Je viens de lire un livre que
j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je
voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit
de «50 exercices de Gestalt» de Catherine Clouzard.
Cet article est la suite de
celui-ci.
Voici le résumé de l’ouvrage.
Comment me remettre d'une expérience violente ?
Dans votre histoire personnelle,
il se peut que vous ayez été confronté à un événement d'une grande violence :
accident, suicide, séparation brutale, agression physique... En reconnaissant
l'impact subi, plutôt que de chercher à oublier « à tout prix », vous avez plus
de chances de trouver des ressources qui vont vous permettre de traverser cette
expérience particulièrement éprouvante.
Choisissez un moment où vous
pouvez vous isoler tranquillement. Prévoyez un temps de ressourcement ensuite,
de préférence avec le soutien d'une personne de confiance, au cas où vous
seriez très remué.
1) Quelle situation ou quel
événement violent ai-je vécu ?
2) Qu'ai-je essayé d'oublier,
sans y parvenir ?
3).Qu'est-ce qui a volé en éclats
à cause de cet événement ?
4) Quelles sont les émotions qui
n'ont pas pu s'exprimer ?
5) Que j'arrive ou non à dire
avec des mots comment ça résonne encore en moi, je peux aussi faire un dessin.
Ce dernier peut être figuratif, abstrait, entre les deux. Je ne cherche surtout
pas à faire un chef-d’œuvre, mais seulement à m'exprimer.
6) À quelle personne de confiance
puis-je me confier, montrer mon dessin ?
7) Est-ce que cet événement a
encore des impacts aujourd'hui ? Si je réalise que cet événement me laisse
encore une empreinte trop encombrante (des cauchemars, des troubles, etc.), il
vaut mieux que j'entreprenne une thérapie.
8) Que puis-je prendre le temps
de faire qui me fasse du bien, me ressource ? Par exemple : passer du temps
avec un ami, une balade, prendre un bain, boire un thé, etc.
Commentaire
Face à une violence subie quelle
qu'elle soit, flagrante et ponctuelle (mort accidentelle d'un proche) ou plus insidieuse et répétitive (racisme, harcèlement moral, etc.), le cerveau a du
mal à organiser les informations qu'il reçoit, d'où une réaction de défense sous forme de sidération : comme si nos
réactions étaient « gelées ». Grâce à cet exercice, vous les libérez peu à
peu. Comme prémices du « dégel », il peut arriver que les émotions commencent
par arriver de façon un peu anarchique : des crises de larmes qui surgissent
sans prévenir par exemple.
Voilà. C’est tout pour le moment.
Amitiés à tous.
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