samedi 21 mai 2016

Récitation du Soutra de la sublime lumière d'or (extrait à partir de la page 23)




 


Je participe à la récitation du Soutra de la sublime lumière d’or pour qu’il y ait moins de violence dans mon pays et dans le monde.

Lama Zopa Rinpoché met souvent l’accent sur l’importance pour la paix dans le monde de la récitation du Soutra de la sublime lumière d’or. Depuis octobre 2014, les étudiants de l'Institut Vajra Yogini ont donc apporté leur petite pierre pour l'établissement d'une paix durable partout dans le monde en mettant l'accent sur la récitation de ce soutra.

Récitations au château (Centre bouddhiste de Marzens) et à la maison ont permis d'accumuler en 16 mois plus de 1 000 récitations complètes de ce soutra dont la récitation prend en moyenne 3 heures 30. Plus de 400 personnes différentes ont pris part à ce beau projet collectif dont nous pouvons tous nous réjouir. Ces 1 000 récitations ont été offertes à Lama Zopa Rinpoché lors de la puja de longue vie qui a rassemblé tous les centres FPMT (Fondation pour la Préservation de la Tradition du Mahayana) à Singapour, le 13 mars 2016.

Dans notre monde agité, la récitation du Soutra de la sublime lumière d'or est plus que jamais d'actualité et les récitations vont donc continuer. Vous pouvez réciter le Soutra de chez vous en une ou plusieurs fois et communiquer ensuite le nombre de récitations effectuées.

Quel que soit le pays où ce soutra est enseigné, tout le pays en retire des bienfaits. Son dirigeant ne subit aucun conflit et la maladie disparaît. L’harmonie règne, les querelles se dissipent et tous les habitants vivent heureux. Le dirigeant accorde la liberté religieuse et bénéficie de la constante protection des dévas. Réciter ce texte dans des lieux en guerre est particulièrement bénéfique. Cela favorise également la prospérité et la pluie se déverse au moment opportun.

Quiconque protège ce soutra, le mémorise ou contribue à son expansion, surpasse les huit êtres de ce monde et voit tous ses souhaits exaucés. Le Bouddha a demandé aux protecteurs de respecter ce texte, de lui adresser des offrandes et de toujours protéger les gens qui le mémorisent ou se contentent même de le lire.

« Pour ceux qui sont sans soutien
Aide ou protection,
Puissé-je devenir le protecteur,
L’aide et le soutien suprêmes.

Je vous supplie, bouddhas, sublimes parmi tous les bipèdes,
Qui vivez aux dix directions,
Vous dont le cœur déborde d’amour et de compassion,
Dirigez votre regard vers moi.
Toute action négative que j’ai créée dans le passé,
Aussi grave soit-elle,
Je l’expose à la vue de ceux qui ont les dix pouvoirs.
Les fautes que j’ai commises
En abandonnant mes parents,
En négligeant les bouddhas
Et en ne m’appliquant pas au bien ;
Les fautes que j’ai commises
Par la satisfaction personnelle d’être riche,
D’appartenir à une noble famille,
Par l’arrogance et la vanité de la jeunesse ;
Les fautes que j’ai commises
Par mes pensées, mes paroles,
Mes actes nuisibles,
Et en ne reconnaissant pas leur méfait ;
Les fautes que j’ai commises
Par négligence, l’esprit immature
Et obscurci par l’ignorance,
Sous l’influence de mauvaises fréquentations ;
Perturbé par les passions,
Le goût du jeu ou les plaisirs,
Sous l’emprise du chagrin ou de la maladie,
Au contact des riches ;
Les fautes que j’ai commises
En m’associant à des gens ignobles,
Par envie ou avarice,
Par hypocrisie ou bassesse ;
Les fautes que j’ai commises
Pendant les périodes de pauvreté,
Perdant l’espoir
Et rencontrant la peur ;
Les fautes que j’ai commises
L’esprit volage,
Soumis au désir et à la colère,
Torturé par la faim ou la soif ;
Les fautes que j’ai commises
Pour nourritures et breuvages,
Les femmes, les biens ou les vêtements,
Ou tourmenté par diverses passions ;
Ainsi, les trois types d’actions négatives
Que j’ai accumulées de cette façon,
Par mon corps, ma parole et mon esprit,
Je les confesse toutes.
Ces fautes que j’ai commises
Par manque de respect
Envers les bouddhas, les enseignements
Et les auditeurs,
Je les confesse également.
Ces fautes dues au manque de respect
Envers les bouddhas solitaires
Et les bodhisattvas,
Je les confesse également.
Les fautes dues au manque de respect
Envers ceux qui enseignent l’excellente Doctrine
Et envers la Doctrine elle-même,
Je les confesse également.
Constamment, par ignorance,
J’ai rejeté la Doctrine,
Et me suis montré irrespectueux envers mes parents ;
Je le confesse également.
Les fautes dues à l’opacité mentale et à l’immaturité,
Au désir, à l’aversion et à l’ignorance,
À l’orgueil et à l’arrogance,
Je les confesse toutes.
Dans les mondes des dix directions,
J’honorerai ceux qui possèdent les dix pouvoirs, Éliminerai les souffrances De tous les êtres vivants.
J’établirai à la dixième terre
Les innombrables êtres ;
Une fois établis en celle-ci,
Puissent-ils tous devenir tathagatas.
J’œuvrerai pendant des millions d’ères cosmiques
Au bien de tous les êtres vivants,
Jusqu’à pouvoir libérer chacun d’eux
De l’océan des souffrances.
La Sublime Lumière d’or
Purifie toutes les actions
Enseigne ce qui est profond,
Soutenant ainsi tous les êtres vivants.
Quiconque a, pendant mille ères cosmiques,
Commis les fautes les plus graves,
Les purifiera toutes
S’il les confesse une seule fois avec sincérité.
Ayant exposé cette confession,
La Sublime Lumière d’or,
Qui permet d’éliminer totalement et rapidement
Les voiles du karma,
Puissé-je demeurer à la dixième terre,
La suprême source aux dix joyaux,
Puissé-je manifester les qualités d’un bouddha
Et libérer [les êtres] de l’océan de l’existence.
Puissé-je atteindre l’omniscience
Par le courant de l’océan des bouddhas,
Le profond océan de qualités,
Et les vertus infinies de l’Éveillé.

Puissé-je obtenir des centaines de milliers de Samadhi,
Des formes inconcevables,
Les pouvoirs et les forces, les [sept] branches de l’éveil
Et les dix pouvoirs sacrés.

Dans votre compassion, ô bouddhas,
Je vous prie de toujours veiller sur moi.
J’en appelle à votre esprit compatissant,
 Pardonnez mes erreurs !
En raison des fautes que j’ai commises dans le passé,
Durant des centaines d’ères cosmiques,
Mon esprit misérable souffre,
Opprimé par le chagrin et la peur.
Je redoute les actions négatives
Qui hantent toujours mon esprit inférieur.
Où que j’aille, nulle part
Je ne rencontre le bonheur.

Ô vous tous, compatissants bouddhas,
 Qui éliminez les peurs de tous les êtres,
Je vous en supplie, protégez-moi du mal
Et délivrez-moi de la peur.
À cause de mes actions, souillées par les passions,
Les tathagatas m’ont abandonné.
Je supplie les bouddhas de me laver
Avec l’eau de la compassion.
Je confesse toutes les fautes
Que j’ai pu commettre dans le passé
Et je confesse également
Toutes celles du présent.
Aussi, je promets de m’abstenir
De toute action négative
Et de ne dissimuler
Aucune de mes erreurs. »


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

vendredi 20 mai 2016

Où se trouve le champ d’énergie appelé l’intention ? (compte rendu du livre "Le Pouvoir de l’intention" de Wayne Dyer)








Selon Wayne Dyer, il existe dans l’univers une grande Source qui est à l’origine de tout, dont nous sommes provisoirement séparés, mais avec laquelle nous pouvons nous reconnecter. Nous avons perdu le contact avec cette Source. Cependant, nous pouvons la retrouver par certains exercices spirituels qu’expose Wayne Dyer. Cette Source est une fontaine inépuisable d’énergie et d’inspiration. Si l’on veut établir une comparaison, cela correspond un peu à la théorie de la religion hindouiste, selon laquelle, notre âme (atman) est une partie d’une puissance sacrée (brahman). 

Il a été fait sur ce concept une métaphore amusante mais aussi très parlante dont je n’ai pas retrouvé l’origine. La Source est comparée à une gigantesque tarte aux pommes et nous sommes une part de cette tarte aux pommes. Il est donc évident que nous connaissons déjà la Source et pouvons y accéder parce que nous sommes faits de la même matière.

Wayne Dyer nous explique que d’éminents chercheurs croient que notre intelligence, notre créativité et notre imagination interagissent avec l’énergie du champ de l’intention plutôt que d’être des pensées ou des éléments de notre cerveau. David Bohm, un grand physicien, suggère dans son livre, La plénitude de l’univers, que toutes les influences et les informations qui régentent l’univers sont présentes dans un monde invisible ou un niveau de réalité supérieur et que nous pouvons y faire appel lorsque nous en avons besoin ou envie. Ce monde invisible est le champ d’intention. On ne peut le décrire avec des mots puisque même les mots en émanent, tous comme les questions qu’il suscite. L’intention est un lieu qui n’est nulle part et qui s’occupe de nous en notre nom. L’intention fait pousser mes ongles, battre mon cœur et digérer mes aliments. C’est elle qui écrit cet article et elle en fait tout autant pour chacun de nous et pour tout ce qui existe dans l’univers.

Il existe en effet un champ invisible et informe qui dirige toutes choses dans cet univers. L’intention se manifeste d’ailleurs d’une multitude de façons dans le monde physique et toutes les parties de votre être, vos pensées, vos émotions et bien sûr le corps physique que vous occupez participent de cette intention.

Alors deux questions se posent : Pourquoi avons-nous l’impression d’être totalement coupés de cette Source (l’intention) ? Si l’intention est si déterminante, pourquoi sommes-nous tellement nombreux à souffrir de ne pas posséder ce que nous aimerions avoir ?

En fait la seule façon de désactiver cette force de l’intention qui est dormante consiste à croire que l’on en est séparé. En activant l’intention, vous rejoignez votre Source et devenez un sorcier des temps modernes. Devenir sorcier signifie seulement atteindre un niveau de conscience où les choses inconcevables deviennent soudainement possibles.


Mais comment en sommes-nous venus à nous déconnecter de cette Source ?

Les humains, avec leurs soi-disant fonctions cérébrales supérieures, possèdent ce que nous appelons un « ego », un terme qui désigne l’idée que nous nous faisons de ce que nous sommes. Il est composé de six ingrédients de base qui témoignent de la façon dont nous modelons l’expérience de nous-mêmes en tant qu’êtres séparés de leur Source. En permettant à l’ego de déterminer le chemin qu’emprunte notre vie, nous désactivons le pouvoir de l’intention. Voici brièvement six croyances erronées au sujet de l’ego :

1)    Je suis ce que je possède. Mes possessions définissent qui je suis.
2)    Je suis ce que je fais. Mes actions définissent qui je suis.
3)    Je suis ce que les autres pensent de moi. Ma réputation définit qui je suis.
4)    Je suis distinct des autres. Mon corps me dit que je suis seul.
5)    Je suis coupé de tout ce qui est manquant dans ma vie. Mon espace vital est déconnecté de mes désirs.
6)    Je suis distinct de la Source. Ma vie, ma valeur dépend de l’assentiment d’une Source magique.

Même si vous procédez de votre mieux, vous ne pourrez accéder à la Source, au pouvoir de l’intention, par l’intermédiaire de votre ego. Alors prenez le temps de réfléchir à ces six croyances puis apportez les changements là où c’est nécessaire. Une fois que vous aurez créé une brèche dans la suprématie de l’ego, alors vous pourrez rechercher et trouver la Source et de ce fait maximiser votre potentiel qui est infini.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.



Quelques pensées écrites sur un tableau lors d’une retraite bouddhiste et d’autres venues du passé




 Une autre source de connaissance bouddhiste
 



Quelques pensées écrites sur un tableau lors d’une retraite bouddhiste et d’autres venues du passé


Paroles de Bouddha

« Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable qui peut amener le calme chez celui qui l’écoute. »

« Par soi-même, en vérité, est fait le mal. Par soi-même on est souillé. Par soi-même, en vérité, on est purifié. Pureté et impuretés sont personnelles, nul ne peut purifier autrui. »

« Soyez-vous à vous-même, ô Ananda, votre propre flambeau et votre propre recours, ne cherchez pas d’autre recours. Que la vérité soit votre flambeau et votre recours, ne cherchez pas d’autre recours… Celui qui, dès ce moment, ô Ananda, ou après ma sortie de ce monde, sera son propre flambeau et son propre recours et ne cherchera pas d’autre recours, celui qui fait de la vérité son flambeau et son recours et ne cherchera pas d’autre recours, tous ceux-là seront désormais, ô Ananda, mes vrais disciples, qui poursuivent la bonne manière de vivre. »

« Celui qui, après avoir été négligent, devient vigilant, illumine la terre comme la lune émergeant des nuées. »

« Il est normal, Kalamas, que vous ayez des doutes et que vous soyez dans la perplexité, car le doute est né chez vous avec raison.
Kalamas, ne vous laissez pas guider par ce que vous avez entendu dire, ni par les traditions. Ne vous laissez pas guider par l’autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée : « Ce religieux est notre maître spirituel ». 
Cependant, lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses ne sont pas justes, qu’elles sont blâmables, condamnées par les sages et que, lorsqu’on les met en pratique, elles conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les ! »
Discours du Bouddha aux Kalamas


Paroles du Tibet

« Dans notre vision, chaque être a la nature du Bouddha et chacun peut atteindre l’état de Bouddha. Par notre nature profonde, nous sommes égaux au Bouddha. Rien ne dépend pour cela d’une quelconque entité extérieure, ni en bien, ni en mal. »
XIV ème Dalaï-Lama



Divers sutras

« Ce que le Bouddha a atteint, nous aussi, nous pouvons l’atteindre. »

« L’atteinte aussi est vacuité. »
Sutra du cœur

Sachez donc que la Prajnaparamita est le grand dharani,
Le radieux mantra sans égal,
Dont les mots apaisent toute souffrance ;
Écoutez et croyez en sa vérité !

Gate gate paragate parasamgate boddhi svaha
Gate paragate parasamgate bodhi svaha
Gate paragate parasamgate boddhi svaha. »

Sutra du cœur

« C’est parce que nous voulons saisir ou rejeter que nous ne sommes pas libres. »


Zen

« Minuit est la véritable lumière et l’aube n’est pas claire. »

« L’homme regarde la fleur, la fleur sourit »

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Je me suis inspiré pour cet article  du très beau petit livre Sagesse du bouddhisme de Marc de Smedt. Amitiés à tous.

Les quatre premières méditations en bouddhisme, méditations (dhyanas) du monde de la forme.






Un maître zen, exemple d'équanimité

Les quatre premières méditations en bouddhisme sont les méditations (dhyanas) du monde de la forme. (J’aborderai dans un prochain article les méditations qui suivent, les quatre royaumes immatériels : la sphère de l'espace infini, la sphère de la conscience infinie, la sphère du néant, la sphère sans perception et sans non-perception).

Le premier stade de la méditation du monde de la forme se caractérise par la suppression des éléments malsains (les akushala) : le désir, la haine, l’aveuglement. Le désir peut être guéri par l’exercice de la générosité (dana). La haine est maîtrisée par la pratique de la bienveillance (metta). L’aveuglement est vaincu par la connaissance.
On accède à ce premier stade par la pensée (vitarka) et la réflexion (vichara, pensée soutenue) mais le premier dhyana comporte aussi priti (la joie) et sukha (le bonheur) (le monde des cinq sens y est complètement transcendé).

Le deuxième stade de la méditation du monde de la forme (dhyana) se caractérise par l’apaisement de la pensée et de la réflexion, un état de calme intérieur et une concentration aiguë de l’esprit sur un objet de méditation précis. On baigne toujours dans la joie (priti) et le bonheur (sukha).

Au troisième stade, la joie disparaît remplacée par l’absence des sentiments, l’équanimité (upeksha). On est éveillé, conscient et l’on ressent encore du bonheur.

Dans le quatrième stade, il n’y a plus que pure équanimité et acuité d’esprit (ekagatta : orientation de l’esprit dirigée tout entière sur un seul objet).

Pour un résumé sur ce sujet,  vous pouvez vous référer par exemple à ces trois sources,  l'article "dhyana" du Dictionnaire de la sagesse orientale ou de Wikipédia, le résumé de la pensée de Sangharakshita concernant cette thématique sur le site du centre bouddhiste Triratna de Paris.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.