mardi 27 août 2019

Émotions et pensées négatives : comment s’en libérer (3 idées pour modifier notre esprit).




Un des livres qui ont inspiré cet article.


Cet article est la suite de celui-ci.

Nous faisons tous face à des émotions et pensées négatives. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne sont pas agréables. Elles ont la capacité de nous mettre dans tous nos états, de nous pourrir nos journées, voire notre vie.

Pourtant, les émotions et pensées négatives vivent en nous. Chacun de nous ressent et entend un amas très spécifique d’émotions et pensées désagréables. Même si les autres peuvent éprouver le même genre d’émotions, on n’est jamais à leur place et on ne peut jamais être sûr de l’intensité de ce qu’ils ressentent. On ne peut pas savoir s’ils pensent exactement la même chose que nous dans une situation donnée : si elles semblent universelles, en réalité, les émotions et pensées négatives sont très personnelles. Il n’y a que nous pour ressentir et entendre les propres émotions et pensées désagréables qui nous assaillent.

Donc la première victime de nos émotions et pensées négatives, c’est nous-même. Mais de nombreuses autres personnes peuvent être impactées par elles indirectement et en souffrir elles aussi. Pourquoi ? Parce qu’on va être en colère après notre boss et l’on peut aussi manifester cette colère lorsqu’on est auprès de nos collègues, de notre famille, de nos amis, d’un passant ou d’un vendeur.

Mais est-on contraint de subir nos émotions et pensées négatives, d’en être victime ? On se dit souvent que le problème, c’est l’autre. Ce sont les autres qui ont provoqué ces émotions et pensées négatives. Et on peut penser alors qu’il suffit de trouver la bonne formule pour changer les autres. Pour qu’ils ne prennent pas autant d’ascendant sur nous, on peut également s’évertuer à dire non aux autres.

Émotions et pensées négatives : s’en débarrasser ?

Mais comme nos émotions et pensées négatives proviennent de nous – puisque nous sommes les seuls à les ressentir et entendre –  peut-on y faire quelque chose à notre niveau ?

Un nombre incalculable de personnes cherche depuis des milliers d’années à se débarrasser des émotions et pensées négatives, à en limiter le nombre, à les amoindrir. S’en débarrasser complètement est sans doute illusoire et certainement pas la bonne solution, car les émotions et pensées négatives peuvent avoir leur utilité : si par exemple Tartempion mange 3 hamburgers par jour et se met à avoir des pensées négatives de type « Ce n’est pas bien ce que tu fais ! Tu ne devrais pas manger autant de ces cochonneries ! », certes, ce n’est pas agréable et il ressent sans doute des émotions désagréables associées, mais cela peut lui permettre de modifier son alimentation pour manger plus sainement. Donc les émotions et pensés négatives peuvent entraîner des effets bénéfiques, même si on ne le discerne pas au premier abord.

Toutefois, ce n’est pas le cas de l’ensemble des émotions et pensées négatives, loin de là. Trop souvent on ressent et entend des propos négatifs venant de l’intérieur de nous-même (de notre petite voix) qui ont juste pour effet de nous faire nous sentir mal et qui n’ont pas de réelle utilité. Mise à part celle de nous faire dire que décidément, on s’en passerait bien de ces émotions et pensées négatives qui nous pourrissent notre quotidien !

À force de pratique, on peut parvenir à réduire les émotions et pensées négatives, leur nombre et leur impact.

C’est l’un des multiples bénéfices que vous obtenez lorsque vous améliorez de façon saine et durable votre estime de vous-même ou lorsque vous pratiquez la méditation.

Émotions et pensées négatives : neutraliser leurs effets ?

Réduire le nombre d’émotions et pensées négatives que vous avez est un pas énorme. Cela améliore considérablement votre vie, mais ce n’est pas pour autant que vous n’en ressentez pas, que vous n’entendez plus de propos désagréables dans votre tête. Et heureusement, en un sens car comme on l’a vu plus haut, cela peut vous être utile.

Si l’on peut réduire mais non éviter les émotions et pensées négatives, comment aller plus loin ? Comment réduire encore plus le nombre de celles qui ne sont pas appropriées (qui n’apportent aucun bénéfice) et en neutraliser les effets ?

On peut s’y entraîner, persévérer, et obtenir des résultats, amoindrir les effets néfastes généralement provoqués par les émotions et pensées négatives et parvenir à plus rapidement retomber sur nos pieds, autrement dit, à faire en sorte que, lorsque l’on fait face à des émotions et pensées négatives, le « choc » soit (bien) moins violent et donc moins douloureux.

Les effets désagréables durent moins longtemps. Les plus aguerris parviennent à ne plus se formaliser de leurs émotions et pensées négatives. Elles sont toujours là mais peu d’entre elles les affectent.
Vous pouvez vous aussi, sans être un sage perché toute la journée seul en haut d’une montagne, tendre vers cela. Cela demande de la patience, de la persévérance, d’utiliser les bonnes méthodes, de l’entraînement, mais c’est tout à fait possible.

Et je ne vous dis pas que j’en suis à ce stade du « sage », simplement sur le chemin. Améliorer sainement mon estime me permet d’avoir bien moins d’émotions et pensées négatives, de mieux les gérer et passer outre. Mais une bonne estime de soi seule ne suffit pas. Il faut s’appuyer sur d’autres outils pour parvenir à encore plus limiter les émotions et pensées négatives, à être moins affecté par elles, voire plus du tout ou si peu pour certaines.

1er outil : utilité ?

Parmi ces outils, on retrouve le bon sens, ou la philosophie. Et je vous arrête tout de suite : il ne s’agit pas de se prendre le chou avec des textes abscons auxquels on ne comprend rien ou pas grand-chose. Certains philosophes ont développé une philosophie, une certaine sagesse, qui se veut pratique, c’est-à-dire qui nous aide dans notre quotidien.

Dan Harris, l’auteur de « Comment je suis devenu 10% plus heureux ! », évoque par exemple le fait d’avoir abordé la question de s’inquiéter avec un moine bouddhiste.

S’inquiéter peut être utile : cela peut nous aider à faire notre maximum pour résoudre un problème. Mais parfois, cela ne sert à rien et il donne l’exemple du fait de s’inquiéter de savoir si on sera à l’heure pour prendre l’avion. On peut faire notre maximum mais à un moment donné, s’inquiéter ne sert à rien, sinon à nous faire du mal. On a un certain contrôle sur le fait de pouvoir être à l’heure pour prendre l’avion. Mais pas un contrôle à 100% dessus. Et il faut savoir faire la part des choses et lâcher prise.

Dan Harris propose ainsi de se poser une question, suggérée par le moine bouddhiste, lorsque l’on ressent des émotions et pensées négatives : Est-ce que c’est utile, sous-entendu : est-ce que cette émotion/pensée négative est utile ? Est-ce que c’est utile que je m’inquiète pour tel truc ? Est-ce que c’est utile de ressasser ces événements du passé ? Ou dit autrement : En quoi est-ce utile que je ressente/pense ça ?  Est-ce que penser/ressentir ça m’aide/va m’aider ?

2ème outil : qui a le pouvoir ?

Vous pouvez aussi vous appuyer sur la philosophie stoïcienne développée dans des ouvrages comme « Pensées pour moi-même» de Marc-Aurèle et le « Manuel » d’Épictète.

Ils prônent notamment de reprendre le pouvoir sur nos émotions et pensées négatives, de ne pas nous laisser contrôler par elles, perturber par elles, car après tout, c’est à vous de vous définir, à personne d’autre (vous pouvez devenir moins sensible au regard des autres par exemple), à vous, pas à vos pensées et émotions désagréables.

Pour vous éclairer, voici 2 citations de l’empereur romain et philosophe stoïcien romain Marc-Aurèle  :

« Maintes fois je me suis étonné de ce que chaque homme, tout en s’aimant de préférence à tous, fasse pourtant moins de cas de son opinion sur lui-même que de celle que les autres ont sur lui. »

« Sache que tout n’est qu’opinion, et que l’opinion elle-même dépend de toi. Supprime donc ton opinion et, comme un vaisseau qui a doublé le cap, tu trouveras mer apaisée, calme complet, golfe sans vagues. »

Et une citation d’Épictète :

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur ces choses. »

Autrement dit : c’est souvent notre opinion sur des choses, des personnes, des situations qui provoque en nous des émotions et pensées négatives. Nous avons le pouvoir en nous de ne pas suivre nos émotions et pensées négatives, de ne pas leur accorder crédit, nous avons le pouvoir en nous de ne pas avoir d’opinion sur des faits, de « ne pas en faire une affaire personnelle » et de ne pas « faire de supposition » comme le préconisent les 2ème et 3ème Accords Toltèques.

Quand vous faites face à des émotions et pensées négatives, pour éviter d’en être victime, vous pouvez alors vous poser ces questions : À qui souhaitez-vous donner du pouvoir sur vous ? Aux autres qui vous troublent ? À vos pensées et émotions négatives ? À votre ego ? Ou à vous-même ? À votre propre volonté ?

3ème outil : est-ce important ?

Le 3ème outil que je souhaite partager avec vous – en plus bien sûr du fait d’améliorer de façon saine et durable votre estime et de pratiquer la méditation – c’est l’importance.

Quand vous faites face à des émotions et pensées négatives, ou mieux, quand vous les sentez monter en vous, demandez-vous : Est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est important ?

Dans son livre « La magie de voir grand », David J. Schwartz dit en gros que 99 % du temps, les querelles et problèmes sont provoqués par des choses qui en fait sont insignifiantes. Quand vous sentez des émotions et pensées négatives monter en vous, vous pouvez vous demander : Est-ce que c’est vraiment important ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Est-ce que c’est si important que ça vaille la peine que je me mette dans des états pareils, que cela trouble mon esprit et mon bien-être ?
Vous pouvez aussi vous tourner vers ce qui est le plus important pour vous : Qu’est-ce qui au fond est le plus important pour moi ? N’est-ce pas de me sentir bien, d’être serein et donc de ne pas me laisser troubler par ce qui est insignifiant en réalité ? Combien vaut votre tranquillité d’esprit ? Ce qui provoque en vous des émotions et pensées négatives est-il plus important que votre tranquillité ? Que vaut votre sérénité, votre bien-être ?

Voilà C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !

Quelles sont les différences entre les fous et les personnes saines d’esprits ?




Sans commentaire.


Cet article est une traduction d’un texte de Rolando Mendez Morillo sur Facebook.


Les fous inventent des mondes
Les sains d’esprit vivent dans des mondes inventés par d'autres.

Les fous créent des châteaux
Les sains d’esprit les habitent.

Les fous sont à moitié dans le ciel et à moitié sur la Terre
Les sains d’esprit ne sont que sur la Terre.

Les fous créent de la musique
Les sains d’esprit se contentent de l'écouter.

Les fous sont des personnages
Les sains d’esprit sont des acteurs.

Les fous font de la poésie
Les sains d’esprit la lisent.

Les fous sont la peinture 
Les sains d’esprit ne font que peindre.

Les fous vivent dans plusieurs mondes
Les sains d’esprit ne vivent que sur la Terre.

Les fous vivent dans leur propre esprit
Les sains d’esprit vivent dans l'esprit des autres.

Les fous ne jugent pas ou ne se sentent pas jugés
Les sains d’esprit se jugent et sont jugés par les autres.

Les fous savent donner et aimer sans condition
Les sains d’esprit ne savent que recevoir et détruire de manière sélective.

Les fous voient l'éclat de l'or dans l'immortel, dans le cœur des autres
Les sains d’esprit voient l'éclat de l'or dans l'éphémère, dans le matériel.

Les fous se sentent libres et puissants
Les sains d’esprit, du fait de leur peur des fous, les enferment et les crucifient.

Pour les fous, il n'y a que l'intérieur, puisque dedans et dehors, c'est pareil pour eux
Pour les sains d’esprit,  il n'y a que l'extérieur.

La prochaine fois qu'ils vous disent que vous êtes fou, vous devez savoir qu’ils sont jaloux parce que vous avez décidé de prendre le chemin direct vers votre vraie liberté.

Ne vous attachez pas aux pensées des autres, créez votre propre monde, faites confiance à votre intuition.

Nous sommes fous mais nous sommes peu nombreux, nous avons besoin de plus de fous pour créer une meilleure planète, ne vous limitez pas, continuez à créer avec votre esprit et avec votre cœur.

N'oubliez pas que vous serez toujours fou aux yeux de la civilisation, mais sain d'esprit aux yeux de l'amour.

Êtes-vous vraiment sain d'esprit ou fou ?

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

lundi 26 août 2019

Comment combattre la haine de soi ?



Un des livres dont est issu cet article.


Cet article est la suite de celui-ci . Il est une synthèse de plusieurs textes écrits sur le sujet.

"La haine de soi est un sentiment dont nous avons rarement conscience, constate Charles Rojzman, auteur notamment, avec Nicole Rothenbühler, de Savoir aimer dans des temps difficiles, les trois combats (Guy Trédaniel éditeur). D’abord parce qu’il est si inconfortable et destructeur que nous le refoulons. Ensuite parce que, lorsque nous rencontrons des difficultés, nous avons tendance à penser qu’elles viennent des autres ou des circonstances qui ne sont pas propices. Nous avons du mal à voir qu’elles viennent de nos propres empêchements et de ce qu’ils traduisent : une piètre image de nous-même." Pourquoi parler de haine plutôt que de manque de confiance ou d’estime de soi ? « Parce qu’il s’agit d’un sentiment sans nuance, qui produit une image déformée et diabolisée de soi : on se voit tout entier mauvais, inadéquat, incapable. »

Cet être monstrueux, que nous voulons à tout prix dissimuler aux autres et à nous-même, est une créature blessée : enfant, nous avons été meurtri, dans notre famille ou dans notre vie sociale, par des railleries, des culpabilisations répétées, des mises à l’écart, des abandons ou des maltraitances, qui aujourd’hui encore alimentent notre honte de qui nous sommes. Ces violences du passé nous font toujours redouter de mal faire, nous conduisent à nous effacer au profit des autres ou à nous soumettre à ceux qui nous effraient. Or nous manquons de lucidité, la plupart du temps, sur ce que nous avons vécu. Si bien que, au lieu d’avoir de la compassion pour nous-même, nous continuons de nous maltraiter. Au fond, la haine de soi est un amour déçu qui s’est transformé en son contraire. Du fait de nos blessures, nous ne sommes pas devenu celui ou celle que nous espérions être. Et nous ne nous le pardonnons pas.
Les représentations abîmées que nous avons de nous-même ont nécessairement des effets dans notre vie. Les repérer permet de commencer à s’en libérer. Charles Rojzman propose trois pistes pour guérir : « 1) Regarder ce que nous faisons aux autres – exigences, reproches excessifs – pour mieux comprendre ce qui nous a été fait ; 2) Repérer les images négatives que nous avons de nous-même et essayer de voir d’où viennent ces étiquettes ; et surtout, 3) Apprendre à faire la différence entre le fantasme et la réalité : les reproches que je m’adresse sont-ils justifiés ? Suis-je réellement coupable ou est-ce que je me crois coupable parce que j’ai été beaucoup culpabilisé ? » Il faut, à un moment, entrer en lutte contre nous-même et cesser de nous condamner par avance sans nous être offert un procès équitable. Au terme duquel nous deviendrons capables d’assumer plus tranquillement nos défauts comme nos qualités.

Dans nos relations
La reproduction de la violence, la difficulté à créer de l’intimité.

Tant que nous n’avons pas conscience de ce qui nous a été fait, nous risquons à notre tour, sans nous en rendre compte, d’abandonner, de culpabiliser, de maltraiter ou d’humilier notre conjoint, nos enfants, nos collègues de travail… « Ces violences que nous reproduisons entravent notre capacité à aimer les autres tels qu’ils sont et à nous montrer tels que nous sommes. C’est-à-dire, en définitive, à créer de l’intimité. » Nous nous dissimulons derrière des images (trop) positives de nous-même (gentil, parfait, dévoué) ou un peu provocantes (« Je suis comme je suis, à prendre ou à laisser », « Je suis trop épris de liberté pour me lier à quelqu’un »). Ces postures, qui nous permettent de tenir les autres à distance, trahissent une profonde insécurité.

Dans nos accomplissements
Des rêves abandonnés, des talents entravés.

« Le fait de ne pas s’aimer suffisamment entraîne aussi une difficulté à réaliser ses objectifs : on ne prend pas ses rêves au sérieux, on n’ose pas affirmer ses envies, on ne s’en donne pas les moyens », note Charles Rojzman. La vie que l’on voudrait vivre est toujours remise à plus tard : on ne se sent ni digne ni capable d’être heureux. Alors on se conforme ou bien on se sabote. Sans jamais déployer un potentiel sous-estimé. L’ennui et le sentiment de passer à côté de sa vie sont des signes forts d’une haine de soi que l’on ne reconnaît pas. Pour s’accommoder de ses frustrations, on s’est habitué à croire que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut.


Dans notre travail
L’ambition empêchée, le syndrome de l’imposteur.

De la même manière, la haine de soi retient d’évoluer professionnellement. Si l’on est persuadé d’être nul, si l’on ne se donne pas le droit à l’erreur, le fait d’être mis en difficulté devant de nouvelles tâches et exposé à la critique peut être insupportable. Plutôt que d’écouter son envie de progresser, on prétend qu’on n’a pas d’ambition, qu’on laisse ça aux autres. « On retourne le mépris que l’on a de soi contre ceux qui réussissent et que l’on envie sans pouvoir l’admettre », commente Charles Rojzman. Lorsque l’on accède malgré tout à des postes à responsabilités, le syndrome de l’imposteur guette : « On ne se sent pas à la hauteur des fonctions qui nous ont été confiées, et l’on est terrifié à l’idée d’être démasqué », décrit-il. La haine de soi empêche de reconnaître son propre mérite : si l’on réussit, c’est que les autres se sont trompés sur notre compte.

Dans notre corps
Une beauté méconnue, une santé négligée.

La manière dont nous prenons soin de nous est évidemment liée à la valeur que nous nous accordons. Lorsque l’on a été abandonné, on s’abandonne soi-même : vêtements informes, chevelure en friche… Le fait de ne pouvoir se montrer sans un maquillage chargé ou un look très étudié révèle aussi un manque d’assurance et une réticence à être vu au naturel. Plus difficile à repérer, « la haine de soi transparaît également dans le fait de négliger sa santé : on ne va pas chez le dentiste, chez le gynécologue. On croit mériter les dégradations, la souffrance, on n’ose pas montrer des parties de son corps pour lesquelles on a été culpabilisé », traduit le thérapeute.

Dans nos dépendances
Le besoin de béquilles, la difficulté à choisir.

« Enfant, lorsque nous n’avons pu exister qu’à travers l’approbation, l’autorisation, la reconnaissance de nos parents, c’est notre autonomie qui a été blessée », décrit Charles Rojzman. Adulte, nous ne parvenons pas à prendre des décisions, à faire des choix pour nous-même. Nous continuons d’avoir besoin de nous adosser à quelqu’un ou, si ce quelqu’un fait défaut, à quelque chose. Cette dépendance fait le lit de nos addictions. Elle crée aussi une vulnérabilité particulière au harcèlement et aux pervers narcissiques. Elle exprime, en tout cas, notre conviction que nous ne méritons pas d’exister par nous-même.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

dimanche 25 août 2019

Compte rendu du livre « Me, My Cards & I, traduction française » de John Carey.



  
Le livre en question.


Cet article a été écrit en collaboration avec le mentaliste Éric Bertrand, coauteur de « Douceurs mentales 1 »   et « Douceurs mentales 2 ».

Je viens de lire l’ouvrage « Me, My Cards & I, traduction française » de John Carey publié par le magasin de prestidigitation Magic Dream (et traduit par David Marsac) et j’ai été séduit par le contenu de ce livre. Il aborde la magie des cartes de façon simple mais ingénieuse, sans jamais utiliser de techniques difficiles à maîtriser. Il est l’ouvrage idéal pour ceux qui ont déjà acquis des notions de manipulation des cartes dans les méthodes de base (que ce soit celles de Bernard Billis, Dominique Duvivier ou Jean-Pierre Vallarino).

Je vais développer sept effets (mais il y en a bien entendu beaucoup plus) que je trouve particulièrement intéressants.

1) « C’est ouvert » p.35-36

Voilà un tour ingénieux mélangeant une open prédiction et un CAAN, en utilisant la fausse coupe Jay Ose. Cette fausse coupe est particulièrement subtile car elle est effectuée par le spectateur lui-même (des photographies illustrent la manière dont on doit diriger le spectateur).

2) « Forçage en cascade au bluff » p.119

Un forçage astucieux pour forcer la carte du dessous avec un détournement d’attention osé mais efficace.

3) « CAANY ! » p.155-156

Une variante du forçage mathématique dit « forçage au 9 ».

4) « Objectivité » p.100-101

Un tour avec 9 cartes de visite sur lesquelles sont inscrits les noms de différents objets. Ici c’est la « ruse » de Paul Curry qui est utilisée (« swindle switch », employée entre autres par les mentalistes Bruce Bernstein et Julien Losa).

5) « Scattered ! » p. 79-80

Une variation sur le tour « Inferno » de Joshua Jay (emploi de l’équivoque ou « choix du magicien »), qui ne nécessite aucun matériel particulier, contrairement à la routine originale.

6) « Equipièces » p.14-15

Routine inspirée par « Equivox » de Christian Chelman (paru à la fois en anglais dans « Capricornian Tales » et en français dans « Légendes urbaines » p.169-171, utilisation là aussi naturellement de la technique de l’équivoque). Bonne présentation de l’équivoque appliquée à 5 objets.

7) « Rioboo Style » p.157-159

Contrôle d’une carte sous le dessous du jeu, de manière extrêmement efficace et relativement simple. Technique assez proche d’un autre contrôle, présenté en pages 144-145 (le « Tabled Convincing Control »), mais plus efficace. Comme le dit l’auteur lui-même, « ce contrôle est une pure merveille ».

Pour vous montrer que je suis très attentif, j’ai même trouvé une erreur dans la traduction (ou l’original, je ne sais pas) ! Pour le tour « CAAN allégé » p. 66-67, il faut remplacer (ligne 6) « 3 de trèfle » par « 4 de trèfle », pour que le texte corresponde à l’illustration.

Comme d’habitude, de même que je l’ai déjà pratiqué dans d’autres écrits, afin d’atteindre le maximum d’exhaustivité, et pour que vous puissiez vous faire votre jugement par vous-mêmes, je vous donne la table des matières de cet ouvrage.

Table des matières

Ritualistica      7
Douce simplicité         10
Diseuse de bonne aventure    12
Equipièces      14
Bluff !             16
ESP Faites comme moi          18
Une cachette simple   19
Course débile...          20
Pensées aléatoires n°1 22
Prédiction simplifiée  23
Colorie-moi ! 27
L'huile et l'eau sans les mains 30
Déjà Bouh !    32
C'est ouvert ! 35
Triple Prédiction         38
Oh Bébé !!!     40
Téléporter une carte signée dans une enveloppe       43
Carte Forcée en conditions réelles     45
Voyageur du temps    47
Faites comme moi      50
Redford Unplugged   52
Le magicien paresseux           54
Suis moi je te suis       56
Sync 2.0          58
Kaléidoscope  61
Festival de CAAN     64
CAAN allégé !           66
Pensées mises en boîtes...       68
Pensées mises en boîtes n°2   70
Production PATEO    72
Contrôle multiple au bluff     74
Vos pensées sont les miennes.           76
Scattered        79
Furtive prédiction       81
Une main et une carte 84
Marlocaan       86
Toujours plus haut      88
Spectateur tout puissant         90
Hommage à Tamariz  92
Conseils aux nouveaux magiciens     95
Quaudincidence !       96
Des balles sur la table...          98
Objectivité      100
Quand deux esprits se rencontrent    102
A.K.A Triumph          105
SOS pensées   109
Un six parfait !            111
Juste une pensée         114
Just une pensée 2.0     116
Forçage en cascade au bluff  119
Le futur, cet inconnu 120
Quand deux cœurs...  122
Petit Vernon   124
Celui qui sait...           126
Écoute !          128
Futuriste.        130
Échange ambitieux     132
Tu penses ?!?  134
Crackeur de codes !   136
Le forçage à l'isolement         138
Pense et Force 139
La seule et l'unique     140
Cull furtif       142
Contrôle sur table convaincant          144
Routine bonus            148
Quelle inflation !        149
Choix et chance          151
Qu'est-ce que le vrai travail ? Essai   153
CAANY!        155
Rioboo style   157
International Hanging Coins 160
Copper Silver au ralenti         162
Compatibilité 164
Subtile préfiguration  166
Joueurs vs. magiciens vs. voyant       168
Futur annoncé            170
Captivité         174

Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


jeudi 22 août 2019

J'aime ma manière d’être : je n'ai pas besoin de plaire à tout le monde.



Sans commentaire.


Cet article est une traduction d'un texte du site "Rincon del Tibet".


"Ma manière d'être est authentique et je n'ai pas besoin de simuler ce que je ne suis pas pour plaire à tout le monde. Je pratique la valeur de la dignité personnelle depuis longtemps, je ne suis l'esclave de personne et je n'ai pas besoin de l'approbation d'autres personnes pour être heureux.

Il est essentiel que nous parvenions à cette conclusion le plus tôt possible dans notre cycle de vie. 
C'est un aspect que chaque adolescent devrait assumer et que chaque personne devrait pratiquer pour atteindre un équilibre intérieur et un bien-être émotionnel adéquats.

Je ne suis pas ce que vous espérez, acceptez-moi pour ce qui me définit, pour ma manière d'être, pour ma manière de vous rendre heureux : construisons un monde où ni vous ni moi ne nous efforcerons de cesser d'être « vous et moi ».

Nous savons qu'il n'est pas toujours facile d'agir de la sorte. À l'intérieur, nous avons le sentiment que si nous ne plaisons pas à tout le monde, nous ne serons pas acceptés. Cependant, la vie ne se construit pas avec le besoin de plaire : il est suffisant de savoir se respecter soi-même.

On ressent le besoin de plaire à la famille de notre conjoint, de s’entendre avec ses amis, de s’intégrer à tous ses collègues et aux personnes qui font partie de ses cercles sociaux. Cependant, la première chose que chaque personne devrait garder à l'esprit, c'est qu'il est impossible de plaire à tout le monde. Chaque personne est unique, nous avons tous notre manière d’être, de voir le monde, de vivre.

Si vous ne m'aimez pas, au moins, acceptez-moi, respectez-moi. Très probablement, il y a un aspect de moi qui nous unit ; très probablement, malgré nos différences, nous pouvons nous enrichir d'une certaine manière. Et si cela ne se produit pas, il n’arrivera rien non plus. L'essentiel est que nous nous acceptions nous-mêmes : l'amour de soi est une relation qui doit durer toute une vie.

Vous êtes un cadeau pour vous-même et personne ne peut vous dire le contraire. Vous seul savez ce que vous avez vécu, ce que vous avez surmonté ; votre manière d’être est la fenêtre qui vous permet de voir le monde avec toute son intensité, dans la liberté et l’intégrité.

Je suis comme je suis, je ne prétends pas être une version de quiconque ni une marionnette guidée par des fils étrangers : j'ai une voix et un cœur et je sais ce que je mérite dans cette vie pour être heureux.

Notre manière d'être ne se définit pas simplement en disant que nous sommes extravertis, timides ou introvertis. C'est un amalgame de nuances où sont inscrits des expériences vitales, des pensées et des apprentissages. Ce sont des échecs et des blessures mais ce sont aussi des triomphes et des chemins parcourus avec bonheur.

Le malheur nous donne des enseignements et le bonheur nous guide ; chaque expérience construit notre manière d’être, où se trouvent également des styles éducatifs intégrés, des valeurs que nous assumons ou que nous abandonnons, et l’essence de chaque personne qui traverse notre vie.

Votre manière d'être est l'énergie qui vous pousse et qui doit poser des barrières contre ce que vous ne voulez pas dans votre vie, ce qui ne vous définit pas.

Les personnes qui essaient de plaire à tout le monde recherchent avant tout l’approbation. C'est à ce moment qu'ils se sentent intégrés, mais si nous nous limitons à demander l'approbation au jour le jour, nous cesserons d'être nous-mêmes.

Le psychologue et écrivain Wayne Dyer avait l'habitude de dire que 50% des personnes que nous rencontrons chaque jour seront probablement en désaccord avec nos opinions. Si, dans certaines occasions, vous rencontrez quelqu'un qui n'aime pas ce que vous dites ou ce que vous faites, ne vous inquiétez pas : il y 50 % d’autres personnes qui vous soutiendront.

Quand nous sommes enfants, nous sommes sensibilisés à la nécessité d’aimer tout le monde : il faut sourire, serrer la main, s’asseoir correctement, ne pas faire ceci, ne pas faire cela... Nous passons une bonne partie de notre vie à « chercher l’approbation », jusqu’au jour où, tout è coup, nous réalisons que plaire à tout le monde est impossible.

Essayer de faire plaisir à tout le monde va vous rendre malheureux.

Le bouddhisme nous le dit depuis l'Antiquité : si vous essayez de plaire à tout le monde, vous ne trouverez que de la souffrance et du malheur. Cela ne vaut pas la peine, il n’est pas nécessaire d’aimer celui qui a un cœur égoïste, qui ne vous reconnaît pas, qui manque de noblesse, et qui ne correspond tout simplement pas à votre manière de comprendre le monde.

Je fais partie de tout ce que j'ai rencontré sur mon chemin, ma manière d'être est mon essence et mon identité. Il m'a fallu beaucoup de temps pour arriver là où je suis et je ne peux pas me permettre de me montrer comme une chose que je ne suis pas, seulement pour vous rendre heureux.

Si nous y réfléchissons, rien ne pourrait nous apporter plus de stress et de souffrance émotionnelle que d’essayer de plaire à tout le monde. Cependant, nous savons aussi que « ne pas plaire » peut nous causer plus d’une critique et d’un reproche.

Comprenez que les critiques qu’on vous adresse sont davantage liées à celui qui les envoie qu’à leur destinataire. Ils ne vous définissent pas ; parfois ce n’est rien de plus que le reflet de la frustration de ceux qui vous critiquent.

Il n’est pas sain de vivre sa vie suspendu à l’opinion des autres, ni sous le joug de la recherche de leur approbation : vous deviendrez un esclave du monde au lieu d’être le propriétaire de votre cœur.

La vie est diversité et les gens ont tellement de nuances qu’il vaut la peine d’être unique, d’être authentique et de toujours préserver une dignité suffisante. Aimez-vous pour ce que vous êtes, aimez-vous pour qui vous êtes."

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !



mercredi 7 août 2019

Conférence sur le mentalisme par Jean-François Gérault, rencontres de Berder-sur-Seine du 25 novembre 2017.



Le livre en question.


Ma conférence sur le mentalisme, visible sur YouTube actuellement, existe aussi sous forme de texte écrit, dans le livre publié par les éditions de l’œil du Sphinx « Rencontres de Berder-sur-Seine 2017 autour de Jean-Charles Pichon ». Je vous en donne comme d’habitude quelques extraits pour que vous puissiez vous faire par vous-mêmes votre opinion.


1) Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

Je suis adhérent de l'association L'œil du Sphinx depuis l'an 2000, une association qui traite du fantastique et de l'ésotérisme. L'idée générale de celle-ci est de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux.

Grâce à cette association, j'ai déjà participé à une émission sur le mentalisme pour BTLV (Bob vous dit toute la vérité), une web radio sur les phénomènes inexpliqués. « Le mentaliste » du feuilleton de TF1 ne correspond pas du tout à ce que j'ai appris sur ce domaine : tout le monde peut être mentaliste à condition de travailler. Ce n'est pas un don, mais une discipline (travail soit par la prestidigitation pour le mentalisme truqué, soit par l'hypnose, la méditation et d'autres états modifiés de conscience pour le mentalisme métaphysique, cf. livre de Georges Lapassade, « Les états modifiés de conscience », de même que tout le monde peut hypnotiser et être hypnotisé (voir les livres de et sur Milton Erickson ).

Dans ma pratique, je suis à la fois prestidigitateur mentaliste et mentaliste métaphysique.

Mon expérience de mentaliste métaphysique vient de l'hypnose que j'ai expérimentée depuis 1983. J'ai hypnotisé depuis cette date des centaines de personnes. Je me suis formé par des stages en: hypnose ericksonienne et en hypnose de rue.

En tant que prestidigitateur mentaliste, je suis adhérent à la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs, à l'Ordre Européen Des Mentalistes et à l’association internationale de mentalistes « Mental Arts Magie ».

J'ai écrit deux livres sur le mentalisme, un sur celui de prestidigitation, Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie et un sur le mentalisme métaphysique, Initiation au mentalisme métaphysique, au développement personnel et à l'ésotérisme et j'anime un blog sur le mentalisme, https://jeanfrancoisgerault.blogspot.com/ (1090 articles, 163 191 pages vues).

Je pense qu'il faut marcher avec ses deux jambes, la partie rationnelle et la part irrationnelle de notre esprit. Pour moi, ceux qui croient tout au sujet de l'irrationnel sont trop naïfs et ceux qui ne croient à rien au sujet de l'irrationnel sont peu observateurs. Il suffit de lire ce qu'en disait le physicien Richard Feynman, lauréat du prix Nobel, qui se moquait de ses collègues trop rationalistes. En conclusion, il a été prouvé que nous avons tous le cerveau divisé en un hémisphère droit intuitif-irrationnel et un hémisphère gauche rationnel.

L'hypnose pour moi est le lien entre le mentalisme métaphysique et le mentalisme de prestidigitation.

Il n'y a pas une façon unique de percevoir les choses : chacun doit penser à sa façon en fonction des éléments qu'il a en sa possession.

Dans Wikipédia il y a une discussion interminable sur le Mentalisme (illusionnisme), divisée en 20 articles indexée par les projets « Paranormal et scepticisme » au sujet du livre de Pascal de Clermont et Pascal Colombani, Mentalisme, ces pouvoirs que nous avons tous.

Je préfère ne pas prendre parti dans ce débat et me positionner comme le suggèrent les théoriciens de la communication non violente : « L'essentiel dans la vie, ce n'est pas d'avoir raison mais d'être heureux ! »

Les télépathes Myr et Myroska résumaient bien la question en disant à la fin de leur spectacle « S'il n'y a pas de truc, c'est incroyable, mais s'il y en a un, c'est encore plus incroyable ! ». Wanda et Viktor, les télépathes actuellement le plus connus en France, terminent leur numéro en affirmant : « Pour ceux qui croient, aucune explication ne sera nécessaire et pour ceux qui n'y croient pas, aucune explication ne sera suffisante ».

Je propose donc ce plan de réflexion, la première partie étant déjà traitée.


1)  Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

2)  Le mentalisme passionne les Français

3)  Histoire du mentalisme

4)  La loi du mentalisme de Victor Segno

5)  La vibration de la pensée, la loi d'attraction dans le monde de la pensée (The Law of The New Thought, 1902) de William Walker Atkinson

6)  L'hypnose


2) Le mentalisme passionne les Français

Il faut voir sur ce sujet le site du mentaliste Jean Baptiste CLEMENT :


 « Arthur donne rendez-vous aux téléspectateurs le vendredi 3 février 2017 dès 20h55 pour découvrir le nouveau show Diversion où triomphent des mentalistes.
En cette année 2017, le mentalisme passionne les Français et donc les mentalistes sont mis de plus en plus à l'honneur en télévision et dans les soirées événementielles. »

Il y a eu aussi un numéro de « C'est mon choix » consacré au mentalisme « Mentalistes : vont-ils révéler leurs secrets ? » présenté par Evelyne THOMAS diffusé sur Chérie 25 le lundi 11 janvier 2017 à 17h00. Étaient présents comme mentalistes Claude et Mylène GILSONS ainsi que Pierre ONFROY, Syl et Sun, Antonio le mentaliste, Laurent CRESPO et John OWEN.

Pendant de longues années, le mentalisme est passé un peu inaperçu car les gens préféraient des grandes illusions de magie qui leur en mettaient plein les yeux. Mais depuis plusieurs années, la tendance tient à s'inverser.

Les gens ont de plus en plus besoin de spiritualité, besoin de croire en des puissances supérieures, sachant tout de nous et de notre avenir ? D'ailleurs, est-ce la vérité que nous recherchons ?

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !