dimanche 11 octobre 2015

Les cinq dhyani-bouddhas, leurs projections magiques, leurs émanations agissantes


Une petite illustration mais très parlante sur les cinq dhyani-bouddhas


Aujourd’hui, je vais compléter mes observations sur les cinq dhyani-bouddhas, leurs projections magiques et leurs émanations agissantes grâce au livre Les Dieux du bouddhisme de Louis Frédéric. Selon l’auteur, ces cinq dhyani-bouddhas ou Jinas, étant aussi des bouddhas de méditation, par la puissance de leur concentration et de leur méditation contemplative, donnèrent naissance à des sortes de reflets agissants d’eux-mêmes ou bodhisattvas de méditation (dhyani-bodhisattvas), aussi appelés bodhisattvas de sagesse, dont la mission est de veiller sur le monde. Mais aussi chaque dhyani-bouddha est censé être, selon certaines théories, la projection magique d’un des cinq bouddhas historiques. En fait, chacun de de ces Jinas seraient trois entités en une seule, un bouddha historique, sa projection magique et son émanation agissante.

Pour plus de clarté, je vais vous présenter à la suite, comme dans l’article précédent, chaque dhyani-bouddha avec son bodhisattva de méditation (dhyani-bodhisattva) et le bouddha historique qui lui correspond.

1) Amitabha a comme bodhisattva de méditation Padmapani et correspond au bouddha historique Sakyamuni.

2) Amoghasiddhi a comme bodhisattva de méditation Visvapani et correspond au bouddha historique Maitreya (le bouddha de l’avenir !).

3) Akhshobya a comme bodhisattva de méditation Vajrapani et correspond au bouddha historique Kanakamuni.

4) Ratnasambhava a comme bodhisattva de méditation Ratnapani et correspond au bouddha historique Kashyapa.

5) Vairochana a comme bodhisattva de méditation Samantabhadra et correspond au bouddha historique Krakucchanda.

La plupart du temps, on croit que les bouddhistes ne révèrent que Sakyamuni, le bouddha de notre ère, mais c’est totalement inexact. La secte japonaise du Jodo-Shinshu ne prend en considération qu’Amitabha tandis que les sectes ésotériques du Tendai et du Shingon, toujours au Japon, ont fait de Vairochana leur divinité principale.

Un peu compliqué, non, mais vous verrez par la suite que cela en vaut la peine. Si vous voulez creuser le sujet, achetez-vous, comme je l’ai déjà indiqué, la Petite encyclopédie des divinités et symboles du bouddhisme tibétain du Lama Cheuky Sèngué (François Jacquemart) et étudiez p.116 le « Tableau des correspondances des 5 vainqueurs » (les vainqueurs étant les dhyani-bouddhas). Si vos finances sont basses, vous pouvez consulter le site du Centre Bouddhiste Triratna de Paris ou alors ce lien, ou même aller sur Wikipédia.

Dans un prochain article, j’aborderai un sujet un peu différent, le bouddhisme tibétain, auquel Sangharakshita, le fondateur de la Communauté bouddhiste Triratna,  a été initié à différentes reprises par le passé.
Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.

La suite au prochain numéro comme dans les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle ou dans les séries télévisées américaines actuelles.

Amitiés à tous.



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