mercredi 1 novembre 2017

Aujourd'hui, je me pardonne pour toutes les fois où j'ai échoué.





Se pardonner à soi-même.


Ce texte est une traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ». 

Parfois, il est plus facile de reconnaître le besoin d'un autre de notre pardon que notre propre besoin. Nous ne sommes pas habitués à gérer notre culpabilité, mais à la porter, à nous flageller, à nous attaquer, sans nous donner la possibilité de nous délivrer de ce fardeau que nous portons sur les épaules et de simplement nous en libérer...

Nous comprenons que si, aujourd'hui, nous voyons les choses d'une manière différente de ce que nous les avons vues à l'époque, cela représente une prise de conscience, cela signifie que nous avons acquis les connaissances nécessaires pour évaluer et agir différemment dans une situation donnée et ceci n'est pas autre chose que notre évolution.

Nous faisons tous de notre mieux avec les ressources que nous possédons, nous avons tous un énorme bagage de constantes, de croyances, d'influences... venant de notre moi, qui nous font prendre des décisions à chaque instant, et bien que celles-ci soient soit correctes, soit incorrectes, elles sont ce que nous sommes capables de répondre dans chacun de nos scénarios de vie... Alors peut-être pourrions-nous conclure qu’un de ceux-ci n’était pas adéquat, mais cela ne serait pas juste ou utile.

Nous ne pouvons pas changer ce que nous avons accompli dans le passé, nous ne pouvons avoir une influence que sur notre présent. S'il y a quelque chose que nous pouvons effectuer en ce moment qui nous encourage à changer de direction, pour un chemin avec de plus grands avantages, faisons-le. Mais si nous ne pouvons rien changer, rien ne nous sert de nous fustiger sans nous donner la possibilité de nous pardonner.

Nous commettons tous des erreurs et apprenons de celles-ci : effacer les erreurs serait effacer la sagesse qu'elles nous ont données. Peut-être, si nous avions le choix, nous dirions que nous ne sommes pas tellement intéressés par cette sagesse, nous préférerions annuler nos erreurs, mais nous laisserions de côté le fait que la vie est très sage et nous enseigne toujours les leçons que nous devons apprendre pour continuer... Pour pouvoir effacer une erreur, contrairement à ce que nous pensons, il ne nous suffirait pas de reprendre le même projet parce que nous commettrions une erreur semblable ou une autre avec des conséquences pires.

Alors arrêtons de croire que nous avons le contrôle sur notre passé et remercions chacune de nos expériences, car chacune d’elles contribue à faire de nous de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Il est temps maintenant de nous pardonner pour toutes les fois où n’étions pas conscients et vigilants pour  prendre soin de nous, nous protéger, défendre nos rêves, faire taire quelqu'un, nous aimer plus que les autres... Il est temps de nous pardonner d’avoir permis que nous soyons exposés à la douleur, de ne pas avoir agi auparavant, d’avoir douté de nous-mêmes.

Il est temps de nous pardonner pour chaque décision qui nous pèse à présent, pour chaque «Je t'aime» que nous n’avons pas prononcé, pour chaque minute qui nous semble perdue, pour ne pas nous être appliqués à plaire aux autres, pour avoir agi sous la pression, pour avoir été trop patient ou trop impatient, pour ne pas avoir commencé ou fini quelque chose qui était important pour nous... Il est temps de nous pardonner de nous faire porter tant de charge, ce qui ne nous permet pas d'avancer avec légèreté, qui, chaque fois que nous essayons de faire quelque chose de positif, nous dit qu'il n'y a pas d'espace pour nous, parce que nos erreurs et leurs conséquences se retrouvent partout où nous essayons de nous diriger.

Aujourd'hui nous disons : je m'accepte et je me pardonne pour toute action, pensée, personne ou relation, qui ne m'a pas fait du bien ou qui a directement ou indirectement fait du mal aux autres, je reconnais mon humanité, je suis conscient de mon processus d'évolution et je laisse sortir de moi tous ces souvenirs qui m'ont fait sentir si mal à cet endroit où jusqu’à aujourd’hui, j'ai mis de l'amour en remplacement.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

Aperçu de La Qabale.




Un livre d'Israel Regardie sur la "Golden Dawn"

Pour l’étude de la Qabale, je conseillerais plusieurs livres, un ouvrage d’initiation chez De Vecchi La Kabbale, les mystères des grands textes enfin révélés par Samuel Gabirol, le très classique mais très intéressant La Kabbale et sa symbolique de Gershom G. Scholem dans la « petite bibliothèque Payot », le compendium de Guy Casaril aux éditions du Seuil dans la collection « Microcosme maîtres spirituels », Rabbi Siméon Bar Yochaï et la Cabbale, la très belle œuvre de François Secret Les Kabbalistes Chrétiens de la Renaissance (éditions Archè) et enfin la somme considérable de Virya (Georges Lahy) Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale aux éditions Lahy (577 pages). 

J’ai souligné dans l’ouvrage que j’ai consacré à l’écrivain argentin Jorge Luis Borges  (p. 83-84) que les allusions à la Qabale sont nombreuses au sein de son œuvre, dans le recueil Discussion « Une défense de la cabale », dans la nouvelle « L’approche d’Almotasim » : « En toute humilité, je puis moi-même signaler un possible et lointain précurseur : le cabaliste de Jérusalem Isaac Luria.», dans Sept nuits (« La Kabbale »), etc. 


Le terme Qabale provient de l'hébreu Qabala (QBL) que l'on traduit généralement par Tradition, dans le sens où ce mot désigne une doctrine qui se transmit oralement de génération en génération. Il semble que ce mot fut d'abord utilisé dans l'enseignement de la Torah, le Pentateuque. Il s'appliqua ensuite à l'interprétation de tout un système philosophique et mystique qui engloba une cosmogonie, une théogonie, un système de création et d'angélologie.

La Qabale suscita la diffusion d'écrits dont une grande partie remonte au Moyen-Age, certains textes provenant également des gnostiques des premiers siècles. Une grande partie de cette littérature fut écrite en hébreu et en araméen. Au cours de l'explosion du courant mystique du XVIII' siècle (surtout en Europe centrale et en Pologne pour la Qabale), cette littérature se répandit, fut réinterprétée, republiée. Ces textes sont souvent disponibles en langue française, dont les deux principaux, le Zohar et le Sepher Yetzirah.

Peu à peu, n'étant plus enserré par les cadres rigides du judaïsme, cet enseignement recueillit et intégra des traditions égyptiennes, babyloniennes, syriennes, gnostiques, grecques et arabes ; nous verrons au Moyen-âge des livres touffus et énormes véhiculer une masse de documents, de textes, d'écritures d'origines diverses et fort mélangées. Ce sera le corps de cette Qabale qui formera la base de la science magique de la Renaissance et de l'Occident contemporain.

Le sujet de la Qabale est si vaste que, pour en comprendre les composantes, il est bon de les répartir en quatre parties spécifiques.

1) Qabale doctrinale : Les exposés théologiques et mystiques en forment l'essentiel. La Qabale juive traditionnelle expose ses points de vue sur le monde, sur Dieu, sur l'homme, etc. Cet ensemble doctrinal ne présente ni plus ni moins d'intérêt que d'autres du même type.

2) Qabale exégétique : Elle repose sur une Interprétation des textes bibliques par l'application de techniques particulières. En hébreu (comme en latin où « 10 » s'écrit avec la lettre « X »), il n'existe pas de sigles particuliers pour écrire les nombres. Aleph, première lettre de l'alphabet, signifie aussi « 1 ». Aux autres lettres correspondent d'autres valeurs. La transposition numérique de certains passages de la Torah (les cinq premiers livres de la Bible) permet des rapprochements entre des mots et des textes que rien ne reliait au premier abord, mais qui s'éclairent les uns les autres.

3) Qabale comparative : En utilisant quelques diagrammes-clefs (dont l'Arbre de Vie est le principal) comme une structure d'étude ou un système de classification, il est possible de comprendre plus profondément n'importe quel système de pensée, qu'il ait ou pas un rapport avec les cultures juive et chrétienne.

4) Qabale pratique : La Qabale pratique est aux trois catégories précédentes ce que la réalisation est à l'élaboration. Si ces dernières familiarisent l'étudiant avec cette somme métaphysique qu'elles constituent, c'est intellectuellement seulement. Il est nécessaire d'être instruit de la partie théorique de la Qabale avant de s'attaquer aux opérations de la Qabale pratique. Les amateurs de lectures et de thèses qabalistiques qui reculent devant l'application de leur doctrine se privent délibérément du fruit de leur travail.

Telle qu'elle est appliquée depuis le XIX ème siècle, la Qabale pratique repose en grande partie sur l'Arbre de Vie dont le sommet est considéré comme la première expression de la divinité. L'idée centrale est celle de la Voie du retour, de la Réintégration, vers le sommet de l'Arbre dont nous nous sommes éloignés. Les interprétations modernes des procédures et de la méthodologie à utiliser pour atteindre cet objectif diffèrent de celles proposées par les religions traditionnelles (y compris le judaïsme).

Les érudits chrétiens de la Renaissance qui avaient redécouvert les écrits hermétiques tentèrent de les concilier avec l'Ancien comme avec le Nouveau Testament en ayant recours à la Qabale, qu'ils expurgèrent de ce qu'ils considéraient comme des éléments païens. Une telle adaptation fut encouragée par les ressemblances rapprochant la doctrine qabalistique des émanations du divin — dont la relation est généralement représentée parle glyphe connu sous le nom « Arbre de Vie » — et certains aspects des théories avancées par des mystiques chrétiens influencés par Platon, tels Denys l'Aréopagite.

Aux XVIII ème et XIX ème siècles, surgiront de fructueux courants de magie opérative, généralement issus des milieux maçonniques, certains se référant directement à une réinterprétation du judaïsme et du christianisme (Martinez de Pasqually), d'autres adoptant une attitude plus conforme aux traditions hermétiques et néoplatoniciennes (la Golden Dawn). Martinez de Pasqually et la Golden Dawn ne sont que deux exemples parmi d'autres. Ils présentent la particularité d'avoir insufflé un renouveau d'une ampleur considérable.

Schématiquement, il existe aujourd'hui une Qabale « traditionnelle »  considérée comme mystique et contemplative et une Qabale « moderne » à vocation magique. La distinction n'est pas absolue. 

Le glyphe fondamental qu'est l'Arbre de Vie et certains textes sont communs aux deux aspects. Cependant, les divergences s'accrurent avec le temps et sont maintenant très marquées du fait des qabalistes chrétiens de la Renaissance, puis de ces mouvements d'origine maçonnique (Rose+Croix d'Or, Societas Rosicruciana ln Anglia) qui privilégièrent l'Arbre de Vie sur lequel ils calquèrent leurs grades, de sa réinterprétation magique par la Golden Dawn et des développements effectués par les membres de cet Ordre ou leurs disciples (Dion Fortune, Aleister Crowley, Israel Regardie, William Gray, Gareth Knight).


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Pleine conscience: la technique de méditation qui vous aidera à vivre de façon plus heureuse.




 La méditation de pleine conscience nous rend plus heureux.



Ce texte est une traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ». 

Étrangement, il nous est de plus en plus difficile de vivre pleinement l’instant présent, une difficulté que nous vous apprenons à surmonter avec la technique de méditation de la pleine conscience, pour apprécier le présent en savourant notre bonheur.
Perdu entre l'agitation de la journée et ce qui reste en suspens pour le lendemain, avez-vous noté combien de pas vous avez effectués pour arriver jusqu’à à chez vous ou comment était le ciel ? Bien sûr que non, parce que vous vivez en esprit dans le futur et n’êtes pas dans le présent.

Pourquoi est-il important de vivre dans le présent ?

Selon le psychologue de Médecine Intégrative, du groupe de méditation Bupa, Juan Carlos Kaplan, « Toute la négativité est causée par une accumulation de temps psychologique et la négation du présent ; le mal-être, l'anxiété, la tension, le stress, l'inquiétude et toutes les formes de peur sont causées par une très grande concentration de pensée sur le futur et une faible présence psychique dans l'ici et maintenant. La culpabilité, le remords, le ressentiment, la tristesse, l'amertume et toutes les formes de manque de pardon sont causées par une grande concentration de pensée sur le passé et une faible présence psychique dans l’ici et maintenant. »

Vivre ici et maintenant : un moyen de faire face à nos problèmes.

Quand les gens analysent les problèmes qu'ils ont, s'ils se donnent quelques minutes pour réfléchir, ils se rendent compte tout à coup que ces problèmes sont plus graves dans leur esprit que dans la réalité, affirme Juan Carlos Kaplan, qui ajoute que « le vrai problème n'est pas dans les causes externes, le problème est de savoir comment nous avons tendance à réagir à celles-ci ».

Par conséquent, ce psychologue soutient que « se maintenir au présent, vivre ici et maintenant va les aider, car ils apprendront que les forces extérieures n'auront aucun effet sur eux, et ne seront plus un problème, car dans l’ici et maintenant, seule la personne existe et non les millions de choses qui nous préoccupent d’habitude ».

Afin que vous ne soyez pas bloqués dans le futur, la pratique quotidienne de la méditation de pleine conscience vous aidera à apprécier chaque moment que vous vivez en percevant la réalité telle qu'elle est, en démasquant les causes profondes de nos souffrances et en dissipant la confusion mentale. Comment obtient-on cela ? Il faut réduire les stimuli externes, en nous aidant à nous concentrer sur le «juste être».

Commencer à pratiquer la pleine conscience.

La pratique de la pleine conscience exige seulement que la personne reste immobile, observe et ressente. Cette technique peut être effectuée assis ou couché, en ne faisant rien de plus que de prêter attention à sa respiration pendant quelques minutes chaque jour (c’est la méditation « anapana-sati »en bouddhisme).

Jon Kabat-Zinn, un des leaders mondiaux de la méditation de pleine conscience, qui a pratiqué cette technique dans des services de psychologie, définit celle-ci ainsi : «Prêter de manière intentionnelle attention au moment présent, sans jugement».

Entre ses divers bénéfices elle sert avant tout à :

Réduire le stress
Augmenter la conscience de soi-même
Réduire les symptômes physiques et psychologiques associés au stress
Améliorer le bien-être de la personne qui la pratique
Permettre de porter attention à l'expérience du moment présent avec intérêt, curiosité et concentration.

Pratiquez la pleine conscience tous les jours

Commencer à pratiquer la pleine conscience est simple et bénéfique pour notre santé, notre état d'esprit et notre façon d’entrer en relation avec ceux qui nous entourent. Si vous avez déjà décidé de commencer à vivre dans le moment présent, pratiquez les exercices suivants :

1) Concentrez toute votre attention sur votre respiration pendant une minute. Laissez les yeux ouverts, inspirez par le nez et expirez par la bouche.

2) Concentrez votre attention sur le son et le rythme de votre respiration.

3) Choisissez un objet et regardez-le. Soyez conscient que ce que vous observez vous donne l'impression d'être « éveillé ». Libérez-vous de vos pensées et concentrez votre attention sur le moment présent.

4) Écoutez de la musique apaisante et ressentez-en les effets calmants tout en effectuant un exercice de pleine conscience, en mettant vraiment l'accent sur le son et la vibration de chaque note.


5) Contemplez vos pensées. Pour certaines personnes stressées, il est très difficile de distraire leur esprit de leurs pensées-préoccupations. Une façon de réduire la tension que celles-ci génèrent est de seulement se contenter de les contempler comme des nuages chaque fois qu'elles surviennent et qui se contentent de passer, tandis que vous les contemplez. Vous serez ainsi en mesure de réduire leur effet angoissant.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Amitiés à tous.

mardi 31 octobre 2017

Les théories philosophiques et religieuses des néoplatoniciens (deuxième partie).





Les oracles chaldaïques.


J’ai choisi de m’inspirer pour cet article du livre de Denis Labouré Les enseignements quabalistiques de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn, La pratique du Pilier du Milieu. Pour des raisons de commodité de lecture sur Internet, cet article est divisé en deux parties.

Avec l'avènement du christianisme, avant que l'empereur Justinien ne finisse par fermer les écoles philosophiques d'Athènes en 529, il y eut un bref réveil de la flamme païenne avec Proclus, le dernier des grands théurges classiques et des philosophes néo-platoniciens.

Proclus (410-485) fut initié aux secrets de la théurgie par Asclepigencia, fille d'un autre néo-platonicien, Plutarque d'Athènes. Proclus ne se maria jamais, mais vécut une vie quasi-monastique en compagnie des hommes et des femmes qui constituaient la communauté des philosophes païens d'Athènes, un îlot de santé dans un monde où les hommes s'entre-tuaient pour leurs opinions théologiques. Proclus passait de nombreuses heures en prière contemplative, invoquait les dieux par des rites théurgiques, écrivait sans cesse. Il fut l'hôte de la déesse Athéna qui, au dire des compagnons de Proclus, élut demeure en sa maison après que son image eut été retirée du Parthénon. Les écrits théurgiques de Proclus, à l'exception de quelques fragments, furent tous détruits par ses adversaires chrétiens ; mais quelques-uns de ses ouvrages philosophiques survécurent et, à travers une traduction latine du Moyen Âge, conservèrent un peu du savoir de la philosophie platonicienne et hermétique qui avait servi de cadre théorique à la théurgie peu avant sa disparition.

Ces influences néoplatoniciennes furent renforcées au XII ème siècle par la redécouverte de l'astrologie antique. Celle-ci vint à la connaissance des érudits occidentaux à travers une traduction latine établie à partir de versions arabes des écrits astrologiques d'écrivains grecs comme Ptolémée. L'astrologie proprement dite n'entre pas dans le propos du présent ouvrage, mais le fait qu'elle ait été acceptée par la chrétienté occidentale, et à peu près complètement dans la seconde moitié du Mir siècle, est un point dont l'importance ne saurait être sous-estimée. Sous les habits des esprits planétaires, les anciens dieux étaient de retour. Avec l'astrologie, une cosmologie magique entrait dans le paysage chrétien. Cette cosmologie devait inspirer les magiciens savants des XV', XVI' et XVII• siècles.

Examinons un autre héritage recueilli par l’ésotérisme contemporain. Les Oracles chaldaïques étaient le grand livre sacré des théurges. Cette collection de maximes fut compilée et peut-être écrite par Julianus, un néoplatonicien de la seconde moitié du deuxième siècle de notre ère. Elle contient des idées sur Dieu, les démons, l'âme, le salut, le cosmos, et des indications sur les rites théurgiques. «Ne change jamais les noms barbares», ordonnent les Oracles chaldaïques qui enseignèrent l'importance dans les rites de ces mots archaïques d'origine étrangère. Tout en refusant la théurgie, le chrétien byzantin Michel Psellus (vers 1018.1082) commenta ainsi cette sentence : «Il y a chez les peuples des noms livrés par Dieu, qui ont dans les rites une force Ineffable. Ne les transpose donc pas en grec : Seraphlm, par exemple, ou Cherubim, Michel, Gabriel. Car ainsi prononcés selon l'hébreu, ils ont dans les rites une action Ineffable ; changés en noms grecs, ils perdent leur force. Plusieurs phrases-clefs des rituels de l’ordre ésotérique de la Golden Dawn sont en fait des sentences reprises des Oracles chaldaïques.

Les œuvres de Jamblique, Proclus, Porphyre et Julianus qui subsistent doivent être étudiées, et bien souvent, les principes de l’ésotérisme tel que nous le concevons seront identiques à ceux de l'antique théurgie néo-platonicienne.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 30 octobre 2017

Les théories philosophiques et religieuses des néoplatoniciens (première partie).



Le livre de Jamblique.



J’ai choisi de m’inspirer pour cet article du livre de Denis Labouré Lesenseignements quabalistiques de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn, La pratique du Pilier du Milieu. Pour des raisons de commodité de lecture sur Internet, ce texte est divisé en deux parties.

Le terme néoplatonisme s'applique à la philosophie de Plotin (205-270) et à celle de ses disciples (Porphyre, Jamblique, etc.) ; tous portaient à Platon, mais également à Aristote et aux stoïciens, une profonde admiration. Ils étudièrent ou enseignèrent, soit à Alexandrie, soit à Athènes, soit à Rome, parfois dans plusieurs de ces trois villes qui constituaient les grands centres intellectuels de l'Europe. Tous furent en contact plus ou moins étroit avec le christianisme à ses débuts, avec des courants gnostiques et avec différentes formes religieuses venues du Proche et du Moyen-Orient. Historiquement, le néoplatonisme coïncide avec la fin de l'Antiquité.

Pour Plotin, la voie ascendante est celle qui, remontant d'hypostase en hypostase (hypostase : principe ou réalité divine) doit nous conduire jusqu'à la contemplation de l'Un. D'où le sens et la portée de deux images-clefs utilisées par le philosophe : le jet d'eau et le rayon lumineux. Les gouttelettes d'eau jaillissent toutes du point d'où surgit le jet d'eau. Elles retombent ensuite en s'éparpillant ; elles sont l'image fidèle de la chute. C'est pourquoi nous devons nous efforcer de parcourir en sens Inverse l'itinéraire qu'elles ont suivi, afin de remonter jusqu'à l'Un. De même, les rayons lumineux sont tous issus d'un point centrai à partir duquel ils divergent. Ils se perdent insensiblement dans une obscurité où ils meurent. Nous devons nous détourner de cette issue afin de remonter jusqu'à la source de lumière à laquelle nous nous identifierons.

Ni mal ni bien, ni faute ni péché, mais un constat : plus on s'éloigne de la source de lumière, plus on s'égare dans les ténèbres, simple absence de lumière. L'âme n'a pas à être métamorphosée par une révélation, un rachat. Sa laideur vient simplement de son mélange avec la matière ; c'est donc à l'âme de s'en dégager afin qu'elle se retrouve telle qu'elle a toujours été : « C'est comme si un homme plongé dans la boue d'un bourbier ne montrait plus la beauté qu'il possédait, et comme si l'on ne voyait de lui que la boue dont il est enduit ; la laideur est survenue en lui par l'addition d'un élément étranger, et s'il doit redevenir beau, c'est un travail pour lui de se laver et de se nettoyer pour être ce qu'il était.» (Plotin, Ennéades I, 6, 5).

Par l'ascèse et la méditation, Plotin a connu cet état d'union à trois reprises : « Souvent je m'éveille de mon corps à moi-même ; je deviens extérieur aux autres choses, intérieur à moi ; je vois une beauté d'une merveilleuse majesté ; alors je le crois : je suis, avant tout, d'un monde supérieur ; la vie que je vis alors, c’est la vie la meilleure ; je m'identifie au Divin, en lui j'ai ma demeure : parvenu à cette activité suprême, c’est là que je me fixe ; je transcende toute autre réalité spirituelle ; mais, après ce repos dans le Divin, retombant de l'intuition dans la réflexion et le raisonnement, je me demande alors comment j'ai pu jamais, et cette fois encore, descendre ainsi, comment mon âme a pu venir à l'intérieur d'un corps, si déjà, alors qu'elle est dans un corps, elle est telle qu'elle m'est apparue.» (Ennéades IV 8, I, I).

Peut-on mettre au point une technique, une méthode facilitant le retour de l'homme aux dieux, l'union, au cours de l'existence, de la conscience individuelle avec le monde des Essences universelles ? C'est ce que réalisera Jamblique (né vers le milieu du III ème siècle - mort vers 330) en réinterprétant les antiques traditions égyptiennes, chaldéennes et assyriennes à la lumière de Pythagore, de Platon et des néoplatoniciens. « Ce n'est pas par la pensée, écrit-il dans Les Mystères d'Egypte, que les théurges sont liés aux dieux... l'union théurgique (avec le Divin) n'est obtenue que par l'efficacité des actes ineffables accomplis de manière appropriée». Désormais, le néoplatonisme s'efforcera d'intégrer la théurgie (du grec theos : dieu, et ergon : ouvrage).

Le théurge se consacre à la transfiguration du monde, à l'incarnation dans le chaos qu'est le monde présent du cosmos ou Ordre du Monde défini par les dieux. Ses efforts pour atteindre la divinité ont une répercussion sur l'ensemble de l'univers créé. Proclus avait observé que par les invocations magiques et l'union spirituelle, les essences divines semblaient descendre en ce monde et s'incarner dans les hommes. Le moine reclus ne prie-t-il pas pour la rédemption de l'humanité toute entière ?

La théurgie fut populaire avec les derniers philosophes païens, qui virent en elle une digue contre le flot montant du christianisme, une discipline se situant au-dessus de la philosophie en ce qu'elle donne directement accès aux dieux. Les théurges perdirent leur bataille contre le christianisme. Leur « religion » d'élite fut submergée par l’intolérance d'une Eglise d'état qui substitua la croyance à la connaissance.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Les 10 étapes pour contacter votre être intérieur.



Sans commentaire.

Ce texte est la traduction d'un article du site « Rincon del Tibet ». 

Chacun de nous est connecté avec la Source. Le Soi Supérieur qui est en nous transcende de loin la compréhension de nos esprits conscients. C'est le pouvoir qu’ont connu tous les grands génies et les grands maîtres. C'est aussi l'espace de la magie et des miracles dans nos vies. Voici les étapes à suivre pour prendre contact avec votre être intérieur.

1. La première étape consiste à croire que vous possédez un être supérieur avec qui pouvez  établir une communication !

Ayez ensuite l'espoir que cette communication s'améliorera davantage de jour en jour, alors que vous vous vous concentrez sur votre croissance intérieure avec application. Sans ces deux préalables essentiels, il est difficile de réaliser quoi que ce soit dans la vie, même sur le plan physique. Ces deux qualités sont essentielles à la croissance intérieure. Donc, fixez-vous un objectif afin de prendre contact avec votre Soi Supérieur, révisez cet objectif tous les jours et maintenez votre objectif ferme jusqu'à ce que vous réussissiez.

2. Transformez votre vision du monde.

Nous sommes éduqués avec une vision essentiellement matérialiste du monde, qui nie le rôle de l'Esprit. Pour établir un contact étroit avec les royaumes spirituels, nous avons besoin que tout notre être — conscient et inconscient — soit en harmonie avec notre but. Dans n'importe quelle activité ou but essentiel, vous devez établir les règles du jeu et la façon de jouer. Contacter votre Soi Supérieur va vous demander de connaître un processus similaire. Par conséquent, cherchez des écrits ou des enseignants qui élargissent votre compréhension de l'univers, d’une manière fondamentale, et vous les présentent comme des domaines de la Conscience et de l'Esprit.

3. Solitude.

Recherchez régulièrement du temps pour vous, durant lequel vous pourrez être totalement seul. Un endroit calme est préférable. Asseyez-vous tranquillement sans attendre quoi que ce soit. Ne faites rien. Cela peut sembler très inconfortable et étrange au début. Persistez. Vous donnez ainsi du temps et de l'espace à votre voix intérieure pour que vous puissiez l’entendre. Cela se passera soit pendant ce temps de calme, soit pendant les événements de la journée. Il y aura une synchronicité qui vous touchera, quelqu'un vous dira exactement ce que vous devez entendre, vous aurez un éclair d'intuition. Tous les grands génies de l'histoire se sont donnés un temps régulier de solitude et de silence pour eux-mêmes. Vous devriez le pratiquer vous-aussi.

4. Méditation.

Dans la méditation, vous travaillez à discipliner votre esprit et à faire taire le bavardage intérieur qui l’agite et le remplit toujours. Vous créez un récipient pur pour que le Soi Supérieur le remplisse. L’attention sur le souffle (Anapana-Sati) est une excellente discipline de méditation, comme aussi de se concentrer sur une flamme. Ou visualisez une sphère de lumière dorée au niveau de votre plexus solaire qui énergétise tout votre corps et le guérit. Il existe de nombreuses méthodes que vous pouvez étudier et utiliser.

5. Dans le quotidien.

Notez vos sentiments, vos émotions, vos rêves et vos intuitions tous les jours dans un journal intime. Cela vous aidera à entrer en contact plus étroit avec vos profondeurs intuitives. Vous pourrez poser vos questions sur le Soi Supérieur dans votre journal, puis enregistrer les réponses ou les intuitions que vous recevrez. Si vous effectuez cela régulièrement avec foi et espérance, vous recevrez les réponses dont vous avez besoin.

6. Dialogue intérieur.

Maintenez un dialogue intérieur régulier avec votre Soi Supérieur. Au cours des 40 prochains jours, faites le pari de rester en contact avec lui toute la journée. Dites à votre Être Supérieur : « Je sais que tu es là et je veux te rencontrer et diriger mon attention vers toi. S'il te plaît, commence à guider ma vie. Ne vous inquiétez pas si ce dialogue est complètement à sens unique au commencement. Rappelez-vous que vous avez perdu le contact avec votre moi intérieur depuis des décennies. Il faut du temps pour nettoyer les toiles d'araignées ! Persistez dans ce dialogue intérieur, comme si vous parliez à un ami, bavardez, posez des questions, partagez vos espoirs et commencez à écouter les réponses. Elles vont vous parvenir.

7. Leçons de la vie.

Considérez la vie comme une école du mystère. Pensez que tous les événements de votre vie, de votre condition humaine et de votre personnalité ont été structurés précisément afin de vous apprendre exactement ce que vous devez savoir maintenant. Prenez la vie comme si toute la création conspirait en votre faveur ! Quand quelque chose survient dans votre vie, pour le meilleur ou pour le pire, demandez-vous quelle leçon cela représente pour vous. Même les situations ou les personnes désagréables ont été délibérément placées ici dans votre vie comme un défi pour vous aider à grandir. Lorsque vous commencerez à voir votre existence comme une œuvre d’art dans laquelle vous jouez le rôle principal, le Soi Supérieur deviendra une réalité beaucoup plus évidente pour vous dans votre vie. Notez ces découvertes dans votre journal.

8. Rêves.

Attendez-vous à ce que votre Soi Supérieur s’adresse à vous dans vos rêves. Avant d'aller dormir, pratiquez des étirements et détendez votre corps complètement. Demandez quelque chose à votre Soi Supérieur et attendez la réponse. Quand vous vous levez, rappelez-vous ce que vous pouvez exploiter de vos rêves et écrivez-le dans votre journal. Si vous n'êtes pas habitué à vous souvenir de vos rêves, cela demandera du temps et de la persévérance. Cependant, avec de la patience, vous commencerez à vous souvenir de vos rêves et vous recevrez des réponses de votre Soi Supérieur.

9. Conscience.

Focalisez-vous plus sur le présent, vivez dans l’ici et maintenant. Lorsque vous mangez, ayez conscience que vous mangez. Quand vous marchez, sachez que vous marchez. Le seul temps réel est le présent — le passé n’existe définitivement plus et le futur n'existe pas encore. Par conséquent, travaillez à extirper de votre esprit les soucis, les illusions et les extrapolations. Nettoyez votre esprit, mettez de l’ordre dans son désordre et créez-vous un espace pour qu'il soit rempli par votre Soi Supérieur.

10. De la patience, encore de la patience !

Rappelez-vous, vous avez peut-être passé toute votre vie sans contacter la Source. Par conséquent, il faudra du temps pour apprendre à rétablir ce contact. Tout ce qui vaut la peine dans l’existence nécessite du temps et de l’exercice. Soyez vigilants et pratiquez ces étapes chaque jour, et vous recevrez les réponses dont vous avez besoin.

Rappelez-vous, Le Soi Supérieur veut être en contact avec vous. En fait, le simple fait de parler de lui comme quelqu'un qui est séparé de vous est contradictoire. Le Soi Supérieur, c'est vous ! Votre vrai moi. Alors entrez en contact avec Vous-même !


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

Numéro d'octobre 2017 de la revue "The Linking Ring" avec un important article sur Derren Brown.




Le numéro de la revue "The Linking Ring" d'octobre 2017 sur Derren Brown.

La revue de l'"International Brotherhood of Magicians", The Linking Ring, consacre un important article illustré de très belles photographies au mentaliste anglais Derren Brown : Derren Brown, No Longer a Secret par Simone Marron (p. 18 à 25).

Si vous désirez en savoir plus, contactez-moi en message privé.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Amitiés à tous !