lundi 6 novembre 2017

L’Aleph, l’En-Sof (Le Sans limites).


L'Aleph.


Cet article est la suite de celui-ci. Je rappelle que j'ai rédigé un petit ouvrage sur l'écrivain argentin Jorge Luis Borges qui était passionné par la Qabale et qui a écrit un recueil de contes qui s’appelle L'Aleph

L’Aleph est la première lettre de l’alphabet hébreu. Elle est la lettre du commencement, celle de la lumière intellectuelle. Eliphas Levi dit à ce sujet : « Qu'est-ce que la lumière intellectuelle? C'est la parole. » Je dirais, cela paraît plus précis, que la lumière intellectuelle est le Verbe créateur. Et j’ajouterais que dans l'œuvre de la création (divine ou humaine), l'être est le principe, le Verbe est le moyen, la plénitude, c'est la fin. Cela veut dire que toute création a pour but de prendre un être (principe) et de le perfectionner (fin). Le sculpteur prend une pierre informe (être principe), la travaille, en fait une œuvre d’art (la fin). Ce travail, c'est l'intrusion du Verbe dans la matière. Il en va de la sorte pour ce qui concerne notre sculpteur, il en alla ainsi pour ce qui fut de la création du monde, il en est ainsi pour tout ce qui est sur terre. Pour évoluer, pour réussir dans la vie, pour se perfectionner moralement, etc. Le premier travail des initiés est de comprendre cette loi. De s'en imprégner de l’intérieur.

Le mage est ce que les kabbalistes appellent le « micro-proscope » c'est-à-dire le créateur du petit monde. L'homme ne devient le roi des animaux qu'en les domptant et en les apprivoisant ; autrement il en serait lui-même l'esclave. Les animaux sont les figures de nos passions. Ce sont les forces instinctives du corps, celles qui tissent la « guenille de chair » comme disaient les cathares, celles qui emprisonnent la pure lumière en quête de laquelle nous sommes. Pour commencer à devenir magiquement efficace, il faudra se débarrasser de tout ce qui nous maintient en léthargie. Et pour ce faire, il faudra vaincre et enchaîner nos passions. Comment cela? En sachant au moins deux choses :

1) Il existe une vraie et une fausse science, une magie divine et une autre magie véritablement infernale. Elles se reconnaissent à l'odeur pour peu qu'on en ait l'habitude. « Le magicien, comme l'écrit Eliphas Levi, est le souverain pontife de la nature, le sorcier n'en est que le profanateur. Et pour parvenir à la puissance, quatre Impératifs doivent absolument être suivis : une intelligence que rien n'arrête (le kabbaliste n'est pas un anti-intellectuel, c'est au contraire un intellectuel créateur et fier de l'être), une grande audace (le courage, inutile de le préciser, est indispensable), une volonté que rien ne brise (il faut prendre garde à ne point céder au découragement) et une discrétion à toute épreuve. Savoir, oser, vouloir, être discret, tels sont les quatre verbes symboliques du mage.

2) Au moyen de la véritable science, l'adepte possède une toute-puissance qui lui permet d'agir de manière surhumaine. D'une manière qui dépasse la portée commune des hommes. On pourrait citer à cette occasion : Hermès Trismégiste d'Egypte, Moïse, le Christ,  Merlin l'enchanteur chez les Gaulois et bien d'autres beaucoup moins célèbres, mais dont l'action fut réelle. On pourrait encore citer une infinité d'obscurs, car si secrète soit la Kabbale, elle s'ouvre à qui elle veut. Ne dit-on pas de l'esprit qu'il souffle où il désire ? (« Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. » Evangile de Jean 3 : 8). Chacun, pour peu qu'il le désire, peut forcer les portes du mystère.

Sur le chemin de l'étude initiatique et de la Kabbale dans laquelle le lecteur de ce blog  est en train de pénétrer tout doucement et progressivement, il ne faut pas s'engager avec témérité; mais une fois en marche, il faut arriver au but ou périr. Douter revient à sombrer dans la folie. S'arrêter, c'est tomber dans un gouffre. C'est commencer à errer dans les ténèbres. Ceux qui ne s'en sentent pas la force doivent absolument s’arrêter là ; aux autres, nous conseillons de laisser décanter ce qu'ils ne comprennent pas encore. Tout finira par s'éclairer pour qui sait attendre.

Puisque l'Aleph est le principe, il fait allusion au premier principe de l'ésotérisme : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. » Cela mérite maintenant d'être développé et signifie que la forme est proportionnelle à l'idée ou que l'ombre est la mesure du corps calculée dans sa relation au rayon lumineux. L'imagination d'une entité avec laquelle il est possible d'entrer en contact détermine la forme de l’enfant dans le sein de sa mère et fixe la destinée des hommes. Vous trouvez-vous en danger? Croyez-vous invulnérable, dit Paracelse, et vous le serez. La peur attire les coups et même les balles et le courage donne une force tout à fait mystérieuse.

Et puisque l'Aleph symbolise l'unité, il symbolise aussi le mouvement qui fait que les nombres se succèdent. Il emblématise également le principe essentiel de la magie que voici en peu de mots : le verbe se trouve dans une proportion exacte avec les choses que nos yeux physiques ne peuvent voir. Ou pour le dire plus simplement: le visible est la manifestation de l'invisible. Une fleur est la manifestation d'un parfum. Un animal la manifestation d'une force, etc.

L'Aleph d’autre part représente schématiquement un homme qui élève une main vers le ciel et abaisse l'autre vers la terre. C'est l'image du magicien qui agit ici-bas avec les puissances de là-haut. Cette lettre constitue à elle seule un pentacle. Cousue au revers du veston, elle est un porte-bonheur. Elle met l'individu au centre de courants cosmiques bénéfiques. C'est un caractère, un hiéroglyphe, exprimant, condensant, la science sacrée universelle.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Apprenez à ignorer et vous serez heureux !





Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ».

Il est la suite de celui-ci

Nous sommes dans un apprentissage continuel sur la façon de mieux écouter les autres et d'arrêter d'être égoïste parce que nous voulons ne faire entendre que nous-mêmes. Mais que se passe-t-il lorsque cette écoute active commence à nous faire mal ? Que se passe-t-il lorsque nous commençons à être malheureux ?

Il y a des situations et des personnes dans notre vie qui nous déséquilibrent, des personnes toxiques qui nous contaminent et finissent par nous rendre malades avec leurs énergies et leurs émotions négatives. Savez-vous comment changer cela ? En les ignorant. Parfois, vous devez apprendre à ignorer les autres pour être heureux.

Une façon de démontrer son intelligence est d'apprendre à ignorer tout ce qui n’en vaut pas la peine.

Les choses que nous devons ignorer

Ignorer n'implique pas que nous ignorions absolument tout, mais nous devons sélectionner certaines choses qui, en les ignorant, nous rendront beaucoup plus heureux que si nous y prêtons attention. Pour ce faire, vous devez dès aujourd'hui  commencer à ignorer ces 4 choses :

1) Les critiques destructrices qui ne sont dites que pour vous nuire, vous empêchant de grandir et abaissant votre amour-propre. Si vous avez identifié la ou les personnes qui prononcent constamment ces critiques destructives, apprenez dès aujourd'hui à les ignorer. Ayez confiance en vous, renforcez votre assurance et ne vous laissez pas affecter par ce que vous savez ne pas être vrai. Ces gens-là n’ont qu’un objectif : celui de vous nuire.

2) Les comparaisons inutiles. Nous savons tous que les comparaisons sont odieuses et que beaucoup de gens adorent manier ces odieuses comparaisons. Mais comparer est-il vraiment une chose possible et souhaitable ? Chaque personne est différente : se comparer avec les autres est donc totalement inutile. Si quelqu'un vous compare à quelqu’un, ignorez-le et partez ! Vous êtes unique et vous ne méritez pas de telles comparaisons manipulatrices.

3) Les inquiétudes infondées qui occupent votre temps et vos pensées. De même, ils provoquent de l'anxiété et du stress. Inquiétez-vous pour ce qui mérite vraiment de s’inquiéter et pas pour ce qui n’en vaut pas la peine ! Ayez un  regard positif et ne vous préoccupez pas en vain. Tout n'est pas si mauvais que vous le pensez...

4) Les mauvais reproches, ceux qui vous tombent dessus et que vous endossez sans y réfléchir. Est-ce vraiment votre faute ou est-ce qu’ils veulent vous le faire croire? Parfois, nous pensons être de mauvaises personnes, mais c'est parce que d’autres nous l’ont fait croire pour nous manipuler. Ne tombez pas dans ce piège, libérez-vous de ces pseudo-fautes que vous auriez commises !
Ce sont les principales choses que nous devons ignorer dès aujourd'hui, des choses qui nous tourmentent et qui, en réalité, sont en fait produites par des  personnes qui ne désirent que nous faire du mal.

« L'art d'être sage est l'art de savoir ce que nous devons ignorer. »
William James

Apprenez à être à l’écoute de votre dialogue intérieur

Parfois, en accordant trop d'attention à ce que les autres nous disent et en ne sachant pas discerner entre ce que nous devrions écouter ou non, nous croyons à  des mensonges qui ne visent qu’à nous manipuler.

Apprenez à vous faire confiance à vous-même, apprenez à écouter votre dialogue intérieur. Si vous vous connaissez bien, aucune opinion extérieure ne pourra vous influencer. Il est temps de dire adieu à toutes ces pseudo-fautes dont vous ne devriez pas ressentir de culpabilité parce qu'elles n'existent pas !

Il est très facile de culpabiliser quelqu'un qui n’a pas confiance en lui. De plus, nous avons toujours tendance à croire que nous sommes des personnes mauvaises, alors que ce n'est vraiment pas le cas. Certains manipulateurs arrivent à nous faire admettre que nous sommes les personnes mauvaises auxquelles ils font allusion. Ayez confiance en vous, apprenez à vous connaître vous-même. Assurément, on vous rend responsable de choses qui ne font pas partie de votre personne.

S'inquiéter des fautes qui ne sont pas vraiment les vôtres et occuper votre esprit à cause de ces différentes préoccupations ne fera que générer chez vous un état de stress et d'anxiété difficile à éliminer.

Découvrez quelle est la source de tout ce malaise, car ce n'est qu'en la discernant que vous pourrez y mettre un terme. Commencez à vous faire confiance et à faire la sourde oreille aux paroles de ces gens qui ne sont générées que par la malveillance. Cela vous rendra plus proche du bonheur, car où peut bien se trouver la ligne qui sépare le bon du mauvais ?

« Si nous ne nous donnons jamais l'occasion de faire l'expérience du silence en nous, cela crée des perturbations dans notre dialogue interne. »

Deepak Chopra

Apprenez à vous faire confiance, à vous écouter et à ignorer toutes ces paroles dont le but est seulement de vous blesser et de générer en vous de l’insécurité. Ne le permettez pas ! Vous ne le méritez pas. Le bonheur sera beaucoup plus proche de vous si vous commencez à incorporer ces idées dans votre for intérieur, à les intérioriser dès aujourd'hui.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !


dimanche 5 novembre 2017

La magie des lettres de l’alphabet hébreu et leur correspondance avec les lettres de l’alphabet grec.







Cet article est la suite de celui-ci .

Dieu, dit la Kabbale, a créé le monde avec les lettres de l'alphabet hébraïque qui, bien plus que de simples signes conventionnels, sont réellement des puissances, comme l'étaient les hiéroglyphes dont les prêtres égyptiens savaient extraire l'essence magique. Le principe de la Kabbale, aussi bien philosophique que magique, est donc très simple : « La loi qui a présidé à la création de la langue des Hébreux est la même que cette qui préside à création de l’univers. Connaître l'une, c'est implicitement connaître l'autre. », écrivait Papus.

La langue sacrée, celle que les initiés se passent de génération en génération, a un secret. Très concrètement connaître le secret de la langue hébraïque, c'est connaître le secret de l'univers. Chaque lettre est un message divin, une information mystique, une condensation d'énergie, un fragment du cosmos. Leur contemplation, la méditation sur elles, puis leurs différentes combinaisons, permettent d'atteindre l'extase. Au cours de cette extase, le kabbaliste rencontre l‘ange Métatron qui lui révèle alors ce après quoi il court. Il ne s’agit pas seulement d'une réalité symbolique, mais d'une réalité très concrète. Les initiés sont très affirmatifs sur ce point. Et toute société initiatique, tout ordre digne de ce nom, rejoint le point de vue de ces initiés. Puisque l'initiation a pour but de faire retrouver des pouvoirs perdus. Des pouvoirs que l'humanité possédait avant la chute...

Voyons d'un peu plus près ce que sont les lettres de l'alphabet hébraïque. Nous ne pouvons évidemment donner toute leur richesse dans le court espace de cet article, mais nous pouvons résumer l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur ce sujet. Un manuscrit du XVI ème siècle, découvert par le mage Eliphas Levi qui marqua le monde de l'ésotérisme du XIX ème siècle par sa personnalité et ses travaux, contient ce qui suit: « Voici quels sont les privilèges et les pouvoirs de celui qui tient en sa main droite les clavicules de Salomon et dans la gauche la branche d'amandier fleuri. » Le message est clair: l'initié en Kabbale a des privilèges et des pouvoirs. Il doit connaître les formules magiques, les pratiques secrètes, les rituels et tenir la « branche d’amandier fleuri », c'est-à-dire s'avancer sur le chemin du bien.

Il nous reste à passer les lettres elles-mêmes en revue. Nous suivrons l'alphabet dans l'ordre.

1. L'Aleph, l'En-Sof          Alpha en grec   

2. Le Beth, les colonnes du temple         Bêta en grec

3. Le Ghimel, le triangle de Salomon      Gamma en grec        
      
4. Le Daleth, le tétragramme     Delta en grec

5. Le Hé, le pentagramme           Epsilon en grec

6. Le Vau, l'équilibre      pas d’équivalent en grec

7. Le Zaïn, l'épée flamboyante  Zêta en grec

8. Le Heth (ou Hêt), la réalisation            Hêta en grec

9.            Le Thet, l'initiation          Thêta en grec

10. Le Yod, la Kabbale    Iota en grec

11. Le Kaph (ou Caph), la chaîne magique           Kappa en grec

12. Le Lamed, le Grand Œuvre                  Lambda en grec

13. Le Mem, la lumière astrale  Mu en grec

14. Le Nun, les transmutations Nu en grec

15. Le Samek     Xi en grec

16. Le Ayin, les envoûtements  Omicron en grec

17. Le Phé, l'astrologie   Pi en grec

18. Le Tsadé, les philtres ou les sorts     La lettre q

19. Le Qoph, la pierre philosophale        Rho en grec

20. Le Resch, la médecine universelle   Sigma en grec

21. Le Sin, la divination  Tau en grec

22. Le Taw, le Thoth       Upsilon en grec


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

Abraham Aboulafia, inventeur de la Kabale mystique (deuxième partie).






La guématria.


Cet article est la suite de celui-ci

L'Epître des sept voies.

Abraham Abulafia a laissé un écrit intitulé L'Epître des sept voies. Le titre est parlant: il y a sept voies d'accès à l'initiation kabbalistique. Sept voies selon le degré d'avancements spirituel de l'individu qui veut s'y engager.

La première consiste en une lecture des textes sacrés (la Bible essentiellement). C'est une voie encore exotérique, mais elle est indispensable au commencement. Car, dit Abulafia, tous avant d'avoir été initiés ont fait partie de la foule. Ce n'est que plus tard, sous l'influence des circonstances (le don personnel et le fait d'avoir été choisi par un maître) que certains se mettent à étudier tandis que les autres restent sans connaissance de l'alphabet hébraïque. Aux ignorants, aux « illettrés en initiation », il faut que les élus transmettent un savoir minimum de manière à ne pas les laisser totalement dans l'obscurité.

La seconde voie consiste en une compréhension de ce qu'on lit en s'appuyant sur de multiples commentaires. La troisième en une intelligence des textes traditionnels (livres sacrés, mythes, etc.) en les comprenant allégoriquement. Ainsi Hercule est l'allégorie de la force, Salomon celle de la sagesse, etc.

La quatrième voie marque un progrès: elle consiste à questionner les paraboles: pourquoi Hercule nettoie-t-il les écuries d'Augias? Pourquoi le roi Salomon s'éprend-il de la reine de Saba?

Mais toutes ces voies que nous venons de citer sont ouvertes aux érudits de toutes les nations. C'est même à cela que l'on passe son temps dans les universités. 

Seule la cinquième voie commence à être proprement kabbalistique. C'est dans cette cinquième voie que l'on découvre, par exemple, ce que la Bible hébraïque a voulu enseigner par le fait que sa première lettre est un Beth. (Béréchit = Au commencement). On apprend ici pourquoi vingt-deux lettres apparaissent en tout et pour tout. Pourquoi le de "Ve hara" (Sa colère brûla) doit se présenter sous une certaine forme; pourquoi les deux Nun qui encadrent les versets 35 et 36 du chapitre X du Livre des Nombres se présentent d'une manière donnée. Une infinité de choses, dit Abulafia, nous ont été transmises par la tradition: les pleins et les déliés, les lettres recourbées, les lettres pleines, etc. Rien n'a été laissé au hasard. L'étudiant en Kabbale commence à s'éveiller.


On se souvient (voir premier article) qu' Aboulafia était déjà adepte du tserouf (ou temura).

La sixième voie va encore plus loin. Elle ne convient qu'à ceux qui se sont mis en quête du nom de Dieu et qui sont capables de capter le grand agent magique. Cette méthode mène au secret des soixante-dix langues par la méthode de la guématria et de la combinaison des lettres à leur « matière première ».

La guématria (du grec geometria) consiste en une exégèse, un commentaire du texte saint basé sur la valeur numérique des lettres de l'alphabet. Chaque mot a de la sorte une valeur numérique par laquelle il renvoie à un autre mot de même valeur. La guématria met aussi en œuvre des systèmes d'équivalence qui permettent, comme nous le verrons dans un prochain article, de substituer une lettre à une autre. Et à propos des dix Séphirot, Abulafia explique que toute chose vient par dizaine: Moïse, dit la tradition, est monté dix fois sur le Sinaï; le monde a été créé en dix paroles mystiques; les Commandements sont au nombre de dix, etc.

Outre la guématria, la sixième voie a recours à plusieurs techniques: le notarikon, les permutations, les substitutions de lettres, etc. Le texte sacré peut ainsi devenir véritablement un miroir. Le notarikon consiste à interpréter les mots comme des sigles où chaque lettre du mot est l'initiale d'un autre mot (Exemple: Adam donne Abraham, David, Abou, Melchisedek). On peut encore décomposer les mots en deux ou divers éléments ayant eux-mêmes une signification particulière. Ces opérations dont parle Abulafia peuvent être théoriquement répétées jusqu'à l'infini, mais il faut s'arrêter à une dizaine de fois, à cause de la faiblesse de l'esprit humain.

Quant à la septième voie, enfin, elle est unique en son genre; elle est le lieu du sacré par essence; c'est en elle que prend naissance le grand agent magique. Atteindre cette voie mène à la prophétie. Cette voie donne le moyen d’approcher le nom secret de Dieu et de s’en imprégner. Elle est transmise oralement et rituellement.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

samedi 4 novembre 2017

La Qabale magique.



Les quatre mondes.

Cet article est la suite de celui-ci.

L'émanation des sephiroth successives a été représentée sous forme d'un éclair ou des replis d'un serpent zigzaguant d'une sephirah à l'autre. Afin d'incarner la lumière-Sans-Limite, le magicien doit acquérir une connaissance parfaite de l'Arbre de Vie et de ses correspondances. Il doit connaître le nom divin, l'archange, le chœur angélique, la planète associés à chaque sephirah. Il doit être familier avec les couleurs des sephiroth et des sentiers, différentes dans chacun des quatre Mondes. Par la manipulation de ces images et symboles au cours d'un rite, il tentera de contacter les puissances du macrocosme que recouvrent les sephiroth. Dans ce microcosme qu'il représente, il les utilisera pour éveiller et transmuter en lui les parties qui leur correspondent. Que ce travail s'effectue à l'extérieur (évocation) ou à l'intérieur (invocation) de lui-même. S'il est vrai que notre univers est notre reflet, le retour du monde vers sa perfection originelle en sera d'autant plus facilité.

Ces opérations ne cherchent pas à déranger l'ordre de l'univers, mais à le rétablir, à le restaurer. Car il serait blasphématoire de penser que le monde tel qu'il est fut celui voulu par le divin. Quelle piètre idée du ciel ! Si le Grand Architecte élabora un plan parfait, une simple observation montre que sa manifestation n'en est que le reflet déformé.

Car l'architecte n'est pas celui qui bâtit la maison. Et la réalisation de ce plan parfait implique que des ouvriers s'y attachent. Telle est la fonction du Magicien, qui, à l'instar de l'alchimiste mais selon des procédures différentes, insuffle dans la matière les énergies qui la transfigurent.

Si le qabaliste travaille avec une attitude noble et sacrée, si le rituel a pour objectif de rétablir une harmonie perturbée, d'aider autrui (ou lui-même) sans circonvenir aux plans divins, le pire résultat possible d'une opération est un échec sans conséquence. S'il travaille pour nuire, la force évoquée sera entremêlée des passions et instincts qui le motivent. A lui d'en assumer des conséquences d'autant plus inexorables qu'elles sont le résultat de lois mécaniques et non d'une « punition ». Là encore, notre univers est notre reflet.

Les quatre mondes

Le Macrocosme, la totalité de l’Existence Positive, est symbolisé par les quatre Mondes contenant chacun un Arbre de vie. A chaque monde est attribué un nom et à l’intérieur de chacun de ces quatre mondes, chaque sephirah porte également son nom.

Les dix sephiroth apparaissent dans chaque Monde. De même qu'Ain Soph Aur, la Lumière-Sans-Limite du non-manifesté, s'est concentrée en un point qui fut Kether, d'où les émanations se propagèrent jusqu'à Malkuth, de même la Malkuth d'Atziluth est conçue comme donnant naissance à la Kether de Briah, et ainsi de suite consécutivement sur les plans, la Malkuth de Briah donnant naissance à la Kether d'Assiah.

Le premier monde est celui d'en-haut où tout est noyé dans la gloire de l'essence divine, où les noms mêmes de cette essence brillent comme des flambeaux indépendants, où tout ce qui doit être existe déjà.

Puis vient le grand abîme dans le sein du Père-Mère où est nourrie la graine implantée d'en-haut.
Puis cet état dans lequel l'informe prend forme, où au néant éthéré est donné un lieu de séjour et un nom.

Et finalement cette sphère dans laquelle les sens de l'homme pèsent et mesurent, touchent, goûtent, entendent, voient et connaissent.

Ainsi se constituent ces êtres particuliers que nous nommons les Anges, les Génies ou les Dieux, êtres regroupés en dix divisions conventionnelles. Ce sont les neuf chœurs angéliques, auxquels s'ajoute celui des « âmes glorifiées » de la théologie judéo-chrétienne.

Les quatre Mondes ont été représentés de bien des façons, allant des cercles concentriques à l'image anthropomorphique d'Adam, à la succession des salles d'un palais ou des Collines sacrées d'un jardin. Mais il ne faut pas s'y méprendre : aucune image ne peut saisir la réalité ; pas plus qu'un portrait, si fidèle soit-il, ne peut exprimer plus d'un aspect de la personne qu'il représente. Aucune Image ne doit être considérée comme fixe, « vraie » et définitive.

Atziluth

Atziluth (terme hébreu signifiant proximité) est le premier monde surgissant hors de l'Existence Négative. Son nom ou titre est le Monde Illimité des Noms Divins.

Atziluth, c'est Dieu, sous tous ses aspects sans doute, mais sans contact avec les créatures. Dieu y agit de manière directe et non pas à travers ses ministres.

Chaque lecteur de la Bible a remarqué que Dieu est mentionné sous des Noms divers (Elohim, Adonaï, Yahvé, etc.). Ce ne sont pas là des artifices littéraires en vue d'éviter des répétitions, mais des termes désignant les différents attributs et fonctions d'un seul et même Dieu. Selon le Nom employé, nous pouvons connaître l'aspect de la force divine auquel se réfère le rédacteur du texte. Dix noms hébreux représentant dix attributs différents du divin sont assignés aux dix sephiroth de ce monde.

Dans ce monde s'élabore l'intention de créer. C'est le monde des archétypes, des idées. Toute la dynamique et toutes les lois inhérentes au monde d'Atziluth sont achevées, hormis que rien n'est survenu et que rien ne surviendra tant qu'il n'y a pas mouvement dans le temps et l'espace. Elle aurait pu rester ainsi, seule dans sa condition originelle si Dieu n'avait pas voulu le déroulement de la Création. Son mouvement gigantesque commence au sein d'Atziluth et opère selon les lois engendrées par les sephiroth. Bien que parfaite, Atziluth n'est pas pleinement réalisée en elle-même ; c'est comme la volonté d'avoir une maison. Cette volonté est devenue consciente mais le principe de la maison n'a pas été défini, sa forme n'a pas été dessinée, elle n'a pas été construite - et pourtant, la volonté contient déjà en germe tous ces processus.

Briah

Briah, le deuxième monde, émane de la dixième sephirah d'Atziluth ; c'est le Monde archangélique de la Création.

Briah dérive de la racine hébraïque BRA (Bériah), signifiant « engendrer ou créer ». Ici, l'idée est animée d'une volonté de se manifester, de devenir quelque chose.

A chacune de ces sephiroth est attribué le nom d'un archange. L'archange exécute les décrets de Dieu et leur donne une forme. Selon la tradition, les archanges sont les messagers de Dieu, ceux du plus haut rang. Ce sont les contremaîtres qui supervisent et dirigent l'œuvre voulue par Dieu. Ils sont les représentants de Dieu pour les êtres « inférieurs ». Il est écrit que personne, c'est-à-dire aucun être humain, ne peut voir Dieu ou entrer en contact avec lui directement, mais qu'il est possible de communiquer avec lui par l'intermédiaire de ses représentants, les archanges.

Yetzirah

Yetzirah, le troisième monde, émane de la dixième sephirah de Brlah. C'est le Monde Angélique de la Formation. Le mot « Yetzirah » dérive du mot chaldéen ITzR, signifiant « former ou faire ».

«En ce monde, écrit I. Meyer dans Quabbalah, résident les créatures intelligentes et immatérielles, enveloppées chacune dans un vêtement lumineux ; elles sont asexuées et capables, par permission divine, de prendre une forme perceptible aux hommes quand elles apparaissent. Ce sont aussi des esprits, des énergies ou des forces secourables qui accomplissent la Volonté de Dieu. Ce monde est Immédiatement au-dessus du monde terrestre et le premier qui contacte la conscience de l'homme quand elle s'épanouit. Il a les caractéristiques générales que nous entendons par le mot astral.»

A chacune de ces sephiroth est attribué le nom d'une classe d'anges. Ces anges sont les travailleurs de Dieu dirigés par les archanges.

Les êtres angéliques de ce Monde sont désignés sous le nom de Chœurs (les chœurs angéliques), et agissent sur les tâches considérées mineures pour les archanges. Ces Etres spirituels, innombrables, sont totalement différents de la race humaine. Situer ces « Etres » et vouloir les comparer à quoi que ce soit serait s'en faire une idée erronée.

Tous les noms hébraïques qui leur sont attribués sont exprimables en Français. Les Haioth Ha Qodesh sont les « Animaux Saints » d'Ezéchiel, les Ophanim : les « Roues fulgurantes », les Aralim : les « Puissants », les Hhashmalim ; les « Dominateurs Etincelants »... les Ischim : les âmes humaines glorifiées.

Le Monde de Yetzirah est la sphère de l'existence dans laquelle l'homme s'aventure quelquefois durant des états d'extase ou de rêves volontairement induits. C'est ici que l'on atteint le véritable pinacle de ce qui est nommé le Soi ; ce Soi duquel proviennent les instructions pour aider dans la croissance de l'individu par le développement physique, mental et spirituel. Le Soi (également nommé Saint Ange Gardien) qui demeure en ce monde est considéré comme un être angélique. Travaillant avec les chœurs angéliques, il affecte bénéfiquement nos activités quotidiennes... quand on apprend à l'écouter !

Assiah

Assiah, le quatrième monde, est le Monde élémentaire de l'Action.

Vers ce plan sont dirigées les forces et les puissances des trois autres mondes. Dans ce monde, les qualités et les essences des trois autres sont affaiblies et déformées. En lui, nous voyons obscurément comme à travers un verre. Le plan divin d'Atziluth peut être entrevu, mais seulement brièvement comme un idéal tout à fait inaccessible ; même les créatures archangéliques de Briah ne peuvent pas être saisies par nos sens limités et les formes divines de Yetzirah ne sont perçues que d'une façon déformée, comme des dieux à pieds d'argile. Notre monde est un monde crépusculaire d'incertitude et, comme des aveugles, nous sommes toujours incapables de distinguer quelque chose nettement. Le voile de l'illusion recouvre tout.

La première sephirah d'Assiah est désignée comme le Primum Mobile ou « Premier tourbillon » qui devrait être symbolisé par un point représentant la source, le commencement. La dixième sephirah d'Assiah est la Sphère des quatre Éléments : Feu, Terre, Air et Eau. Elle représente la création en son entier fonctionnant dans le royaume de la substance.

La matière est le résultat de toutes les sephiroth des quatre mondes fonctionnant comme un processus simultané. Ce qui suggère que tout le Macrocosme est contenu dans la dernière sephirah du quatrième Arbre de Vie.

Assiah est le monde dans lequel nous vivons. Il est non seulement influencé par les forces de lumière, mais aussi par les forces des ténèbres. C'est le terrain apparemment neutre sur lequel se rencontrent ces deux forces opposées, sur lequel elles se livrent bataille ; d'où l'association duelle de ce monde.

Ce monde est soumis aux mutations, au changement, à la corruption et à la destruction qui le réduit à néant, au matériau brut prêt à être réemployé pour habiller de nouvelles formes élaborées dans le monde précédent.

En Assiah, Dieu agit à travers ces centres plus denses que sont les Éléments, les planètes et les constellations. A chacune de ses sephiroth est donc attribuée une correspondance astrologique.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Abraham Aboulafia, inventeur de la Kabale mystique (première partie).



Une biographie d'Abraham Aboulafia.


ABOULAFIA, ABRAHAM BEN SAMUEL - Né en 1240 à Saragosse, en Aragon, mort aux environs de 1291, en un lieu inconnu. C'est à Tudèle, où s'installèrent ses parents, qu'il reçut un enseignement poussé de la Bible et du Talmud. À l'âge de vingt ans, deux ans après la mort de son père, il commença sa vie d'errance.

Son premier voyage, ayant pour but de découvrir la rivière mythique du Sambation, ainsi que les dix tribus perdues, le conduisit en Terre sainte. Mais, arrivé à Saint Jean d'Acre, il dut renoncer, en raison des évènements en Terre Sainte, liés aux Croisades. Il se résigna et décida de se rendre à Rome, mais, sur le chemin, décida de s'arrêter à Capoue, afin de se livrer avec passion à l'étude de la philosophie, sous la tutelle du médecin-philosophe : Hillel ben Samuel ben Éliézer de Vérone. Il accentua l'étude de l'enseignement de Maïmonide. Toutefois, malgré le fait qu'il ait toujours tenu cet enseignement en très haute estime, il se sentit insatisfait, au regard d'autres philosophies qu'il avait étudiées.

Abraham Aboulafia possédait un charisme particulier et savait fort bien communiquer. Il commença à rédiger des travaux kabbalistiques, philosophiques et grammaticaux, et s'entoura d'élèves.

De retour en Espagne, il commença à être sujet à des visions mystiques. Âgé de trente-et-un ans, il s'immergea dans l'étude du Séfér Yetsirah et de ses innombrables commentaires. Livre qui eut un impact considérable sur lui, particulièrement à travers l'éclairage et la méthode du mystique allemand Éléazar de Worms, dont le commentaire exerça, sur Abraham Aboulafia une profonde influence, répondant à son immense besoin d'éveil mystique. À partir du Séfér Yetsirah, pour Aboulafia toutes les lettres combinées et permutées deviennent expression d'existence. Elles possèdent un pouvoir d’illumination offrant l'accès aux mystères des noms divins. En se fondant sur des pratiques ascétiques particulières, Aboulafia aspire aux plus hautes expériences et à l'accès au statut de prophète, ouvrant la plus haute perception, permettant de pénétrer intuitivement dans la nature ineffable de la divinité.

Son disciple le plus important fut Joseph Gikatilla.

Abraham Aboulafia quitta de nouveau l'Espagne, et c'est en 1279 qu'il écrivit en Grèce l'un de ses premiers livres prophétiques, le Séfer haYashar (Le Livre de l'Intègre). Un an plus tard, sous l'influence d'une voix intérieure, il se rendit à Rome, dans le dessein de convaincre le Pape Nicolas III de se convertir. En dépit du fait qu'une condamnation l'attendait pour le conduire au bûcher, il pénétra dans Rome par une porte secondaire et entendit que le Pape était mort dans la nuit (information confirmée par une minute du Vatican). Il fut tout de même jeté en prison par les Dominicains, mais relâché quatre semaines plus tard.

On retrouve ensuite sa trace en Sicile, où il apparaît en tant que prophète et messie, provoquant une vive réaction de la communauté de Palerme, qui condamna le comportement d'Aboulafia.

Subissant la persécution du rabbin Salomon ben Adret, Abraham Aboulafia dût s'exiler sur la petite île de Comino, près de Malte, entre 1285 et 1288, où il rédigea son Séfér haOth (Le Livre du Signe). C'est en 1291 qu'il écrivit un dernier et important livre, Imré Shéfer, livre décrivant le système du Tsérouf (à la fois une mystique et une technique s’appuyant grandement sur le Séfér Yetsirah). On perd ensuite sa trace. Il s'attribue lui-même vingt-six ouvrages, dont vingt-deux prophétiques.

Abraham Aboulafia appelle son système kabbalistique, la « Kabbale prophétique », se distinguant ainsi de ses prédécesseurs. Le but de son enseignement est d'offrir aux humains un certain degré de communion avec Dieu. Pour cela, il utilise une approche particulière des noms de Dieu, surtout en ce qui concerne le tétragramme YHWH, la guématria, les combinaisons et les vocalisations des lettres, les permutations de mots. Ainsi, Aboulafia se donne parfois le nom de Raziel ou de Zekaryahou, mots ayant tous deux la valeur numérique 248, identique à celle d'Abraham. Il emploie également, de façon assez large le système du notarikon (utilisation des acrostiches) et du tsérouf (combinaisons des lettres).

Abraham Aboulafia a donné une tournure visionnaire à la Kabbale, ce que nombre d'écoles lui reprocheront, exaspérées par sa façon de jongler avec les noms de Dieu et des anges, d'utiliser la guématria dans ses formes les plus diverses. Les religieux lui reprocheront aussi d'avoir été le premier kabbaliste à permettre à l'idée  chrétienne de la Trinité de s'intégrer à la Kabbale, ouvrant ainsi la voie de la Kabbale chrétienne.

Il a aussi et surtout rédigé le Seva netivot ha-Tora, L'Épître des sept voies, selon lequel il y a sept voies d’accès à l’initiation kabbalistique, sept voies selon le degré d’avancement spirituel de l’individu qui veut s’y engager (j’en reparlerai dans un prochain article).


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 3 novembre 2017

Cabale et astrologie (troisième partie).



Un des livres en question.


Cet article est la suite de celui-ci.

Voici un passage du Midrash Rabba, consacré au Livre d’Esther pour la fête de Pourim (sorts) qui accorde une place importante à l’astrologie. Ce passage est extrait du deuxième Livre, chapitre XI :

« Puis iI se mit à examiner les signes du Zodiaque. Dans le signe du Bélier, il trouva le mérite de la Pâque comme il est dit : Que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle, un agneau par maison (Exode XII, 3).

Dans le signe du Taureau, il trouva le mérite de Joseph qui fit appelé bœuf comme il est dit : Son premier castré, qu'il est majestueux (Deutéronome XXXIII, 17) et aussi le mérite de l'offrande comme il est dit « Lorsqu'un bœuf ou un mouton ou un bouc est présenté, etc. » (Lévitique 30, 27).

Aux Gémeaux apparut le mérite de Peretz et Zérach qui furent appelés jumeaux comme il est dit : Regarde, il y a des jumeaux en elles (Genèse XXXVIII, 27). En Lion, on trouva le mérite de Daniel de la Tribu de Yehoudah  qui est désignée par le lion comme il est dit : Yehoudah est un jeune lion  (Genèse XLIX, 9). En Vierge, il y eut le mérite de Hananiah, Mishaël et Azariah qui étaient semblables à une jeune femme qui n'a pas connu d'homme sinon son époux. Aussi, ils ne changèrent point leur Dieu et restèrent fidèles à leur judaïsme. La Balance, c'est Job qui dit : Ah ! Si seulement on pesait mon chagrin en mettant en même temps mon malheur dans la balance ! (Job VI, 2).

Le Scorpion, c'est Ézéchiel : Tu demeureras au milieu des scorpions (Ézéchiel 11, 6). Le Sagittaire, c'est Joseph, comme il est dit : mais son arc est tendu fermement (Genèse XLIX, 24). Le Capricorne est Jacob, comme il est dit : Et elle mit les peaux des chevreaux sur ses mains (Genèse XXVII, 16). Le Verseau, c'est Moïse comme il est dit : Et en plus il a fait jaillir l'eau pour nous (Exode X, 19). En arrivant au Signe des Poissons, qui brille au mois d'Adar, Haman ne lui trouva pas de mérite et il se réjouit et dit : Adar n'a pas de mérite et son signe non plus ; Moïse leur maître est mort. Il ignorait toutefois que le 1er Adar, Moïse était né. 11 dit : Tout comme les poissons avalent et nous-mêmes nous avons avalé, à présent c'est vous qui serez avalés. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.