mercredi 8 novembre 2017

La Qabale, l’alphabet hébraïque et les dix noms divins (deuxième partie).



Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci.

N’oubliez pas de vous procurer mon livre sur Borges qui a si bien parlé de la Qabale ! 


On peut pousser la spéculation plus loin sur le troisième et mystérieux non de Dieu (IEVE, YAHWE ou YEVE).

Le mot Yévé se présente comme suit :

—           le Yod (10), la rencontre du 1 et du 0 (de l'Etre et du Néant) est le principe actif par excellence;

—           le Hé symbolise le principe passif;

—           le Vau les relie. Sa valeur est 6, alors que Hé a pour valeur 5.

Ces trois termes que nous venons de citer expriment le triangle primordial qui structure toute chose, comme le disait rabbi Siméon bar Yochaï. Les chrétiens le retrouvent sous forme du Père, du Fils et du Saint-Esprit et les philosophes sous celle de la thèse, de l'antithèse et de la synthèse qui scandent les exposés bien bâtis. Quant au second Hé, il signifie le passage d'un monde à l'autre. Il est en musique ce qui permet de monter d'une gamme à l'autre. Pythagore qui inventa notre gamme musicale moderne, permit le développement de toute la musique européenne. Sans Pythagore et son invention, il ne serait pas exagéré de dire que nous n'aurions point eu Bach, Mozart (qui était franc-maçon), Beethoven (dont on est presque sûr qu'il fut initié) et bien d'autres.

Les praticiens de la Kabale ont même trouvé qu’en écrivant le troisième nom de Dieu dans un triangle inversé (comme s’il était vu dans le miroir de l’univers)  : 1) Yod, 2) Hé, Yod, 3) Vau, Hé, Yod, 4) Hé, Vau, Hé, Yod, on tire un nom cabbalistique de soixante-douze lettres. Nous pouvons obtenir cette équivalence numérique :

YOD = 10

YOD et HE = 10 + 5 = 15

YOD, HE, VAU = 10 + 5 + 6 = 21

YOD, HE, VAU et HE = 10 + 5 + 6 + 5 = 26

Le total est de 10 + 15 + 21 + 26 = 72.

Dans la Kabbale pratique, on utilise les soixante-douze noms des Génies qu'évoque la Bible par les procédés suivants : ils sont constitués des trois versets mystérieux du chapitre 14 de l'Exode,  les 19, 20, 21, lesquels versets suivant le texte hébraïque se composent chacun de soixante-douze lettres. 

Voyons comment.
Écrivons séparément ces versets, formons-en trois lignes, chacune composée de soixante-douze lettres. Prenons la première lettre du 19 ème  et du 20  ème  verset en commençant par la gauche (L’hébreu s’écrit de droite à gauche). Prenons ensuite la première lettre du 20 ème verset, qui est celui du milieu, en commençant toujours par la droite. Ces trois premières lettres forment le génie, son nom plus exactement. En suivant le même ordre jusqu'à la fin, on a les soixante-douze attributs des vertus divines. Si maintenant, nous ajoutons à chacun de ces noms un des deux grands noms divins IAH ou EL, nous aurons les soixante-douze noms des anges composés de trois syllabes dont chacun contient en lui le nom de Dieu.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

mardi 7 novembre 2017

La Qabale, l’alphabet hébraïque et les dix noms divins (première partie).



Le 3 ème nom mystérieux : IEVE ou YAHWE.


Cet article est la suite de celui-ci .

N’oubliez pas de vous procurer mon livre sur Borges qui a si bien parlé de la Kabale ! 

Le temps, l'espace et la matière.

Ce sont les dix noms divins qui les ont constitués.

Le 1 er nom: EHIEH

Il signifie « J'étais, je suis, je serai » ou « le toujours ». La base de ce nom est la lettre Yod qui exprime le commencement et la fin de toutes choses. Certains occultistes dupliquent le Yod ou le rendent triple et le disposent en triangle  comme on développe une figure géométrique. Réunis, les trois Yod représentent les principaux attributs de la divinité :

—           le premier Yod exprime l'éternité qui crée le Temps (le passé, le présent, le futur);

—           le deuxième Yod exprime l'infini qui crée l'Espace (la longueur, la largeur, la profondeur);

—           le troisième Yod exprime la substance qui crée la Matière (solide, liquide, gazeuse).


Le 2 ème nom: IAH

Il a une influence sur les chérubins, le ciel et les étoiles. Il crée des figures, des motifs, des structures comme on dit en physique moderne, qui mettent en ordre le chaos originel. L'agent de la divinité en cette affaire est l'ange Raziel qui fut le guide spirituel d'Adam, l'homme primordial.


Le nom mystérieux

Le 3 ème nom: IEVE ou YAHWE

C'est le nom le plus mystérieux de la Bible. D'après la tradition juive, celui qui sait le prononcer comme il convient met en branle des forces qui le rendent maître de toutes les sciences. Ce mot n'est jamais prononcé par les juifs, car même si presque personne ne sait comment il faut le dire, il est tellement sacré qu'il ne doit jamais encourir une profanation éventuelle due seulement au hasard. Seul le grand prêtre de Jérusalem, s'enfermant dans le saint des saints, c'est-à-dire dans l'enceinte la plus secrète du temple de Salomon, le proférait une fois l'an pour faire descendre la bénédiction divine promise par l'Alliance qui liait le peuple juif à son dieu. Ce nom était jadis inscrit au portail des cathédrales et on le lit encore de nos jours sur l'une des tours de l'église Saint-Sulpice à Paris. C'est le mot secret du plus haut grade de la franc-maçonnerie, c'est-à-dire du 33 ème degré.

« Ce nom, écrit Fabre d'Olivet, offre d'abord le signe indicateur de la vie, doublé, et formant la racine essentiellement vivante (EE). Cette racine n'est jamais employée comme nom et c'est la seule qui jouisse de cette prérogative. Elle est non seulement un verbe, mais un verbe unique dont tous les autres ne sont que des dérivés. » Nom de lumière, racine de vie et de mystère, ce nom signifie en fait le Verbe. Mais comme nous sommes en Kabbale, il ne s'agit pas d'un simple verbe symbolique mais d'un Verbe au sens originel du terme, d'un Verbe qui représente réellement la parole (divine) qui a créé le monde et que l'initiation recueille pour conduire l'Adepte vers la connaissance suprême.

Ce nom est formé des quatre lettres: Yod, Hé, Vau, Hé (la lettre Hé est donc répétée). Or, comme chaque lettre de l'alphabet est aussi un nombre, nous avons :

Yod = 10,

Hé = 5,

Vau (ou Waw) = 6,

La valeur numérique totale de IEVE est donc de 10+5+6+5 = 26.

Or, le 10 représente, symbolise d'après les principes de la numérologie, le Principe-Tout, comme Pythagore le savait déjà. En effet, le 10 est composé de 1 (c'est-à-dire de l'Unité) et de 0 (c'est-à-dire du Néant). Lorsque l'unité rencontre le Néant, c'est pour le féconder, donc pour créer l'univers.

Le 5, de son côté, est la moitié de 10 ; il symbolise donc la dualité. Et Hé, la seconde lettre du nom sacré qui vaut 5, est un élément passif (féminin) par rapport au Yod qui est masculin. Hé, c'est la femme par rapport à l'homme, la substance par rapport à l'essence, la vie par rapport à l'âme. Le Vau (ou Waw), lui, 6 ème lettre de l'alphabet est produit par 10 (Yod) +5 (Hé), c'est-à-dire les lettres qui l'ont précédé dans la formation du nom divin.

En effet: 10 + 5 = 15 et 15 = 1 + 5, d'après des calculs théosophiques donc 10 = 6 ; c'est donc le rapport entre 10 et 5. Quant au second Hé, c'est une répétition qui signifie un passage du monde métaphysique (celui du créateur) à un monde physique (celui de la création).

La prochaine fois, nous terminerons l’évocation de ce nom mystérieux et évoquerons les sept autres noms.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

La suite sur la Qabale et la magie.




La lettre Mem.



Cet article est la continuation de celui-ci. Naturellement, vous pouvez aussi lire mon ouvrage sur Jorge Luis Borges qui était un grand admirateur de la Qabale et un véritable spécialiste de cette mystique magique.


Trois lettres mères, sept lettres doubles et douze lettres simples.

Œuvre philosophique, œuvre initiatique, œuvre mystique, la Kabbale est également une œuvre divinatoire et magique. C'est une œuvre à multiples dimensions. Le mieux est de commencer par le commencement et de suivre le cheminement d'un élève en Kabbale.

Le point de départ de la Kabbale, ce sont les lettres de l'alphabet hébraïque, langue sacrée comme l'est, sur un autre continent, le sanskrit. L'alphabet hébraïque comprend vingt-deux lettres qui ne sont pas placées par hasard les unes à la suite des autres. Chacune d'entre elles correspond à un nombre d'après son rang, à un hiéroglyphe d'après sa forme et à un symbole d'après ses rapports avec les autres lettres.

Les kabbalistes classent les lettres de la manière suivante dans les trois groupes des lettres mères, des lettres doubles ou des lettres simples.

1) Les trois lettres mères

a) Le A (Aleph)

b) Le M (Mem)

c) Le SH (Shin ou  Sin ).

2) Les sept lettres doubles
Ces lettres expriment, en effet, deux sons à la fois, l'un positif fort, l'autre doux négatif. Il suffit de la présence ou de l'absence d'un point au-dessus ou dedans pour passer d'un son à l'autre.

d) Le B (Beth ou Bét) (en grec bêta)

e) Le G (Ghimel ou Gimel) (en grec gamma)

f) Le D (Daleth) (en grec delta)

g) Le CH (Caph, Ceaphe ou Kaph) (en grec kappa)

h) Le PH (Phé ou Pé) (en grec pi)

i) Le R (Resch ou Resh) (en grec sigma)

j) Le T (Thau, Taw ou Thot) (en grec upsilon).
·
3) Douze lettres simples

k) Le He (en grec epsilon)

l) Le Waw (pas de correspondance en grec)

m) Le Zayin (en grec zêta)

n) Le Cheyth (en grec êta)

o) Le Teyth (en grec thêta)

p) Le Yod (en grec iota)

q) Le Lamed (en grec lambda)

r) Le Mem (en grec mu)

s) Le Nun (en grec nu)

t) Le Tsadey (ou Samek) (en grec xi)

u) La Ayin (en grec omicron)

v) Le Sin (en grec tau)


Combiner des nombres et des idées

Combiner les lettres de l'alphabet hébraïque, c'est avant tout combiner des nombres et des idées. Cela explique entre parenthèses la correspondance avec les vingt-deux lames majeures du tarot, chacune équivalent à une lettre.

Papus écrit : « Chaque lettre étant une puissance, est liée plus ou moins étroitement avec les forces créatrices de l'univers. Ces forces évoluant dans trois mondes, un physique, un astral et un psychique, chaque lettre est le point de départ et d'arrivée d’une foule de correspondances. Combiner des mots hébraïques, c'est par suite agir sur l'univers lui-même, de là les mots hébreux dans les cérémonies magiques. »

Chaque lettre est donc une puissance énergétique et la combinaison de ces lettres selon certaines règles ésotériques donne naissance à ces « centres actifs de force » qui sont susceptibles d'agir concrètement quand ils sont mis en action. Les sociétés secrètes, telle la franc-maçonnerie, connaissent bien ce qu'elles appellent « l'égrégore », c'est-à-dire l'esprit collectif de la loge ou du groupe humain qui est éveillé par le rituel. Et les méditations des cathares à Montségur avaient pour but de mettre en action un centre spirituel d'une très forte intensité.

Ce même principe se trouve à la base de la formulation de dix noms divins, c'est-à-dire, comme dit Papus, « dix lois actives de la nature et dix centres universels d'action ». Il faut bien comprendre à ce propos que tout dans l'univers est lié, que l'univers forme un seul et même organisme, que tout est traversé de flux et, qu'en conséquence, agir sur un centre spirituel peut mettre en branle un autre centre situé très loin. Cela explique notamment certaines actions des sociétés initiatiques qui, agissant (spirituellement ou magiquement) en un point de la planète, peuvent atteindre un autre point très éloigné.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 6 novembre 2017

L’Aleph, l’En-Sof (Le Sans limites).


L'Aleph.


Cet article est la suite de celui-ci. Je rappelle que j'ai rédigé un petit ouvrage sur l'écrivain argentin Jorge Luis Borges qui était passionné par la Qabale et qui a écrit un recueil de contes qui s’appelle L'Aleph

L’Aleph est la première lettre de l’alphabet hébreu. Elle est la lettre du commencement, celle de la lumière intellectuelle. Eliphas Levi dit à ce sujet : « Qu'est-ce que la lumière intellectuelle? C'est la parole. » Je dirais, cela paraît plus précis, que la lumière intellectuelle est le Verbe créateur. Et j’ajouterais que dans l'œuvre de la création (divine ou humaine), l'être est le principe, le Verbe est le moyen, la plénitude, c'est la fin. Cela veut dire que toute création a pour but de prendre un être (principe) et de le perfectionner (fin). Le sculpteur prend une pierre informe (être principe), la travaille, en fait une œuvre d’art (la fin). Ce travail, c'est l'intrusion du Verbe dans la matière. Il en va de la sorte pour ce qui concerne notre sculpteur, il en alla ainsi pour ce qui fut de la création du monde, il en est ainsi pour tout ce qui est sur terre. Pour évoluer, pour réussir dans la vie, pour se perfectionner moralement, etc. Le premier travail des initiés est de comprendre cette loi. De s'en imprégner de l’intérieur.

Le mage est ce que les kabbalistes appellent le « micro-proscope » c'est-à-dire le créateur du petit monde. L'homme ne devient le roi des animaux qu'en les domptant et en les apprivoisant ; autrement il en serait lui-même l'esclave. Les animaux sont les figures de nos passions. Ce sont les forces instinctives du corps, celles qui tissent la « guenille de chair » comme disaient les cathares, celles qui emprisonnent la pure lumière en quête de laquelle nous sommes. Pour commencer à devenir magiquement efficace, il faudra se débarrasser de tout ce qui nous maintient en léthargie. Et pour ce faire, il faudra vaincre et enchaîner nos passions. Comment cela? En sachant au moins deux choses :

1) Il existe une vraie et une fausse science, une magie divine et une autre magie véritablement infernale. Elles se reconnaissent à l'odeur pour peu qu'on en ait l'habitude. « Le magicien, comme l'écrit Eliphas Levi, est le souverain pontife de la nature, le sorcier n'en est que le profanateur. Et pour parvenir à la puissance, quatre Impératifs doivent absolument être suivis : une intelligence que rien n'arrête (le kabbaliste n'est pas un anti-intellectuel, c'est au contraire un intellectuel créateur et fier de l'être), une grande audace (le courage, inutile de le préciser, est indispensable), une volonté que rien ne brise (il faut prendre garde à ne point céder au découragement) et une discrétion à toute épreuve. Savoir, oser, vouloir, être discret, tels sont les quatre verbes symboliques du mage.

2) Au moyen de la véritable science, l'adepte possède une toute-puissance qui lui permet d'agir de manière surhumaine. D'une manière qui dépasse la portée commune des hommes. On pourrait citer à cette occasion : Hermès Trismégiste d'Egypte, Moïse, le Christ,  Merlin l'enchanteur chez les Gaulois et bien d'autres beaucoup moins célèbres, mais dont l'action fut réelle. On pourrait encore citer une infinité d'obscurs, car si secrète soit la Kabbale, elle s'ouvre à qui elle veut. Ne dit-on pas de l'esprit qu'il souffle où il désire ? (« Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. » Evangile de Jean 3 : 8). Chacun, pour peu qu'il le désire, peut forcer les portes du mystère.

Sur le chemin de l'étude initiatique et de la Kabbale dans laquelle le lecteur de ce blog  est en train de pénétrer tout doucement et progressivement, il ne faut pas s'engager avec témérité; mais une fois en marche, il faut arriver au but ou périr. Douter revient à sombrer dans la folie. S'arrêter, c'est tomber dans un gouffre. C'est commencer à errer dans les ténèbres. Ceux qui ne s'en sentent pas la force doivent absolument s’arrêter là ; aux autres, nous conseillons de laisser décanter ce qu'ils ne comprennent pas encore. Tout finira par s'éclairer pour qui sait attendre.

Puisque l'Aleph est le principe, il fait allusion au premier principe de l'ésotérisme : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. » Cela mérite maintenant d'être développé et signifie que la forme est proportionnelle à l'idée ou que l'ombre est la mesure du corps calculée dans sa relation au rayon lumineux. L'imagination d'une entité avec laquelle il est possible d'entrer en contact détermine la forme de l’enfant dans le sein de sa mère et fixe la destinée des hommes. Vous trouvez-vous en danger? Croyez-vous invulnérable, dit Paracelse, et vous le serez. La peur attire les coups et même les balles et le courage donne une force tout à fait mystérieuse.

Et puisque l'Aleph symbolise l'unité, il symbolise aussi le mouvement qui fait que les nombres se succèdent. Il emblématise également le principe essentiel de la magie que voici en peu de mots : le verbe se trouve dans une proportion exacte avec les choses que nos yeux physiques ne peuvent voir. Ou pour le dire plus simplement: le visible est la manifestation de l'invisible. Une fleur est la manifestation d'un parfum. Un animal la manifestation d'une force, etc.

L'Aleph d’autre part représente schématiquement un homme qui élève une main vers le ciel et abaisse l'autre vers la terre. C'est l'image du magicien qui agit ici-bas avec les puissances de là-haut. Cette lettre constitue à elle seule un pentacle. Cousue au revers du veston, elle est un porte-bonheur. Elle met l'individu au centre de courants cosmiques bénéfiques. C'est un caractère, un hiéroglyphe, exprimant, condensant, la science sacrée universelle.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Apprenez à ignorer et vous serez heureux !





Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ».

Il est la suite de celui-ci

Nous sommes dans un apprentissage continuel sur la façon de mieux écouter les autres et d'arrêter d'être égoïste parce que nous voulons ne faire entendre que nous-mêmes. Mais que se passe-t-il lorsque cette écoute active commence à nous faire mal ? Que se passe-t-il lorsque nous commençons à être malheureux ?

Il y a des situations et des personnes dans notre vie qui nous déséquilibrent, des personnes toxiques qui nous contaminent et finissent par nous rendre malades avec leurs énergies et leurs émotions négatives. Savez-vous comment changer cela ? En les ignorant. Parfois, vous devez apprendre à ignorer les autres pour être heureux.

Une façon de démontrer son intelligence est d'apprendre à ignorer tout ce qui n’en vaut pas la peine.

Les choses que nous devons ignorer

Ignorer n'implique pas que nous ignorions absolument tout, mais nous devons sélectionner certaines choses qui, en les ignorant, nous rendront beaucoup plus heureux que si nous y prêtons attention. Pour ce faire, vous devez dès aujourd'hui  commencer à ignorer ces 4 choses :

1) Les critiques destructrices qui ne sont dites que pour vous nuire, vous empêchant de grandir et abaissant votre amour-propre. Si vous avez identifié la ou les personnes qui prononcent constamment ces critiques destructives, apprenez dès aujourd'hui à les ignorer. Ayez confiance en vous, renforcez votre assurance et ne vous laissez pas affecter par ce que vous savez ne pas être vrai. Ces gens-là n’ont qu’un objectif : celui de vous nuire.

2) Les comparaisons inutiles. Nous savons tous que les comparaisons sont odieuses et que beaucoup de gens adorent manier ces odieuses comparaisons. Mais comparer est-il vraiment une chose possible et souhaitable ? Chaque personne est différente : se comparer avec les autres est donc totalement inutile. Si quelqu'un vous compare à quelqu’un, ignorez-le et partez ! Vous êtes unique et vous ne méritez pas de telles comparaisons manipulatrices.

3) Les inquiétudes infondées qui occupent votre temps et vos pensées. De même, ils provoquent de l'anxiété et du stress. Inquiétez-vous pour ce qui mérite vraiment de s’inquiéter et pas pour ce qui n’en vaut pas la peine ! Ayez un  regard positif et ne vous préoccupez pas en vain. Tout n'est pas si mauvais que vous le pensez...

4) Les mauvais reproches, ceux qui vous tombent dessus et que vous endossez sans y réfléchir. Est-ce vraiment votre faute ou est-ce qu’ils veulent vous le faire croire? Parfois, nous pensons être de mauvaises personnes, mais c'est parce que d’autres nous l’ont fait croire pour nous manipuler. Ne tombez pas dans ce piège, libérez-vous de ces pseudo-fautes que vous auriez commises !
Ce sont les principales choses que nous devons ignorer dès aujourd'hui, des choses qui nous tourmentent et qui, en réalité, sont en fait produites par des  personnes qui ne désirent que nous faire du mal.

« L'art d'être sage est l'art de savoir ce que nous devons ignorer. »
William James

Apprenez à être à l’écoute de votre dialogue intérieur

Parfois, en accordant trop d'attention à ce que les autres nous disent et en ne sachant pas discerner entre ce que nous devrions écouter ou non, nous croyons à  des mensonges qui ne visent qu’à nous manipuler.

Apprenez à vous faire confiance à vous-même, apprenez à écouter votre dialogue intérieur. Si vous vous connaissez bien, aucune opinion extérieure ne pourra vous influencer. Il est temps de dire adieu à toutes ces pseudo-fautes dont vous ne devriez pas ressentir de culpabilité parce qu'elles n'existent pas !

Il est très facile de culpabiliser quelqu'un qui n’a pas confiance en lui. De plus, nous avons toujours tendance à croire que nous sommes des personnes mauvaises, alors que ce n'est vraiment pas le cas. Certains manipulateurs arrivent à nous faire admettre que nous sommes les personnes mauvaises auxquelles ils font allusion. Ayez confiance en vous, apprenez à vous connaître vous-même. Assurément, on vous rend responsable de choses qui ne font pas partie de votre personne.

S'inquiéter des fautes qui ne sont pas vraiment les vôtres et occuper votre esprit à cause de ces différentes préoccupations ne fera que générer chez vous un état de stress et d'anxiété difficile à éliminer.

Découvrez quelle est la source de tout ce malaise, car ce n'est qu'en la discernant que vous pourrez y mettre un terme. Commencez à vous faire confiance et à faire la sourde oreille aux paroles de ces gens qui ne sont générées que par la malveillance. Cela vous rendra plus proche du bonheur, car où peut bien se trouver la ligne qui sépare le bon du mauvais ?

« Si nous ne nous donnons jamais l'occasion de faire l'expérience du silence en nous, cela crée des perturbations dans notre dialogue interne. »

Deepak Chopra

Apprenez à vous faire confiance, à vous écouter et à ignorer toutes ces paroles dont le but est seulement de vous blesser et de générer en vous de l’insécurité. Ne le permettez pas ! Vous ne le méritez pas. Le bonheur sera beaucoup plus proche de vous si vous commencez à incorporer ces idées dans votre for intérieur, à les intérioriser dès aujourd'hui.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !


dimanche 5 novembre 2017

La magie des lettres de l’alphabet hébreu et leur correspondance avec les lettres de l’alphabet grec.







Cet article est la suite de celui-ci .

Dieu, dit la Kabbale, a créé le monde avec les lettres de l'alphabet hébraïque qui, bien plus que de simples signes conventionnels, sont réellement des puissances, comme l'étaient les hiéroglyphes dont les prêtres égyptiens savaient extraire l'essence magique. Le principe de la Kabbale, aussi bien philosophique que magique, est donc très simple : « La loi qui a présidé à la création de la langue des Hébreux est la même que cette qui préside à création de l’univers. Connaître l'une, c'est implicitement connaître l'autre. », écrivait Papus.

La langue sacrée, celle que les initiés se passent de génération en génération, a un secret. Très concrètement connaître le secret de la langue hébraïque, c'est connaître le secret de l'univers. Chaque lettre est un message divin, une information mystique, une condensation d'énergie, un fragment du cosmos. Leur contemplation, la méditation sur elles, puis leurs différentes combinaisons, permettent d'atteindre l'extase. Au cours de cette extase, le kabbaliste rencontre l‘ange Métatron qui lui révèle alors ce après quoi il court. Il ne s’agit pas seulement d'une réalité symbolique, mais d'une réalité très concrète. Les initiés sont très affirmatifs sur ce point. Et toute société initiatique, tout ordre digne de ce nom, rejoint le point de vue de ces initiés. Puisque l'initiation a pour but de faire retrouver des pouvoirs perdus. Des pouvoirs que l'humanité possédait avant la chute...

Voyons d'un peu plus près ce que sont les lettres de l'alphabet hébraïque. Nous ne pouvons évidemment donner toute leur richesse dans le court espace de cet article, mais nous pouvons résumer l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur ce sujet. Un manuscrit du XVI ème siècle, découvert par le mage Eliphas Levi qui marqua le monde de l'ésotérisme du XIX ème siècle par sa personnalité et ses travaux, contient ce qui suit: « Voici quels sont les privilèges et les pouvoirs de celui qui tient en sa main droite les clavicules de Salomon et dans la gauche la branche d'amandier fleuri. » Le message est clair: l'initié en Kabbale a des privilèges et des pouvoirs. Il doit connaître les formules magiques, les pratiques secrètes, les rituels et tenir la « branche d’amandier fleuri », c'est-à-dire s'avancer sur le chemin du bien.

Il nous reste à passer les lettres elles-mêmes en revue. Nous suivrons l'alphabet dans l'ordre.

1. L'Aleph, l'En-Sof          Alpha en grec   

2. Le Beth, les colonnes du temple         Bêta en grec

3. Le Ghimel, le triangle de Salomon      Gamma en grec        
      
4. Le Daleth, le tétragramme     Delta en grec

5. Le Hé, le pentagramme           Epsilon en grec

6. Le Vau, l'équilibre      pas d’équivalent en grec

7. Le Zaïn, l'épée flamboyante  Zêta en grec

8. Le Heth (ou Hêt), la réalisation            Hêta en grec

9.            Le Thet, l'initiation          Thêta en grec

10. Le Yod, la Kabbale    Iota en grec

11. Le Kaph (ou Caph), la chaîne magique           Kappa en grec

12. Le Lamed, le Grand Œuvre                  Lambda en grec

13. Le Mem, la lumière astrale  Mu en grec

14. Le Nun, les transmutations Nu en grec

15. Le Samek     Xi en grec

16. Le Ayin, les envoûtements  Omicron en grec

17. Le Phé, l'astrologie   Pi en grec

18. Le Tsadé, les philtres ou les sorts     La lettre q

19. Le Qoph, la pierre philosophale        Rho en grec

20. Le Resch, la médecine universelle   Sigma en grec

21. Le Sin, la divination  Tau en grec

22. Le Taw, le Thoth       Upsilon en grec


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

Abraham Aboulafia, inventeur de la Kabale mystique (deuxième partie).






La guématria.


Cet article est la suite de celui-ci

L'Epître des sept voies.

Abraham Abulafia a laissé un écrit intitulé L'Epître des sept voies. Le titre est parlant: il y a sept voies d'accès à l'initiation kabbalistique. Sept voies selon le degré d'avancements spirituel de l'individu qui veut s'y engager.

La première consiste en une lecture des textes sacrés (la Bible essentiellement). C'est une voie encore exotérique, mais elle est indispensable au commencement. Car, dit Abulafia, tous avant d'avoir été initiés ont fait partie de la foule. Ce n'est que plus tard, sous l'influence des circonstances (le don personnel et le fait d'avoir été choisi par un maître) que certains se mettent à étudier tandis que les autres restent sans connaissance de l'alphabet hébraïque. Aux ignorants, aux « illettrés en initiation », il faut que les élus transmettent un savoir minimum de manière à ne pas les laisser totalement dans l'obscurité.

La seconde voie consiste en une compréhension de ce qu'on lit en s'appuyant sur de multiples commentaires. La troisième en une intelligence des textes traditionnels (livres sacrés, mythes, etc.) en les comprenant allégoriquement. Ainsi Hercule est l'allégorie de la force, Salomon celle de la sagesse, etc.

La quatrième voie marque un progrès: elle consiste à questionner les paraboles: pourquoi Hercule nettoie-t-il les écuries d'Augias? Pourquoi le roi Salomon s'éprend-il de la reine de Saba?

Mais toutes ces voies que nous venons de citer sont ouvertes aux érudits de toutes les nations. C'est même à cela que l'on passe son temps dans les universités. 

Seule la cinquième voie commence à être proprement kabbalistique. C'est dans cette cinquième voie que l'on découvre, par exemple, ce que la Bible hébraïque a voulu enseigner par le fait que sa première lettre est un Beth. (Béréchit = Au commencement). On apprend ici pourquoi vingt-deux lettres apparaissent en tout et pour tout. Pourquoi le de "Ve hara" (Sa colère brûla) doit se présenter sous une certaine forme; pourquoi les deux Nun qui encadrent les versets 35 et 36 du chapitre X du Livre des Nombres se présentent d'une manière donnée. Une infinité de choses, dit Abulafia, nous ont été transmises par la tradition: les pleins et les déliés, les lettres recourbées, les lettres pleines, etc. Rien n'a été laissé au hasard. L'étudiant en Kabbale commence à s'éveiller.


On se souvient (voir premier article) qu' Aboulafia était déjà adepte du tserouf (ou temura).

La sixième voie va encore plus loin. Elle ne convient qu'à ceux qui se sont mis en quête du nom de Dieu et qui sont capables de capter le grand agent magique. Cette méthode mène au secret des soixante-dix langues par la méthode de la guématria et de la combinaison des lettres à leur « matière première ».

La guématria (du grec geometria) consiste en une exégèse, un commentaire du texte saint basé sur la valeur numérique des lettres de l'alphabet. Chaque mot a de la sorte une valeur numérique par laquelle il renvoie à un autre mot de même valeur. La guématria met aussi en œuvre des systèmes d'équivalence qui permettent, comme nous le verrons dans un prochain article, de substituer une lettre à une autre. Et à propos des dix Séphirot, Abulafia explique que toute chose vient par dizaine: Moïse, dit la tradition, est monté dix fois sur le Sinaï; le monde a été créé en dix paroles mystiques; les Commandements sont au nombre de dix, etc.

Outre la guématria, la sixième voie a recours à plusieurs techniques: le notarikon, les permutations, les substitutions de lettres, etc. Le texte sacré peut ainsi devenir véritablement un miroir. Le notarikon consiste à interpréter les mots comme des sigles où chaque lettre du mot est l'initiale d'un autre mot (Exemple: Adam donne Abraham, David, Abou, Melchisedek). On peut encore décomposer les mots en deux ou divers éléments ayant eux-mêmes une signification particulière. Ces opérations dont parle Abulafia peuvent être théoriquement répétées jusqu'à l'infini, mais il faut s'arrêter à une dizaine de fois, à cause de la faiblesse de l'esprit humain.

Quant à la septième voie, enfin, elle est unique en son genre; elle est le lieu du sacré par essence; c'est en elle que prend naissance le grand agent magique. Atteindre cette voie mène à la prophétie. Cette voie donne le moyen d’approcher le nom secret de Dieu et de s’en imprégner. Elle est transmise oralement et rituellement.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !