samedi 17 décembre 2016

Mystérieuse prédiction sur "L'escamoteur" de Jérôme Bosch.






Un livre complètement fascinant mais parfois méconnu

Un ami m’a invité à aller à la passionnante exposition sur le tableau L’escamoteur de Jérôme Bosch à Saint-Germain-en-Laye à l’espace Paul et André Véra. 

Justement dans le livre de Fanch Guillemin, Histoire de la magie blanche avant Robert-Houdin (p. 118), on trouve une transposition en gravure de ce tableau par Balthazar Sylvius Bos (avec le rajout d’un deuxième escamoteur). L’ouvrage de Fanch Guillemin est indispensable (c’est pour moi un historien de la magie de la pointure de William Kalush) mais introuvable. Cependant, je vais tenter une prédiction : peut-être, dans les mois qui vont venir, va-t-il être réédité par un grand éditeur de livres de prestidigitation français dont le nom commence par un « M ».

La gravure est accompagné de deux légendes en vers que Fanch Guillemin a traduites en français et je ne peux résister au plaisir de les citer :

« L’un coupe la bourse en silence,
L’autre s’enfuit avec le butin.
Quant à celui de connivence,
Même s’il ne débourse rien,
Il fait un grand péché
Qui lui retombera sur le nez… »

« O, que de coquins trouve-t-on,
Qui font merveille de jonglerie,
Et cracher les gens de subtiles inventions,
Dont ils gagnent leur vie.
Mais s’y fier un instant,
C’est laisser son argent… »

C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.

Synchronicité sur L'escamoteur de Jérôme Bosch (deuxième partie).






Une vision rapprochée du tableau L'escamoteur avec plus de détails.


Vous me connaissez depuis que j’écris dans ce blog : j’adore tout ce qui est mystérieux et il y a quelque chose qui a toujours été au cœur de ma vie, ce sont les synchronicités de Jung.
Un ami m’invite à aller à la passionnante exposition sur L’escamoteur de Jérôme Bosch à Saint-Germain-en-Laye à l’espace Paul et André Véra. J’ouvre, pour effectuer ma méditation quotidienne le livre de Christophe André Méditer, jour après jour et, dans le chapitre 1, « Prendre conscience : une attitude mentale », je tombe sur la septième partie « Déployer son attention pour accroître sa conscience » qui est entièrement consacrée au tableau de Jérôme Bosch L’escamoteur. 

Je vous détaille la description très précise, presque hallucinatoire que réalise Christophe André de ce chef-d'oeuvre : « Au  début, tout semble simple : le tableau, divisé en deux parties, montre à droite un magicien de rues, et à gauche un public qui l’observe. Une table les sépare. Puis on entre dans les détails : on s’amuse de l’air bonasse du magicien, avec son drôle de chapeau. On découvre la petite chouette symbole de rouerie et de duplicité, qu’il cache discrètement dans le panier qu’il tient de sa main gauche pendant que, de sa droite, il montre une boule (une muscade !) sans doute réapparue de dessous l’un des bols renversés sur la table. On remarque la grande taille de l’homme fasciné qui se penche sur la table. Et l’on s’aperçoit qu’il est en train de se faire dépouiller de sa bourse par un voleur qui regarde bizarrement en l’air, comme pour détourner l’attention. On s’interroge : le voleur est-il complice du bateleur ? Ainsi que la femme élégamment vêtue de rouge, qui est montrée du doigt ?

Alors on prête attention à des détails bizarres : l’homme est en train de baver. Les autres personnages regardent presque tous des directions différentes : les uns la table, les autres le magicien ou le grand personnage incliné, d’autres encore ferment les yeux. Et puis ce dernier spectateur oublié : un petit crapaud placide, juché sur la table, qui regarde le tour du magicien avec une attention soutenue. »

C’est justement avec cette attention soutenue que nous pouvons voir et mémoriser tous ces détails importants comme nous le montre Christophe André.

La prochaine fois, je parlerai du livre de Fanch Guillemin Histoire de la magie blanche avant Robert-Houdin. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 16 décembre 2016

Synchronicité sur "L'escamoteur" de Jérôme Bosch




L'Escamoteur de  Jérôme Bosch


Vous me connaissez depuis que j’écris dans ce blog : j’adore tout ce qui est mystérieux et il y a quelque chose qui a toujours été au cœur de ma vie, ce sont les synchronicités de Jung. Rencontres et retrouvailles improbables, coïncidences extraordinaires, Jung donne pour conforter sa théorie l’histoire dite du scarabée. C’est celle d'une patiente très éduquée, au « rationalisme cartésien » si développé, ayant une vision du monde qui était si « géométrique », qu'il était devenu impossible pour son médecin, Jung, de la faire progresser vers une « compréhension un peu plus humaine » du monde. Un jour, la patiente raconte à Jung qu’elle a rêvé d’un scarabée. Soudain, quelque chose heurte la fenêtre. Jung ouvre celle-ci et trouve un scarabée. Il s’approche alors de la patiente et déclare : « Voilà votre scarabée ». C'est ce simple scarabée qui, enfin, « perfora son rationalisme et brisa la glace de sa résistance intellectuelle ». 

De même pour moi, un ami m’invite à aller à la passionnante exposition sur L’escamoteur de Jérôme Bosch à Saint-Germain-en-Laye à l’espace Paul et André Véra. J’ouvre, pour effectuer ma méditation quotidienne le livre de Christophe André Méditer, jour après jour et, dans le chapitre 1, « Prendre conscience :  une attitude mentale », je tombe sur la septième partie « Déployer son attention pour accroître sa conscience » qui est entièrement consacrée au tableau de Jérôme Bosch L’escamoteur. 

Le conseil final de cette partie est très valable avant même d’aborder l’étude de ce chef-d’œuvre: « Asseyez-vous, centrez-vous sur le souffle. Et voyez comme votre esprit part ailleurs. Alors revenez sur le souffle. Une fois, dix fois, des centaines de fois. Des centaines de pas vous ont appris autrefois à marcher ; des centaines de pas continuent chaque jour de maintenir en vous cette capacité de marche. Il en est de même de vos capacités d’attention ; si vous vivez dans la dispersion et vous contentez de répondre aux sollicitations, d’aller là où ça clignote et où ça sonne, elles seront indigentes. Les exercices de méditation, et surtout les centaines de « sorties d’exercice » et « les centaines de retour à la méditation sur le souffle » représentent un entraînement mental exceptionnel. Pratiquez, pratiquez. Sinon, ne vous étonnez plus que votre esprit vous joue des tours. »

Une prochaine fois, je parlerai de la description qu’effectue Christophe André du tableau L’escamoteur, qui est particulièrement intéressante. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.