jeudi 12 janvier 2017

Article hors normes : la notion de projection en Gestalt thérapie + Banachek « Subtilités psychologiques 1 » (rien à voir en apparence entre les deux).



Dans le tour Sherlock du mentaliste Julien Losa, on reconnaît, bien sûr, la pipe de Georges Brassens.

Osho nous dit « Je peux parler indéfiniment parce que je n’ai pas d’enseignement »
Pour expliquer cet article (qui correspond à un peu de moi sans être le reflet des étiquettes que l’on peut mettre sur moi : mentaliste, écrivain, déconneur, etc.), cette citation de Georges Brassens :
Ce canard n'a qu'un bec
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux.

1) La notion de projection en Gestalt thérapie
Dans la projection, on attribue à l’autre ce que l’on pense, ressent, perçoit. Il s’agit souvent d’un mécanisme qui permet d’éviter des pulsions ou des sentiments inavoués ou des états qu’on ne peut pas reconnaître et assumer. « Tu vas prendre l’avion pendant 12 heures ! Quelle horreur, c’est insupportable ! Surtout n’oublie pas de prendre des calmants. », etc. Cette affirmation est assénée à quelqu’un qui adore les vols longue distance ! Exemple typique de projection d’une personne qui a peur de l’avion. Ce qui est projeté à l’extérieur (dans l’exemple, la peur) devient alors plus supportable puisque nous avons l’illusion que ça ne nous appartient pas. C’est un mécanisme de défense très courant, car nous voyons le monde avec notre propre regard et nous oublions facilement l’infinie multiplicité des différentes perceptions.
Mais ce peut être très invalidant : si nous sommes psychologiquement très malveillants avec les autres et si nous vivons le mécanisme de défense malsain de la projection selon lequel les autres pensent comme nous, nous croyons que tout le monde est malveillant et  nous sommes en permanence sur le qui-vive.
Si l’on veut être positif, être en contact avec la réalité de l’autre et de son vécu implique une certaine vigilance. Assumer de reconnaître nos désirs, notre vécu, nos besoins demande une prise de responsabilité. Dans son aspect sain, la projection est utile quand nous tentons de nous mettre à la place de l’autre pour le comprendre. Elle exprime toujours un contact juste quand elle laisse la possibilité à l’autre de rectifier notre projection. « D’accord, je comprends que tu me voies comme ça, mais je suis différent de ce que tu perçois. »


D’abord bravo à Ludo, Marchands de trucs. J’ai été étonné par le nombre de produits géniaux (à mon avis) qu’il nous a proposés cette année : Le Phantom Wallet de Sylvain Vip et Maxime Schucht, Fantastique de Antoine Salembier, L’art de l’hypnose impromptue d’Anthony Jacquin, Th Series 1 de Max Maven.

Et maintenant Subtilités psychologiques 1 de Banachek ! Pour moi, cet ouvrage est comme le musée du Louvre du mentalisme. Vous pouvez y consacrer 365 jours sans le connaître à fond ! (et vous pouvez aussi aussi acheter le tome 2 si vous pratiquez le mentalisme jour et nuit).

Mais à présent, regardez simplement le dernier tour du livre « Lapsus freudien » de Dave Arch (p. 252) et vous verrez qu’il peut y avoir d’étranges correspondances entre une méthode de psychologie et un livre sur le mentalisme.

C’est tout pour le moment. Un nouvel article de cet acabit pour la prochaine fois. Amitiés à tous.

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