samedi 19 décembre 2020

Un article dans la revue « Télérama » n° 3701, du 19 au 25 décembre (Sortir, ça nous manque tant ! Cinémas, Concerts, théâtres, réouverture en 2021…), « L’ADN de la culture » par Fabienne Pascaud.

 


La revue "Télérama".


L’ADN de la culture.

" C'est vrai qu'ils vont continuer à durement nous manquer ces films en salles, ces spectacles, ces concerts, ces expositions dans les musées dont la deuxième vague du coronavirus nous prive, contraintes sanitaires obligent. Des bouffées d'art essentielles. Des bonheurs collectifs partagés

Non seulement les créateurs et tous ceux qui travaillent avec eux vont être une fois de plus empêchés — voir ici l'amour dont ils témoignent pour le public et les salles —, mais nous manquerons également des enchantements comme des questionnements qu'ils ne cessent de nous offrir. L'art comme vital service public

Il est urgent de remettre de la culture vivante dans nos vies. Nous en avons aussi besoin pour dignement exister. 

Pardonnez-nous de n'avoir pu supprimer dans notre cahier critiques les films, les pièces de théâtre et les expositions que vous auriez pu voir dès le 16 décembre. Ces pages-là furent imprimées avant les annonces de Jean Castex. De quoi partager nos nostalgies. "

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

 

jeudi 17 décembre 2020

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dix-neuvième partie) (Comment développer votre sens critique envers ce qui est dit sur l’épidémie de covid-19).

 



Un livre sur le sens critique.


 Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci

Faire preuve de sens critique est crucial pour s’orienter dans le monde, pour se faire sa propre opinion et pour ne pas agir contre ses propres intérêts. Le sens critique peut être vu comme la capacité à ne pas prendre les choses pour argent comptant. C’est le fait de questionner ce à quoi l’on peut être confronté, notamment de la part des médias et d’Internet, de ceux qui s’y expriment ou tout simplement de ce que l’on expérimente dans la vie.

Lorsque l’on adopte un sens critique, on sort du béni oui-oui. On ne se positionne pas comme un simple suiveur qui va recracher ce que l’on entend partout.

Beaucoup pratiquent ça parce qu’ils pensent que si « on » dit ceci ou cela, et qu’en plus c’est dans les médias, alors c’est que c’est forcément vrai.

D’autres simplement parce qu’ils ont peu confiance en eux et une estime trop basse. Car lorsque l’on a une estime trop basse de soi, on a tendance à penser que notre avis ne compte pas, que les autres savent mieux, qu’ils sont plus intelligents, plus experts. Mais forger votre propre opinion est très important. Peut-être maintenant plus que jamais.

Car sinon, vous risquez de vous laisser balader, de prendre de mauvaises décisions, de cautionner des choses qui, au fond, vont à l’encontre de vos valeurs, de ce qui compte à vos yeux. Aiguiser son sens critique est crucial pour faire des choix. Et ce n’est pas avoir un avis tranché sur tout, ni une vision binaire des choses.

 

a) Comment aiguiser son sens critique

Aiguiser son sens critique commence par questionner, ne pas prendre tout ce qu’on voit, entend, lit pour la vérité.

La première étape est évidemment de vouloir aiguiser son sens critique.

Ensuite, vous pouvez faire appel à votre bon sens : Est-ce que cela vous paraît logique, juste, tant sur le fond, c’est-à-dire les faits, que sur la forme, c’est-à-dire la façon dont les faits sont présentés ?

Il est rare que l’on soit confronté uniquement à des faits dits sur un ton neutre. Généralement, la personne qui parle adopte une approche, parle des faits selon un certain angle de vue. Et c’est normal, car il est difficile de ne pas faire intervenir nos propres croyances dans nos propos.

Ce qui est dit est tout aussi important que ce qui n’est pas dit (omis), tout comme ce qui est montré est tout aussi important que ce qui ne l’est pas. Face à une information, prenez le temps de noter comment ça vous fait sentir. Quel(s) ressenti(s) provoquent cette information ? Est-ce que vous la sentez comme juste dans votre cœur ? Qu’est-ce que vous dit votre intuition ? Cela ne veut pas dire que ce que vous ressentez vous mène nécessairement à la vérité mais cela signifie au minimum qu’il serait très intéressant de creuser le sujet.

Et pour cela, ne vous fiez pas uniquement aux gros médias, qu’il s’agisse de la presse TV, papier, radio ou Internet. Cherchez plusieurs sources différentes, points de vue différents. Ensuite confrontez les sources pour affiner votre sens critique.

 

b) Sens critique : se connaître

Pour mieux aiguiser votre sens critique, mettez au clair votre façon de fonctionner, votre type de personnalité, vos atouts, vos faiblesses aussi. Quelles sont vos valeurs, vos priorités, votre essentiel, ce qui est important pour vous ? Votre capacité à juger, à raisonner, vous appartient et personne ne peut vous voler ça, à moins que vous y consentiez, à moins que vous laissiez à d’autres le soin de penser à votre place, que vous ne leur donniez ce pouvoir sur vous. Car vous prenez alors le risque d’être poussé à agir contre vos intérêts, sans vous en rendre compte…

Bien sûr, vous ne pouvez pas tout savoir sur tout et vous faire une idée sur tout. Mais ce n’est pas le but. Le but c’est d’exercer votre sens critique dans les domaines qui touchent de près ou de loin à ce qui est important pour vous. Pour ne pas vous faire avoir et prendre une mauvaise direction.

 

c) Exercer constamment son sens critique

Exercer son sens critique est capital. Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte. Ce n’est pas parce qu’une personne est présentée comme étant experte qu’elle l’est réellement, encore plus dans le domaine concerné par le sujet en question. Et même si cette personne s’y connaît, cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas de conflit d’intérêt. Est-ce que lorsque beaucoup de personnes s’expriment, par exemple sur un plateau TV, il est clairement dit quels sont leurs éventuels conflits d’intérêts ? Rarement malheureusement… Mais par exemple, est-ce que les paroles d’un médecin qui touche des dizaines de milliers (ou plus) d’euros par an de la part de firme(e) pharmaceutique(s) peuvent être prises pour argent comptant ? Comme une opinion non biaisée par des motifs financiers ?

En matière d’information demandez-vous :

À qui donne-t-on la parole ?

Qui s’exprime ? D’où ? (passif, quelles relations, etc.)

En quelle qualité ?

Cette qualité/expertise est-elle réelle sur le sujet abordé ?

Qui a à gagner à cette vision des choses ?

Qui a à y perdre ?

D’où vient l’argent ?

Où va l’argent ?

 

d) La pratique quotidienne du sens critique

Parfois, il vous faudra creuser pour trouver des réponses. Parfois, vous ne trouverez pas de réponse, mais au moins, votre sens critique sera aiguisé sur tel ou tel sujet et votre cerveau continuera de prêter attention et d’amasser certains éléments pour essayer d’y voir plus clair. Vous n’êtes pas obligé suite à vos questionnements de vous forger une opinion ferme et définitive. Gardez à l’esprit qu’il est sain de se laisser la possibilité de changer d’avis si des éléments viennent contredire ce que l’on pense.

Cela peut être tout aussi juste, au moins pendant un temps, de ne pas se positionner si vous ne savez quoi penser mais n’arrêtez pas de vous questionner pour autant, d’abandonner, car ce n’est pas sans risque.

Comme la philosophe Hanna Arendt l’a écrit :

Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus en rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.


Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !

mardi 15 décembre 2020

Compte rendu du livre « Mieux vaut guérir que prédire » du professeur Didier Raoult (première partie) (Notre terreur face aux virus).

 


Le livre en question.

 

 Cet article est la suite de celui-ci

Ce texte écrit en 2017 résonne comme une prophétie des évènements actuels au sujet de l’épidémie de covid-19.


Première partie : votre santé. Les peurs inutiles

1) Les grandes peurs : entretenues à tort

Notre terreur face aux virus.


Au nom du principe de précaution, on terrifie gouvernements, autorités sanitaires et OMS.

L'annonce a ressuscité une des grandes peurs de l'homme. Des chercheurs américains ont reconstitué un virus similaire à 97 % à celui de la grippe espagnole. Celui qui a fait plus de 40 millions de morts à la fin de la guerre de 14-18. La hantise des hécatombes virales est l'une des plus anciennes craintes de l'humanité. Cette peur suscite régulièrement des vocations de docteur Mabuse qui reconstituent ou inventent des virus supposés avoir une virulence extrême.

Or, dans ce domaine, le nombre de publications scientifiques est inversement proportionnel à la mortalité ! Ces risques d'épidémie génèrent en moyenne 12 à 65 publications par mort dans de grandes revues scientifiques, quand les vraies maladies tueuses, comme l'hépatite B (1 500 décès tous les ans en France), les septicémies à Escherichia coli et à staphylocoque doré (2 000 morts chacune par an en France), ou les infections digestives à Clostridium difficile (15 000 victimes chaque année en Europe), sont négligées.

On sait, grâce aux analyses réalisées sur les cadavres conservés, que le virus de la grippe espagnole n'était pas plus sévère que les autres virus. Les victimes sont surtout mortes de surinfections bactériennes dues aux pneumocoques — contre lesquels il existe aujourd'hui un vaccin très efficace —, ainsi qu'aux staphylocoques et aux Haemophilus — dont le risque est actuellement neutralisé par les antibiotiques. La renaissance d'un épisode ressemblant à la grippe espagnole est donc impossible. On l'a vu avec les plus terrifiants des virus, qui sont les virus aviaires. En 2009, H1N1 a fait « seulement » 100 000 victimes dans le monde, H5N1, 362 morts, H7N9, 44 morts. Le coronavirus d'Arabie saoudite totalise jusqu'à présent 283 victimes. Le syndrome respiratoire aigu sévère parti de Hong Kong a tétanisé la planète, mais s'est arrêté spontanément, sans qu'on ait bien compris les raisons de son émergence et de sa disparition (800 morts). Quarante ans après son apparition, la fièvre d'Ebola nous rattrape. Or c'est oublier que, dans les épidémies, les facteurs écologiques locaux sont essentiels, c'est ce qui fait qu'elles ne se généralisent pas.

Nous connaissons les causes des grandes épidémies du passé. Elles ont été provoquées par la transmission respiratoire de maladies contagieuses (variole et rougeole), par des bacilles transportés par les poux et les puces (typhus et probablement épidémies de peste), ou par des infections sexuellement transmissibles comme la syphilis ou le sida dont on a redouté au début la contagion par contact — souvenons-nous de la proposition de Jean-Marie Le Pen d'ouvrir des « sidatoriums » ! Dans la seconde moitié du XXe siècle, les pires épidémies ont été le fait d'injections (sida, hépatites B et C). Mais nous ignorons encore ce qui a généré les pandémies grippales.

La résurgence de la grippe espagnole tient de la science-fiction. Un discours alimenté par des chercheurs qui, mandatés comme experts, ont intérêt à entretenir la peur. Au nom du principe de précaution poussé à l'extrême, ils terrifient gouvernements, autorités sanitaires nationales et OMS. Ce qui entraîne des dépenses inconsidérées pour des maladies dont le risque n'est pas avéré, et détourne l'attention du monde des vraies épidémies...

 

 Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dix-huitième partie) (Etre en colère, c’est comme prendre un charbon ardent avec le projet de le jeter sur quelqu’un. C’est soi-même que l’on brûle).


 


La colère.

 

Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci.


« Je ne veux pas exprimer ma colère contre mes parents. Je ne veux pas qu'ils s'en tirent à si bon compte. Ils m'ont fait trop de mal, ils doivent payer ». Comment ? Sophie, depuis des années, entretient sa souffrance, s'enferme dans la solitude, se maintient en dépression, dans l'espoir inconscient «qu'ils voient combien ils m'ont blessée.»

N'avez-vous jamais été tenté par cet esprit  de vengeance? Il est aussi fréquemment projeté sur un(e) ex. Faire suivre une séparation d'une belle dépression vous assure la compassion de votre entourage. Le méchant, c'est l'autre. Vous êtes la victime. Se maintenir en souffrance... Pour culpabiliser l'autre. Pas question de se réparer trop vite, vous devez conserver vos blessures pour alimenter votre colère !

Sans compter les dégâts sur votre organisme. On oublie trop souvent que la colère est un processus physiologique avant d'être «psychologique ». La colère est une émotion. Considérons l'étymologie du mot : E- = vers l'extérieur / Motion = mouvement. L'émotion est un mouvement vers l'extérieur. Il se déroule en trois phases, la charge (adrénaline, accélération cardiaque, afflux de sang dans le haut du corps... Je deviens rouge), la tension (pression sanguine, tensions musculaires, stases sanguines dans le cerveau...), puis la décharge (par la parole ou par des coups sur un coussin quand la colère est très forte). La colère sortie, l'organisme revient à un état de tranquillité intérieure. Mais si vous restez en tension ! Retenir une émotion en soi consomme énormément d'énergie. Toute colère non exprimée nous détruit de l'intérieur. Rester en pression, c'est usant ! Choisissez plutôt l'ex-pression.

Vous êtes tenté par la violence ? C'est une autre façon de ne pas montrer votre colère, de ne pas parler de vous, de ne pas vous réparer. La violence est destructrice, la saine colère construit. Dans la violence, je parle de l'autre. Dans la colère, je parle de moi. Nous devons certes rester en colère et mobilisés contre la misère, contre la violence, contre la pollution de la planète... La saine colère consiste à assumer notre part de responsabilité et non pas à projeter notre colère contre des personnes.

La colère est une émotion de réparation, mais conservée en soi, elle se comporte comme un poison.

 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.





Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dix-septième partie) (18 idées pour vous aider à l’emporter sur les épreuves de la vie).

 


Vous n’avez rien à prouver à personne.


Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci.


1. Les humains ne rejettent pas les humains, certains d’entre nous avancent simplement, et d’autres prennent du retard. Ceux qui sont en retard se sentent rejetés.

2. Si vous vous sentez bien dans votre peau, où est la nécessité pour les autres de ressentir la même chose pour vous ?

3. Si une personne n’a rien de bien à dire sur elle-même, mais qu’elle veut tout de même dire quelque chose, elle commencera à parler mal des autres.

4. Si vous voulez plonger dans quelque chose, plongez dans la science, ne plantez pas un couteau dans le dos d’un ami.

5. La dépression a été donnée aux gens afin qu’ils fassent une introspection et qu’ils réévaluent leur comportement.

6. Si vous voulez rencontrer votre pire ennemi, regardez dans le miroir. Lorsque vous serez prêt à l’affronter, vous n’aurez aucun problème à faire face à quelqu’un d’autre.

7. Réussissez et toutes les insultes disparaîtront comme par magie.

8. C’est vraiment agréable de parler avec un ami, mais c’est très utile de parler avec un ennemi.

9. Il n’y a qu’une seule raison valable pour mettre fin à une relation amoureuse ou commerciale, l’incapacité de maintenir une croissance personnelle et un développement continu dans la relation.

10. Ne poursuivez pas le bonheur, c’est lui qui vous trouvera. Je peux vous dire un endroit où vous pouvez toujours trouver le bonheur : en vous. Le chemin le plus court mène à votre développement personnel.

11. Le bonheur est un sous-produit d’une action bien organisée.

12. Si vous voulez prouver quelque chose à quelqu’un, cela signifie que vous vivez pour cette personne. Mais, si vous vivez pour vous-même, alors vous n’avez rien à prouver à personne.

13. Fantasmer est la voix de notre capacité. Par exemple si je fantasme de chanter dans un opéra, mais que je n’ai ni la voix, ni l’ouïe, je ne serai probablement jamais sur scène. Cependant, si je fantasme sur quelque chose qui est plus en phase avec mes capacités, je réaliserai mes rêves assez rapidement.

14. Il vaut mieux communiquer avec un bon livre qu’avec une personne vide.

15. Si vous voulez quelque chose, ne demandez pas la permission. Vous ne l’aurez pas !

16. La capacité d’aimer et de faire face à la solitude est un signe de maturité spirituelle. 

17. Une personne immature possède souvent des connaissances, mais elle ne sait pas comment s’en servir, alors qu’une personne mature a les connaissances et sait les appliquer. C’est pourquoi les gens immatures critiquent, tandis que ceux qui sont matures agissent.

18. Je ne connais pas le chemin du succès, mais je connais certainement le chemin le plus court vers l’échec : vouloir plaire à tout le monde.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 13 décembre 2020

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (seizième partie) (Tout conflit extérieur reflète une difficulté qui s’exprime au-dedans de nous).

 



  La projection en psychologie.

 

Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci.

De toutes les connaissances, celle que nous craignons le plus c'est celle de nous-mêmes. L'enfer, ce ne sont pas les autres. Tout conflit extérieur reflète une difficulté qui s’exprime au-dedans de nous. C'est un rendez-vous d'amour avec nous-mêmes qui nous est proposé, l'occasion d'ajuster un désordre intérieur. Les ressources de l'être se trouvent dans ce qu'il souhaite cacher de lui-même et non pas dans ce qu'il cherche à faire paraître. Refuser d'intégrer notre totalité pourrait bien nous faire basculer dans le totalitaire et exclure l'ombre, le refoulé qui nous laisse piétiner dans le marasme de nos opacités (voir à ce sujet le très beau livre de Debbie Ford « La part d’ombre du chercheur de lumière » dont j’ai rendu compte à plusieurs reprises dans ce blog .

Si vous ne voulez pas rentrer dans votre peau, vous en voudrez à la peau de l'autre. À l'extrême on pourrait aller jusqu'à « vouloir la peau de l'autre ». Tout ce que vous ne voulez pas voir de vous-même vous le projetez sur l'autre, toute l'énergie réprimée contre vous se trouve dans le visage qui vous fait face (J’ai étudié le concept de « projection » dans un article de ce blog ).  Ce n'est pas l'autre que vous n'aimez pas, c'est l'image qu'il vous renvoie de vous-même. En refusant l'invitation à « voir », vous augmentez votre angoisse et renforcez la négation de votre être profond.

Dans le Talmud, il est dit que nous avons deux yeux, un pour discerner, l'autre pour aimer. Si l'on acceptait d'ouvrir l'œil du discernement, alors peut être la lanterne magique de l'amour pourrait commencer d'opérer ses miracles. Si l'on tentait de voir chez l'autre un autre soi-même, alors seulement nous pourrions nous rencontrer vraiment. En hébreu le mot « réparer » au sens de « repriser » et le mot « frère » ont la même racine.

Autrement dit, à chaque fois que vous réparez une partie blessée de votre histoire, vous vous rapprochez de vos frères.  De même que chaque projectile lancé au visage de l'autre a un impact sur la planète entière, chaque acte de guérison a une incidence sur le reste du monde.

 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.



Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (quinzième partie) (Les passerelles pour dénouer les blocages psychologiques).

 


 

Le roman « Un pont de cendres » de l’écrivain américain Roger Zelazny.

 

Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci

Qui ne s'est un jour senti accablé par la terrible sensation de tourner en rond, de recommencer encore et encore la même histoire. « Plus ça change, plus c'est la même chose» : comment donner tort à ce vieil adage qui n'en finit pas de se vérifier

Souviens-toi alors d'où tu viens ! Reviens sur tes pas.

Le retour sur soi met la conscience au travail. Impossible de nier qu'en observant le chemin parcouru, on repère mieux la manière de fonctionner qui en a conduit le dessin.

Mêmes causes, mêmes effets ! L'analyse sous toutes ses formes, de Freud aux thérapeutiques transgénérationnelles, est l'occasion de se réapproprier ses mouvements répétitifs, d'en prendre la responsabilité au lieu d'accuser le monde entier pour mieux éviter la culpabilité ou le changement.

Responsable et non coupable est la substance de la conscience, l'esprit de la thérapie comme de la techouva, mot hébreu qui signifie retour et repentir. Double sens qui souligne que l'acte de revenir sur ses pas tient lieu de repentir. Inutile de se fustiger de surcroît : c'est la bonne nouvelle. La mauvaise est que ce travail de conscience n'est que la moitié du remède, l'étape de clarification qui permet de donner du sens à ses façons de faire en vue de poser de nouvelles intentions. Mais ne sait-on pas assez que l'enfer est pavé de bonnes intentions ? L'enfer, c'est la répétition. Vous l'avez sûrement constaté comme moi. Il ne suffit pas de se souvenir d'où l'on vient pour se renouveler. Encore faut-il créer un nouveau commencement si l'on veut ne pas repartir dans la même direction.

Poser un acte, imprimer un nouveau mouvement au corps. Faire... Initier un changement de comportement dans le sens de son désir... pas seulement comprendre ! C'est alors que notre marche arrière nous permet de repartir de l'avant sur une nouvelle route.

D’une manière générale, l’idée essentielle est de créer des passerelles, tout d’abord vers le passé : il faut retrouver des situations où nous avons réussi : remise d’un prix, félicitation par quelqu’un de connu ou d’inconnu, découverte personnelle, etc. Si l’on creuse en soi véritablement, on s’apercevra rapidement que l’on peut retrouver beaucoup de souvenirs même très lointains dans son enfance. Cette attitude correspond au concept nouveau du psychiatre et hypnothérapeute américain, Milton Erickson, au sujet de l’inconscient, qui, selon lui, est un immense réservoir contenant toutes nos expériences, les mauvaises comme l’ a mis en évidence Freud, mais aussi les très valorisantes (voir dans ce blog l’ histoire motivante racontée par Erickson « J’avais tant appris »). Il paraît évident que, si nous avons réussi dans le passé, nous pouvons, selon la loi des probabilités, réussir aussi dans le présent. Dans le roman de l’écrivain américain  Roger Zelazny « Un pont de cendres », le héros, un jeune autiste, parvient même à créer des passerelles, des ponts, avec des vies antérieures dont le contact le rend génial (à vous de voir si vous croyez à ce concept !).

Des passerelles peuvent évidemment aussi être créées dans le présent. Si nous avons un domaine d’élection où nous réussissons à merveille, nous pouvons transporter les comportements que nous développons dans ce domaine dans une autre sphère où nous avons l’impression de ne pas réussir.

La dernière passerelle est évidemment celle de la réussite des autres. Il faut que vous essayez de transposer dans votre vie ce qui est réussi dans la vie de gens que vous connaissez ou que vous admirez (voir à ce sujet le livre de l’écrivain Napoleon Hill, « Réfléchissez et devenez riche », que je détaille dans ce blog, qui a passé plus de 20 ans seulement à observer et interviewer des gens ayant réussi selon ses critères).

  

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.