jeudi 7 juin 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (deuxième partie, comment supporter les échecs et atteindre ses objectifs).


Un livre d'un génie de la psychologie.



Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci

Comment supporter les échecs et atteindre ses objectifs.

Si vous voulez réussir, il faudra y mettre les moyens (voir article précédent) mais en plus supporter les échecs. Vous allez tout de suite me répliquer : comment procéder pour accepter ces échecs, quelle attitude avoir pour patienter jusqu’à la réussite si je n’ai pas foi en moi, si je ne suis pas sûr que ce que je réalise est bon ?

Prenons l’exemple où vous désirez écrire et publier un livre. Il faut pour résoudre le problème de cette écriture le diviser en deux parties. D’abord, comment patienter ? En s’occupant à d’autres activités. Il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier, ni attacher un navire à une seule ancre. En psychologie, il est nécessaire de ne pas avoir qu’un seul but. Il ne faut pas se répéter, comme les étudiants aux grandes écoles, c’est soit la réussite soit la mort. Cette posture ne sert à rien, elle entraîne un désespoir fatal. Il faut s’occuper de sa femme, de ses enfants, de ses amis, avoir d’autres loisirs, mais toujours continuer.

Ensuite, comment faire pour atteindre la réussite ? La méthode est la même que pour vaincre l’angoisse (voir article précédent) : avoir recours à un professionnel (si vous avez la possibilité de donner à lire votre manuscrit à un auteur, n’hésitez pas, il en pointera les défauts et vous forcera à réécrire les passages de faible valeur), demander une relecture à vos amis (il faut dépasser alors l’idée que votre livre est personnel et la peur de vous mettre à nu ; notez que vos amis risquent d’être de moindre secours qu’un lecteur professionnel et objectif ; surtout faites le lire à des amis objectifs), s’inspirer de livres (si vous écrivez un roman, observez évidemment la structure des romans que vous lisez et tirez en des conclusions ; vous pouvez aussi acheter différents guides sur le métier d'écrivain), trouver des ressources en vous-même (normalement, tout est dans votre esprit ; en ce qui concerne la narration, chaque nuit, dans vos rêves vous bâtissez de manière inconsciente de très beaux contes. Ensuite persuadez-vous qu'après tout, un roman n’est rien d’autre qu’une succession de mots bien choisis).

Donc s’adapter et oser sont les maîtres mots. Nous savons que l’audace est une ressource difficile à trouver mais le passage par les quatre médiateurs (professionnels, amis, livres, vos propres ressources) devrait vous aider à débloquer un schéma où votre timidité vous maintient depuis trop longtemps.

A cela s’ajoute la dernière valeur, celle du travail. Vous pourrez proposer votre manuscrit cinquante fois, s’il n’est pas travaillé, personne ne s’intéressera à lui. Que signifie « travailler » ? « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage. » écrivait Boileau. Il faut corriger et relire votre manuscrit à de nombreuses reprises pour qu’il n’y ait pas de répétitions, de fautes d’orthographe, pour que votre plan soit cohérent, vos arguments soient bien exposés et vos chapitres s’enchaînent avec fluidité. Jamais personne n’a produit un texte parfait avec seulement un premier jet. Seules des personnes malhonnêtes vous diront le contraire. A ce sujet, il serait bon que vous vous inspiriez de la vie des grands écrivains et de leurs carnets de travail (l’exemple de Flaubert étant le meilleur d'après moi car on y voit, grâce à ses brouillons, le travail énorme qu’il fournissait pour chacun de ses livres).

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


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