire.

Quand nous nous mentons constamment à nous-mêmes, il nous est difficile de croire les autres. Les résolutions de nouvelle année, auxquelles vous ne donnez jamais vraiment suite, demeurent au stade de simples souhaits. Votre parole, si elle n'est pas prise au sérieux, n'est rien d'autre que du bruit. Il est vrai que la communication est un merveilleux cadeau, mais votre parole a beaucoup plus à vous apporter. Elle peut vous aider à façonner votre vie. Elle peut vous conférer pouvoir et liberté. Lorsque vous prenez l'engagement de faire quelque chose pour vous-même ou une autre personne, et que vous savez que vous allez poursuivre jusqu'au bout, vous avez le pouvoir. Lorsque vous voulez changer quelque chose dans votre vie, et que vous vous savez capable de le faire, vous avez la liberté.

Dans Le code caché de votre destin, James Hillman écrit ceci : « Vous êtes né avec un caractère, un don conféré, selon l'ancienne légende, par les anges gardiens qui ont présidé à votre naissance. » La découverte du don reçu à votre naissance, de votre mission de vie, constitue toute une démarche. Cela prend du temps ; c'est comme si l'on devait enlever une à une les couches dissimulant ce qui vous appartient en propre, votre empreinte personnelle unique. Chacun de nous a une vocation. Vous avez quelque chose que personne d'autre sur cette planète ne partage. Votre vocation peut consister à guérir les gens, en prendre soin, enseigner, ou découvrir un remède contre le cancer. Cela peut être un mode d'interaction dans les rapports avec les autres, une expression de créativité, ou le fait d'élever des enfants. Quelle que soit votre mission, si vous vous engagez à la découvrir et à la réaliser, elle comblera votre cœur et vous procurera un sentiment d'inspiration.

Voici ce que le docteur David Simon écrit :

« Le concept du dharma, que l'on peut rendre par le terme mission, implique qu'il n'y a pas de pièces détachées dans l'univers. Chaque être humain qui apparaît dans le monde est doué d'une perspective unique et d'une gamme de talents lui permettant de développer un aspect de l'intelligence naturelle qui n'a jamais été exprimé avant lui. Lorsque nous vivons dans le dharma, nous sommes au service de nous-mêmes et de ceux qui sont affectés par nos choix. Nous savons que nous sommes dans le dharma quand il devient impensable pour nous de faire autre chose que ce que nous accomplissons actuellement dans notre vie. L'un des plus grands services que nous pouvons rendre à une autre personne, c'est de l'aider à découvrir son propre dharma. C'est là un des rôles les plus importants que les parents peuvent jouer dans la vie de leurs enfants. »

Ne paniquez pas si vous ne savez pas maintenant en quoi consiste au juste votre dharma, ou votre mission de vie. Commencez simplement à faire ce travail et faites confiance aux réponses issues de vous-même. Vos voies intérieures sont là pour vous guider vers la réalisation. Les gens ignorent souvent leur intuition et leurs guides intérieurs depuis si longtemps que la partie d'eux-mêmes qui peut les aider le plus se trouve réduite au silence. Lorsque vous savez que vous devriez faire une chose et que vous en faites constamment une autre, vous assassinez votre esprit et reniez votre essence. Cela rend difficile la découverte de la vision en vous. Nous avons presque tous déjà eu un aperçu de notre vocation, mais pour une raison ou une autre, nous avons choisi de ne pas la suivre. Maintenant, lorsque nous nous pensons prêts à la reconnaître et à la vivre, elle se dérobe. Il vous faut être à l'écoute de la partie de vous-même qui a essayé de vous guider vers de plus hautes aspirations. Demandez à vos guides intérieurs de vous montrer votre mission de vie, et ils le feront. Vous devez lever le voile sur votre vocation personnelle et vous rappeler qu'il y a une raison à la base de votre existence.

Plus je faisais de travail sur moi-même, plus je sentais que je devais trouver quelque chose de nouveau à faire dans ma vie. Plongée dans la plus grande perplexité à ce sujet, tous les matins je récitais, à genoux, la prière des Alcooliques Anonymes :

« Mon Dieu, je m'offre à Toi - pour que Tu me façonnes et fasses de moi ce que Tu veux. Libère-moi de l'esclavage de moi-même, afin que j'accomplisse au mieux Ta volonté. Prends le fardeau de mes difficultés, afin que la victoire remportée sur elles porte témoignage, à l'égard de ceux que j'aiderai, de Ton pouvoir, Ton amour et du mode de vie que Tu inspires. Permets que j'accomplisse toujours Ta volonté ! »

Le rituel de la prière quotidienne m'a apporté la foi qu'un jour je découvrirais ma mission de vie. C'est pourquoi, lorsque j'ai eu ma vision, des mois plus tard, assise dans ma voiture, j'ai su que c'était l'Esprit qui me montrait ma voie.

Beaucoup renient leur vocation par crainte de ne pas pouvoir l'accomplir. Ils refusent de prendre en compte leurs dons plutôt que d'envisager un futur qui semble hors d'atteinte. Bien des gens se sont résignés à ne jamais trouver leur don unique. Pourtant, la découverte de notre mission de vie est vraiment quelque chose qui vaut la peine. C'est notre droit fondamental, conféré par notre naissance. Notre conscience mentale seule nous impose des limites.

Je vous suggère de rédiger une déclaration de mission personnelle. Écrivez cinq ou dix mots qui vous inspirent réellement. Agencez ensuite ces mots pour en faire une déclaration puissante qui vous guidera et vous maintiendra sur la voie de l'accomplissement de la mission de votre âme. La première fois que j'ai essayé cela, c'était dans le cadre du « cours avancé » offert par l'Institut Landmark. Lorsque vint mon tour de partager la vision que j'avais de ma vie, je n'avais aucune idée en tête. Alors, sans y penser, voici les paroles qui sortirent de ma bouche : « J'incarne la possibilité que tous les êtres humains puissent s'inventer à partir de rien. » Au début, je n'ai pas su ce que cela voulait dire. Mais, après réflexion, je vis que j'avais en moi la ferme conviction que nous pouvons tous nous transformer selon le vrai désir de notre cœur. Je suis convaincue aussi qu'indépendamment de ce que vous avez été ou de ce que vous avez vécu, vous avez en vous l'aptitude de vous réinventer vous-même sans cesse. Je crois que vous n'avez pas à rester figé dans les vieux schémas et les anciens comportements. Vous pouvez changer d'amis ou de profession autant de fois qu'il est nécessaire, jusqu'à ce que vous puissiez être en mesure d'exprimer votre empreinte personnelle unique.

Cette déclaration de mission que j'ai faite me rappelle quotidiennement ce que je dois accomplir. Cela m'invite à faire du mieux que je peux et me laisse l'opportunité de réinventer et d'exprimer un nouveau moi autant de fois que je le veux. Trouvez une formulation qui a une signification personnelle pour vous. Personne d'autre n'a besoin de la comprendre ou même d'en avoir connaissance. Utilisez-la pour vous rappeler votre destination et vous garder dans le moment présent.

Gandhi a déclaré : « Les seuls démons de ce monde sont ceux qui rôdent autour de notre cœur. C'est là que la bataille doit être livrée. » Le travail sur l'ombre consiste à ouvrir votre cœur et à faire la paix avec vos démons internes. Il s'agit d'accueillir et d'intégrer vos peurs et vos faiblesses et d'éprouver de la compassion à l'égard de votre propre humanité. Accordez-vous à vous-même le don du cœur. Dès que vous ouvrirez votre cœur à vous-même, vous l'ouvrirez aux autres.

Vous êtes digne d'amour, de mérite ; vous avez tout en vous. Ayez confiance en votre sagesse intérieure et soyez convaincu de votre valeur, résidant au cœur de votre être. Allez au-delà des limites que vous vous imposez, et prenez l'engagement de vivre la vie que vous aimez. Demandez l'amour et le soutien de la part de l'univers. Priez Dieu qu'il vous emplisse de sa force et de sa compassion. Prenez conscience de ce que vous êtes actuellement, puis passez à un niveau supérieur. Accordez-vous la permission de tout avoir, vous le méritez !







La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés à tous.


mercredi 23 janvier 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (cinquième partie, « Une vie digne d’être vécue »).




Debbie Ford.



Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.


Cet article est la suite de celui-ci.


Une vie digne d’être vécue (suite)


Malheureusement, la plupart d'entre nous ne prennent pas cet engagement à l'égard de ce qu'ils désirent vraiment. Le soir, allongés dans notre lit, nous prions pour une vie meilleure, un corps en meilleure santé, un travail plus enrichissant, mais rien ne change. C'est parce que nous nous mentons à nous-mêmes. Nos aspirations et nos implications actuelles se situent souvent aux antipodes. Nous aspirons à un mode de vie plus sain, mais nous nous cantonnons à des activités sédentaires. Nous prions pour connaître une relation gratifiante, mais nous nous contentons de rester à la maison. Nous nous sentons très à l'aise dans le statu quo. Pourtant, lorsque nous nous rendons compte que personne ne vient nous sauver, ou faire le travail pour nous, et que nos anciennes blessures sont toujours là - qu'on les aime ou qu'on les déteste -, alors nous prenons conscience que c'est nous-mêmes qui devons réaliser notre potentiel. Il est plus facile de blâmer les autres que de prendre ses responsabilités. « Que va-t-il se passer si j'échoue ? » « Cela va-t-il me faire souffrir ? » « Qu’est-ce que les autres vont penser de moi ? »

Je tiens à vous préciser que je suis loin de ce que vous pourriez considérer comme une personne parfaite. Ma mission ne consiste plus à être parfaite. C'est désormais d'être complète et intégrale, parfaite et imparfaite tout à la fois. Ma mission, c'est désormais d'être à l’écoute de ma sagesse intérieure et de vivre ma vie aussi totalement que possible. Mon engagement, c'est désormais de m'aimer moi-même autant qu'il est humainement possible, car je sais que, lorsque je le fais, je suis en retour capable d'aimer mes semblables. Ce que je partage maintenant avec vous, ce sont les démarches et processus qui ont mis un terme à ma souffrance et m'ont procuré la sagesse et le courage de me guérir moi-même intégralement. Cet engagement m'a conduite à explorer des centaines de procédés de guérison différents. Il m'a guidée intuitivement vers des gens, des lieux et des expériences qui m'ont enseigné les leçons dont j'avais besoin.

Ne paniquez pas si vous ne savez pas ce que vous voulez. Prenez simplement l'engagement de vivre au niveau de votre plein potentiel. Vivez dans l'instant, et l'univers vous révélera vos talents uniques. Votre engagement vous mènera vers les endroits où vous avez besoin d'aller, les livres que vous avez besoin de lire et les personnes qui vont vous instruire et vous aider. Selon un ancien dicton bouddhiste, « Lorsque l'élève est prêt, le maître apparaît ». J'ai eu des centaines de maîtres qui sont apparus dans ma vie depuis les quatorze dernières années. Ils se sont manifestés sous la forme d'amies, d'amoureux et de collègues de travail. Quelques-uns sont apparus sous les traits de voleurs ou de menteurs. Toutes les personnes avec lesquelles j'ai pu établir une relation, positive autant que négative, se sont manifestées dans ma vie pour m'instruire, me guider et m'aider à réaliser mon engagement. Selon mon amie Annimika, « chaque personne qui se présente à votre porte vient pour vous guérir ». Même les gens qui participent à mes séminaires sont là pour me guérir. Cette compréhension des choses a changé toute interaction que j'ai avec les autres.

Soyez un guerrier quand vient le temps de réaliser vos rêves. Tant de personnes que je rencontre parlent de leurs passions comme si c'étaient des pièces de collection  enfermées au musée sous des vitrines de sécurité. La nuit venue, elfes prient en silence pour que leurs rêves deviennent réalité, mais leurs peurs et leur résignation les rendent passives. Savez-vous à qui reviennent effectivement ces trésors ? À la personne qui établit un plan d'action ; à celle qui rédige une déclaration de mission ; à celle qui prend un engagement personnel Telle est la voie d'une vie marquée par l'illumination, une vie de vérité.

La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés à tous.

mardi 15 janvier 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (quatrième partie, « Comment vivre une vie digne d’être vécue »).





Debbie Ford.


Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.
  
Cet article est la suite de celui-ci. 

Comment vivre une vie digne d’être vécue.

Pour vivre une vie digne d'être vécue, il faut d'abord parvenir à manifester ses rêves. Manifester ses rêves, cela commence avec la rude tâche de découvrir ce qu'ils sont véritablement. Enfants, nous avons suivi les pas de nos parents et de nos professeurs. Pour la majorité d'entre nous, c'est volontiers que nous avons accepté d'être dirigés et conseillés par eux en tout ce qui concernait notre scolarité. Ils ont influencé nos choix de loisirs, de sports, d'associations qui ont occupé nos temps libres. Lorsque nous devenons adultes, nous choisissons souvent notre profession ainsi que nos compagnons de vie d'après des critères et des idéaux établis par nos aînés. Mais à quel moment cessons-nous d'écouter ces voix extérieures pour s'ajuster à celles de nos guides intérieurs ? Quand décidons-nous que, peut-être, le chemin que nous avons pris n'est pas vraiment le nôtre ? Cela pourrait-il expliquer le sentiment de vide et d'incomplétude qui marque notre vie ?

C'est là le genre de questions que nous craignons le plus, parce qu'elles exigent de nous que nous critiquions ce qu'on nous a enseigné. Avez-vous déjà remis en question votre croyance en Dieu ? Pour certains, il s'agit d'un péché mortel de questionner les Saintes Écritures. Pourtant, si nous refusons tout doute au sujet de nos croyances les plus fondamentales, nous ne pourrons pas évoluer spirituellement. Nos vies vont se borner à suivre des lignes établies par nos parents, et nous n'irons jamais au-delà de ces frontières érigées durant notre enfance. Il s’agira ici de sortie en territoire inconnu. Les théories et exercices pratiques de Debbie Ford vous conduiront à manifester une vie d'amplitude et de sérénité. Au lieu de dire « Je ne peux pas faire cela », il vous faut poser la question : « Pourquoi ne devrais-je pas faire cela ? De quoi ai-je peur ? » Vous mettrez ainsi en lumière les liens qui vous emprisonnent, et serez en mesure de les dissoudre. Il faut absolument pour vous découvrir votre mission de vie.

Il peut sembler facile de s'interroger pour savoir si l'on est sur le bon chemin. Ce qui est moins évident, par contre, c'est de percevoir la réponse issue du cœur. Votre tête peut avancer une réponse, mais votre cœur peut très bien en avoir une tout autre. La peur peut vous pousser à maintenir votre direction actuelle ; cependant, l'amour peut vous exhorter à prendre un nouveau virage. Il vous faut apaiser votre conscience mentale afin d'écouter l'appel de votre moi supérieur. Vous devez ouvrir votre cœur pour trouver où demeure l'amour. Si vous décidez de suivre la voix de votre passion et de votre désir, alors vous devez être assez tranquille pour entendre les réponses provenant de votre âme. Contentez-vous de marcher aussi longtemps que faire se peut, la tête hors de l'eau, et vous pouvez être sûr que le paysage ne changera jamais. Osez-vous aventurer dans les eaux profondes, et c'est un monde magique qui vous attend.

Mais nous avons peur de nous noyer ; peur de faire fausse route ; peur d'échouer. Est-ce que vos désirs sont assez importants pour vous rendre capable d'affronter vos peurs ? Y tenez-vous mordicus ? Le choix vous revient. Vous pouvez décider de transformer votre attitude, et passer de la résignation à l'engagement personnel, du domaine de la peur à celui de l'amour. La première étape consiste à vous remettre en question, littéralement retourner vos affirmations internes en questions. Changer « Ma vie est un échec » pour « Est-ce que ma vie pourrait être un succès ? » ; « Je suis dégoûté de la vie » pour « Est-ce que je pourrais vivre dans l'euphorie ? » ; « Ma vie est insignifiante » pour « Est-ce que je peux jouer un rôle déterminant dans le monde ? ».

Notre besoin de rectitude et de sécurité vient entraver cet engagement que nous prenons à l'égard de la vie. Nous éprouvons une insécurité à mettre en question nos mobiles. Préférez-vous avoir raison en ce qui concerne votre impuissance, ou avoir tort en ce qui a trait à votre propre grandeur ? Aimez-vous mieux avoir le contrôle d'un faible montant d'argent, ou être incertain de la façon de gérer un gros compte en banque ? Préférez-vous conserver un emploi qui vous déplaît, ou prendre le risque de vous lancer dans une entreprise conforme à vos goûts ? Êtes-vous heureux ? Est-ce que vous suivez vos vrais désirs, ceux du cœur ? Si vous appreniez que vous n'aviez qu'une seule année à vivre, feriez-vous ce que vous faites actuellement ?

Fermez les yeux et concentrez votre attention sur un lieu situé profondément en vous, où vous vous sentez à l'aise et en sécurité. Demandez-vous ce que vous aimeriez faire dans votre vie, là, maintenant. Cherchez pourquoi vous n'êtes pas en train d'accomplir ce rêve. De quoi avez-vous peur ? Posez-vous la question que je viens juste de formuler : « Si vous n'aviez qu'une seule année à vivre, que feriez-vous ? Qu’est-ce que vous changeriez ? » En gardant les réponses dans la quiétude de votre cœur, prenez l'engagement de modifier votre vie de façon à pouvoir manifester vos rêves. Prononcez le serment de toujours écouter et suivre votre vérité propre. Prenez l'engagement de laisser l'univers vous guider vers votre vrai désir. Le seul fait de poser ces engagements transformera votre vie. En faisant cela, vous proclamerez à vous-même et à l'univers : « Je suis digne d'obtenir ce que je désire et je suis prêt à faire tout ce qu'il faut pour réaliser ce désir. »

Voici ce que W. H. Murray écrivait à ce sujet :

« Dans la période précédant l'engagement, on constate de l'hésitation, la possibilité de recul et, toujours, de l'inefficacité. Pour tout ce qui a trait aux actes d'initiative personnelle (et de création), il y a une vérité fondamentale, dont l'ignorance fait avorter nombre d'idées et de projets splendides : c'est qu'à partir du moment où l'on s'engage délibérément, la Providence se met également à l'œuvre. Toutes sortes de choses se produisent pour nous venir en aide, qui ne seraient autrement jamais arrivées. Une succession ininterrompue d'événements surgit de la décision, apportant des circonstances, des rencontres et de l'aide matérielle à un point qu'on n'aurait jamais pu prévoir ou rêver. Quel que soit ce que vous pouvez faire ou rêver, allez-y ! L'audace possède le génie, le pouvoir et la magie. »

Sans l'engagement personnel, l'univers ne peut générer ces circonstances dont nous avons besoin pour accomplir nos désirs.


La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés.


lundi 14 janvier 2019

Compte rendu de « La part d'ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford (troisième partie).





Le livre de Neale Donald Walsh, Conversations avec Dieu



Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur la partie de notre esprit qu’on peut appeler part d’ombre. Jean-Louis Bernard dans Les archives de l’insolite décrit l’ombre comme un moi caricatural, anarchique et brouillon, un mime, un domestique peu fidèle. Chez la majorité, l’ombre est inconsistante, mal centrée, un peu folle. C’est Debbie Ford qui a pour moi (bien que son livre La part d’ombre du chercheur de lumière soit difficile d’abord) le mieux abordé ce sujet important.

Cet article est la suite de celui-ci.  

La préface du livre par Neale Donald Walsh, l’auteur de Conversations avec Dieu est pour moi déterminante et passionnante.
  
Je n'étais pas bien dans ma peau lorsque j'étais enfant. En fait, il y avait des fois où je détestais franchement la personne que j'étais. Je pensais que j'étais le seul au monde à être aussi stupide, aussi inapte à se faire des amis, et aussi ridiculisé par la confrérie des garçons dont j'essayais désespérément - et sans succès - de faire partie.

Cela ne changea pas beaucoup lorsque je devins un jeune adulte. Oh ! Je pensais bien arriver à repartir sur un nouveau pied. J'ai même déménagé dans une autre ville, là où personne ne me connaissait ; là où personne n'était au courant de la propension que j'avais eue dans mon enfance de toujours me vanter, en compensation du manque d'estime que j'avais de moi-même. Personne n'aurait vu ce que les adultes autour de moi appelaient mon « insignifiance ». Et nul ne connaîtrait mon habitude « d'en faire trop », imposant ma présence à un point tel que personne d'autre ne se sentait assez d'espace pour se manifester. Mes inaptitudes sociales ne seraient jamais découvertes.

Eh bien, j'ai trouvé qu'un déménagement n'aidait en rien. Je m'étais emporté, moi aussi, avec mes bagages.

Puis, un jour, je me suis retrouvé dans un séminaire de développement personnel proposé par le service des ressources humaines de l'entreprise où je travaillais. L'animatrice, dans sa présentation de l'atelier, a dit quelque chose que je n'oublierais jamais :

« Tous vos prétendus défauts, tout ce que vous n'aimez pas en vous, constituent vos plus précieux actifs. Ils sont simplement amplifiés de façon excessive. Le volume a été ajusté un petit peu trop fort, c'est tout. Baissez-le juste un peu. Et bientôt, vous - ainsi que tous les autres - percevrez vos points faibles comme des forces, vos "moins", comme des "plus". Ils deviendront de merveilleux outils, prêts à travailler pour vous, plutôt que contre vous. Tout ce que vous avez à faire est de laisser ces aspects de votre personnalité se manifester dans la mesure appropriée au moment présent. À vous de juger ce qu'il convient d'exprimer de ces merveilleuses valeurs que vous possédez ; n'en donnez pas plus qu'il ne faut. »

C'était comme si j'avais été frappé par la foudre. Je n'avais jamais rien entendu de tel auparavant. Pourtant, je savais instinctivement que c'était la vérité. Mon côté vantard n'était rien d'autre que de la confiance amplifiée à l'excès. Ce que les gens qualifiaient de comportement « insignifiant » ou « inconsidéré » dans ma jeunesse n'était rien d'autre que de la spontanéité et une façon de penser positive, là encore, intensifiées à l'excès. Et ma tendance à en faire trop, ce n'était que mon aptitude à diriger, mon habileté verbale et ma bonne volonté à prendre les devants - tout cela, trois tons trop haut.

Je me suis rendu compte que tous ces aspects de moi-même étaient des qualités pour lesquelles j'avais aussi reçu des éloges à un moment ou un autre. Il y avait de quoi être désorienté !

C'est alors seulement que, lorsque j'ai regardé mon « côté sombre » et vu clairement pourquoi les autres appelaient cela mes comportements « négatifs », j'ai vu aussi le cadeau qu'il y avait en chacun d'eux. Tout ce que j'avais à faire, c'était d'utiliser ces comportements différemment. Ne pas les réprimer. Ne pas les renier. Simplement, les utiliser autrement.

J'en suis alors venu à comprendre toute l'importance de mener une vie intégrale. C'est-à-dire, de me permettre en premier lieu d'identifier tous les aspects de la personne que je suis — autant ceux que les autres et moi-même appelons « positifs » que les « négatifs » —, puis de les allier ensemble dans un plus grand Tout.

A travers cette démarche, je me suis enfin réconcilié avec moi-même. Mais, oh ! quel temps cela a pris pour en arriver là ! Et combien le processus aurait été raccourci, si j'avais pu prendre connaissance des vues pénétrantes et de la merveilleuse sagesse contenues dans cet ouvrage de Debbie Ford !

Lisez ce livre attentivement. Lisez-le une fois, et relisez-le ensuite. Puis relisez-le une troisième fois, cela vaut la peine. Et faites les exercices suggérés. Je vous mets au défi de les faire. Et deux fois plutôt qu'une.

Mais ne lisez pas ce livre, et ne faites pas les exercices, si vous n'avez pas l'intention de changer votre vie. Lâchez le livre tout de suite. Allez le percher sur la tablette supérieure de votre bibliothèque, là où vous n'irez jamais l'atteindre. Ou donnez-le à un ami. Parce qu'il sera fort probablement impossible de faire l'expérience de ce livre sans expérimenter aussi des transformations dans votre vie.

Je crois dans le fait de vivre une vie en complète visibilité. Cela signifie une transparence absolue. Rien de caché, rien de renié. Même pas la partie de moi-même que je ne veux pas regarder, encore bien moins reconnaître. Si vous tombez d'accord avec moi que la visibilité est la clé de l'authenticité, et que l'authenticité est la porte donnant accès à votre Moi véritable, du plus profond de votre être vous remercierez Debbie Ford pour son livre. Car il vous conduira à cette porte précise, au-delà de laquelle vous trouverez la joie continuelle, la paix intérieure, et un lieu d'amour de soi si vaste que vous trouverez enfin l'espace pour aimer les autres de façon inconditionnelle.

Et, une fois que le cycle s'amorce, vous changerez non seulement votre vie, mais vous commencerez réellement à changer le monde.


La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons. Amitiés.