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dimanche 1 septembre 2019

L’échec n’est pas un événement qui arrive mais une fiction que je juge d'après mes propres critères qui ne sont pas forcément ceux des autres.




 Cet article est la suite de celui-ci.


L’échec n’est pas un événement qui arrive mais une fiction que je juge d"après mes propres critères qui ne sont pas forcément ceux des autres. Ce sont les désirs en fait d'être tranquille, riche, de réussir pour être approuvé, admiré, aimé.

Paul Scheele


1) Définition

Parler d’échec c’est bien. Savoir de quoi on parle exactement, c’est mieux. Faisons d’abord appel au dictionnaire Larousse pour nous éclairer sur ce que l’on entend par là. Le Larousse donc définit ce terme comme «résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, manque de réussite ; défaite, insuccès, revers ».

L’échec est donc souvent perçu comme quelque chose de négatif. Généralement, subir un échec comme on dit, est source d’émotions négatives.

Pourquoi ? Parce que lorsque l’on fait face à un échec, cela signifie que l’on n’a pas atteint le résultat que l’on souhaitait, que notre projet n’a pas abouti comme on l’envisageait, comme on l’espérait. Du coup on est déçu, triste, déprimé peut-être.

L’échec peut aussi jouer sur notre estime personnelle. Nos actes influencent notre estime de nous-même. Donc si on a manqué un acte, échoué dans notre acte, alors on peut voir notre estime personnelle attaquée, diminuée. Pourtant, cela n’a pas à être le cas. C’est une possibilité mais pas une conséquence 100% sûre et certaine.
2) L’échec est-il forcément négatif ?
L’échec n’entraîne pas systématiquement et automatiquement des émotions négatives de longue durée. Il n’entraîne pas forcément à la baisse de votre estime personnelle.

Oui, c’est possible, mais pas obligatoire. Regardez. On parle de surmonter l’échec comme un obstacle à franchir pour aller de l’avant. A ce propos, il existe une célèbre citation du Président de la République Française François Mitterrand :

« La pire erreur n’est pas dans l’échec mais dans l’incapacité de dominer l’échec. »

Cela veut dire quoi ? Que l’échec en est un, uniquement si on reste focalisé dessus, au point mort, un peu comme un robot aspirateur qui va foncer contre un mur, reculer et foncer à nouveau dans le mur, se cognant inlassablement dessus au lieu de se retourner pour continuer d’aspirer le reste du logement.

OK, c’est bien joli tout ça, mais comment on le domine alors, l’échec ? L’objectif est en fait de changer notre perception de l’échec, de ne plus le voir comme quelque chose de nécessairement négatif. Oui, je sais, c’est super chiant de ne pas atteindre le résultat escompté. C’est d’autant plus frustrant, énervant, déprimant que l’on investit beaucoup de nous-même pour atteindre ce résultat tant désiré, que ce soit en temps, en efforts, en argent.

Cela dit, l’échec, quand il est là, il est là. Si vous estimez y faire face, cela veut dire que vous jugez que votre objectif n’est pas atteint, ou loin de l’être, voire que c’est complètement foutu.

On peut toutefois partir du principe que l’échec n’est pas forcément négatif, mieux qu’il nous aide. Je vous explique. Il est nécessaire au processus d’apprentissage. L’échec fait partie de l’apprentissage. Il peut être nécessaire à l’évolution de l’individu, de vous, des autres, de moi.

Oui on peut apprendre sans échouer mais sérieux, à qui ça arrive ça d’apprendre 100% du temps sans jamais échouer ? Je n’ai pas trouvé d’exemple. Je ne dis pas que ça n’existe pas. Simplement que c’est sans doute assez rare, vous ne croyez pas ?

Toujours est-il que si vous êtes là toujours en train de lire cet article, cela veut dire que : 1) Vous ne baissez pas les bras facilement. C’est un bon point pour affronter l’échec. 2) Vous faites notamment partie des rares personnes à consulter du contenu « long », 3) L’échec pour vous c’est un souci, au moins dans une certaine mesure, 4) Donc j’en déduis que vous êtes persévérant, vous avez envie de progresser et il vous arrive tout comme moi d’échouer dans vos apprentissages.

Bon. Cela posé, réfléchissez-y. N’est-ce pas en échouant que l’on évolue, que l’on apprend ? Souvent, échouer, cela permet de mieux comprendre comment les choses fonctionnent. Des fois on arrive à faire des trucs sans savoir comment on a fait. Cela m’est déjà arrivé en mathématiques. Un devoir à faire à la maison, à rendre au prof. J’avais rien compris au truc, j’ai rédigé mon devoir, fais mes calculs, tout ça. Je m’attendais à avoir une mauvaise note, vu que je n’avais pas compris grand-chose à ce que je faisais. A ma grande surprise, le prof m’a remis mon devoir en lui accordant une bonne note (je ne sais plus si c’était 14/20 ou 17/20). Ce que je veux dire par là, c’est que cette expérience a été réussie, je n’ai pas échoué à mon devoir. 

Pourtant, est-ce que cela m’a vraiment aidé ? Pas vraiment vu que je n’ai toujours pas compris comment j’ai fait, pas saisi les principes sous-jacents (donc si j’avais dû expliquer ou refaire, j’aurais été sans doute marron comme on dit). C’est ennuyeux… L’échec peut donc être nécessaire au processus d’apprentissage car alors, on va beaucoup plus chercher à savoir qu’est-ce qu’on a pu faire qui n’allait pas. On se dira : comment faire mieux la prochaine fois ? (si on a cette opportunité).

L’échec peut également nous apprendre ce qui nous convient ou pas. Peut-être qu’on a échoué dans un cursus, qu’on était super déçu. Surtout notre ego car on prend souvent ça comme une défaite, et ce de façon personnelle, comme une attaque personnelle invisible de l’extérieur contre nous qui s’échine à nous empêcher de réussir. On a alors peut-être bifurqué vers une autre voie qui nous convient mieux finalement.

L’échec d’un côté nous aura alors servi de l’autre. Il peut donc être vu comme quelque chose de positif. Et si on le mettait à notre profit ? Et donc, si on mettait l’échec à notre profit puisqu’il peut être vu comme positif ? De nombreuses personnalités ont d’ailleurs exprimé leur sentiment face à ce « problème » qui, selon elles, n’est pas si dramatique et même salutaire parfois.

Voici quelques citations inspirantes à ce sujet :

« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

Selon Winston Churchill (Premier Ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945), le principal, c’est d’aller au-delà de l’échec, de ne pas le laisser nous pourrir la vie. Pour lui, l’échec fait partie du succès. Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment.

Dans le même ordre d’idée, Robert F. Kennedy (surnommé Bobby, politique américain assassiné en juin 1968) met en évidence le fait que si l’on ne tente rien, on n’a rien. Faire quelque chose, prendre des risques et donc se confronter à la possibilité de l’échec est inévitable pour réussir dans la vie.

« Je préfère échouer sur quelque chose que j’apprécie qu’un succès sur quelque chose que je déteste. »

Ici George F. Burns (acteur, chanteur, écrivain américain) expose un constat : le chemin est beaucoup plus agréable si l’on agit sur quelque chose que l’on aime, même si on échoue au final, que sur quelque chose que l’on n’aime pas et que l’on réussit. Je ne sais pas pour vous mais il m’est déjà arrivé à l’école d’avoir des notes inférieures dans les matières que je préférais, et des notes supérieures dans les matières que j’aimais moins. Ce qui ne modifiait en rien mes préférences.

« J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour tenter le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis. »

Voilà un exemple très inspirant livré par Michael Jordan (basketteur américain). Certes il a connu le succès, mais c’est au prix de (très) nombreux revers et déceptions. Sa persévérance et son attitude face à l’échec : ne pas abandonner, continuer dans cette voie, lui a ouvert les portes du succès. En clair, ce n’est pas parce que vous échouez une fois que vous échouerez tout le temps dans un domaine.

Ces personnalités ont clairement pris le parti de faire fi de l’échec, de le mettre à leur profit pour progresser et de le voir comme une opportunité pour atteindre le succès. Inspirant vous ne trouvez pas ? Et si vous aussi vous adoptiez cette démarche, cette manière de voir l’échec, une façon pour vous de vous motiver à tendre vers le succès ?
3) Et si l’échec était une illusion ?
On évoque l’échec depuis le début et si vous avez lu le titre de cet article, vous avez, à n’en pas douter remarqué, que je dis clairement qu’il est une illusion et qu’il n’existe pas. Pourquoi je dis cela alors que je ne fais que parler d’échec depuis le début ? Parce que je le pense, du moins, j’essaye de voir les choses comme ça, car ça permet d’avancer dans la vie. 

L’échec est une illusion. Oui, l’échec n’est pas un échec. Pensez à ça : l’échec, on le connaît potentiellement uniquement si l’on entreprend une action ou que l’on a entrepris une action précédemment ou que l’on a décidé un truc.

Par exemple :

– j’ai échoué à mon examen
– j’ai échoué à réaliser un soufflé au fromage
– j’ai échoué à monter ce meuble correctement
– j’ai échoué à dire ce que je pensais vraiment à trucmuche
– j’ai échoué à arrêter de m’enfiler une plaque de chocolat par jour

Donc, si on ne prend pas de décision (arrêter de manger autant de chocolat) ou si on n’agit pas (passer un examen), eh bien, on ne risque pas d’échouer.

En fait, l’échec n’est pas l’échec. Quand vous échouez, vous n’échouez pas vraiment puisque vous avez agi, décidé, penser. Vous réussissez bien plus que le type qui n’a pas agi, pas décidé, pas pensé. Donc rencontrer l’échec, c’est gagner quand même en fait. C’est avoir réussi au moins dans votre volonté d’aller de l’avant. L’échec est une illusion.
4) Et si on modifiait notre vocabulaire.
Et si maintenant on arrêtait de parler d’échec ?

Modifier notre vocabulaire peut nous aider à nous défaire de l’impression négative véhiculée par l’échec, et donc nous permettre d’aller de l’avant et d’aller mieux, de moins rester bloqué sur notre déception, moins fort, moins longtemps, pour rebondir plus vite, plus fort.

On pourrait donc arrêter de parler d’échec, d’utiliser ce mot, ou au minimum, de moins l’employer dans notre tête et dans nos paroles prononcées. Car, comme on l’a vu plus tôt,  l’échec existe seulement si on a agi, décidé, pensé et implique donc une réussite dans le fait d’avancer.

En fait, vous n’échouez pas. Vous ne faites que tenter, essayer, expérimenter, entreprendre. On n’échoue pas quand on tente, quand on essaye, quand on expérimente, quand on entreprend. On gagne dans le fait d’aller de l’avant. C’est cela qu’il faut retenir, cette réussite.

C’est-à-dire que l’on a tenté, essayé, expérimenté, entrepris d’aller de l’avant, que certes ça ne s’est peut-être pas passé comme on le souhaitait, mais qu’on a réussi tout de même cela. Donc, modifier votre vocabulaire et remplacer « échec » par d’autres mots est une clé pour vous sortir de là, pour vous aider à aller de l’avant et ne pas rester bloqué comme le robot aspirateur ou sombrer dans les abysses de la dévalorisation.

Voilà C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mardi 2 juillet 2019

Après deux articles sur l’échec, 12 citations sur ce sujet.



Un ouvrage sur la psychologie.

Cet article est la suite de celui-ci.

1)            Si l’on n’apprend pas à échouer, on échoue à apprendre.

2)            Un échec est un succès si l’on en retient quelque chose.

3)            Si tu n’essayes jamais, tu ne sauras jamais.

4)            Le vrai succès est de surmonter la peur d’échouer.

5)            Ne considérez pas la peur de l’échec comme une chose qu’il vous faut combattre, mais comme une chose que vous allez devoir apprendre à gérer de la meilleure manière possible.

6)            L’échec est un détour, pas une rue sans issue.

7)            Ne vous souciez pas du nombre de vos échecs. Vous n’avez qu’à réussir une fois.

8)            Si vous ne réussissez pas du premier coup, vous êtes comme tout le monde. C’est ce qu’on appelle apprendre.

9)            100% des choses qu’on ne tente pas échouent.

10)         Si vous voulez doubler votre taux de succès, vous devez doubler votre taux d’échec.

11)         Ne confondez pas vos échecs avec la personne que vous êtes.

12)         Rappelez-vous que l’échec est un événement, pas une personne.

Amitiés à tous.

lundi 1 juillet 2019

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (treizième partie) (Comment dépasser notre peur de l’échec ? ).




  
Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci.  


Comment dépasser notre peur de l’échec ?


1) Notre peur de l'échec vient principalement de nos conceptions sociales (tout le monde la connaît un jour).

Dans un monde de plus en plus orienté vers la performance et la maîtrise, les échecs sont mal vus, synonymes de régression sociale, et donc particulièrement mal vécus.

Et pourtant, ce sont ces mêmes échecs qui nous font avancer.

Regardez par exemple un jeune enfant qui apprend à marcher. Il tombe et se relève sans cesse.
Il va d'échecs en échecs avant de ne plus tomber, mais il persévère et parvient à s'assurer une démarche sans chutes.
Il se moque éperdument du regard des autres, il avance pour lui, pour acquérir une indépendance.


2) Comment faire pour diminuer sa peur de l’échec ? 4 méthodes proposées.

a)      Essayez de déterminer quelle serait la pire conséquence pour vous si vous échouez ?
(déception de votre famille, peur de ne plus être aimé, par exemple). Posez-vous la question « Et alors, que se passera-t-il si j’échoue? ». Souvent vous constaterez qu’il ne se passera rien de bien grave dans le réel.

b)      Prenez conscience que votre entourage a plus d'amour pour vous et de tolérance que vous ne l'imaginez.

c)      Centrez-vous sur l'idée que votre personne est beaucoup plus que ce résultat, cet échec, qui est passager.

d)     Autorisez-vous un échec par jour en considérant que c’est bien pour vous.


3) Votre échec est utile pour votre progression dans la vie.

a)      Si vous ne connaissez pas d’échec, c’est que vous n’agissez pas. Si vous n’agissez pas, vous ne pouvez pas avoir de réussite non plus.

b)      L’échec est beaucoup plus mémorable que la réussite. Vous vous  souvenez bien mieux de vos échecs que de vos réussites. Vous apprenez donc beaucoup plus en échouant qu’en réussissant. Faire une erreur un jour vous permet de ne pas la faire le lendemain car vous aurez étudié les causes de cette erreur.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous



vendredi 7 décembre 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dixième partie) (Comment rebondir en cas d’échec ? ).





Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci. 

Comment faire de l'erreur une chance et transformer l'échec en votre meilleur allié pour réussir.

Introduction

L’échec frappe à toutes les portes. Il agit comme une véritable épine dans le pied. Certaines personnes cependant montrent plus de capacités à se relever en cas de déconvenue. D’autres parviennent même à se servir de l’échec comme d’un tremplin pour réussir encore mieux. C’est un fait : l’échec fait partie de notre apprentissage et de notre progression.

Michel Lamy aborde cette notion sous deux aspects :

I) L’échec à la loupe

II) La psychologie de l’échec

L’échec a plusieurs composantes. Une seule est objective : c’est le fait de manquer une cible visée. Les autres, toutes subjectives, dépendent de la psychologie et du ressenti de chacun.


I) L’échec à la loupe

Différents termes sont utilisés pour exprimer la notion d’échec, mais tous n’ont pas exactement la même signification. Ils se distinguent comme suit.

La faute s’allie à un manquement ou à un défaut par rapport à une norme. Par exemple, « Je t’appelle sans faute », « faute de frappe », « faute de goût » ...

L’erreur s’apparente à une maladresse par rapport à quelque chose qui est inscrit dans le fonctionnement de la société. Elle peut être temporaire ou prolongée dans le temps. Elle signifie aussi un mensonge ou une tricherie.
Par exemple « erreur de calcul », « être dans l’erreur », « erreur judiciaire » ...

L’échec fait référence à une situation ou à un état non souhaité, en tout cas à un insuccès : l’objectif a été manqué. C’est une situation temporaire ou durable. Il est ainsi possible de subir un échec à un instant T ou d’être « tenu en échec ».
Bien souvent, quand on parle d’échec, c’est en fait notre cerveau qui nous trompe. Il nous joue des tours, notamment dans le cas de perceptions erronées ou de biais cognitifs. Citons quelques exemples de biais cognitifs.

Premièrement, dans le cas de la pensée de groupe, une somme d’individus prend collectivement une décision qu’aucun d’entre eux n’aurait prise individuellement. Par exemple, en 1986, la navette Challenger décolle et explose 73 secondes plus tard. Le lancement avait été formellement déconseillé, voire interdit par la plupart des ingénieurs pris individuellement, et ce pour des raisons techniques. Pourtant, au moment de prendre la décision de décollage, alors que celui-ci a déjà été reporté à deux reprises, les ingénieurs décident conjointement de lancer la navette.

Deuxièmement, il s’agit du biais d’autocomplaisance. Il peut s’illustrer ainsi : « Je gagne parce que j’ai été bon ; je perds : ce n’est pas ma faute ». Tout le monde connaît ce biais d’autocomplaisance à un moment de sa vie.

Troisièmement, le biais d’autorité peut fausser notre manière de penser et nous amener à accepter des idées fausses, simplement parce qu’elles sont transmises par une personne ayant le « pouvoir ».

Nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive. Parfois, le contexte nous place dans une situation d’adversité et ce n’est pas de chance ! Toutefois, la plupart du temps, pour les échecs surmontables qui peuvent être vécus au quotidien, il est question de psychologie. L’important n’est pas la situation en elle-même, mais notre réaction face à elle.


II) La psychologie de l’échec

1.         Tous les échecs ne nous tuent pas

De fait, nous survivons à la plupart des échecs auxquels nous sommes confrontés. Certains peuvent prêter à sourire. Par exemple, une mésaventure de vacances peut être difficile à vivre sur le moment et se transformer en une anecdote inoubliable.

D’autres échecs mènent à la découverte et à l’innovation ; ils sont tout à fait surmontables. C’est le cas par exemple de l’athlète Dick Fosbury qui imagine de passer la barre de saut en hauteur sur le dos parce qu’il n’atteint pas son but avec la technique ventrale standard : le « fosbury-flop » est né !

2.         La spirale négative

Parfois, les échecs que nous connaissons nous apparaissent comme insurmontables. En fait, quand ils se présentent, nous ressentons certains éléments qui, successivement, nous entraînent dans une spirale négative. Il est important de connaître les sept éléments de la spirale négative pour pouvoir les repérer dans notre propre cas et réduire le temps que nous passons dans cette situation.

D’abord, l’échec remet en question qui nous sommes (1) : nous ne considérons pas seulement la situation, mais nous l’étendons à notre personne. De fait, nous nous sentons nuls. Par conséquent, nous n’avons pas tendance à nous ouvrir vers les autres (2) : l’échec nous isole. Nous avons alors tendance à globaliser notre propre situation négative :    le monde va mal, l’avenir est sombre !

Autrement dit, nous externalisons (3). Quelle en est la conséquence ? Face à une situation générale si « désespérée », nous baissons les bras (4). De plus en plus, nous évitons les défis et les challenges, qui risquent de nous amener à l’échec : l’échec nous fait fuir (5). Or, moins nous affrontons les situations, plus nous avons peur (6). Ce n’est donc pas échouer qui nous fait avoir peur, mais c’est avoir peur qui nous fait échouer. Finalement, nous sommes paralysés (7). Nous préférons chercher des excuses pour ne pas oser une action plutôt que tenter quelque chose.

De façon synthétique et en anglais, la spirale négative et ses sept éléments se résument par le mot FAILURE (échec) :

-           Fear (peur) :   l’échec nous conduit à la peur
-           Absolute  (absolu) :    l’échec est absolu
-           Irrelevant (hors sujet) :          l’échec est hors sujet
-           Lame (boiteux) :         il nous fait sentir bancal, boiteux
-           Universal :      l’échec est universel
-           Relentless (implacable):        l’échec est inexorable, implacable
-           Excuse :           l’échec nous fait trouver des excuses

Il est tout à fait humain de ressentir l’échec de cette façon. Il n’est donc pas question de culpabiliser. Cette grille de lecture vous permet cependant de vous situer face à une situation d’échec donnée. Avez-vous un niveau élevé ou non de perception des sept éléments de la spirale négative (peur, sentiment d’implacabilité, excuses pour ne plus agi, etc.) ?

Il est à noter que les personnes ayant réussi ne ressentent pas ces éléments durablement. Leur psychologie leur permet donc de dépasser une situation d’échec au lieu de rester coincées face à elle.

3.         L’attitude constructive face à l’échec

Il est aussi possible de percevoir l’échec de manière constructive. Comme la spirale négative, l’attitude constructive se compose de sept caractéristiques.

D’abord, nous ne sommes pas les échecs qui nous arrivent (1). Ils correspondent à une situation à un instant T et non à notre personne. L’échec est donc relatif. Par ailleurs, nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive (2). En revanche, nous sommes responsables de notre réaction (« L'important n'est pas ce qu'on a fait de moi, mais ce que je fais de ce qu'on a fait de moi » Jean-Paul Sartre). Il convient ensuite de considérer que la vie est une somme d’essais erreurs (3). Il est préférable de réessayer et de retenter les choses en les ajustant, au lieu de viser la perfection.

Par ailleurs, l’échec est une sorte de répétition (4) et un outil d’apprentissage. Quelle que soit la discipline (lire, compter, faire du vélo...), les essais ne fonctionnent pas toujours du premier coup. Ce n’est probablement pas une raison pour arrêter si le résultat nous tient à cœur. À ce titre, l’échec fait partie de l’apprentissage. L’échec est aussi un ingrédient de progression et d’évolution (5). Il peut nous permettre d’apprendre de nouveaux savoir-faire ou compétences, de découvrir de nouvelles relations et donc d’évoluer en tant qu’individu.

Si nous acceptons de le voir comme tel et d’en retirer une expérience, l’échec peut devenir une ressource utile (6).

James Dyson, fondateur des aspirateurs sans sac Dyson n’a-t-il pas eu besoin de 5 126 prototypes avant que le 5 127 ème ne fonctionne ? Loin de considérer cela comme un échec, il affirme avoir appris quelque chose de chacun des premiers essais, qui l’ont finalement conduit à la solution.
Enfin, l’échec fait partie de la réussite (7) (« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme », Winston Churchill). Derrière une apparente défaite, il agit en fait comme un carburant : il nous permet de nous dépasser pour atteindre, voire dépasser un objectif si celui-ci a de l’importance pour nous.

De la même façon que la spirale négative, l’attitude constructive se résume par le mot FAILURE (échec) :

-           Fuel :   l’échec est un carburant
-           Adjustable :     l’échec est ajustable
-           Intimate :        la réaction est personnelle
-           Learning tool : l’échec est un outil d’apprentissage
-           Useful :           l’échec est une ressource utile
-           Relative :        l’échec est relatif
-           Evolution :       il fait partie de notre progression

Tel une pièce de monnaie, l’échec a donc deux facettes.

D’un côté, sept éléments nous tirent vers le bas dans une spirale négative. De l’autre, sept ingrédients de l’attitude constructive ont une utilité et nous amènent plus haut.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous

jeudi 16 mars 2017

Traduction du site espagnol de développement personnel, « Mujer ». Les problèmes peuvent être des opportunités.




Ironique et ambigu !


Chaque chose possède son moment et chaque instant, à son tour, ouvre la porte à une nouvelle occasion, qu’il faut être en mesure de voir et de ne pas manquer, tout simplement parce que d'autres ne l'aiment pas. Parce que le bonheur est tout naturellement un acte de courage et de responsabilité qui nous oblige à comprendre aussi que, parfois, ce qui, à première vue, ressemble à un problème, peut aussi être une opportunité.

Albert Einstein avait l’habitude de dire que c'est dans les difficultés que les meilleures opportunités sont cachées. Mais nous savons aussi que n'est pas vraiment facile d’appliquer cette approche optimiste. La peur, l'insécurité, ou même la pression de notre environnement nous font croire que ce n’est pas  encore notre temps, que nous devrions attendre un peu plus longtemps dans notre zone de confort « calme et sûre ».

Il ne faut jamais laisser passer une occasion qui vous rend heureux tout simplement parce que d'autres ne l’aiment pas ;  la vie, ce sont des moments dont il faut savoir profiter avec intuition et courage.

La façon dont nous percevons la réalité est décisive. Certains ne se concentrent que sur les problèmes au point de tomber dans la fosse des victimes où l'obscurité ne leur fournira jamais aucune issue de secours. D'autres, cependant, exercent le muscle de la responsabilité et du courage et sont en mesure de voir, même dans les problèmes, de réelles opportunités.

La question de savoir d’où vient cette dichotomie, quelle est la raison pour laquelle certaines personnes restent sur la défensive et lesquelles sont en mesure de mettre la clé dans la serrure du possible, se trouve comme toujours dans ce résidu génétique latent dans notre cerveau : la peur.

 «L'échec est une excellente occasion de recommencer plus intelligemment. » a dit Henry Ford.

Nous devons réaliser que le problème ne se trouve pas dans les «circonstances extérieures», mais dans nos esprits. Essayez de voir les difficultés comme une occasion d'apprentissage et non comme quelque chose hors de votre contrôle

Une autre façon d'aborder les difficultés, c’est de les arrêter comme des « îlots » où l’on reste isolé et entouré par le brouillard de tristesse. Il faut comprendre qu'un problème n’est rien de plus qu'un processus. Nous devons admettre que le travail sur ce problème n’est pas la fin du monde, mais la possibilité de faire un changement, pour commencer une nouvelle dynamique. 

Il y a des moments difficiles pour lesquels il n'y a pas de solution. Si nous ne sommes pas heureux avec notre partenaire, par exemple, nous sommes confrontés à une difficulté qui n’a pas de remède, mais une fin : au revoir. Nous serons ensuite confrontés à un nouveau processus, avec un début et une fin qui, à son tour, ouvre la porte à un nouveau cycle de vie et donc à une nouvelle chance d'être heureux. 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.