mercredi 18 septembre 2019

Les quatre accords toltèques. Premier accord : Que votre parole soit impeccable (deuxième partie).





Sans commentaire.


Ce livre est le meilleur ouvrage de spiritualité que j’ai lu depuis 10 ans.

Le premier accord toltèque est le plus important et aussi le plus difficile à honorer. Il est si important qu'à lui seul il vous permettra de transcender votre vie actuelle pour parvenir à ce que j’appelle le paradis sur terre.

Le premier accord est : que votre parole soit impeccable.

L’esprit humain est semblable à une terre fertile dans laquelle des graines sont continuellement semées : des opinions, des idées et des concepts. Vous plantez un graine, une pensée et elle croît. La parole est une graine et l'esprit humain est si fertile ! Malheureusement, il s'avère souvent très fertile pour les semences de la peur.

Chaque esprit humain est fertile, mais seulement pour les graines pour lesquelles il est préparé. Il est donc important de découvrir le type de graines auxquelles notre esprit offre sa fertilité, et de le préparer à recevoir les semences de l'amour.

Prenez l’exemple d'Hitler : il a semé des graines de peur qui se sont développées avec force et ont réussi à provoquer une destruction massive. En observant la puissance incroyable de la parole, nous devons comprendre qu'elle sort de notre bouche. Une peur, un doute semés dans notre esprit peuvent créer une succession dramatique d'événements. Un seul mot est comme un sort, et les humains utilisent la parole comme des magiciens noirs, se jetant en toute inconscience des sorts les uns aux autres.

Chaque être humain est un magicien. Par notre parole, nous pouvons soit jeter un sort à quelqu'un, soit l'en libérer. Exemple : je vois un ami et lui fais part d'une opinion : Tiens ! La couleur de ton visage est celle des gens qui vont avoir le cancer. S'il écoute cette parole et s'il est d'accord avec, il aura un cancer dans moins d'un an. Telle est la puissance de la parole.

Au cours de notre domestication, nos parents et frères et sœurs ont émis des opinions sur nous, sans même y réfléchir. Nous avons cru ces opinions et vécu dans la peur qu'elles véhiculaient, comme de ne pas être assez bon en natation, en sport ou en écriture.

Quelqu'un exprime une opinion : Regarde cette fille comme elle est moche ! La fille en question entend cela, croit qu'elle est laide et grandit avec l'idée qu'elle n'est pas belle. Peu importe qu'elle le soit ou non ; tant qu'elle est d'accord avec cette opinion, elle croira qu'elle est laide. Elle subit l'influence d'un sort.

Si elle réussit à capter notre attention, une parole peut pénétrer notre esprit et changer toute une croyance, en mieux ou en pire. Autre exemple : peut-être croyez-vous être stupide, et peut-être même le croyez-vous depuis toujours. Voilà un accord qui peut être vraiment vicieux et vous conduire à faire de nombreuses choses ne servant qu'à vous prouver votre stupidité. Vous effectuez quelque chose puis vous pensez : Si seulement j'étais intelligent..., mais je dois être stupide sinon je n'aurais jamais fait cela. Votre pensée s'agite dans tous les sens et vous pouvez passer des jours à être sous l'influence de cette croyance en votre propre stupidité.

Puis, un jour, quelqu'un capte votre attention et, par sa parole, vous fait découvrir que vous n'êtes pas stupide. Vous croyez cette personne et vous concluez un nouvel accord. Résultat : vous ne vous sentez plus stupide et vous n'agissez plus stupidement. Un sort est rompu, par la seule puissance de la parole.

Inversement, si vous croyez être stupide et que quelqu'un capte votre attention et vous dise : Oui, tu es vraiment la personne la plus stupide que j'aie jamais rencontrée, l'accord initial sera renforcé et deviendra encore plus puissant.



Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !


lundi 16 septembre 2019

Les quatre accords toltèques. Premier accord : Que votre parole soit impeccable.


Le livre en question.

Ce livre est le meilleur ouvrage de spiritualité que j’ai lu depuis 10 ans.

Le premier accord toltèque est le plus important et aussi le plus difficile à honorer. Il est si important qu'à lui seul il vous permettra de transcender votre vie actuelle pour parvenir à ce que j’appelle le paradis sur terre.

Le premier accord est : que votre parole soit impeccable. Voilà qui a l'air très simple, mais en réalité c'est très, très puissant. Pourquoi faire attention à votre parole ? Votre parole est votre pouvoir créateur. C'est un cadeau qui vous vient directement de Dieu. L'Évangile selon Saint Jean dit : « Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. » La parole vous permet d'exprimer votre pouvoir créateur. C'est par elle que vous manifestez les choses. Quelle que soit votre façon de parler, votre intention se manifeste par la parole. Ce dont vous rêvez, ce que vous sentez et ce que vous êtes vraiment, tout cela se manifeste par la parole.

La parole n'est pas seulement un son ou un symbole écrit. C'est une force ; elle représente votre capacité à vous exprimer et à communiquer, à penser et donc à créer les événements de votre vie. Vous êtes capable de parler. Quel autre animal sur terre le peut-il ? La parole est votre outil le plus puissant en tant qu'être humain ; c'est un instrument magique. Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous. L'un de ses tranchants est son mauvais usage, qui peut concrétiser l'enfer ; l'autre est son usage impeccable qui crée la beauté, l'amour et le paradis sur terre. Selon la façon dont elle est utilisée, la parole peut vous libérer ou vous asservir plus que vous ne pouvez l'imaginer. Tout le pouvoir magique dont vous disposez réside en elle. Votre parole est de la magie pure et son mauvais usage de la magie noire.

La parole est si puissante qu'un seul mot peut changer une vie ou détruire l'existence de millions de personnes. Il y a quelques décennies, la parole d'un homme en Allemagne a manipulé toute une nation peuplée de gens très intelligents. Il les a conduits à la guerre, par la seule puissance de sa parole. Il a réussi à convaincre certains de commettre les actes de violence les plus atroces qui soient. Sa parole a réveillé les peurs des gens et, comme une immense explosion, les tueries et la guerre ont ravagé le monde entier. Partout des humains se sont entre-tués, parce qu'ils avaient peur les uns des autres. La parole d'Hitler, fondée sur des croyances et des accords issus de la peur, restera dans les mémoires durant des siècles.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !







dimanche 15 septembre 2019

L’art d’ignorer certaines choses et certaines personnes.




Sans commentaire.

L’art d’ignorer certaines choses et certaines personnes.

1) L'art d'être sage est celui d'ignorer avec intelligence.

Le sage n'est pas celui qui accumule beaucoup de connaissances et d'expériences, mais celui qui sait utiliser efficacement tout ce qu’il a appris et qui est aussi capable d'ignorer tout ce qui n'est pas utile, qui empêche de progresser en tant que personne. Il est celui qui sait différencier ce qui n’est que du lest de ce qui lui offre de l'énergie.

Vivre, c'est après tout économiser et savoir ce qui est important. Il semble que la plupart d'entre nous n’appliquent pas cette règle simple : selon une étude menée à l’Université d’Harvard, les gens ont une étonnante capacité à concentrer leur attention sur les choses « qui ne se passent pas. » C'est-à-dire que nous nous inquiétons de détails qui ne sont pas importants et qui sapent notre propre capacité à être heureux dans l’ «ici et maintenant».

La première règle de cette vie est que la personne qui est la plus sage est celle qui sait être heureuse et qui est capable d'éliminer tout ce qui lui fait mal ou qui n'est pas utile à son existence.

L'art de savoir ignorer n'est pas facile à appliquer dans notre vie de tous les jours. Ceci est dû au fait que ignorer suppose dans de nombreux cas s'éloigner de certaines situations et même de personnes. Nous sommes donc confrontés à un acte de courage authentique, toujours précédé d'une discrimination intelligente.

2) Ignorer, c'est apprendre à prioriser.

Être heureux, c’est l'art du choix personnel. Nous pouvons être chanceux à un moment donné, mais la plupart du temps cela dépend de nous-mêmes, des décisions que nous prenons. Pour cela, il est nécessaire d'acquérir une perspective non seulement plus positive des choses, mais aussi plus réaliste, où la connaissance de soi et l'estime de soi seront toujours fondamentales.

La vie est trop courte pour nous nourrir d'amertume et de frustrations : évacuez vos larmes, ignorez les critiques et entourez-vous de ceux qui comptent pour vous et qui contribuent réellement pour vous.

3) Comment apprendre à établir des priorités ?

Pour apprendre à établir des priorités, il est nécessaire de donner à toute chose qui nous entoure son authentique valeur. Pas celle qu’elle peut avoir de manière objective, mais celle qu’elle peut prendre selon nos besoins et nos désirs. Pour cela, nous devons aborder ces dimensions.

a)            S'il nous est difficile de choisir entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas, c'est parce que nous avons un conflit interne entre ce que nous désirons et ce que nous savons qui est bon pour nous. En outre, nous avons peur d’ « être mal vu », de «blesser» ou même d'agir d’une façon surprenante pour les autres si nous osons rompre des liens.

b)           Plus le niveau de stress et d'anxiété est élevé, plus il nous en coûtera d'établir des priorités. Réfléchissez donc aux situations et aux personnes qui ont vraiment de la valeur pendant vos moments de calme personnel, lorsque vous vous sentez plus concentré et détendu.

c)            Pensez à ce qui est important pour vous et pas pour les autres, n'ayez pas peur des critiques des autres ou de ce qu'ils peuvent penser du fait des décisions que vous voulez prendre.

d) Comprenez que prioriser n'est pas seulement ignorer ce qui nous blesse, c'est réorganiser notre vie pour trouver nos espaces personnels pour être heureux.

4) Ignorer les gens est aussi bon pour la santé.

Selon un travail intéressant publié dans la revue Livesciencie, les relations personnelles qui nous causent du stress ou de la souffrance affectent notre santé mentale. Nous éprouvons une augmentation de la cortisone dans le sang et de la pression artérielle, au point de risquer de graves problèmes cardiaques. Cela n’en vaut pas la peine.

5) Apprenez à ignorer ceux qui ne vous apportent rien.

Il ne s'agit pas d’être méchant, d'utiliser des ultimatums ou du chantage. Savoir ignorer est un art qui peut être réalisé avec élégance et sans atteindre des extrêmes inutiles. Pour ce faire, gardez à l'esprit ces points sur lesquels réfléchir.

a)            Ne vous inquiétez pas de ce que vous ne pouvez pas changer : acceptez que ce membre de la famille continue à avoir cette attitude fermée, que votre partenaire de travail soit tout aussi intrusif. Arrêtez d'accumuler des émotions négatives telles que la colère ou la frustration et acceptez-les comme elles sont.

b) Ignorez la critique des autres tout en augmentant votre propre confiance en vous. Il est très possible qu'au moment où vous décidez de mettre à distance ceux qui ne vous intéressent pas, des reproches apparaissent. Comprenez que la critique ne vous définit pas, ce n'est pas vous. Renforcez votre estime de vous et savourez chaque pas que vous faites en liberté loin de ceux qui vous nuisent. C'est un triomphe personnel.

c) Quand l'aide est un acte intéressé, il est important d'apprendre à distinguer ces actes d'un altruisme supposé. Il y a des gens qui répètent encore et encore : « Je fais entièrement cela pour vous ; pour moi, vous êtes le plus important », alors qu'en fait, l'équilibre de cette relation penche toujours d'un côté qui ne vous appartient pas. Il n'y a jamais d'équilibre.

d) Le plus léger est le meilleur. Dans la vie cela vaut la peine de compter sur des « personnes » et non sur des « gens » ; donc, faites des priorités et avancez léger, sans la colère, sans la rage, sans les frustrations et surtout débarrassé des personnes qui, loin de provoquer la joie, provoquent seulement des souffrances.

L'art d'être sage consiste à comprendre qu'il est préférable de cesser d’avoir le remords de dire «non» à quelqu'un qui n'a jamais pris la peine de vous dire «oui».

Nous sommes dans un apprentissage continuel sur la façon de mieux écouter les autres et d'arrêter d'être égoïste parce que nous voulons ne faire entendre que nous-mêmes. Mais que se passe-t-il lorsque cette écoute active commence à nous faire mal ? Que se passe-t-il lorsque nous commençons à être malheureux ?

Il y a des situations et des personnes dans notre vie qui nous déséquilibrent, des personnes toxiques qui nous contaminent et finissent par nous rendre malades avec leurs énergies et leurs émotions négatives. Savez-vous comment changer cela ? En les ignorant. Parfois, vous devez apprendre à ignorer les autres pour être heureux.

Une façon de démontrer son intelligence est d'apprendre à ignorer tout ce qui n’en vaut pas la peine.

6) Les choses que nous devons ignorer

Ignorer n'implique pas que nous ignorions absolument tout, mais nous devons sélectionner certaines choses qui, en les ignorant, nous rendront beaucoup plus heureux que si nous y prêtons attention. Pour ce faire, vous devez dès aujourd'hui commencer à ignorer ces 4 choses :

a)            Les critiques destructrices qui ne sont dites que pour vous nuire, vous empêchant de grandir et abaissant votre amour-propre. Si vous avez identifié la ou les personnes qui prononcent constamment ces critiques destructives, apprenez dès aujourd'hui à les ignorer. Ayez confiance en vous, renforcez votre assurance et ne vous laissez pas affecter par ce que vous savez ne pas être vrai. Ces gens-là n’ont qu’un objectif : celui de vous nuire.

b)           Les comparaisons inutiles. Nous savons tous que les comparaisons sont odieuses et que beaucoup de gens adorent manier ces odieuses comparaisons. Mais comparer est-il vraiment une chose possible et souhaitable ? Chaque personne est différente : se comparer avec les autres est donc totalement inutile. Si quelqu'un vous compare à quelqu’un, ignorez-le et partez ! Vous êtes unique et vous ne méritez pas de telles comparaisons manipulatrices.

c)            Les inquiétudes infondées qui occupent votre temps et vos pensées. De même, ils provoquent de l'anxiété et du stress. Inquiétez-vous pour ce qui mérite vraiment de s’inquiéter et pas pour ce qui n’en vaut pas la peine ! Ayez un regard positif et ne vous préoccupez pas en vain. Tout n'est pas si mauvais que vous le pensez.

d) Les mauvais reproches, ceux qui vous tombent dessus et que vous endossez sans y réfléchir. Est-ce vraiment votre faute ou est-ce qu’ils veulent vous le faire croire? Parfois, nous pensons être de mauvaises personnes, mais c'est parce que d’autres nous l’ont fait croire pour nous manipuler. Ne tombez pas dans ce piège, libérez-vous de ces pseudo-fautes que vous auriez commises !

Ce sont les principales choses que nous devons ignorer dès aujourd'hui, des choses qui nous tourmentent et qui, en réalité, sont en fait produites par des personnes qui ne désirent que nous faire du mal.

« L'art d'être sage est l'art de savoir ce que nous devons ignorer. »

William James

7) Apprenez à être à l’écoute de votre dialogue intérieur.

Parfois, en accordant trop d'attention à ce que les autres nous disent et en ne sachant pas discerner entre ce que nous devrions écouter ou non, nous croyons à des mensonges qui ne visent qu’à nous manipuler.

Apprenez à vous faire confiance à vous-même, apprenez à écouter votre dialogue intérieur. Si vous vous connaissez bien, aucune opinion extérieure ne pourra vous influencer. Il est temps de dire adieu à toutes ces pseudo-fautes dont vous ne devriez pas ressentir de culpabilité parce qu'elles n'existent pas !

Il est très facile de culpabiliser quelqu'un qui n’a pas confiance en lui. De plus, nous avons toujours tendance à croire que nous sommes des personnes mauvaises, alors que ce n'est vraiment pas le cas. Certains manipulateurs arrivent à nous faire admettre que nous sommes les personnes mauvaises auxquelles ils font allusion. Ayez confiance en vous, apprenez à vous connaître vous-même. Assurément, on vous rend responsable de choses qui ne font pas partie de votre personne.

S'inquiéter des fautes qui ne sont pas vraiment les vôtres et occuper votre esprit à cause de ces différentes préoccupations ne fera que générer chez vous un état de stress et d'anxiété difficile à éliminer.

Découvrez quelle est la source de tout ce malaise, car ce n'est qu'en la discernant que vous pourrez y mettre un terme. Commencez à vous faire confiance et à faire la sourde oreille aux paroles de ces gens qui ne sont générées que par la malveillance. Cela vous rendra plus proche du bonheur, car où peut bien se trouver la ligne qui sépare le bon du mauvais ?

« Si nous ne nous donnons jamais l'occasion de faire l'expérience du silence en nous, cela crée des perturbations dans notre dialogue interne. »

Deepak Chopra

Apprenez à vous faire confiance, à vous écouter et à ignorer toutes ces paroles dont le but est seulement de vous blesser et de générer en vous de l’insécurité. Ne le permettez pas ! Vous ne le méritez pas. Le bonheur sera beaucoup plus proche de vous si vous commencez à incorporer ces idées dans votre for intérieur, à les intérioriser dès aujourd'hui.

8) Dans la vie, vous rencontrerez toutes sortes de gens avec une énorme quantité de qualités et de défauts comme chacun de nous. Cependant, il y a des personnes qui sont très particulières et qui luttent intensément pour vous faire sentir mal à l'aise et qui sans doute finalement trouvent une manière appropriée d’abaisser votre estime de vous-même et de n’apporter rien de positif dans votre vie. Cela peut mettre hors de lui toute personne normalement constituée.

Au lieu de se sentir mal, il faut être plus intelligent, plus sage encore et savoir comment utiliser ces expériences vécues pour agir de la meilleure façon possible face à des situations qui sont difficiles à gérer. Ignorer quelqu'un n’est pas facile, cela exige beaucoup de patience et surtout de la maîtrise de soi. L’intelligence émotionnelle a également beaucoup à voir avec tout ce processus.

Voici donc quelques conseils en espérant vous aider à endurer ces situations désagréables :

a)            Vous êtes la chose la plus importante : Nous devons apprendre à donner de l'importance dans nos vies à ce qui est vraiment important, notre vie, nos décisions, nous devons nous internaliser et découvrir ce qui est le plus important en nous, améliorer nos valeurs et observer le positif que nous vivons aujourd'hui. Par conséquent, nous devons savoir qu’être heureux ne dépend que de nous.

b)           Acceptez le fait que nous sommes tous différents : apprenez à accepter toutes les bonnes qualités en vous, augmentez votre auto-estime et gardez à l'esprit que chaque personne est unique. Ayez des sentiments d'amour pour vous-même et mettez en valeur votre potentiel.

c)            Appliquez la loi du glaçon : Simplement, si une personne n’apporte rien de positif à votre vie et même la sabote à bien des égards, appliquez la loi du glaçon, comme lorsque nous étions enfants à la maternelle : arrêtez de lui parler. Si cette personne vous aime vraiment, elle va réagir et corriger ses erreurs, sinon elle s’en ira.

d)           Soyez plus intelligent : Quand quelqu'un cherche une sorte de confrontation, vous devez être plus intelligent et l’ignorer. Ne l'écoutez pas, ne lui parlez pas, ne répondez pas à ses attaques verbales. Retirez-vous la tête haute, cela montrera très clairement que ses injures, ses critiques ou ses mauvaises attitudes ne vous transforment pas et même ne vous affectent pas.

e)           Choisissez vos amis : Vous ne pouvez pas être ami avec quelqu'un qui est aux aguets seulement pour vous critiquer à votre premier faux pas. Il est préférable d'avoir peu d’amis, mais qui ont un cœur énorme et vous appuient dans toutes vos décisions, qui tentent d'aider plutôt que de détruire. Il faut préférer la qualité à la quantité.

f)            Identifiez les gens intéressés : L’intérêt est certainement quelque chose qui est présent dans de nombreuses relations. Il y a des gens qui sont tout simplement à la recherche de ce que vous possédez ou, quand ils en ont besoin, de quelque chose que vous avez. Apprenez à les reconnaître et surtout éloignez-les de votre vie.

Bien qu'il y ait beaucoup de gens toxiques dans ce monde, tout n’est pas noir ou blanc : la vie peut être de beaucoup de couleurs et cela dépend de la façon dont vous la regardez. De même que vous pouvez voir le soleil dans un ciel gris et vivre d’une manière optimiste, rappelez-vous qu’un problème survient toujours avec sa solution.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !

samedi 14 septembre 2019

Histoire, théories et pratiques de la Rose-Croix par Michel Lamy (première partie).




Christian Rosenkreutz


Cet article est inspiré du livre « Histoire, théories et pratiques de la Rose-Croix » par Michel Lamy.

 Il est la suite de celui-ci, « Le parcours ésotérique de la Golden Dawn (première partie) »..

A la veille de l'édition des Manifestes rosicruciens, la crise morale engendre inquiétudes et troubles en Europe. Chacun aspire à une « nouvelle Réforme ». C'est dans ce contexte que la Rose-Croix lance son appel en proposant de nouvelles données propres à restaurer l'harmonie. D'une manière générale, on peut dire que l'ordre de la Rose-Croix propose l'hermétisme comme solution à la détresse ambiante. Dans ce but, il fait publier en 1614, à l'imprimerie Wilhelm Wessel de Kassel, un manifeste anonyme qu'on appelle par commodité Fama Fraternitatis. Cependant, son titre intégral est : Réforme universelle et générale du monde entier ; avec les échos de la louable Fraternité de la Rose-Croix écrite à tous les érudits et souverains d'Europe ; également une courte réponse de Monsieur Haselmayer pour laquelle il a été arrêté et mis aux fers sur une galère. Aujourd'hui publiée et communiquée à tous les cœurs sincères. Le texte qui en constitue la partie centrale, la Fama Fraternitatis, circulait déjà en Allemagne depuis 1610 sous forme manuscrite. Il sera d'ailleurs le seul à être conservé dans les éditions modernes de ce manifeste.

Les Nouvelles du Parnasse

Introduit par une courte préface, le premier Manifeste rosicrucien se compose de trois textes distincts. Le premier évoque la nécessité d'une réforme générale du monde. Bien que rien ne l'indique, il s'agit d'une traduction de l' aduis soixante-dix-sept du livre de Traiano Boccalini intitulé Ragguagli di Parnaso (Les Nouvelles du Parnasse) et publié à Venise en 1612. Ce texte est généralement peu connu. Pourtant, il est important dans la mesure où il place le projet rosicrucien dans son contexte, celui de la nécessité d'une réorganisation d'une Europe déchirée. Il est donc intéressant d'en présenter le propos. Son auteur, un ami de Galilée, appartient au courant antipapal vénitien de Paolo Sarpi. Cet ouvrage satirique utilise la mythologie pour peindre le climat politique qui règne en Europe. Il critique l'hégémonie monarchique espagnole des Habsbourg sur l'Europe chrétienne. À plusieurs endroits, Henri IV apparaît comme un héros, et l'une des scènes de l'ouvrage insiste sur le désespoir survenu après son assassinat en 1610.

La réforme d'Apollon

L'extrait des Nouvelles du Parnasse qui est traduit dans la Fama Fraternitatis raconte qu'Apollon apprit de l'empereur Justinien que les habitants de la Terre souffraient d'un grand désespoir à cause des querelles incessantes qui les opposaient les uns aux autres. Apollon, qui pourtant n'avait pas ménagé ses efforts pour envoyer auprès des hommes d'innombrables guides et philosophes dans le but de leur enseigner les bonnes mœurs, se décide alors à proposer une réforme universelle propre à rendre à l'humanité sa pureté primitive. Pour mener à bien ce projet, il convoque alors au Parnasse les sept sages de la Grèce, ainsi que Caton, Sénèque et d'autres. Chacun y fait ses propositions. Thalès, qui estime que l'hypocrisie et la dissimulation sont la cause principale des maux de l'humanité, suggère de percer une petite fenêtre dans le cœur des hommes pour imposer la candeur et la transparence dans leurs relations. Aussitôt, quelqu'un pose une objection : si chacun peut lire dans le cœur des princes qui dirigent ce monde, il deviendra impossible de gouverner ! La proposition de Thalès est aussitôt abandonnée.

Solon pense que les désordres sont provoqués par les haines et les jalousies qui sévissent parmi les hommes. Il conseille donc de répandre la charité, l'amour et la tolérance entre eux. Il ajoute que si les biens étaient plus équitablement répartis, les choses iraient beaucoup mieux. Là encore, les critiques s'élèvent et les sages du Parnasse crient à l'utopie. Caton propose une solution extrême : un nouveau Déluge pour supprimer d'un seul coup tous les « méchants ». Finalement, après que tous aient exposé leurs idées, le projet de réforme universelle d'Apollon se solde par une réglementation du prix des légumes et des anchois. Par cette satire, Traiano Boccalini montre combien les institutions, qu'elles soient religieuses, politiques ou philosophiques, sont incapables de faire évoluer les choses.

La Fama Fraternitatis

Au pessimisme de ce texte qui désespère de voir aboutir une réforme propre à ramener la quiétude en Europe succède l'optimisme du premier Manifeste rosicrucien. En effet, après le texte de Traiano Boccalini vient la Fama Fraternitatis proprement dite, un écrit assez court dans la mesure où il ne représente qu'une trentaine de pages sur un livre qui en compte cent quarante-sept au total. Malgré son petit volume, il constitue le cœur du premier Manifeste rosicrucien. Ici, les Frères de la Fraternité de la Rose-Croix s'adressent aux dirigeants, aux religieux et aux scientifiques européens. Après avoir salué l'époque heureuse qui a vu tant de découvertes apportées par des esprits éclairés, ils soulignent qu'elles n'ont malheureusement pas apporté à l'humanité la lumière et le bien-être auxquels elle aspire. Ils blâment des hommes de science, plus préoccupés par leurs succès personnels que par le fait de mettre leurs compétences au service de l'humanité. De même, ils montrent du doigt ceux qui s'accrochent aux vieilles doctrines, les tenants du pape, de la philosophie d'Aristote et de la médecine de Galien, ceux qui refusent de se remettre en question. Les Frères de la Rose-Croix évoquent l'opposition qui règne entre théologie, physique et mathématiques. Cette position n'est pas sans évoquer la manière dont Henri Corneille Agrippa définissait ce qu'il présentait comme la véritable science : la magie. En effet, au début du premier livre de son De Occulta Philosophia, il présente cette dernière comme l'accomplissement de toutes les sciences, puisque toute philosophie se divise en trois branches de savoir qui se complètent : physique, mathématiques et théologie. Après cet « état des lieux » de leur époque, les Frères de la Rose-Croix proposent d'offrir à leurs contemporains une connaissance régénératrice. Cette connaissance aux axiomes infaillibles leur vient du père C. R., le fondateur de leur fraternité, qui posa jadis les bases d'une réforme universelle.

Qui est donc ce personnage étrange ? C'est ce que raconte la suite de la Fama Fraternitatis. Il s'agit de , un jeune Allemand (la Confessio Fraternitatis nous apprendra  qu'il est né en 1378). À l'âge de seize ans, il accompagne un frère du couvent chargé de son éducation à un pèlerinage au Saint-Sépulcre de Jérusalem. Ce périple vers l'Orient sera pour lui un véritable voyage initiatique. Son compagnon meurt à Chypre. La mythologie fait de cette île le lieu de la naissance d'Aphrodite (Vénus), dont l'union avec Hermès donna naissance à Hermaphrodite, un enfant androgyne. Cette allusion à Chypre dans la biographie de Christian Rosenkreutz n'est pas dénuée de connotation alchimique. Elle annonce déjà des thèmes qui seront développés dans les Noces chymiques de Christian Rosenkreutz.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !



mardi 10 septembre 2019

Les blessures personnelles sont souvent dues à des blessures collectives.



La guerre, une blessure collective.



Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en destemps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. 
Il est la suite de celui-ci. 

Nos blessures personnelles sont consécutives à la violence qui nous a été infligée et qui a endommagé plus ou moins gravement notre puissance, notre autonomie, notre confiance en nous-mêmes et dans les autres. 

Ces blessures personnelles ont des répercussions dans la vie collective. En fonction de ce que nous avons vécu, nous avons développé des comportements destructifs qui nuisent à la fois à notre équilibre et à la vie de relation. C'est dans notre vie de couple, dans nos amitiés et nos inimitiés, dans la vie professionnelle, que notre violence va s'exprimer sous forme de maladies sociales — sociales parce qu'elles s'expriment en société, parce qu'elles sont collectives.

Entre l'individu et la société, il existe une interaction permanente. Ce sont nos blessures et nos stratégies de survie qui justifient notre violence, et cette violence contribue à créer un climat d'inimitié et de méfiance qui nous sépare trop souvent les uns des autres. Mais nous sommes également soumis aux grandes évolutions de la société telles qu'elles se manifestent dans notre vie quotidienne. 

Le monde change, et nous devons en permanence nous adapter à son évolution. Parfois, c'est facile, et nous y parvenons. Mais à d'autres moments, le changement que nous ne parvenons pas à maîtriser génère de nouvelles peurs et de nouvelles angoisses. « La crise » n'est pas toujours positive, même si elle recèle comme tout bouleversement ou toute situation difficile des possibilités d'évolution. On parle souvent de crise économique, mais on néglige de considérer d'autres fractures plus profondes, qui sont d'ailleurs à l'origine de la crise économique.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 9 septembre 2019

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (quatorzième partie) (Comment réussir à poser des limites ?)



Poser ses limites.


Cet article est inspiré du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy. Il est la suite de celui-ci.


Poser ses limites n’est pas forcément évident, surtout lorsque l’on manque d’estime de soi, mais c’est indispensable pour être heureux. Tout le monde doit savoir un minimum poser ses limites, parce que sinon on prend le risque de laisser les autres nous dicter notre vie. Surtout, ne pas poser ses limites implique que l’on ne se respecte pas. Or se respecter est très important : c’est une composante essentielle de l’estime de soi, socle de votre bien-être et de votre bonheur.

Poser vos limites, c’est vous respecter, mais aussi vous donner plus de chance d’être respecté par les autres. Ce n’est pas pour autant que c’est facile et qu’on veuille le faire, car poser ses limites, lorsque l’on n’en n’a pas l’habitude, représente un sacré challenge : on se demande comment les autres vont réagir et on peut avoir peur de leur réaction, se faire beaucoup de films dans la tête, surtout négatifs, alors que dans la grande majorité des cas, les pensées négatives dues à l’anticipation ne se transforment pas en réalité.

On peut aussi ne pas savoir comment dire non aux autres. Mais c’est une compétence, cela s’apprend. Poser vos limites fait partie des choses que vous devez effectuer pour entretenir et améliorer votre estime. Sans cela, vous allez continuer à vous faire marcher sur les pieds. Si vous ne savez pas poser vos limites, alors vous n’employez certainement pas vos précieuses ressources limitées de façon volontaire pour les autres mais de façon contrainte, comme si vous n’aviez pas le choix.

Alors qu’en réalité, on a souvent bien plus de choix qu’on ne le pense. Poser ses limites est vraiment important, pour soi et pour les autres. Pour vous-même parce que lorsque vous posez vos limites, vous vous donner l’opportunité de prendre soin de vous, de vous respecter et d’avoir une bonne estime de vous.

Poser vos limites équivaut à accorder de l’importance à votre bien-être et à votre bonheur. Or est-ce que vous êtes plus apte à être là pour les autres, à les aider, lorsque vous êtes heureux et au mieux de vos capacités ou lorsque vous êtes malheureux et complètement épuisé ?

C’est paradoxal, mais poser vos limites est important pour vous mais aussi pour votre entourage, même si au premier abord votre entourage vous fait part de son mécontentement envers le fait que vous ne lui dites pas « oui » à tout. Parce que lorsque vous posez vos limites, vous vous laissez de la capacité à être là pour vos proches, pour les personnes qui comptent pour vous, et cela aux moments où ils en ont le plus besoin.

Quand vous posez vos limites en disant « non » aux autres, en réalité vous vous dites « oui » à vous et vous dites « oui » au fait de vous donner un maximum de chance pour être apte à être là pour les autres aux moments cruciaux.

Oui, poser vos limites n’est pas facile. Oui, cela peut créer des tensions avec les autres. Ils peuvent être déçus et éprouver des émotions et pensées négatives parce que vous avez posé vos limites face à eux. Mais ils ont tout comme vous le choix de leur réaction.

De toute façon, vous ne pouvez pas plaire à tout le monde, satisfaire tout le monde, même si vous le souhaitez. Personne ne fait l’unanimité, même des figures comme Nelson Mandela, Martin Luther King ou mère Theresa. Rechercher à tout prix à plaire aux autres est une impasse qui vous éloigne de vous-même, alors que ce que vous devez faire dans la vie pour être heureux, c’est vous rapprocher de vous, vous atteindre.

Vouloir plaire à tout le monde, quitte à vous dénaturer, est un signe clair d’une trop faible estime de soi. Vous n’avez pas assez de vos précieuses ressources limitées pour ça : vos ressources limitées comme votre temps, vos capacités physiques et intellectuelles, votre attention, votre argent.

Poser vos limites implique que vous devez accepter le fait que les autres peuvent avoir des réactions négatives face à vos non, à vos refus. Ce n’est pas agréable de prendre en pleine figure les réactions négatives des autres. Et ils ont le droit d’être déçus : vous pouvez le comprendre, mais ce n’est pas pour autant que vous devez en être content ou céder.

Moi-même, quand quelqu’un pose ses limites face à moi, me dit non. Je ne suis pas forcément ravi parce que ça ne correspond pas aux plans que j’avais dans la tête. Mais ce n’est pas pour autant que je vais en vouloir à la personne parce que je sais que poser ses limites est important. Et si je m’autorise à poser mes limites, je dois autoriser les autres à poser les leurs et même souhaiter qu’ils le fassent pour leur propre bien.

Cela me donne aussi une occasion de comprendre comment se manifeste pour eux le respect parce que les signes de respects ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

Mais ce n’est pas parce que vous posez vos limites et que vous acceptez que les autres le fassent que forcément les autres auront la même approche. Ils peuvent notamment souffrir d’une mauvaise estime, avoir un gros ego démesuré, être narcissique, ne pas supporter les limites, les contraintes.

Lorsque vous décidez de poser vos limites, gardez à l’esprit que les autres peuvent avoir des réactions négatives. Faites de votre mieux pour ne pas spéculer et ne pas tomber dans une spirale de négativité, mais gardez en tête que les autres peuvent mal prendre le fait que vous posiez vos limites.

Encore une fois : c’est leur problème s’ils ne le prennent pas bien. Lorsque vous posez vos limites, les autres peuvent employer les techniques des briseurs d’estime contre vous. Ils peuvent se mettre à vous critiquer, à vous juger, à vous dire des méchancetés peut-être. Ce n’est pas agréable mais ce n’est pas pour autant que vous devez céder face aux personnes difficiles.

Les autres peuvent aussi chercher à vous culpabiliser pour obtenir un « oui » de votre part à ce qu’ils attendent. Ils peuvent également vous comparer à quelqu’un d’autre qui cède à leurs demandes, soit parce que ses limites sont différentes des vôtres, soit parce qu’il ne sait pas les poser.

Le meilleur moyen de vous protéger face aux techniques des briseurs d’estime est évidemment de vous forger une bonne estime personnelle et de vous armer d’outils pour gérer les émotions et pensées négatives qui pourraient monter en vous dans ce type de situation. (Si votre estime est trop basse, vous pouvez employer les techniques des briseurs d’estime contre vous, attention !)

Poser vos limites est important parce que sinon, vous ne vivez pas, vous ne faites que survivre, vous ne faites que réagir aux autres, aux évènements et vous ne prenez pas la responsabilité de votre vie. Si vous ne posez pas vos limites, vous vous exposez au stress, à la dépression, au burn out, vous vous mettez en danger.

Et vous pouvez mettre en danger vos proches qui pâtiront du fait que vous ne savez pas dire « non » quand il le faut. Vous n’êtes pas Superman ou Wonder Woman, vous êtes humain, vos ressources sont limitées. Ce n’est pas parce qu’on vous dit qu’il faut faire ceci, dire oui ça, avoir cela que c’est forcément le cas. Tout le monde n’a pas les mêmes limites. Vous devez connaître les vôtres pour les appliquer. Vous devez apprendre à vous connaître, savoir ce qui est important pour vous, la direction que vous souhaitez donner à votre vie, ce qui est essentiel pour vous.

Pour poser vos limites, faites de votre mieux avec patience et persévérance.  Lorsque vous réalisez que vous n’avez pas su ou osé poser vos limites dans une situation ou avec certaines personnes, demandez-vous pourquoi. Voyez comment vous pourriez agir mieux la prochaine fois.

Ce n’est pas parce que vous allez vous mettre à poser vos limites que les autres ne vont plus vous accepter, plus vous aimer. Votre réaction différente les étonnera sans doute et il y a des chances qu’ils soient déçus. Mais s’ils tiennent à vous, si vous comptez pour eux, ils comprendront.

Et vous, parvenez-vous à poser vos limites ? Dans quelle situation (ou avec quelle personne) est-ce le plus difficile de poser vos limites ? Partagez votre expérience avec des proches.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Les dégâts psychologiques de l’autonomie blessée.



Un autre livre coécrit par Charles Rojzman.


Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en des temps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. Il est la suite de celui-ci.  

L'autonomie et une relation apaisée avec toutes les figures d'autorité restent pour bon nombre d'entre nous un objectif lointain et difficilement accessible.

Au moment où l'enfant dans son développement commence à penser par lui-même, il commence à voir le monde à travers ses yeux à lui ; il commence à exprimer le monde avec ses mots, à travers sa perception. Il est en train d'explorer sa pensée propre. Il est un enfant. Sa pensée n'est pas parfaite, mais elle se cherche. Elle est un mélange d'intuition, de manque de connaissance, de tâtonnement, de paranoïa et de raisonnement logique. En plus de cela, il a des illusions. Il ne voit pas le monde à travers sa raison critique. Il expérimente sa vision du monde et de la réalité.

La manière dont on va réagir à ses peurs et à ses fantasmes d'enfant, à ses réflexions logiques, va être décisive.

Tout en respectant sa poésie, sa manière de voir le monde avec des illusions, ses parents et son entourage vont petit à petit l'aider à avoir une meilleure perception de la réalité, lui apprendre à accepter les limites du réel (par exemple, le fait que le père Noël n'existe pas). Le rôle de la frustration est fondamental pour l'autonomie et la découverte de la réalité.

Quand l'enfant essaie d'échafauder sa connaissance, il tente de raisonner. S'il ne peut le faire en ayant droit à l'erreur, si on ne l'aide pas à trier le juste du faux, si on ne l'aide pas à faire la part des choses entre l'approximatif et le correct, c'est-à-dire à se diriger à l'intérieur de lui et dans toute la complexité que constitue une pensée, il va développer des peurs : peur d'être humilié, abandonné, culpabilisé. Il va ensuite, soit être soumis à la pensée des autres sans la remettre en question avec sa pensée propre, soit être constamment en rébellion avec la pensée des autres, en réaction au fait que sa pensée n'a pas été entendue.

L'autonomie est un état qui vient à la suite d'un processus où l'enfant construit au fur et à mesure sa pensée propre.

Qu'est-ce qui l'empêche de réaliser ce processus favorable ? Qu'est-ce qui l'amène à ne pas être conscient du filtre qui trouble sa vision de la réalité ?

Qu'est-ce qui crée en lui une insécurité si profonde qu'elle l'empêche d'accepter la complexité, qu'elle suscite en lui un désir de contrôle ou le fait qu'il ne peut plus remettre en question ses certitudes ?

Lorsque l'enfant veut se distancier, se détacher des certitudes et des croyances de sa famille, de son milieu, et qu'il veut construire sa propre vision de la réalité, on lui fait sentir que sa recherche de la vérité représente une trahison des siens. Ainsi, il se trouve devant ce choix douloureux d'appartenir et de se soumettre, donc de renoncer à sa propre vision du monde ou de se rebeller et d'adopter les positions contraires à sa famille.

Ainsi, il ne saura plus quoi penser de la réalité, perdu entre la rébellion et la soumission. Dorénavant, c'est surtout avec ses émotions qu'il verra le monde.

C'est l'amour qu'il voudra conserver, ou au contraire rejeter, qui dictera ses prises de position, qu'il cherchera ensuite à rationaliser pour qu'elles aient un semblant de cohérence et d'objectivité.

Qu'engendre l'autonomie blessée ? Le doute permanent qu'on ne peut pas survivre sans l'assistance de quelqu'un de plus fort que soi. Dans un groupe, ils espèrent recevoir de nous l'assurance que tout se passera bien, sans heurts et sans anicroches. Leur manque d'autonomie se traduit par une soumission à l'autorité. Tant que tout se passe bien.

À condition que tout se passe bien. En fait, ils ne s'intéressent pas vraiment aux autres. Seul compte le cadre sécurisant, et ce cadre doit être donné par l'autorité : l'heure de début et de fin du travail en groupe, le respect des règles, la place exacte et équivalente donnée au temps de parole de chacun, l'assurance qu'il n'y aura pas de violence, que des règles permettront d'assurer la vie harmonieuse du groupe, qu'il n'y aura pas de dérapages verbaux, pas d'insultes.

Leur objectif, c'est le cadre. Leur rêve, c'est que tous se conforment et restent uniformes.

Nécessairement, ce cadre est détenu et assuré par l'autorité qui en est entièrement responsable. La blessure de l'autonomie ? Oui, ils ne peuvent exister sans ce cadre qui les définit, eux et les autres, et ils pensent d'ailleurs qu'ils n'ont aucun pouvoir pour changer ce cadre.

Mais quand l'autorité est défaillante, montre ses limites, fait des erreurs, alors ils seront en colère, ils vont se rebeller, s'insurger, et déclarer avec force et agressivité que l'autorité n'est pas compétente. Pour eux, c'est comme la sortie brutale du Paradis, de ce rêve où ils sont pris en charge, où ils se sentent bien, même s'il n'y a pas de vie réelle. Ce qu'ils désirent, c'est la sécurité.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

jeudi 5 septembre 2019

La puissance blessée dans un groupe.



Charles Rojzman.



Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en des temps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. Il est la suite de celui-ci


On confond souvent le pouvoir et la puissance. Le pouvoir sur l'autre, la domination et la puissance... La puissance, c'est ce qui permet mon action en adaptation avec la réalité. Je suis puissant quand je peux agir sur le monde, imposer ma marque, montrer que j’existe et le prouver par mes actions. Sans cette puissance, je ne suis que le jouet des autres, leur victime parfois. Ballotté par la vie, au gré des vents qui me poussent ici ou là, je ne suis qu’une plume dérisoire, et on oublie vite que j'existe. J’oublie que j'existe.

Dans un groupe, cette blessure de la puissance s'exprime par un besoin frénétique de revanche, un manque d'empathie pour des gens qui ont du mal à parler, à communiquer, à se dévoiler. Face à eux et à leur fragilité, il y a un agacement, un rejet même. Le « blessé de la puissance » s'est fixé un objectif dont il ne veut à aucun prix se détourner. Personne ne doit se mettre en travers de son chemin. Ceux qui hésitent, les mous, les velléitaires, l'agacent, le gênent. Il ne composera pas avec eux. En réalité, c'est son propre sentiment d'impuissance qu'il ne veut pas voir et qu'il voit chez eux.

Face à l'autorité que nous représentons, nous les animateurs du groupe, il se mettra en compétition. Il ne voudra pas reconnaître l'autorité, cette autorité qui lui rappelle l'abus de pouvoir qui l'a blessé dans son enfance.

Adulte compétiteur, tout au fond de lui-même, il doute de ses capacités. Il doute de lui-même parce qu'il n'a pas été suffisamment valorisé, pas suffisamment vu. Il sent « qu'il doit en faire des tonnes », il est désormais sans limites, ou plutôt il ne veut pas avoir de limites. Il ignore aussi les limites des autres. Il doit en mettre « plein la vue» pour se donner l'impression qu'il existe et qu'il est important. Il se forgera une personnalité qui sera vue, y compris au détriment des autres. Lui seul doit exister, lui et son objectif. Il doit réparer, soigner cette puissance blessée.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Le manque d'amour de soi.



Un autre livre de Charles Rojzman.



Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en des temps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. Il est la suite de celui-ci

Au fil des années, nous avons cherché à comprendre pourquoi les êtres humains n'arrivaient pas à s'entendre, à vivre et à travailler ensemble. En fin de compte, nous en sommes arrivés à la constatation que la cause principale de ces difficultés relationnelles si fréquentes et si pesantes, c'était le manque d'amour de soi.

L'amour de soi, ce n'est pas le contentement de soi. L'amour de soi ne s'exprime pas par l'arrogance, le sentiment de réussite, le succès, mais par une sérénité intérieure, une paix, un bonheur d'être vivant et actif.         

Cet amour de soi doit se conquérir, parce qu'il a été blessé. Blessé par les autres, blessés par la vie, blessé par ceux qui ont pour tâche de nous protéger et de nous éduquer.

Trois besoins fondamentaux vont marquer le développement relationnel de l'enfant : l'amour, la valorisation, la sécurité. La satisfaction de ces besoins représente un cadre général dans lequel l'enfant va grandir et découvrir progressivement le monde autour de lui. La manière dont les parents vont accompagner les premières expériences affectives et relationnelles de l'enfant va créer autant de potentiel que de talons d'Achille. Sans pouvoir en retrouver l'origine, certaines choses seront faciles à réaliser dans la vie d'adulte, comme l'agilité, la créativité, l'aisance générale, la capacité à surmonter les  défis, et d'autres seront moins faciles à mettre en pratique : parler devant un public, être bien dans son corps, surmonter les stress liés à l'inconnu, avoir confiance dans les autres ou en soi.

La puissance blessée

On confond souvent le pouvoir et la puissance. Le pouvoir sur l'autre, la domination et la puissance... La puissance, c'est ce qui permet mon action en adaptation avec la réalité. Je suis puissant quand je peux agir sur le monde, imposer ma marque, montrer que j’existe et le prouver par mes actions. Sans cette puissance, je ne suis que le jouet des autres, leur victime parfois. Ballotté par la vie, au gré des vents qui me poussent ici ou là, je ne suis qu’une plume dérisoire, et on oublie vite que j'existe. J’oublie que j'existe.

La puissance, c'est ce qui permet une action adaptée à la réalité. C'est un mouvement adapté à la réalité. Cette action rend possible le changement, la possibilité d'agir sur les événements, de sortir de situations difficiles, de créer du changement autour de soi, chez soi ou chez les autres, de créer un cadre pour changer.

Mais qu'est-ce qui fait qu'elle est absente ou si peu présente ?

L'environnement offre des possibilités d'action à l'enfant. Au moment où il passe à l'action, la manière dont réagissent l'environnement, ses parents, et l'école plus tard, va conditionner son développement. L'enfant expérimente la force, la voix, les mouvements. Cette expérimentation est nécessaire. Si l'enfant est confronté à des réactions violentes de son entourage, il va de plus en plus confondre la puissance avec le mal. Il va confondre le fait d'exprimer ses besoins, de mettre ses limites, ses préférences comme étant dangereuses pour son entourage. Il peut rendre sa mère triste, gêner son père, déstabiliser ses parents.

L'enfant va alors culpabiliser. Il y aura une confusion entre sa légitimité et le mal qu'il peut faire. Si l'enfant exprime sa puissance, il pourra être considéré comme méchant, inadapté. Il peut donc être humilié ou culpabilisé. C'est ce qui blesse la puissance.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 4 septembre 2019

L’amour existe et se manifeste quand il n’y a pas de peurs entre les êtres humains.




Sans commentaire.


Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en des temps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. Il est la suite de celui-ci.

L'amour existe et se manifeste quand il n'y a pas de peurs entre les êtres humains. Au quotidien, des peurs séparent les parents de leurs enfants. Elles peuvent être très discrètes ou très présentes : peur de ne pas être de bons parents, peur que l'enfant tourne mal et qu'il ne parvienne pas à se réaliser, peur de ses silences et des mystères qui entourent certains de ses comportements, etc. L'amour permet à l'enfant de se sentir accepté tel qu'il est, et c'est cette confiance qui va lui permettre de s'ouvrir à la remise en question, aux critiques, et à exprimer ses désaccords ou ses prises de conscience sans avoir à craindre sans cesse de réveiller les peurs de ses parents. C'est cette acceptation qui va l'aider à s'améliorer, à apprendre et à évoluer. S'il n'en reçoit pas suffisamment, il va développer des peurs et de la haine de soi.

La famille est également inscrite dans une société plus large, prise dans une histoire. Ce contexte plus général influence la conscience des parents dans la relation qu'ils entretiennent avec leurs enfants, mais il détermine également la reconnaissance des violences ou de certaines formes de violences.

Dans le film Le Ruban blanc de Haneke, on voit bien comment l'éducation morale de toute une époque ne tient pas du tout compte de la sensibilité des enfants et comment cela les rend progressivement insensibles aux autres, menés par un besoin de vengeance. Un environnement qui n'assure pas suffisamment la satisfaction des besoins essentiels que sont l'amour, la valorisation narcissique et la sécurité, mais qui transmet au contraire des peurs, des angoisses, de la dépression, de la violence, et parfois même de la haine ne prédispose pas à l'amour de soi et des autres.

Il ne suffit pas de dire que nous avons été blessés et que ces blessures nous ont conduits à choisir des modes d'expression de nous-mêmes plus ou moins destructeurs, plus ou moins violents. Nous devons regarder en détail, et de façon plus concrète, ce qui a été blessé en nous. 

Tout être humain a besoin, pour conduire sa vie, du pouvoir d'agir, autrement dit de puissance et d'autonomie, pour ne pas être entièrement soumis aux désirs d'autres que  lui-même. Tout être humain a besoin de garder intacte sa confiance en soi, son amour de soi et une confiance dans les autres qui lui permettra d'avancer sans trop de peurs dans l'existence.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Nous sommes tous des êtres blessés.




Un autre livre sur les blessures psychiques.


Cet article est inspiré du livre « Savoir aimer en des temps difficiles, les trois combats » de Charles Rojzman et Nicole Rothenbühler. Il est la suite de celui-ci

Nous sommes tous des êtres blessés, même si nous ne sommes pas toujours conscients de ces blessures qui perturbent trop souvent notre vie relationnelle. De même, nous ne sommes pas conscients de notre violence qui n'est autre que la stratégie de survie que nous avons appris à développer pour panser nos blessures mal cicatrisées. 

Les maladies sociales représentent les différentes formes que prend notre violence lorsqu'elle s'exprime de manière collective : la dépression, l'absence de confiance en soi, la difficulté à réaliser une vie épanouie et créative parce qu'on ne s'aime pas et qu'on se juge en permanence, jusqu'à la dépression, larvée, chronique ou passagère. Égoïsme, égocentrisme, narcissisme nous amènent à manquer d'empathie envers les autres jusqu'à la sociopathie, la manipulation des autres, ou simplement l'indifférence à leurs besoins, et enfin ce sentiment d'être victime et jamais responsable qui nous empêche parfois d'agir et de changer. Allant jusqu'à la paranoïa.

Ces blessures nous ont été infligées, souvent involontairement, dans notre structure familiale, durant l'enfance. Parfois, nous le savons, nous le ressentons, et parfois, nous en avons perdu la mémoire et il nous reste comme un malaise, un sentiment d'inaccompli qui nous torture en secret, malgré nos réussites et nos accomplissements. 

Ces blessures nous sont également infligées dans notre vie d'adulte, au contact des autres, dans nos écoles, nos entreprises, notre vie sociale. De là découlent les insatisfactions dans notre vie quotidienne, nos rencontres, nos actes et nos décisions. Il s'agit de blessures dont nous n'avons pas conscience, qui ont laissé des traces, mais qui ne sont plus accessibles : le sentiment de solitude dans l'enfance, les années de boucs émissaires à l'école, l'humiliation vécue de ne pas être comme les autres.

Dans nos relations sociales, la plupart d'entre nous se retrouvent en contact avec des personnes très diverses, sans avoir vraiment choisi avec qui elles voulaient partager leur espace de vie. C'est précisément ce qui arrive à beaucoup de gens aujourd'hui, qui ne vivent plus dans leur environnement social de naissance et qui se retrouvent dans des quartiers, dans des rues, dans des équipes professionnelles qu'ils n'ont pas choisis.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mardi 3 septembre 2019

Se libérer progressivement de ses sentiments de culpabilité.





Le livre d'Alexandre Thalmann.


Cet article est inspiré du livre « Responsable Oui ! Coupable Non ! » d’Alexandre Thalmann. Il est la suite de cet celui-ci.

  
Les sentiments de culpabilité contaminent notre esprit et peuvent nous gâcher la vie alors qu’on ne sait pas toujours pourquoi ils sont là. Lorsqu’on est en proie à ces sentiments, il faut s’interroger sur leur nature, et faire le point sur ce qui est ou non de l’ordre de la culpabilité.


I.1. Différencier les émotions des sentiments

On ne traite pas l’émotion de la même manière que le sentiment. Un sentiment ne peut durer que parce que nous l’alimentons, nous avons ainsi le choix de le faire cesser. Le sentiment peut apparaître sans déclencheur précis.
Quant à l’émotion, c’est une réaction passagère qui affecte le corps (rougeur, pâleur, le cœur bat vite, etc.) et l’esprit. L’émotion ne dure qu’une dizaine de minutes et finit par céder le pas au sentiment.

I.2. Distinguer la culpabilité de la honte

Il ne faut pas confondre honte et culpabilité. Certaines situations génèrent de la honte, comme par exemple se faire surprendre dans une situation délicate, perdre son emploi, recevoir des allocations, ou encore avoir honte de ses origines, de sa religion, de sa couleur de peau. La honte a toujours trait aux normes, « ce qui se fait ou ne se fait pas ».
La culpabilité elle, n’est pas liée aux normes, c’est une question de faute ressentie lorsqu’on enfreint une règle, quand on occasionne un tort à autrui.
La culpabilité a donc une utilité sociale très importante car elle permet à chacun de respecter les règles en vigueur dans la société.
La honte, par anticipation, nous invite à nous comporter au mieux.

I.3. Distinguer la culpabilité saine de la culpabilité morbide

Tous les types de culpabilité ne sont pas équivalents. Il y a la culpabilité saine et la seconde morbide.
Elle est dite « saine » lorsqu’elle a une utilité sociale et est le garant de ce bon équilibre social. Elle nous permet de respecter les règles de la société dans laquelle nous vivons.
On peut cependant continuer à ressentir de la culpabilité alors que plus aucune faute n’a été commise. Les fautes ont des natures différentes : religieuses, liées à des us et coutumes, législatives. Parfois, il y a faute avérée mais pas de culpabilité ressentie, comme par exemple « esquiver » un contrôle de sécurité ou entrer dans un concert ou en discothèque sans payer. Il ne suffit donc pas de se convaincre qu’il n’y a pas de faute pour se libérer de la culpabilité.


II. COMPRENDRE LES MECANISMES DE LA CULPABILISATION

II.1.        Déterminer à qui incombe la responsabilité des choix posés

Nous bénéficions tous du libre arbitre. Cette liberté nous permet de faire des choix et cela nous amène à assumer nos responsabilités. Lorsqu’il s’agit de déterminer à qui incombe la responsabilité de nos émotions, un même déclencheur peut entraîner des réactions différentes (toute cause amène la même conséquence, mais la cause n’est pas le déclencheur). Nous sommes responsables de nos réactions émotionnelles, c’est le cœur de l’intelligence émotionnelle.
Par contre, nous ne sommes pas responsables des actes d’autrui, de ce qu’il dit, pense ou ressent. Si on en ressent la moindre part de culpabilité provenant de l’action d’une tierce personne, c’est la porte ouverte à la culpabilité morbide.

II.2. Comprendre l’auto-culpabilisation

Le sentiment de culpabilité est une sorte de punition pour celui qui a nui à autrui. On se punit nous-mêmes, parfois à répétition, et ce, contrairement à la vraie justice « sociale » qui finit par nous acquitter. Ensuite, elle agit comme une sorte de bouclier, elle nous protège de quelque chose de pire que la culpabilité : l’angoisse.
La culpabilité est toujours associée au pouvoir qu’on croit avoir sur les choses. Pire encore, elle traduit un sentiment de toute-puissance par rapport aux autres car elle nie le libre-arbitre de l’autre.


III SE LIBERER DE LA CULPABILITE

III.1. Traverser la culpabilité

Il faut affronter la situation, la formaliser, s’exprimer en toute franchise. Il faut accepter qu’il s’agisse d’un sentiment qu’on doit vivre pour pouvoir s’en sortir. Mieux vaut vivre avec que lutter contre.

III.2. Renoncer au pouvoir

Dès que je renonce, je laisse l’autre prendre ses responsabilités. Exemple : penser que l’on vole du temps aux autres en racontant sa vie et culpabiliser parce que autrui n’a pas osé se dérober. Il est important de renoncer à ce pouvoir, donc de faire confiance aux autres.

III.3.Prendre ses responsabilités et rejeter celles des autres

Dans les situations où je me sens coupable, je vais me poser la question de la liberté que chacun a manifestée lors de sa prise de décision.

III.4. Réparer et tourner la page

Si les sentiments de culpabilité saine existent bien, réparer ou du moins s’excuser est nécessaire. Les survivants de génocide ont besoin que le responsable assume, ils ont besoin d’être reconnus en tant que victimes.
S’excuser est en effet une façon de dire « J’ai pris conscience que ce que j’ai fait était mal, que j’en suis responsable et que je n’aurais pas dû le faire ». S’il est possible de réparer, il faut le faire.
Cette situation nous invite à régler des affaires inachevées. La culpabilité saine, nous l’avons déjà dit, est donc utile. Excusez-vous et réparez.
Les sentiments de culpabilité morbide sont eux destructeurs et inutiles. La clé pour s’en débarrasser est de revoir sa part de responsabilité.



Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !