samedi 1 juillet 2017

Compte rendu de «Mémoire illimitée » de Kevin Horsley (quatrième partie), Ne croyez jamais un mensonge.


Joël Licciardi, seul français sélectionné au championnats du monde de mémoire en Chine en 2015.

Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu croisé de deux livres qui sont pour moi les meilleurs des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien et Mémoire illimitée de Kevin Horsley.

Aujourd’hui, je vais traiter de Mémoire illimitée de Kevin Horsley, et résumer son chapitre 3: « Ne croyez jamais un mensonge».

"L'esprit constitue la limite. Tant qu'il peut vous voir faire quelque chose, vous y arriverez, aussi longtemps que vous y croirez sans réserve."
 Arnold Schwarzeneger

Un jour, un poisson qui vivait dans un étang en rencontra un autre qui avait déjà vécu dans l'océan. Le premier ayant demandé au second : « Qu'est-ce que l'océan ? », ce dernier lui répondit : « C'est une vaste étendue d'eau des millions de fois plus grande que ton étang.» Le poisson qui vivait dans l'étang ne parla plus jamais à l'autre poisson parce qu'il le croyait menteur.

Quelle leçon pourrait bien nous enseigner cette histoire ?

Vos croyances touchant la capacité de votre concentration et de votre mémoire pourraient constituer votre version limitée de la vérité. Bon nombre de gens n'exploiteront jamais leur véritable potentiel, parce qu'ils ont déterminé de nourrir une vision limitée de ce qu'ils peuvent faire.

Et si vos croyances négatives touchant votre concentration, votre mémoire et votre potentiel s'avéraient totalement fausses ? Qui seriez-vous sans ces croyances ?

Selon Richard Bandler: «Les croyances ne concernent pas la vérité ; on doit tout simplement les croire. Ce sont elles qui guident notre comportement.» Nous défendons toujours nos croyances. Par conséquent, si vous croyez avoir une mauvaise mémoire, vous agirez et penserez toujours en accord avec cette croyance. Là où va l'attention, l'énergie se déverse.

Si vous désirez améliorer votre mémoire et votre concentration, vous devrez vous créer un système de croyances qui les soutiendra.

Imaginez une Terre A et une Terre B, deux planètes semblables en tous points, sinon qu'elles existent dans différentes dimensions.

Monsieur A vit sur la Terre 1 et Monsieur B sur la Terre 2.
Ils ont la même apparence, parlent la même langue, vivent dans un environnement identique et ont terminé les mêmes études. Ils ont même un cerveau et un système nerveux identiques. En fait, tout est identique, sinon une chose.

Monsieur A croit que sa mémoire est désastreuse, si bien qu'il affirme à qui veut l'entendre :
«Je n'arrive pas à me concentrer. Mon attention ressemble à un kangourou qui saute çà et là.»
«J'oublie constamment des choses.»
«J'éprouve beaucoup de difficultés à me souvenir des noms.»
« Ma mémoire se détériore chaque jour. »
«Ma mémoire est pleine.»
«Ma mémoire est semblable à une passoire.»
«Je suis idiot.»
«N'apprenez pas trop, sinon votre cerveau se remplira ! »
Il déteste apprendre et mémoriser ne l'intéresse pas, parce qu'il pense qu'il oubliera.

Monsieur B croit qu'il dispose d'une mémoire formidable, exceptionnelle. En fait, il dit toujours :
«Je choisis de concentrer mon attention, à la façon d'un rayon laser. »
«L'amélioration de la mémoire est importante.»
« Voyez à quel point je me souviens ! J'ai des centaines de millions de souvenirs entreposés dans mon esprit.»
« Ma mémoire s'améliore chaque jour. »
«Me rappeler les noms m'intéresse.»
«Je suis brillant.»
« Ma mémoire a la capacité d'emmagasiner et de se souvenir de quantités impressionnantes d'informations. D'ailleurs, c'est le seul contenant qui possède la propriété suivante : plus on y ajoute de choses, plus on peut en entreposer.»
Il aime apprendre et il veut se remémorer et cultiver son esprit.

Alors, selon vous, qui jouira de la meilleure mémoire ? Monsieur B, bien sûr !
Tout ce qui différencie ces deux hommes, ce sont leurs croyances. Lesquelles estimez-vous correctes ?

Elles le sont dans les deux cas, puisque seul notre raisonnement détermine ce qui est correct ou pas. Monsieur A et Monsieur B ont tous deux leurs croyances, qu'ils ancrent dans leur expérience de vie et leurs pensées. Monsieur A se concentre sur le négatif et sur la passivité de sa puissance ; il se prédispose à l'échec. Par contre, Monsieur B se concentre sur le positif et s'assume ; il se prédispose à la réussite. Ces deux hommes ont choisi leurs croyances personnelles. Les résultats qu'ils obtiendront ne seront pas déterminés par une influence externe. Nous sommes tous libres de choisir à quoi nous penserons et, au bout du compte, cela déterminera quelles seront nos croyances.

Une croyance, c'est un sentiment de certitude ; on devient ce que l'on croit.

Les croyances et les pensées négatives font obstacle à votre concentration et à votre mémoire. Si vous refusez d'assumer toute responsabilité et de changer les pensées dont vous vous nourrissez constamment, vous ne parviendrez pas à vous libérer de votre conditionnement négatif. Chacune de nos pensées est créatrice ; elle a le pouvoir de bâtir ou de détruire.

Les gens ont tendance à croire que leurs croyances sont parfaitement vraies, alors qu'elles ne le sont que pour eux. Le simple fait d'être incapable de bien faire une chose ne signifie pas qu'elle est impossible. Définissez les croyances qui vous limitent, puis posez-vous la question : « Et si elles étaient complètement fausses ? » Rappelez-vous que les limites de votre système de croyances vous empêcheront toujours de voir toute solution de rechange qui devrait être évidente.
Si vous choisissez de changer vos croyances, voici comment vous pouvez vous y prendre.

En premier lieu, 80 p. 100 de tout changement tiennent à son pourquoi et seulement 20 p. 100 à son comment. Assumez votre responsabilité. La chose est aussi simple que d'avoir un motif pour changer et de déterminer que vous voulez changer vos croyances.

En deuxième lieu, remettez en question vos croyances. Pour quelle raison avez-vous délaissé certaines des choses auxquelles vous avez déjà cru de tout cœur? Vous les avez remises en question. Si, il y a longtemps, un certain enseignant vous a dit que votre mémoire ressemblait à une passoire, cela ne veut pas dire que ses paroles doivent s'avérer vraies ou se matérialiser. À l'époque, vous étiez jeune, moins expérimenté et incapable de remettre son autorité en question. Avec l'âge, il est possible de réévaluer le jugement dont vous avez été l'objet. Posez-vous des questions telles que : « Que me coûtera cette croyance si je m'y accroche ? Suis-je contraint de m'y agripper ? Est-ce que je peux être entièrement certain qu'elle est la vérité ?»

En troisième lieu, créez une nouvelle croyance et réfléchissez à des expériences, à des recherches et à des pensées susceptibles de la confirmer. Lorsque vous changez vos croyances, vous vous accordez le droit de faire davantage l'expérience de votre potentiel et de vous créer de nouvelles possibilités.

En quatrième lieu, utilisez la nouvelle croyance souvent et assimilez-la à votre identité.

Vos croyances ne sont que les histoires à votre sujet que vous avez acceptées comme véridiques. Il vous suffit de décider de les changer.

Selon Spenser Lord : «Les croyances ne sont pas des tatouages ; elles sont comme des vêtements que l'on peut enfiler et enlever à sa guise

Donc, dans un prochain article, nous détaillerons les cinq croyances fondamentales que vous pouvez « revêtir» immédiatement.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

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