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jeudi 3 novembre 2022

L'ancien chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a affirmé dans une interview qu'il y avait un "nombre significatif de preuves" que la pandémie de covid-19 soit partie d'un laboratoire de la ville chinoise de Wuhan.

 


Mike Pompeo.


L'ancien chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a affirmé dans une interview qu'il y avait un "nombre significatif de preuves" que la pandémie de covid-19 soit partie d'un laboratoire de la ville chinoise de Wuhan.

"Il existe des preuves immenses que c'est de là que c'est parti", a insisté Mike Pompeo, interviewé sur la chaîne ABC, refusant de dire s'il pensait que le virus avait été libéré intentionnellement par Pékin.

"La Chine est connue pour sa propension à infecter le monde et à utiliser des laboratoires ne respectant pas les normes", a-t-il développé. "Ce n'est pas la première fois que le monde est mis en danger à cause de virus provenant de laboratoires chinois."

Mike Pompeo a par ailleurs dit regretter le manque de coopération des autorités chinoises afin de faire la lumière sur l'origine de la pandémie.

Même,, alors qu’une équipe de l’Organisation mondiale de la santé a été dépêchée pour enquêter sur le sujet, l'ancien chef de la diplomatie américaine a accusé la Chine  de dissimuler la vérité sur l’origine réelle de la COVID-19

Le secrétaire d’État américain a affirmé que des maladies semblables à la COVID-19 circulaient déjà à l’automne 2019 parmi les membres du personnel de l'institut de virologie de Wuhan, ville dans laquelle la COVID-19 a été détectée pour la première fois.

"Le gouvernement des États-Unis a des raisons de penser que plusieurs chercheurs à l’intérieur de l’Institut de virologie de Wuhan sont tombés malades à l’automne 2019, avant l’identification du premier cas de l’épidémie, avec des symptômes compatibles à ceux, à la fois de la COVID-19, et de maladies saisonnières courantes ", a-t-il affirmé.

Selon Mike Pompeo, cette information est en contradiction avec les affirmations selon lesquelles aucun membre du personnel de l’institut n’avait contracté la COVID-19 ou des virus apparentés.

« Pékin continue aujourd’hui de retenir des informations vitales dont les scientifiques ont besoin pour protéger le monde de ce virus mortel, et du prochain », a-t-il soutenu.

La COVID-19 a été détectée pour la première fois à Wuhan à la fin 2019 et s’est depuis répandue à travers le monde, faisant des millions de victimes, et contaminant des dizaines de millions de personnes.

L’OMS assure que l’établissement du chemin de la transmission du virus des animaux à l’homme est essentiel pour prévenir de futures épidémies.

L’administration sortante de Donald Trump a, à maintes reprises, désigné la Chine comme responsable de l’épidémie de COVID-19. 


mercredi 22 septembre 2021

Article de Vincent Godbout, le créateur du logiciel d'astrologie Mastro, sur la pandémie de Covid-19, formation gratuite Zoom sur le logiciel Mastro le vendredi 24 septembre à 20 h.


Le logiciel d'astrologie Mastro.


 PANDÉMIE : QUAND TOUT ÇA VA-T-IL S’ARRÊTER ?

Difficile de prédire astrologiquement l’avenir du virus et de ses variants. Mais je pense que l'astrologie peut nous aider à prévoir le climat social mondial à venir. Qu'on soit d'accord ou non avec les politiques sanitaires, il est évident que nous vivons avec beaucoup de restrictions ; certains parlent même de "dictature sanitaire". 

Voici une liste de mots qui pourraient hypothétiquement décrire le contexte mondial : autorité, autoritarisme, intransigeance, rigidité, domination, manque de compromis, dureté, contrôle, dictature, despotisme. J'ai fait 16317 thèmes tous les 3 jours à partir de 1915 jusqu'à 2050. À l'aide de mon système expert, j'obtiens une liste de mots clés associés à chacun de ces thèmes. Puis en comparant ces 16317 listes obtenues avec les 10 mots de la liste originale décrivant le contexte mondial, le système expert évalue le niveau de ressemblance entre les deux listes et il donne des scores pour chacune de ces 16317 comparaisons. Voici le graphique que j'obtiens de 1915 à 2050. 





On constate effectivement que nous sommes actuellement dans la période la plus élevée en autoritarisme. D'après ce graphique, le climat social "autoritaire" devrait commencer à s'assouplir à partir d'octobre 2022.

L’intérêt que cette publication a suscité ailleurs m’a donné l’idée d’offrir une formation gratuite Zoom sur comment j’ai procédé ce vendredi 20h00 (heure de France). Pour ceux que ça intéresse, voici le lien Zoom :

https://us06web.zoom.us/j/82492715938?pwd=SzRSVjFCRkt0SXBpUTM2U21JYVYrZz09

Il est préférable d’arriver 10 minutes avant 20h00.


dimanche 20 décembre 2020

Après l’internement psychiatrique abusif en France du professeur Jean-Bernard Fourtillan, Brandy Vaughan, une militante américaine anti-vaccin, une lanceuse d’alerte, décède mystérieusement en quelques heures le 8 décembre 2020, à l’âge de 47 ans.

 



Brandy Vaughan.

Cet article est inspiré de trois textes publiés sur Internet au sujet du décès suspect de Brandy Vaughan : 

 https://www.aimsib.org/2020/12/13/brandy-vaughan-decedee-en-quelques-heures/, 

http://delorca.over-blog.com/2020/12/deces-de-la-lanceuse-d-alerte-brandy-vaughan.html, 

http://www.profession-gendarme.com/scandale-chez-merck-une-ancienne-cadre-brandy-vaughan-avoue-tout/

L’affaire pourrait devenir monstrueuse. Comment une lanceuse d’alerte âgée de 47 ans, en pleine santé et adepte d’un mode de vie impeccable a bien pu mourir en quelques heures à son domicile, sans appeler le moindre secours? La thèse officielle retenue serait que son décès est consécutif à une pathologie chronique de… la vésicule biliaire ! Jusqu’à preuve du contraire, voilà une explication parfaitement stupide. Retour sur le destin d’une femme au courage et à l’engagement exceptionnel mais qui vécut une partie de sa vie comme un enfer.

« J’ai choisi le courage. J’ai choisi la compassion. J’ai choisi l’intégrité. J’ai choisi la santé. J’ai choisi l’honnêteté. Et surtout, j’ai choisi l’amour. »                              

 Brandy Vaughan

 

Les années Merck, la catastrophe du Vioxx

Brillante avocate engagée à 25 ans par le groupe Merck et présentant formidablement bien, Brandy Vaughan finit par intégrer les équipes commerciales de la firme dans les années 2000 afin de développer les ventes du futur blockbuster maison baptisé Vioxx, un anti-inflammatoire de nouvelle génération de la classe des inhibiteurs de la Cox-2, censé provoquer moins de saignements digestifs que les molécules plus anciennes. Elle y croyait dur comme fer Brenda, à son Vioxx elle s’était même persuadée que la diffusion de cette molécule pourrait sauver des vies.

En 2004 c’est la désillusion absolue, on lui apprend que le Vioxx n’entrainait certes pas plus de saignements digestifs mais était au contraire responsable de phénomènes de thromboses artérielles incontrôlables susceptibles de provoquer des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux à ses consommateurs.

Pire ! L’enquête Fédérale US permit de démontrer rapidement que cet accroissement notable de la mortalité cardio-vasculaire sous Vioxx avait été repérée par les investigateurs de chez Merck dès les premières études épidémiologiques, mais que sur ordre ces résultats avaient été manipulés afin de ne pas nuire à la carrière prometteuse du produit.

Ce fut chose faite et on a estimé au final à 140.000 le nombre d’infarctus ou d’AVC ayant été attribués au Vioxx pour les seuls USA, les chiffres pour le reste du monde n’ayant jamais été publiés. C’est ainsi qu’en 2007, Merck décida de plaider coupable afin d’écourter le scandale et s’acquitta d’une somme record comprise entre 4 et 6 milliards de dollars en règlement des 26.600 plaintes concernant le Vioxx, ainsi que des amendes fédérales diverses.

 

Des données falsifiées concernant le Vioxx, mais aussi s’agissant des vaccins pour enfants

Pour Brandy Vaughan, éprise de vérité et de combats justes, la goutte d’eau qui fit déborder le vase intervint, m’expliqua-t-elle, quand elle comprit que la branche vaccin de la firme usait des mêmes dissimulations et bidonnages de résultats que la branche rhumatologie. Que du coup les victimes n’étaient plus à rechercher parmi des adultes d’âges mûrs, mais aussi chez des enfants, voire des nourrissons.

Brandy Vaughan cita pour me convaincre une vaste affaire d’escroquerie aux résultats d’immunogénicité de leur vaccin anti-oreillons, où la firme avait tenté d’ajouter des anticorps d’origine animale afin d’en augmenter la quantité finale, mais la supercherie n’ayant pas fonctionné, alors Merck a détruit les preuves, donné des consignes pour mentir aux superviseurs de la FDA et a même tenté d’acheter le silence des personnes chargées de la surveillance du processus d’évaluation, quelques mois plus tard ses dires furent totalement confirmées en France.

Puis elle me demanda si je savais ce que voulait dire l’acronyme HPV. La question était facile puisqu’il s’agissait de Human Papilloma Virus, le vaccin de Merck dénommé Gardasil visant à éradiquer 9 de ses génotypes sur les 200 connus. Elle rit en me disant que je me trompais, aux USA cela voulait dire « Help, Pay for Vioxx » ! En clair, Merck avait misé tout son redressement financier sur la diffusion la plus massive possible de son Gardasil, quoi qu’il arrive et peu importaient les méthodes.  Il n’a pas fallu très longtemps au Vigilant pour mesurer à quel point Brandy avait raison.

N’oublions pas que nous vivons cette semaine l’introduction du remboursement par la sécurité sociale française de ce vaccin anti-cancer du col de l’utérus…

Pendant que tous les projecteurs de l’actualité sont braqués vers la Covid, les affaires continuent imperturbablement pour Sanofi et Merck.

 

« Learn the risk », le projet d’une vie

Quand Brandy Vaughan fit enfin part de son désir de démission à sa hiérarchie, on lui expliqua rapidement que c’était impossible. Mais quand elle ajouta qu’elle voulait à présent défendre les consommateurs contre les accidents thérapeutiques et vaccinaux dans le monde entier, les menaces se firent plus précises. Mais Brandy fonda l’association « Learn the Risk »  comme elle l’avait annoncé et continua imperturbablement à rédiger des articles à charge contre les médicaments défectueux.

On pouvait évidemment s’attendre à ce que Brandy n’y utilise pas la langue de bois, on trouve par exemple ceci, s’agissant de la fraude aux anticorps anti-ourliens d’origine animale :

 « Le gouvernement américain poursuit Merck depuis plusieurs années dans une affaire privée en cours qui allègue que Merck a tenté de: «frauder les États-Unis par le biais d’un programme en cours visant à vendre au gouvernement un vaccin contre les oreillons mal étiqueté, mal présenté, frelaté et faussement certifié comme ayant un taux d’efficacité nettement supérieur à ce qu’il est réellement. »

On encore ça, pour expliquer la passivité incroyable des CDC et de la FDA à propos des effets indésirables sévères des vaccins :

« Les membres du CDC et de la FDA responsables de l’homologation et de la recommandation de vaccins sont autorisés à avoir des participations financières dans ces vaccins : le CDC accorde des dispenses de conflits d’intérêts à chaque membre de son comité consultatif une année à la fois, et permet une pleine participation à la discussions menant au vote de chaque membre. »

Brandy Vaughan, fidèle à sa promesse, voulait pourfendre également les médicaments classiques quand elle considérait que le rapport bénéfice sur risque du produit ne pouvait avantager que l’industriel en charge de sa fabrication. Elle repartit à la charge contre le Propecia (finastéride), encore un produit estampillé Merck et qui eut un succès important aux USA.

Mis sur le marché pour supposément faire repousser les cheveux chez hommes, pas moins de 1400 américains alléguèrent de graves conséquences psychiatriques (syndromes dépressifs) et l’OMS confirma avoir enregistré 69 suicides réussis liés à l’utilisation du finastéride.

 

Fâcher Merck, ce qu’il en coûte

De ce jour sa vie devint tout simplement… un calvaire. Les cambriolages se succédèrent comme les déplacements d’objets à son domicile, mais aussi les menaces de mort par lettre, téléphone, réseaux sociaux. Ses automobiles brûlaient régulièrement dans la rue, mais il fallait raffiner les sévices.

Un jour elle se rendit compte qu’un de ses comptes en banque avait purement et simplement disparu et son argent avec. Quelques temps plus tard, ce fut l’ensemble de son dossier informatisé de retraite qui s’évanouit complètement à travers les réseaux pour ne plus jamais réapparaître.

Question angoissée de son banquier de l’époque: – « Mais qui avez-vous fâché d’aussi puissant pour qu’il réussisse ces coups de force que je n’ai jamais vu de ma vie?

Brandy Vaughan comprend que pour retrouver une vie normale, un éloignement radical des Etats-Unis devenait nécessaire, elle posera ses valises et sa famille aux Pays-Bas pendant huit ans en espérant pouvoir vivre normalement avec son petit garçon. Mais sans se taire, sans interrompre le rythme de ses conférences ni ses rédactions d’articles. Le retour aux USA sera difficile, particulièrement parce que son fils, élevé en Hollande, ne possédait pas de carnet de santé et n’avait jamais reçu le moindre vaccin. Mais rien ne pouvait déroger à ses principes. Elevée par sa grand-mère dans l’application d’une stricte règle presbytérienne, elle a très tôt appris à ne pas badiner avec les règles de la morale. Pas d’alcool, de drogue et même encore plus incroyable bien qu’on puisse trouver son choix très critiquable, pas de médicament allopathique depuis plus de dix ans.

Brandy utilisait énormément les réseaux sociaux, elle y écrivait par exemple ceci et tout y est, son absence de pensée suicidaire, son immense attachement pour son fils, son sens de la mission, le démenti quant à son état de santé mentale, sa méfiance systématique des médicaments traditionnels, ses impossibles cambriolages pourtant réalisés…

L’idée selon laquelle elle finirait assassinée revenait souvent dans ses courriers, particulièrement la possibilité qu’on tenterait probablement un jour de l’empoisonner. On imagine la force de caractère exceptionnelle  que Brandy Vaughan aura dû développer toutes ses années non seulement pour mener à bien une vie de lanceuse d’alerte mais aussi pour tenter d’épargner à son fils le spectacle d’une mère angoissée et craignant pour sa vie.

Mardi 8 Décembre 2020, son fils retrouve Brandy Vaughan décédée à son domicile, il dit qu’elle aurait ressenti de banales douleurs abdominales la veille. La veille, c’était le 7 Décembre et on ne peut pas dire qu’elle donnait l’air de souffrir de grand-chose, occupée qu’elle était à communiquer sur Facebook autour des résultats lamentables des vaccins anti-grippaux actuels.

 

Brandy on t’aime

Peut-être que l’autopsie de Brandy Vaughan apportera quelques lumières à un décès aussi surprenant. Déjà le 12 Décembre était avancée la possibilité d’une mort naturelle. Il semblerait que son souhait de faire participer certains légistes de sa connaissance à cet ultime examen n’ait pas été consenti par la justice de Californie.

Il nous reste l’image d’une femme rayonnante qui n’a pas eu le temps de vieillir et qui nous montre que les convictions les plus nobles se payent parfois très cher, Brandy eut cette préscience un jour:

 « Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi je m’exprimais contre les grandes sociétés pharmaceutiques et que j’en souffrais de conséquences majeures? Car je me bats pour mon fils et pour l’humanité et je vais éduquer les gens sur les dangers des produits pharmaceutiques jusqu’à mon dernier souffle ».

De son vivant Brandy Vaughan avait énormément impressionné et convaincu ses interlocuteurs. Morte, la voilà transformée en icône du combat de la santé contre les produits médicaux inadéquats, pas sûr que son décès ne renforce pas ce combat de vigilance sanitaire.

 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

samedi 19 décembre 2020

Un article dans la revue « Télérama » n° 3701, du 19 au 25 décembre (Sortir, ça nous manque tant ! Cinémas, Concerts, théâtres, réouverture en 2021…), « L’ADN de la culture » par Fabienne Pascaud.

 


La revue "Télérama".


L’ADN de la culture.

" C'est vrai qu'ils vont continuer à durement nous manquer ces films en salles, ces spectacles, ces concerts, ces expositions dans les musées dont la deuxième vague du coronavirus nous prive, contraintes sanitaires obligent. Des bouffées d'art essentielles. Des bonheurs collectifs partagés. 

Non seulement les créateurs et tous ceux qui travaillent avec eux vont être une fois de plus empêchés — voir ici l'amour dont ils témoignent pour le public et les salles —, mais nous manquerons également des enchantements comme des questionnements qu'ils ne cessent de nous offrir. L'art comme vital service public. 

Il est urgent de remettre de la culture vivante dans nos vies. Nous en avons aussi besoin pour dignement exister. 

Pardonnez-nous de n'avoir pu supprimer dans notre cahier critiques les films, les pièces de théâtre et les expositions que vous auriez pu voir dès le 16 décembre. Ces pages-là furent imprimées avant les annonces de Jean Castex. De quoi partager nos nostalgies. "

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

 

jeudi 17 décembre 2020

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dix-neuvième partie) (Comment développer votre sens critique envers ce qui est dit sur l’épidémie de covid-19).

 



Un livre sur le sens critique.


 Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci. 

Faire preuve de sens critique est crucial pour s’orienter dans le monde, pour se faire sa propre opinion et pour ne pas agir contre ses propres intérêts. Le sens critique peut être vu comme la capacité à ne pas prendre les choses pour argent comptant. C’est le fait de questionner ce à quoi l’on peut être confronté, notamment de la part des médias et d’Internet, de ceux qui s’y expriment ou tout simplement de ce que l’on expérimente dans la vie.

Lorsque l’on adopte un sens critique, on sort du béni oui-oui. On ne se positionne pas comme un simple suiveur qui va recracher ce que l’on entend partout.

Beaucoup pratiquent ça parce qu’ils pensent que si « on » dit ceci ou cela, et qu’en plus c’est dans les médias, alors c’est que c’est forcément vrai.

D’autres simplement parce qu’ils ont peu confiance en eux et une estime trop basse. Car lorsque l’on a une estime trop basse de soi, on a tendance à penser que notre avis ne compte pas, que les autres savent mieux, qu’ils sont plus intelligents, plus experts. Mais forger votre propre opinion est très important. Peut-être maintenant plus que jamais.

Car sinon, vous risquez de vous laisser balader, de prendre de mauvaises décisions, de cautionner des choses qui, au fond, vont à l’encontre de vos valeurs, de ce qui compte à vos yeux. Aiguiser son sens critique est crucial pour faire des choix. Et ce n’est pas avoir un avis tranché sur tout, ni une vision binaire des choses.

 

a) Comment aiguiser son sens critique

Aiguiser son sens critique commence par questionner, ne pas prendre tout ce qu’on voit, entend, lit pour la vérité.

La première étape est évidemment de vouloir aiguiser son sens critique.

Ensuite, vous pouvez faire appel à votre bon sens : Est-ce que cela vous paraît logique, juste, tant sur le fond, c’est-à-dire les faits, que sur la forme, c’est-à-dire la façon dont les faits sont présentés ?

Il est rare que l’on soit confronté uniquement à des faits dits sur un ton neutre. Généralement, la personne qui parle adopte une approche, parle des faits selon un certain angle de vue. Et c’est normal, car il est difficile de ne pas faire intervenir nos propres croyances dans nos propos.

Ce qui est dit est tout aussi important que ce qui n’est pas dit (omis), tout comme ce qui est montré est tout aussi important que ce qui ne l’est pas. Face à une information, prenez le temps de noter comment ça vous fait sentir. Quel(s) ressenti(s) provoquent cette information ? Est-ce que vous la sentez comme juste dans votre cœur ? Qu’est-ce que vous dit votre intuition ? Cela ne veut pas dire que ce que vous ressentez vous mène nécessairement à la vérité mais cela signifie au minimum qu’il serait très intéressant de creuser le sujet.

Et pour cela, ne vous fiez pas uniquement aux gros médias, qu’il s’agisse de la presse TV, papier, radio ou Internet. Cherchez plusieurs sources différentes, points de vue différents. Ensuite confrontez les sources pour affiner votre sens critique.

 

b) Sens critique : se connaître

Pour mieux aiguiser votre sens critique, mettez au clair votre façon de fonctionner, votre type de personnalité, vos atouts, vos faiblesses aussi. Quelles sont vos valeurs, vos priorités, votre essentiel, ce qui est important pour vous ? Votre capacité à juger, à raisonner, vous appartient et personne ne peut vous voler ça, à moins que vous y consentiez, à moins que vous laissiez à d’autres le soin de penser à votre place, que vous ne leur donniez ce pouvoir sur vous. Car vous prenez alors le risque d’être poussé à agir contre vos intérêts, sans vous en rendre compte…

Bien sûr, vous ne pouvez pas tout savoir sur tout et vous faire une idée sur tout. Mais ce n’est pas le but. Le but c’est d’exercer votre sens critique dans les domaines qui touchent de près ou de loin à ce qui est important pour vous. Pour ne pas vous faire avoir et prendre une mauvaise direction.

 

c) Exercer constamment son sens critique

Exercer son sens critique est capital. Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte. Ce n’est pas parce qu’une personne est présentée comme étant experte qu’elle l’est réellement, encore plus dans le domaine concerné par le sujet en question. Et même si cette personne s’y connaît, cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas de conflit d’intérêt. Est-ce que lorsque beaucoup de personnes s’expriment, par exemple sur un plateau TV, il est clairement dit quels sont leurs éventuels conflits d’intérêts ? Rarement malheureusement… Mais par exemple, est-ce que les paroles d’un médecin qui touche des dizaines de milliers (ou plus) d’euros par an de la part de firme(e) pharmaceutique(s) peuvent être prises pour argent comptant ? Comme une opinion non biaisée par des motifs financiers ?

En matière d’information demandez-vous :

À qui donne-t-on la parole ?

Qui s’exprime ? D’où ? (passif, quelles relations, etc.)

En quelle qualité ?

Cette qualité/expertise est-elle réelle sur le sujet abordé ?

Qui a à gagner à cette vision des choses ?

Qui a à y perdre ?

D’où vient l’argent ?

Où va l’argent ?

 

d) La pratique quotidienne du sens critique

Parfois, il vous faudra creuser pour trouver des réponses. Parfois, vous ne trouverez pas de réponse, mais au moins, votre sens critique sera aiguisé sur tel ou tel sujet et votre cerveau continuera de prêter attention et d’amasser certains éléments pour essayer d’y voir plus clair. Vous n’êtes pas obligé suite à vos questionnements de vous forger une opinion ferme et définitive. Gardez à l’esprit qu’il est sain de se laisser la possibilité de changer d’avis si des éléments viennent contredire ce que l’on pense.

Cela peut être tout aussi juste, au moins pendant un temps, de ne pas se positionner si vous ne savez quoi penser mais n’arrêtez pas de vous questionner pour autant, d’abandonner, car ce n’est pas sans risque.

Comme la philosophe Hanna Arendt l’a écrit :

Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus en rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.


Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !

mardi 15 décembre 2020

Compte rendu du livre « Mieux vaut guérir que prédire » du professeur Didier Raoult (première partie) (Notre terreur face aux virus).

 


Le livre en question.

 

 Cet article est la suite de celui-ci. 

Ce texte écrit en 2017 résonne comme une prophétie des évènements actuels au sujet de l’épidémie de covid-19.


Première partie : votre santé. Les peurs inutiles

1) Les grandes peurs : entretenues à tort

Notre terreur face aux virus.


Au nom du principe de précaution, on terrifie gouvernements, autorités sanitaires et OMS.

L'annonce a ressuscité une des grandes peurs de l'homme. Des chercheurs américains ont reconstitué un virus similaire à 97 % à celui de la grippe espagnole. Celui qui a fait plus de 40 millions de morts à la fin de la guerre de 14-18. La hantise des hécatombes virales est l'une des plus anciennes craintes de l'humanité. Cette peur suscite régulièrement des vocations de docteur Mabuse qui reconstituent ou inventent des virus supposés avoir une virulence extrême.

Or, dans ce domaine, le nombre de publications scientifiques est inversement proportionnel à la mortalité ! Ces risques d'épidémie génèrent en moyenne 12 à 65 publications par mort dans de grandes revues scientifiques, quand les vraies maladies tueuses, comme l'hépatite B (1 500 décès tous les ans en France), les septicémies à Escherichia coli et à staphylocoque doré (2 000 morts chacune par an en France), ou les infections digestives à Clostridium difficile (15 000 victimes chaque année en Europe), sont négligées.

On sait, grâce aux analyses réalisées sur les cadavres conservés, que le virus de la grippe espagnole n'était pas plus sévère que les autres virus. Les victimes sont surtout mortes de surinfections bactériennes dues aux pneumocoques — contre lesquels il existe aujourd'hui un vaccin très efficace —, ainsi qu'aux staphylocoques et aux Haemophilus — dont le risque est actuellement neutralisé par les antibiotiques. La renaissance d'un épisode ressemblant à la grippe espagnole est donc impossible. On l'a vu avec les plus terrifiants des virus, qui sont les virus aviaires. En 2009, H1N1 a fait « seulement » 100 000 victimes dans le monde, H5N1, 362 morts, H7N9, 44 morts. Le coronavirus d'Arabie saoudite totalise jusqu'à présent 283 victimes. Le syndrome respiratoire aigu sévère parti de Hong Kong a tétanisé la planète, mais s'est arrêté spontanément, sans qu'on ait bien compris les raisons de son émergence et de sa disparition (800 morts). Quarante ans après son apparition, la fièvre d'Ebola nous rattrape. Or c'est oublier que, dans les épidémies, les facteurs écologiques locaux sont essentiels, c'est ce qui fait qu'elles ne se généralisent pas.

Nous connaissons les causes des grandes épidémies du passé. Elles ont été provoquées par la transmission respiratoire de maladies contagieuses (variole et rougeole), par des bacilles transportés par les poux et les puces (typhus et probablement épidémies de peste), ou par des infections sexuellement transmissibles comme la syphilis ou le sida dont on a redouté au début la contagion par contact — souvenons-nous de la proposition de Jean-Marie Le Pen d'ouvrir des « sidatoriums » ! Dans la seconde moitié du XXe siècle, les pires épidémies ont été le fait d'injections (sida, hépatites B et C). Mais nous ignorons encore ce qui a généré les pandémies grippales.

La résurgence de la grippe espagnole tient de la science-fiction. Un discours alimenté par des chercheurs qui, mandatés comme experts, ont intérêt à entretenir la peur. Au nom du principe de précaution poussé à l'extrême, ils terrifient gouvernements, autorités sanitaires nationales et OMS. Ce qui entraîne des dépenses inconsidérées pour des maladies dont le risque n'est pas avéré, et détourne l'attention du monde des vraies épidémies...

 

 Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 21 août 2020

Compte rendu du livre du professeur Christian Perronne «Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? Covid-19 : l’union sacrée de l’incompétence et de l’arrogance».

 


 

Le livre en question.

 

Le livre du professeur Christian Perronne « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? Covid 19 : l’union sacrée de l’incompétence et de l’arrogance » me semble un des meilleurs qui aient été écrits sur l’épidémie actuelle de Covid-19. Comme cet ouvrage est assez touffu et riche en informations, je ne pourrais vous en donner que quelques traits particulièrement saillants.

 

« Scandale 2 

Oh surprise ! On n’a pas assez de tests non plus….

Depuis janvier, l’Organisation mondiale de la santé demande à tous les pays de tester en masse. Le 16 mars, le directeur général de l’OMS craque carrément sur son compte Twitter « Nous avons un message simple à tous les pays : testez, testez, testez  ! » L'Allemagne a écouté, la Corée, Israël, le Portugal... la planète en entier fait des dépistages. Mais pas la France […].

Résultat mi-mars, alors qu'on peut dire sans prendre trop de risques que le coronavirus a très largement élu domicile dans  nos foyers, on réalise 4000 tests par jour, tranquillement. Pour information, la Corée et l’Allemagne en font, eux, 20 000. Et ils comptent leurs morts sur leurs doigts. Nous, on en est déjà à 3 500 victimes. »

 

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

 

jeudi 30 avril 2020

Le film de Luis Buñuel, "L’ange exterminateur" (1962), prédiction de ce que nous vivons avec le COVID-19 ?






L'ange exterminateur



Ma femme Wanda Torres m’a donné à lire un article d’un critique de cinéma portoricain, Manuel Martínez Maldonado   :  

Le film de Luis Buñuel, L’ange exterminateur, (1962), lui semble une prédiction de ce que nous vivons avec le COVID-19, avec un ange qui décide de nos vies et qui s'amuse à faire le mal.

« Aux premières minutes d'une soirée mondaine donnée à la sortie de l'opéra par monsieur et madame De Nobile, un couple bourgeois, les domestiques s'en vont l'un après l'autre, sans raison apparente. Seul reste le majordome, Julio. Victimes d'une étrange maladie de la volonté, les invités, quant à eux, ne peuvent pas quitter les lieux ; ils finissent par s'endormir là où le sommeil les saisit. La réception s'étire ainsi sur quatre jours et quatre nuits, dans une promiscuité de plus en plus révoltante. A l'extérieur, la police, les badauds et les domestiques, victimes du même sortilège, ne peuvent pas entrer. L'un des invités, Russell, meurt d'une crise cardiaque. Deux autres, Eduardo et Beatriz, font l'amour dans un cagibi avant de se suicider... La seule solution devient alors de contraindre l'hôte, jugé responsable, au suicide, selon le mécanisme du bouc émissaire. Ce plan funeste échoue de peu grâce à la levée de la malédiction, une des invités ayant l'idée de reproduire un certain moment de la nuit initiale, permettant aux invités de sortir et d'aller à la rencontre des secours qui, de leur côté, n'avaient pas été en mesure de franchir le portail de la maison.

Le film est en quelque sorte circulaire : à la fin, les notables se réunissent dans la cathédrale pour une messe d'action de grâce. Mais à l'issue de la cérémonie, le même mécanisme semble recommencer. On voit alors des moutons gravir l'escalier vers le porche de l'église ; ils entrent dans l'église, et les portes se ferment. À l'extérieur, une émeute éclate. »

Il y a une référence voulue par Buñuel au texte de l’Apocalypse (9,11) et à son ange de l’abîme, Abaddon.

Le nom Abaddon provient d’un mot hébreu signifiant « destruction » ou « abîme ». Le nom grec correspondant est Apollyon (le destructeur).

Ce nom est utilisé comme nom propre pour désigner l'ange exterminateur de l'abîme dans l'Apocalypse de saint Jean ou, dans les Psaumes, le royaume des morts.

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