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jeudi 2 avril 2020

« Promenade en mentalisme » (article de Gérard Kunian paru dans le journal de prestidigitation « Magicus Magazine », N° 181, septembre – octobre 2012, Dossier mode mentalisme).



  
Le magicien, dessinateur, critique de spectacles, traducteur, Gérard Kunian.



Dans le cadre de mon projet de publier un article chaque jour dans ce blog pour desennuyer les magiciens confinés, le journal Magicus Magazine et son directeur de publication Didier Puech m'ont autorisé d'une manière très généreuse à reproduire un  ancien article de leur journal du numéro 181 (septembre-octobre 2012). Un grand merci à eux pour leur formidable action. Je rappelle que le journal Magicus Magazine en est à présent à son 221 ème numéro. Tous les numéros sont passionnants : abonnez-vous donc au Magicus Magazine, commandez les anciens numéros dont par exemple celui-ci  dont j’ai extrait cet article consacré au mentalisme écrit par Gérard Kunian


« Promenade en mentalisme

 Il en est chez les magiciens comme chez le reste des humains normaux, il y a des modes et n'est pas magicien aujourd'hui qui n'est pas mentaliste. C'est beau, c'est nouveau, tout nouveau : les cartes bleues flambent, dvd et livres s'arrachent et font les beaux jours des marchands.

 Si je consulte les livres et revues an­glo-saxonnes des années 30, on trouve des « mentalist tricks » à foison. Annemann et son Jinx (début en 1934) dans lequel écrivait Clayton Rawson auteur de ro­mans policiers, est le chantre des années qui précédèrent la Première Guerre Mondiale, la­quelle eut pour conséquence bénéfique outre de relancer l'industrie du bâtiment que de marquer la fin de l'âge d'or de la magie dans les grands théâtres au profit des spectacles de cabarets et du close-up.
Il faut donc avoir sous le coude les ouvrages d'Annemann et de Corinda qui restent des bibles pour quiconque veut s'initier aux arcanes pro­metteurs de ce domaine particulier de l'art ma­gique. Il n'est pas inutile de faire une salade rus­se pour ne pas dire un salmigondis de connaissances qui vous permettront de donner à vos auditeurs une illusion de modernisme pseudo psycho, socio tralala : donc à vous la lectu­re des ouvrages consacrés à la PLN, acronyme non pas de « petit lapin nul » comme le croyait ma copine Sue, mais de programmation neuro­linguistique - « NLP » en anglais - ; de quoi qui s'agit donc t'y ? Ça se veut un ensemble coor­donné de connaissances et de pratiques dans le domaine de la psychologie, fondées sur une dé­marche pragmatique de modélisation, en ce qui concerne la communication et le changement. Ouf ! On doit ces merveilles abscondes aux tra­vaux des éminents Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux États-Unis. Grâ­ce leur soit rendue.

Ne nuit pas non plus une Lite initiation à l'É­sotérisme, aux ouvrages théoriques étudiant les tarots. Et quand vous aurez plus ou moins digéré ces connaissances, vous aurez mis le pied à l'é­trier de la. locomotive qui vous fera galoper sur l'étroit mais fabuleux sentier qui vous mènera sans faillir à une gloire méritée.

Les spectacles de « mentalisme » se sont multipliés. Qui ne se souvient pas du « Script » avec Rémi Larrousse mis en scène par Benjamin Boudou et lui-même, de Viktor Vincent (« Sy­napses ») et des amis d'Arthur Jugnot (« Tout est Ecrit ») dont nous avons rendu compte dans le bien informé magazine que vous lisez en ce moment. Je suis parti à la découverte des spec­tacles nouvellement offerts aux Parisiens en mal d'étonnements mentaux.
J'en distingue de deux sortes, pas des Pari­siens bien sûr mais des pestacles ! Il y a ceux où le présentateur enchaîne des effets les uns à la suite des autres : ça m'évoque une démonstra­tion souvent bien faite de marchands de trucs, l'autre catégorie de présen­tateur semble avoir compris ce que professait le bon Albert Goshman : « The trick is not important, YOU HAVE TO BE MAGIC ! * ».
Dans la première catégorie, je se­rais tenté de classer Laurent Tesla au Théâtre du Petit Gymnase dont le costume est plus original que ses pré­sentations qui sont d'ailleurs bien ac­cueillies par le public.
À mon grand regret, par suite d'une erreur de ma part concernant ses dates à Paris, je n'ai vu de Xavier Nicolas que le numéro qu'il a eu le courage de présenter en concours à Aix-en-Provence. Par erreur de stratégie, il a risqué une expérience où un spectateur devait se servir d'une tablette numérique. Faute d'un pré-show (pas admis dans les concours : ah mais c'est qu'on ne plaisante pas avec le jury qui n'est pas là pour rigoler comme on sait)... Un sort fu­neste a amené sur scène le seul spectateur qui ne comprenait rien à rien et Xavier, lauréat de la Mandragore d'Or, s'est trouvé dans un ca­fouillage réjouissant sauf pour lui. Donc ce n'est que partie remise j'irai le voir à la Tour de Nes­le, théâtre qui l'a réengagé, ce qu'on peut considérer comme bon signe.
Sur la rive droite, au Théâtre de Dix Heures on doit aller voir Giorgio. Il s'est attribué le titre  de « Mental Expert ». Le mot expert vaut ce qu'il vaut et ce n'est pas le bon Hjalmar de Lyon qui nous contredira, mais le spectacle aux « Dix Heures » vaut le détour, bien que Georgio s'offre le concours d'un coffret aussi coûteux que so­phistiqué pour un effet final du genre « tout était prévu ». Son très agréable spectacle s'articule comme les chapitres d'un livre qui déclinerait les différents domaines du mentalisme. Georgio a de l'humour, on rit souvent et la révélation fi­nale laisse le public pantois.
Je n'ai pas eu le plaisir de voir le spectacle de Mathieu Chesneau qui officie à La Petite Loge près la Place Pigalle où comme on sait les petites femmes se font rares (mais ce n'est pas mon propos). Restent mes deux favoris : Fabien Olicard et Julien Losa à qui je décerne le « palet d'or » de chez Bernachon (de Lyon) suprême ré­compense au chocolat que je n'accorde qu'à ceux qui m'ont fait beau­coup rire ou encore qui m'offrent un repas fas­tueux avant ou après mes interviews dont on connaît la vénalité sous-jacente. Mais d'abord re­venons au monde farfelu de Fabien Olicard : il remplit la petite salle du Théâtre des Trois Bornes sis dans la rue épo­nyme, laquelle abonde en petits rades sympas où qu'on se cause encore entre mammifères in­connus et urbains. Le spectacle très interactif, très malicieux permet à Fabien d'y glisser des tours de prestidigitation menés de main de maître - il libère en un clin d'œil ses poignets entravés par un spectateur à l'abri d'un veston qui fait office de cabine spirite - avant de se li­vrer aux expériences de divination ou de pré­vision chères aux menteurs à listes de trucs ! Le bon côté du spectacle d'Olicard c'est qu'il truffe ses présentions de bons mots commen­tant et brocardant l'actualité tout en égratignant certaines personnalités.

Enfin voici l'homme à plusieurs facettes, le magicien qui ressemble au célèbre Dr House de la série qui porte son nom, j'ai nommé Ju­lien Losa. Il joue de son physique, de son sou­rire ravageur et fait craquer les demoiselles tout en étant assez malin pour ne pas froisser les garçons.
Faut dire qu'en magie il a plusieurs heures de vol et peut présenter bien autre chose que du « mentalisme ».
À ce propos, une fois par semaine on le re­trouve rue Frochot (à côté de Pigalle, là où qui gna plus de petites darnes... vous savez, je l'ai dit plus haut !) dans un lieu intitulé « La Foule » sorte de cabaret cosy, où assis dans des fauteuils ou calé dans un sofa moelleux, vous assistez à un spectacle complet avec des artiste variés - Ah, Sarah Cohen quelle voix ! - mais je m'égare, et d'un doigt sur le clavier je reviens à Losa qui utilise très peu les trucs de marchands et qui pourtant réussit sans matériel spécial un « tout était écrit » très im­pressionnant.
Julien détourne aussi des pièces truquées pour un jeu de « dans quelle main », dont le résultat des différents rounds est sous son contrôle in­soupçonné. Je n'en dirai pas plus, allez le voir à la Comédie Saint-Michel, tout en haut du bou­levard, après la station « Luxembourg ».
Last but not - menta - least.
Une mention spéciale concerne Benoit Rosemont qui se livre aux vrais calculs savantissimes de calculateur prodige à la mémoire phé­noménale capable de toutes les extractions de racines cubiques et autres réjouissances amusantes consistant à mémoriser une suite d'affir­mations et de négations, réponses à des ques­tions aussi farfelues qu'amusantes.
Bref courez le voir, chaque expé­rience est un ex­ploit avec un plus inattendu qui vient confondre ceux qui croient savoir.
Le Double-Fond, le Théâtre Trévise ouvrent également leurs scènes aux mentalistes. Faute de place, nous en reparlerons dans un autre numéro de Magicus magazine. Au (2) mois prochain et surtout n'ayez pas peur de nous faire partager vos découvertes, nous en ferons notre miel. »

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !



vendredi 4 janvier 2019

Remerciements et gratitude pour tous ceux qui m’ont aidé à progresser dans ma vie en général, mais aussi en magie et en mentalisme (d’avance pardon à ceux que j’oublie, il y en a tant ! ). (deuxième partie).



  Une photographie qui rassemble différents éléments de mon parcours de vie.


Un philosophe a eu l’idée de faire une liste de gratitude, la liste de toutes les personnes qui l’avaient aidé, encouragé, supporté dans sa vie.

J’ai tenté de réaliser, plutôt que de dispenser de banals veux de Nouvelle année, une liste de gratitude des personnes qui m’ont aidé, encouragé, supporté dans ma vie en général, en magie et en mentalisme. Mais en relisant mon article, je me suis rendu compte que j'avais oublié énormément de gens, beaucoup trop. J'ai donc décidé de rédiger une deuxième partie avec des personnes qui ont été pour moi fondamentales. Je vais sans doute encore oublier des dizaines de gens qu’il me faudrait mentionner et auprès desquelles je m’excuse d’avance. Peut-être y aura-t-il une liste de gratitude numéro 3, ce qui est plutôt bon signe et montre qu’il y a quand même beaucoup de personnes sympas et enrichissantes que l’on rencontre dans notre vie.

Les psychologues, depuis quelques temps, se sont penchés sur les bienfaits que peut avoir un individu à dire merci, à exprimer sa gratitude et je crois qu’ils ont tout à fait raison. Pour le psychiatre et psychothérapeute, spécialiste de la méditation, Christophe André, la gratitude est « bénéfique à l’estime de soi, car elle augmente le sentiment d’appartenance à un groupe, à une lignée, à une collectivité humaine ».

Dans une puja (cérémonie) bouddhiste en sept parties, la première partie est toujours consacrée à la gratitude. 

Selon l’écrivain de développement personnel Wayne Dyer, il y a neuf habitudes du génie créatif que vous pouvez cultiver dans votre vie quotidienne. Les qualités de la créativité et du génie sont déjà en vous, maintenant vous devez vous adonner à 9 habitudes pour les développer.
La cinquième habitude est « Cultivez la Gratitude, Soyez un appréciateur de la vie ».
Refusez d’avoir des pensées de haine, d’anxiété, de colère ou de jugement.
Chaque jour, dites merci à la vie.

  
1) Mon père

Il m’a légué son énorme mémoire. Il était capable de réciter des scènes entières de Racine ou de Molière. A présent, il a 96 ans et la maladie d’Alzheimer et il a malheureusement perdu cette belle mémoire. Toute ma vie, depuis ma petite enfance, je me suis entraîné à apprendre par cœur des textes littéraires, des dates, des paquets de cartes, que ce soit par des procédés classiques (répétition) ou mnémotechniques.
Je pense que c’est une bonne discipline pour progresser dans la vie et la connaissance.
Sa photo avec ma mère se trouve en bas au centre de l’assemblage des photos.

2) Ma grand-mère maternelle

Elle est la première personne pour laquelle j’ai écrit. Elle n’avait pas fait d’études mais elle était naturellement sensible à la poésie. Je lui ai envoyé beaucoup de mes poèmes d’enfant par la poste. Écrire pour quelqu’un qu’on aime donne toujours un meilleur résultat littéraire et ma grand-mère maternelle est une des personnes que j’ai le plus aimée dans ma vie.

3) Madame Perrin, mon institutrice au cours préparatoire

C’est elle qui m’a appris à lire et à écrire. Elle avait des méthodes pédagogiques peu conventionnelles mais arrivaient à gérer deux classes en même temps (dernière année de maternelle et cours préparatoire qui étaient composées à 50 % d’étrangers). Elle nous mettait souvent des claques, surtout à moi, mais elle m’embrassait avec amour pour me consoler quand je me mettais à pleurer. J’ai vu un jeune portugais qui ne parlait pas français arriver dans son  cours au début de l’année et finir l’année premier de la classe !

4) Mon professeur de judo, Albert Marx

J’ai suivi ses cours pendant six ans. Il m’a appris un art martial magnifique qui n’était pas encore devenu le sport de combat violent qu’il est maintenant. Au judo, les combattants se saluent avant de combattre.
Petite anecdote : pendant les six ans que j’ai suivi les cours de M. Marx, je l’ai vu arriver hiver comme été en chemise. Le froid ne semblait pas avoir de prise sur lui. Je crois que, dans son corps, circulait de façon intense ce que les Japonais appellent le ki (énergie). Chose rare : il était éternellement bienveillant.
Il a pris sa retraite de professeur de judo à 87 ans et il se souvenait de presque tous les noms des milliers d’élèves qu’il avait eus pendant toutes ces années.
Je crois que c’est lui qui m’a donné le goût de tout ce qui vient du Japon : zen, Reiki, arts martiaux divers, haïkus, etc.
La photo de mon passeport de judo se trouve en haut à gauche de l’assemblage.

5) Mon professeur de français en sixième et cinquième et de grec en terminale, M. Heuclin

C’était un homme à la fois d’une immense bonté, d’une patience infinie et d’une culture remarquable. Il a su grâce à ses méthodes pédagogiques hors normes me transmettre sa passion de la littérature et de deux langues anciennes, le latin et le grec. Sa façon d’enseigner était « différente » ; pour corriger les dictées, il s’asseyait à côté de chaque élève pour lui expliquer ses erreurs. Je l’ai contemplé ainsi pendant une heure tourner le dos à un inspecteur venu le voir parce que c’était l’heure où il corrigeait les dictées.
Il utilisait 100 moyens ingénieux pour faire aimer le français à ses élèves et les faire progresser : concours de récitations avec un jury d’élèves, apprentissage systématique de la conjugaison d’un verbe nouveau dans le Bescherelle tous les samedis, règles de grammaire mnémotechniques qu’il avait inventées (« Le chinois Ain Oin Sou Ssou aime le thé »), etc.
Il est une des dernières personnes à envoyer une carte de vœux pour Noël à mon père.

6) Mon professeur de philosophie, M. Jean-Claude Castagneyrol

Il m’a appris à penser. Il ne croyait qu’à la philosophie et à l'épistémologie (étude critique des sciences) et assurait que la psychologie n’est pas une science. « Avez-vous déjà vu un inconscient, disait-il ? Ce n’est pas comme un atome ou une étoile qu’on regarde au microscope ou au télescope. La psychologie ne repose sur aucun concept scientifique. Tout ce qu’a écrit Freud est basé sur des observations empiriques qu’il a effectuées auprès de riches patients viennois très imaginatifs. Freud en plus a perçu en eux ce qui était déjà malade chez lui, d’où sa fameuse théorie de la sexualité. Jamais Freud n’a procédé de façon scientifique, comme par exemple en effectuant des expérimentations en double aveugle. »
Appelons la psychologie une science humaine et non une science exacte. Mais il en est de même pour l’astrologie. Tous les formes de psychologie qui se sont développées depuis la psychanalyse ont exactement le même problème, ce ne sont pas des sciences mais des intuitions, des philosophies de la vie, des sortes de religions : psychanalyse jungienne, non-directivité de Carl Rogers, psychologie transpersonnelle d’Abraham Maslow, respiration holotropique de Stanislav Grof, hypnose ericksonienne, thérapies cognitivo-comportementales, à présent Programmation Neuro Linguistique, mindfulness ou pleine conscience (MBSR de Jon Kabat Zinn ou MBCT des cognitivistes),.etc.


7) Le docteur Poitevin

Il a été pour moi comme un deuxième père. Il a prononcé entre autres deux phrases qui m’ont éveillé : « Aimer, c’est donner ce que l’on n’a pas. » (Lacan), « La peur de rater, c’est la peur de réussir. »

8) Celui qui m’a fait connaître la Gestalt-thérapie

Je me forme actuellement à la Gestalt-thérapie et elle me paraît la méthode de psychothérapie la plus puissante inventée au vingtième siècle. Fritz Perls, un de ses fondateurs, dont s’est quand même inspirée la PNL, disait que « la Gestalt est trop bonne pour être utilisée seulement pour les malades ».

9) Ujumani

En pratiquant le bouddhisme qui est pour moi l'unique religion s’adressant à l’intelligence de l’homme, j’ai rencontré Ujumani au Centre bouddhiste Triratna de Paris. Il est un des seuls réels bodhisattvas que j’ai connus, du fait de son immense bonté, de son intelligence surhumaine et de son extrême tolérance.

10) Max Maven

Après avoir écrit le premier article de ce blog sur la gratitude, je me suis rendu compte que j’avais oublié un nombre considérable de personnes qui m’ont soit aidé, soit inspiré dans les domaines de la prestidigitation et du mentalisme, deux de mes plus grandes passions de l’âge de 8 ans à l’âge de 57 ans.
J’ai oublié par exemple l’immense mentaliste Max Maven (par son charisme et sa culture magique) sur lequel j’ai écrit un article de ce blog. 
J’ai appris en parcourant un site de prestidigitation que Max Maven lisait plus de 100 articles sur le mentalisme par mois, en plus de ses conférences et de ses spectacles.
Sa photo se trouve en haut à droite de l’assemblage des photos.

11) David Berglas

J’ai omis aussi David Berglas pour lequel j’ai une immense admiration. Je pense qu’en créant le génial effet Berglas (l’ACAAN ou carte au nombre) il a été, d’une certaine manière le « chaînon manquant » entre la magie classique des cartes et le mentalisme. Le magasin de prestidigitation parisien « Magic Dream » vient de  publier un de ses livres fondamentaux « Les effets Berglas », une traduction par Richard Vollmer, qui est vendu accompagné de 3 DVD où vous pourrez voir David Berglas présentant son fameux effet en spectacle.
La photo de David Berglas se trouve en bas à droite de l’assemblage de photos.

12) Mental Arts Magie 

Je n’avais de même pas mentionné dans la première liste de gratitude, l’association internationale de mentalistes Mental Arts Magie,, où j’ai été accueilli avec beaucoup de gentillesse par son président Roger Chabin et sa femme Françoise. J’ai écrit à ce jour 15 articles pour la Tribune de la Lettre de Mental Arts Magie, publication électronique régulière centrée uniquement sur le mentalisme (en général 4 numéros par an).
J’ai aussi pour les adhérents de MAM tenu une conférence sur la mnémotechnie.
Roger Chabin, dans la dernière « Lettre de Mental Arts Magie » (numéro 24, quatrième trimestre 2018, p.26) a écrit un très bel article, à la fois très complet et très précis sur mon livre « Initiation au mentalisme, à l’hypnose et à la mnémotechnie ». En voici un extrait :

« Tout ce qu'il faut savoir sur la magie mentale !
Dans cet ouvrage d'une centaine de pages, sont recensées par Jean-François GERAULT les principales techniques utilisées par les praticiens de la magie mentale : le jeu Al Koran, les book-tests, le cold reading, le cumberlandisme (ou lecture musculaire) et la double réalité. On y trouvera également une évocation de l’hypnose et de la mnémotechnie.
Prix : 15 €
En vente chez E-MAGIX.»


13) Fanch Guillemin

J’ai oublié également dans ma première liste de gratitude (d’une manière absolument scandaleuse !) mon grand ami, le talentueux historien de la prestidigitation Fanch Guillemin, à la fois d’une immense culture magique et d’une gentillesse extrême.
J’ai rédigé sa bibliographie pour un article de ce blog. Il a publié 20 livres sur la prestidigitation et les arts annexes dont 3 book tests. Selon moi, son « Histoire illustrée de la magie blanche avant Robert-Houdin » devrait être lue par tout prestidigitateur.
On l’aperçoit en ma compagnie au centre de l’assemblage de photos.

14) Mickaël Stutzinger

Je ne suis malheureusement pas du tout un expert en magie des cartes mais j’ai une immense admiration pour un des plus grands cartomanes français Mickaël Stutzinger, auteur de deux livres remarquables en collaboration avec Ivan Laplaud, « La Magie de Mickaël Stutzinger, tome 1 » et « La Magie de Mickaël Stutzinger, tome 2 ». Outre l’intérêt extrême des routines proposées, les deux livres sont très bien conçus, avec, de manière pédagogique, une « bibliographie technique » à la fin. Il s’agit de la liste par ordre alphabétique des techniques utilisées dans l’ouvrage avec le nom des livres qui en font la description (souvent « Techno Cartes » de Daniel Rhod ou le « Cours de cartomagie moderne » de Roberto Giobbi).

15) Jean-Michel Lupin

Si j’ai créé ce blog sur le mentalisme, c’est pour montrer que le mentalisme de langue française n’a rien à envier au mentalisme de langue anglaise. Personnellement, j’ai assisté aux spectacles de la plupart de nos mentalistes que j’ai trouvés d’une très grande qualité : Xavier Nicolas, Pourang, Laurent Tesla, Fabien Olicard, Viktor Vincent, François Lenoble (Conrad Téricand le télépathe), Léo Brière, Thierry Collet, Jay Kinesios, Philippe de Perthuis, Pascal Faidy, Yves Doumergue, Pierre Onfroy, Yoan Tanuji, Frederic Da Silva, Taha Mansour, Jean-Baptiste Clément, qui a un excellent blog sur le mentalisme (la liste pourrait être longue, très longue, beaucoup plus longue !). J’ai même décerné dans mon blog pour les années 2016 et 2018  le prix du meilleur spectacle de mentalisme de l’année. La première année, j’ai choisi Giorgio avec « Mental expert 2 » pour son humour extraordinairement corrosif, la seconde Gilles Rollini avec « Hasard ou coïncidence ? »  pour sa présence scénique, sa créativité et son amour du public. Mais mon meilleur ami dans les mentalistes de scène reste Jean-Michel Lupin dont le spectacle « Sur les traces d’Arsène Lupin : entre magie et mentalisme »  est en même temps un très beau show de mentalisme et une histoire qui captive le spectateur, basée sur le personnage littéraire d’Arsène Lupin que Jean-Michel considère comme le premier des mentalistes.
Jean-Michel est aussi un homme d’une grande générosité, investi dans des actions caritatives comme le Téléthon.
Il m’a fait cadeau du cube magique qui se trouve au centre de la photo.

16 et 17) Gérard Kunian et Thomas Thiébaut

Qui ne connaît pas le prestidigitateur Gérard Kunian, l’assistant de Gérard Majax, le critique respecté dans le monde de la magie (que j’avais appelé « l’arbitre des élégances » de la prestidigitation) et Thomas Thiébaut qui a créé le site de référence français pour la prestidigitation « Virtual Magie »  le 24 novembre 1998, soit il y a 20 ans ?
C’est Gérard Kunian qui a le premier écrit un article sur mon livre « Initiation au mentalisme, à l’hypnose et à la mnémotechnie » précisément sur le site de Thomas Thiébaut, Virtual Magie. Mille mercis à tous les deux. L’article de Gérard Kunian décrivait mon ouvrage avec une grande justesse et beaucoup de détails, permettant ainsi aux lecteurs de se constituer un jugement très exact et très informatif.

18) Stéphane Lydo et les Mardis de la magie

Je pourrais citer aussi les fantastiques « Mardis de la magie » organisés par le très talentueux prestidigitateur Stéphane Lydo qui est également actuellement un des magiciens officiant au cirque Pinder. J’ai rédigé le résumé du contenu de ces soirées à plusieurs reprises dans ce blog. 

19) Philippe Marlin

Dans un domaine complètement différent, je remercie vivement Philippe Marlin  le créateur de l’association « L’œil du Sphinx » (qui existe depuis 1987) spécialisée dans le fantastique (au début consacrée à Lovecraft), dans l’ésotérisme et les phénomènes étranges ou inexpliqués (OVNI, Rennes-le-château, etc.) et qui est aussi une maison d’édition spécialisée dans ces différents sujets .
Nous avons participé ensemble à de nombreuses activités, depuis l’an 2000, l’année où j’ai adhéré à l’association. Comme par exemple des émissions de radio sur Lovecraft ou sur la science-fiction. Grâce à Philippe, j’ai enregistré une émission au sujet de mon livre sur le mentalisme de prestidigitation à la radio Internet BTLV (Bob vous dit toute la vérité), le média n° 1 sur le mystère et l’inexpliqué.
J’ai aussi toujours grâce à lui tenu une conférence pour Berder sur Seine, la réunion annuelle à Paris de l’association des amis de Jean-Charles Pichon (Jean-Charles Pichon était un ésotériste qui s’était spécialisé entre autres dans la théorie de l’histoire cyclique). Cette conférence est à présent publiée sur YouTube par la chaîne « Le Collège des Temps ».

20) L’Ordre européen des mentalistes

Il y a plusieurs années, j'ai  adhéré à l’Ordre européen des mentalistes. Son président Claude Gilsons m’a demandé de manière très sympathique d’écrire l’article sur l’hypnose dans le numéro 611 (Janvier-février 2016) de la « Revue de la prestidigitation » consacré à l’OEDM (je suis technicien en hypnose ericksonienne formé par l’Institut français d’hypnose ericksonienne).
Grâce à Yannick Clerc qui était alors responsable de « Le mentaliste », la newsletter de l'OEDM, j’ai aussi publié dans celle-ci une « Histoire de la mnémotechnie » (n° 28, troisième trimestre 2017).
J'ai pu assister également au passionnant séminaire les 7 et 8 mars 2015 d'un des plus grands mentalistes mondiaux, Richard Osterlind.

Je pourrais continuer ainsi pendant des heures. J’ai oublié des dizaines de personnes qui m’ont aidé et éclairé, qui ont été résilients pour moi selon la théorie de Boris Cyrulnik. Je m’en excuse d’avance auprès d’eux. Mais peut-être écrirai-je un prochain jour une liste de gratitude, troisième partie !

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. La suite donc au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines contemporaines.