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mercredi 21 février 2018

Compte rendu des « Mardis de la magie » du 20 février 2018.




Enfin une photographie de l’auteur de cet article en compagnie de Henri Marteret qui vient régulièrement aux « Mardis de la magie » !




Les Mardis de la magie ont lieu d’habitude depuis des années tous les quinze jours le mardi à 20 heures au Théâtre du Gymnase Marie Bell dans le dixième arrondissement de Paris. Mais à présent, c’est la révolution, les Mardis de la magie ont dû déménager pour cause de travaux dans le théâtre du gymnase Marie Bell. Ils se déroulaient hier soir à la Chapelle des Lombards (19 rue de Lappe, Paris 11). Tout d’abord un grand bravo la direction de La Chapelle des Lombards qui a accueilli cet événement avec beaucoup de gentillesse et de professionnalisme. La réussite a été totale : il y avait plus de 95 personnes dans la salle (et du public réactif).

Le principe des Mardis de la magie est qu’à chaque fois, quatre ou cinq magiciens de renom ou des pratiquants chevronnés d’arts annexes (mentalisme, ventriloquie, duos de télépathes, etc.) présentés par Stéphane Lydo vous proposent soit une partie de leur spectacle, soit un nouveau numéro. Le paiement se fait au chapeau (vous donnez ce que vous désirez).

Surtout n’oublions pas de remercier Stéphane et Stéphanie Lydo, les organisateurs, sans lesquels les Mardis de la magie n’existeraient pas.

Du close-up a d’abord été effectué avec grand talent dans le public  par le magicien Guyom Foulon.

1) Un très jeune magicien, Edi Rudo, a présenté en premier un numéro extraordinaire d’ombres chinoises et de cannes volantes

2) Le plus que comique prestidigitateur, Fabrice Haudecoeur , était présent lui aussi et il nous a montré un extrait de son spectacle « 125 Kg de délire». Il joue actuellement au cabaret Le Grenier et  va passer à la télévision le 5 mars dans l’émission Un dîner presque parfait. 

3) Claire Perrine, la ventriloque à la technique impeccable, a fait un show superbe, cette fois à destination des enfants qui étaient nombreux dans la salle.

Puis est venu un moment très émouvant, Un bouquet a été remis au mentaliste Gilles Rollini et à son épouse Geneviève pour leur 45 ans de mariage. 

4) Sylvain nous présente ensuite un numéro magistral de canne volante.

5) Guyom Foulon  joue un extrait de son spectacle magique Retour vers ton imagination.

6) Stéphane Lydo et Fabrice Haudecoeur nous repropose un duo, les Magic Brothers, qu’ils avaient réalisé par le passé et qui avait eu un prix dans un concours de magie.

7) Le dernier magicien à se présenter est Magic Cris (Cris Kahale). J’aime beaucoup sa présentation très élégante. Par exemple, il fait apparaître une rose pendant sa production de CD. Il effectue beaucoup d’effets magiques à merveille avec peut-être une petite prédilection pour les cartes, mais aussi un tour d’objet déchiré et raccommodé.

Il fait maintenant froid dehors, vous pouvez naturellement rester chez vous. Mais quel dommage de regarder sa télévision alors que la magie, le mentalisme, le rire, de fantastiques talents vous attendent. Accourez donc aux Mardis de la Magie.

Je n’ai pas donné la date des prochains mardis de la magie  car je ne la sais pas moi-même. Ce sera plus que probablement au mois de mars. (Dernière minute interactive : j'apprends par Guillaume Durand  sur Facebook que ce sera le mardi 13 mars !).


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !


lundi 1 janvier 2018

Compte rendu de l’ouvrage « Mind Magic & Mentalism For Dummies ».




Le livre en question.

Je n’arrive pas à dormir parce que mes voisins font un bordel pas possible. Puisque c’est la nouvelle année (je ne le reproduirai pas par la suite), je vais vous dévoiler l’existence d’un livre à odeur de soufre, un livre maudit comme dirait Philippe Marlin de l’œil du Sphinx (l'ouvrage explique avec précision presque toutes les techniques courantes du mentalisme). Il s’agit de Mind Magic & Mentalism For Dummies (en anglais) de James L. Clark (123, 39 euros).

Pour ceux qui sont très désargentés, vous pouvez jeter un coup d’œil sur Google Livres. 

Je vous en donne la table des matières résumée et je vous précise la composition du chapitre 1 de la première partie : « Going Purely Mental ».

A) Table des matières simplifiée

Introduction      1

Part 1: Going Purely Mental      7

Chapter 1: Messing with People's Minds without Rabbits or Hats            9
Chapter 2: Playing the Part of a Mentalist           23
Chapter 3: Maximising Impact with Minimal Effort          39
Chapter 4: Making Magic with Money   55

Part 2: Getting Tricky: Hands-On Mentalism     73

Chapter 5: Playing with Paranormal Cards           75
Chapter 6: Writing without Being Detected        101
Chapter 7: Sneaking a Peek for Peak Performances       125
Chapter 8: Touching without Touching: The Tantalising World of Telekinesis      149
Chapter 9: Passing Tests to Prove Your Abilities               171

Part 3 : Using the Power of Your Mind : Hands-Off Mentalism   189
Chapter 10: Developing Extra Senses: Seeing without Seeing    191
Chapter 11: Travelling Back to the Future: Making Accurate Predictions               209
Chapter 12: Look Into My Eyes: Getting the Hang of Hypnotism              229
Chapter 13: Chilling Out with Cold Reading         257
Chapter 14: In Cahoots with Co-Conspirators    279

Part 4 : Performing Bizarre, Strange and Novel Effects 293
Chapter 15: Demonstrating Extraordinary Displays of Exceptional Human Ability             295
Chapter 16: Creating Spectator Failures               313
Chapter 17: Supernatural Spectacles: Uncovering the Art of Spirit Theatre         321

Part 5 : The Part of Tens               345
Chapter 18: Ten Mentalists Who Shook the World          347
Chapter 19: Ten Books to Take You Deeper into the Art of Mentalism  353
Chapter 20: Ten (or so) Techniques to Make You Seem a Minor Deity   357

Appendix: Video Clips   363
Index    365

B) Détails sur la première partie : Going Purely Mental, le chapitre 1, «Messing with People's Minds without Rabbits or Hats ».


Chapter 1: Messing with People's Minds without Rabbits or Hats         9


Understanding That Magic Is All in the Mind                      9
Drawing the boundaries between mentalism and visual magic                                10
Separating mentalists from psychologists and psychics                12
Investigating the Art of Extra-Sensory Deception                           13
Spotting the modem fakers                       13
Taking account of ethical and legal consideratlons                          14
Bamboozling the Brain                 15
Footing the eyes: Optical illusions                           15
Misdirecting: Cognitive illusions                               16
Leaving nothing to chance: Illusions of choice                   17
Messing with the past: Memory illusions                            18
Playing with expectations and assumptions                       18
Using Human Weaknesses: Why Mentalism Works                       20
Being susceptible: Why people believe strange things                 20
Making connections ... wrongly: How people “know” what isn't so        21
Using your verbal skills: Fallacies and illogical thinking                   22


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 13 novembre 2017

Ce que la Kabbale enseigne sur la Divinité.





Le livre de Jean-Malfatti.


Cet article est la suite de celui-ci .

La Kabbale fut très souvent mal vue par les milieux rabbiniques officiels. De ce point de vue, la Synagogue qui rejette les kabbalistes ressemble à l'Eglise qui exclut les cathares. (La Synagogue, avouons-le, elle, ne brûla pas ses hérétiques.) En tout cas, les kabbalistes dégageaient une odeur de soufre parce qu'ils voulaient percer le mystère de la divinité. L'enseignement exotérique se contente de croire, tandis que la recherche ésotérique pousse plus loin.

L'homme est fait à l'image de l'univers, dit la Kabbale, mais l'homme et l'univers sont faits à l'image de Dieu. Dieu « en-soi » reste, certes, inconnaissable, et les kabbalistes l'appellent alors l'En-Soph, mais il y a ses manifestations (les Sephirot) qui, elles, sont susceptibles d'être comprises.

A vrai dire, la manifestation principale des Sephirot, c'est le triangle. On retrouve cette loi dans les groupes:

—           Soleil, Lune, Terre,

—           Osiris, Isis, Horus,

—           Brahma, Vishnou, Siva,

—           Père, Fils, Saint-Esprit.

Ils se concrétisent sous la forme de trois Sephirot : Hokhmah (la sagesse), Binah (l’intelligence), Kether (la couronne). Ces trois premières Sephirot représentent l'Esprit de Dieu (Esprit incommensurable et très mystérieux). Quant au corps de Dieu, c'est l'univers, dit la Kabbale. Curieuse conception: Dieu a un corps ! Cela rejoint le matérialisme cosmique d'un Giordano Bruno, philosophe italien brûlé à la Renaissance. De ce fait, la Kabbale n'est ni tout à fait juive (le judaïsme n'admet pas que Dieu ait un corps) ni même tout à fait chrétienne (pour le christianisme, Dieu ne s'est revêtu que d'un corps humain et non de l'univers). On ne retrouve de telles spéculations que dans les hérésies chrétiennes, tel le catharisme.

Dieu est donc inconnaissable dans son essence, mais il est connaissable dans ses manifestations. Et ce point de vue rejoint la tradition primordiale et les traditions particulières de nombreux peuples. Il rejoint ainsi les conceptions hindoues qui, elles aussi, se fondent sur une base rappelant les Sephirot. Le Dr jean Malfati de Montereggio, un ésotériste du XIX ème siècle, dans son livre Etudes sur la Mathèse ou Anarchie et Hiérarchie de la Science avec une Application spéciale de la Médecine, remarquait que « le premier acte en soi de révélation de Brahma fut celui de la « Trimurti ». 

Or la Trimurti est le principe ternaire procédant à l'acte créateur de la divinité. Cette Trimurti qui représente la création, la conservation et la destruction, sous le nom de Brahma, Vishnou et Siva équivaut à l'évocation des trois Sephirot : Hokhmah, Binah, Kether." Bien plus, dit le D' Malfati : « Cette première Trimurti passe alors dans une révélation extérieure et dans celle des sept puissances précréatrices, ou dans celle du développement septuple personnalisé par Maïa : Oum, Haranguerbehah, Porsh, Parad Pradiapat, Prakrat, Pran. » Bref, nous avons une stricte équivalence entre les personnifications de l'hindouisme et les Séphirot de la Kabbale. Cela ne nous étonne pas, nous qui sommes maintenant familiarisés avec la notion de tradition primordiale.

Enseignement de la Kabbale sur l'homme.

Comme l'alchimie et toutes les disciplines occultes, mais avec une science très consommée, la Kabbale dit que l'homme contient en raccourci tout l'univers. De là son nom de « microcosme ». Remarquons en passant que lorsque l'ésotérisme dit que l'homme est comme l'univers, que le haut est comme le bas, il ne fait pas allusion à une égalité, mais à une analogie. L'homme et le monde ne sont pas semblables et encore moins égaux, mais analogues. D'après les sciences occultes, les objets qui se conforment à la même loi dans l'univers sont analogues aux organes humains. La nature montre des êtres de constitutions variées (minéraux, végétaux, etc.) qui se groupent pour former des planètes, lesquelles se groupent à leur tour pour former des systèmes solaires. Les planètes et leurs satellites donnent naissance à la vie de l'univers comme le jeu des organes donne naissance à la vie humaine. Les organes et les planètes ont donc beau être des grandeurs absolument incomparables, ils agissent en fonction de la même loi et sont analogues.
D'après la Kabbale, l'homme primordial est composé de trois éléments essentiels :

—           d'un élément inférieur, Nefesh (ou Nefesch);

—           d'un élément supérieur, l'étincelle divine Neshamah (ou Neschamah);

—           d'un élément médian, Ruah (ou Ruach).

L'homme primordial n'est pas encore matériel au sens où nous l'entendons. Il n'acquerra son corps de matière très grossière qu'après la chute.

L'élément supérieur de cet homme primordial s'appelle le Neshamah. Nefesh et Neshamah sont d'essences vraiment différentes, absolument opposées. C'est le Ruah qui les met en accord, qui leur permet de coexister pacifiquement.

Au commencement du monde, l'homme (l'Adam Kadmon) est émané de Dieu à l'état d'esprit pur. Bien plus, comme Dieu constitué en Hokhmah en Binah, il  est à la fois mâle et femelle. Il forme un seul être symbolisé par l'Androgyne. Adam et Eve ne sont pas encore des êtres distincts. La biologie montre que c'est la différenciation sexuelle qui a apporté la mort. Au début, la vie était éternelle, mais elle était incapable de plaisir et de reproduction. La Kabbale tient compte de la sexualité : le plus grand péché, disent les kabbalistes, est pour un homme de rester sans femme. La Kabbale a-t-elle développé, comme le yoga tantrique, des techniques érotiques de rétention du sperme et de transformation de l'instinct sexuel en présence de la lumière? Les textes ne sont pas tout à fait explicites à ce sujet. Mais il y aurait fort à parier que la tradition kabbalistique n'échappe pas à la règle de la prise en compte du phénomène sexuel.

Sous l'influence de la chute, l'être unique, originel, l'Adam Kadmon, se divise et se matérialise en homme et femme (Adam et Levé). La psychologie moderne rejoint ici l'enseignement traditionnel : l'homme n'est jamais entièrement homme, ni la femme entièrement femme. Ils contiennent chacun une part de sexe opposé : la sensibilité (féminine) pour l'homme (anima de Jung) mais aussi les mamelons qui ne lui servent à rien physiologiquement, l'activité virile (masculine) (animus de Jung) pour la femme. C'est le refus de la sensibilité, la peur de l'homosexualité, les préjugés, la virilité exacerbée, qui sont cause de nombreuses maladies psychiques, comme le montrent Sigmund Freud et la psychanalyse.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 10 novembre 2017

Aleister Crowley et la magie moderne (quatrième partie).




Adam Weishaupt.

Cet article est la suite de celui-ci.

Pour comprendre la perception actuelle parfois très négative de la magie d’Aleister Crowley, il faut remonter dans le passé.

Au cours des siècles, depuis l’Antiquité, tous les écrits sur la gnose (religion magique pour accéder directement jusqu’à Dieu par la connaissance) ont été détruits (à une ou deux exceptions près).

Au vingtième siècle, la résurgence massive de l'intérêt pour le côté caché des choses, pour l'aspect nouménal du monde phénoménal, est largement due à la dissolution graduelle de l’ancienne morale sociale. Elle a rendu possible le descellement de cellules dormantes de la conscience grâce à l'utilisation du sexe, des drogues, de l'alcool et d'autres méthodes d'exploration.

La genèse de ce changement survint dans la dernière moitié du siècle dernier, lorsque Helena Blavatsky ouvrit en grand les portes de l'ésotérisme oriental et le rendit disponible au monde occidental. La tendance de l'opinion scientifique changea aussi de cap et commença à confirmer les observations des mystiques et des scientifiques ésotéristes, anciens et modernes.

Ces fils furent rassemblés en un seul nœud en 1875, l'année où coïncidèrent deux événements d'une importance considérable : la fondation par Helena Blavatsky de la Société Théosophique et la naissance dans le Warwickshire, en Angleterre, d'Aleister Crowley.

Afin d'évaluer correctement ces circonstances, il est nécessaire de comprendre qu'un événement tout aussi significatif était imminent : l'apparition de l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn, qui avait existé sous différentes formes et sous d'autres noms depuis un temps incalculable.

La Golden Dawn était l'École du Mystère Intérieur de l'Ordre qui se formula dans le monde extérieur en tant que Société Théosophique.

L'intention d’Helena Blavatsky lorsqu'elle créa sa Société fut, principalement, la destruction de la Chrétienté dans sa forme historique opposée à sa forme « éternelle ». Ce fait est soit éludé soit totalement ignoré par la plupart des auteurs qui écrivent sur la Société ou sa fondatrice, mais il est essentiel pour une compréhension du courant vital qui inspira la Golden Dawn et plus encore pour saisir la raison qui poussa Crowley à s'identifier à la formule antichrétienne de la Bête, 666.

Le véritable Ordre Occulte se manifesta en Occident en 1886 en tant que Golden Dawn. Avant cette manifestation spécifique, la Fraternité comptait parmi ses représentants inavoués des autorités telles que Sir Edward Bulwer-Lytton, Éliphas Lévi, Fred Hockley, Kenneth Mackenzie, Gerald Massey, Fabre d'Olivet entre autres. Bulwer-Lytton fit historiquement le lien avec les adeptes continentaux Gérard Encausse (Papus), Rudolph Steiner et Franz Hartmann — des noms prestigieux de l'ésotérisme occidental. Ces éléments continentaux constituèrent ce qui fut jadis appelé la Fraternité Hermétique de la Lumière.

Autour de 1875, peu de temps après la naissance de la Société Théosophique, la Fraternité hermétique de la Lumière — jusqu'alors relativement peu organisée — fut concentrée en dix degrés initiatiques sous la direction du Dr. Carl Kellner, un adepte australien qui révéla le véritable nom de la Fraternité comme étant l'Ordo Templi Orientis, L'Ordre du Temple Oriental, l'Orient signifiant le lieu du lever du soleil, la source de l'illumination.

Karl Kellner fut le premier O.H.O. (Chef Extérieur de l'Ordre — Outer Head of the Order) de l'O.T.O. nouvellement constitué. Car longtemps auparavant existait un Ordre du Temple — sous la direction de Jacques de Molay (1293-1313) — qui « prépara la Renaissance en fusionnant les Mystères de l'Orient et de l'Occident ».

Cet Ordre comprend également la Fraternité Hermétique appelée Illuminati, dirigé au XVIII ème siècle par le célèbre Adam Weishaupt. Bien que sa portée reste encore incalculable, elle est d'une importance incontestable quant à la présente renaissance magique.

Adam Weishaupt (1748-1830) fonda l'Ordre des Illuminati le 1er mai 1776. Il formula les principes fondamentaux de l'Ordre en des termes très similaires à ceux que Crowley utilisa plus tard dans le Liber Oz.

Le « Verbe Perdu » dans le système de Weishaupt est « Homme ». La régénération de ce Verbe exige que l'homme se retrouve lui-même, que la rédemption de l'humanité s'effectue par l'homme et à travers lui, que l'homme se gouverne lui-même et s'affranchisse des entraves des pouvoirs et des contrôles étrangers. En un mot, il doit devenir un roi à part entière en vertu de son héritage primordial.

Plus tard, l'idée d'« homme royal » deviendra fondamentale dans le système de Crowley. Elle est synonyme d'être Thélémite, c'est-à-dire quelqu'un qui a découvert sa Véritable Volonté (thélèma) et qui est capable de la faire. Ainsi, « Fais ce que tu voudras » sera toute la Loi.

Lorsque Crowley assuma le contrôle de l'O.T.O., il choisit comme devise « Deus est Homo » (« Dieu est Homme ») et il déclare dans le Liber Oz « Il n'est d'autre dieu que l'homme ». C'est à l'Homme que son Manifeste est adressé lorsqu'en 1924 dans la région Méditerranéenne il déclare que Thélèma est le Verbe de la Loi, conformément à ce qui lui a été révélé par Aïwass au Caire, vingt ans auparavant.


The Equinox, une série d'ouvrages volumineux que Crowley publia périodiquement et qu'il décrivait comme « l'encyclopédie de l'initiation », était également appelée « l'organe officiel de La Revue de l'Illuminisme Scientifique ». Parmi les noms de ceux qui, selon Crowley, représentèrent ce courant aux époques passées, apparaît le nom d'Adam Weishaupt.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !

jeudi 9 novembre 2017

« Le Livre de la Loi » d’Aleister Crowley (deuxième partie).


Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci .

Beaucoup de lecteurs m’ont demandé, depuis que j’ai publié mon article sur « Vision de la Qabale par l’A∴A∴ d’Aleister Crowley », de parler du Livre de la Loi d’Aleister Crowley.

Cela va être à nouveau le propos de cet article :

En 1907, lorsque Crowley était parvenu au sommet de son œuvre portant sur ses expériences mystiques, il écrivit le livre Konx Om Pax (une formule dérivée des mystères d’Eleusis). Il écrit dans sa troisième partie :

« Mais considérons l’homme parfait... Il vit (certes) dans Kether (Kether est le premier Sephiroth dans la Qabale, la couronne), mais son esprit et son corps, aussi parfaits soient-ils, fonctionnent, en quelque sorte, automatiquement, à leur propre niveau. En ce moment je suis relativement inconscient des battements de mon cœur ; et ce n’est pourtant pas une illusion ! Et pourtant cela reste toujours en relation avec d’autres types d’illusions. Ainsi, sans aucun doute, l’adepte est-il relativement inconscient des actes et pensées qu’il met en œuvre, des actes et des pensées qui semblent supposer une volition consciente. »

Ce qu’il faut en déduire ici, c’est que l’Adepte peut faire un grand nombre de choses sans y porter l’attention qu’elles méritent. Il dispose d’un ensemble de véhicules formés et entraînés qui continuent d’opérer, chacun à sa manière et chacun à son propre plan, sans nécessiter une attention consciente de sa part. En d’autres termes, Crowley en tant qu’homme a très bien pu être l’un de ces véhicules, fonctionnant plus ou moins bien, un véhicule d’Aïwass, son Saint Ange Gardien ou selon l’autre théorie de la réincarnation du prêtre égyptien Ankh-f-na-Khonsu. L’écriture du Livre de la Loi ne nécessitait qu’une attention éphémère de la part du scribe Aleister Crowley, pour que celui-ci puisse s’aligner avec ce que faisait Aïwass à un autre niveau, le niveau psycho-spirituel.

En parlant du Livre de la Loi, il y a deux choses qu’il ne faut pas oublier :

1. Après l’illumination vécue au Sri Lanka, Crowley a plus ou moins abandonné tout type de pratiques occultes.

À partir de son mariage avec Rose (en arabe Ouarda) ou plus précisément à partir du moment où il atteint Dhyana au Sri Lanka quelques années auparavant (Dhyana est une technique permettant d’atteindre le Samaddhi, l’illumination. Sans Dhyana, il est impossible d’atteindre des  états de conscience supérieurs), il s’est lassé de ses ambitions mystiques. « Tout ce à quoi il était parvenu, il y renonça. Ses intuitions de la Kabbale se trouvaient derrière lui, souriant à sa folle jeunesse ; la magie, eût-elle existé, ne menait nulle part. »

N’oublions pas que cette conclusion de sa part se rattache à la conception qu’il se faisait de la magie avant 1903. Cela n’a absolument rien à voir avec ce qu’il parvint à accomplir trois ans après, en 1906, après de nouvelles invocations ; et cela n’a pas de pertinence non plus par rapport au Samadhi auquel il parvint en 1909. « Le Yoga était devenu une psychologie. Pour résoudre ses problèmes de l’origine de l’univers, il recourait à la métaphysique ; il consacra son intellect au culte de la raison absolue. » Il lui fallut l’expérience de traverser la Chine à pied. C’est là qu’il fut terrassé par la prise de conscience du fait que la raison est en soi incapable de résoudre les grands problèmes de l’univers. Au-dessous de l’Abîme, dans le domaine des problèmes que l’on qualifie de pratiques, dans le domaine de la science, avec ses mondanités, pour ce qui est du commerce et de l’industrie, c’est un admirable instrument de précision – mais rien de plus.

Il se remit à lire Kant, Hume, Spencer, Huxley, Tyndall, Maudsley, Mansel, Fichte, Schelling, Hegel, et de nombreux autres auteurs ; car dans sa vie, n’était-il pas toujours un homme ? Il avait une femme ; il avait conscience de son devoir envers l’espèce, ainsi que de la dure tâche qui était la sienne depuis si longtemps. C’était un sportif et un voyageur, eh bien très bien, alors, il lui fallait le vivre. Et ainsi nous constatons qu’à partir de novembre 1901, il ne pratiqua aucune cérémonie jusque l’Équinoxe de Printemps de 1904. Nous le retrouvons en train d’escalader des montagnes, ou de patiner, de pêcher, de chasser, d’accomplir ses devoirs de mari, et nous constatons chez lui une antipathie à l’égard de toute forme de conceptions spirituelles et de pratique, ce qui témoigne d’une déception.

Voilà donc quel était son point de vue à l’époque.

2. Sa femme Rose ne s’intéressait pas le moins du monde à son parcours intellectuel et spirituel.

Bien que ces faits aient très certainement eu une vérité, il ne faut pas perdre de vue que ce qui fut vrai de nombreuses années par la suite pouvait très bien être déjà à l’œuvre en 1904. Crowley se sentait contraint de recourir à certains procédés pour développer et intensifier les facultés de clairvoyance présentes en chacune de ses compagnes. Ses méthodes n’étaient pas autre chose que le fait de recourir immodérément à l’usage de boissons alcoolisées et à une activité sexuelle continuelle, prolongée, poursuivie jusqu’à l’épuisement le plus total. Des années après, Rose était devenue dipsomane, ce qui fut, en apparence, la raison pour laquelle Crowley voulut divorcer. On peut bien se demander si ce n’était pas plutôt là le résultat de sa tutelle...


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

« Le Livre de la Loi » d’Aleister Crowley (première partie).





Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci.

Beaucoup de lecteurs m’ont demandé, depuis que j’ai publié mon article sur « Vision de la Qabale par l’A∴A∴ d’Aleister Crowley », de parler du Livre de la Loi d’Aleister Crowley.

Cela va être le propos de cet article :

Alors qu’Aleister Crowley était au Caire, durant des heures, à partir du 8 avril 1904 et pendant successivement trois jours, une voix lui dicta ce qui s’appela le Livre de la Loi (il porte parfois le nom de Liber Al Vel Legis).

Ce document de trois courts chapitres est censé a donc été dicté (selon Aleister Crowley) par une intelligence non humaine du nom de Aïwass. Pendant de longues années, Crowley affirma catégoriquement qu’Aïwass était l’un des Chefs Secrets du Troisième Ordre de l’Étoile d’Argent (autre nom de l’ A∴A∴), une intelligence qui le dépassait complètement.

Après de nombreuses années, il finit par admettre qu’Aïwass était en fait son Saint Ange Gardien. « Je revendique être la seule autorité compétente à pouvoir trancher sur certains points qui font débat à propos du Livre de la Loi, voyant bien que son auteur, Aïwass, n’est nul autre que mon Saint Ange Gardien, avec qui je suis parvenu à la Connaissance par le fait que j’eus un accès exclusif avec Lui. Je Lui ai dûment reporté chacune de mes difficultés, et j’ai reçu sa réponse. »

Mais si, comme certains l’affirment, Aïwass était son Soi Supérieur, alors il faut en déduire que l’auteur en réalité en fut Aleister Crowley…

Il faut ouvrur ici une parenthèse concernant l’identification, habituelle en occultisme, du Soi supérieur avec le Saint Ange Gardien. Crowley considérait cette identification comme une hérésie et une abomination, et il exprime sans ambiguïté cette idée. Par exemple, dans Magick Without Tears, il écrit :

« Nous pouvons d’emblée convenir que le « Génie » de Socrate et le « Saint Ange Gardien » d’Abramelin le Mage sont identiques. Mais nous ne pouvons mettre dans la même catégorie le Soi supérieur, car l’Ange est réellement une Individualité, avec son propre Univers, exactement comme un homme. Contrairement à ce que me paraît être le Soi supérieur, il ne s’agit pas simplement d’une abstraction...

Ce que je crois, c’est que le Saint Ange Gardien est un être d’ordre angélique. Il est un peu plus qu’un être humain, probablement un être étant déjà passé par le stade de l’humanité et la relation d’intimité qu’il a avec la personne dont il est l’ange est une relation d’amitié, une relation communautaire, fraternelle, ou paternelle. »

Aleister Crowley est l’auteur du Livre de la Loi en même temps que l’auteur du Livre de Thoth et de Magik Without Tears, etc. Ces ouvrages mettaient en évidence un dialogue intérieur entre les différentes parties constitutives de Crowley. Il semble qu’en fait le Livre de la Loi n’échappe pas à cette règle.

L’attitude de Crowley envers ce dernier est, elle, cependant, entièrement différente. Il était déterminé à reconnaître que de façon sublimée, c’était bien lui l’auteur du Livre de Thoth et de Magik Without Tears mais s’il était l’auteur du Livre de la Loi, c’en était d’une toute autre façon. Ce dernier, à ses dires, lui avait été inspiré aussi objectivement et de façon aussi audible que si une secrétaire lui avait dicté des notes.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Les trois mondes et les dix Séphirot dans la Qabale.




Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci :

Les trois mondes

Une loi générale préside à la Kabbale; cette loi, c'est celle du triangle primordial dont rabbi Siméon bar Yochaï a parlé. Les chrétiens la traduisent en sainte Trinité, et les philosophes en thèse, antithèse et synthèse.

Chacun des éléments qui composent la trinité ou le triangle primordial relève de l'unité dont il possède en fait le pouvoir créateur; mais chacun de ces éléments relève également d'un caractère particulier qui dépend du sexe ou du plan d'action. Il y a trois plans d'action qui correspondent aux trois sexes ésotériques: le masculin, le féminin et l'androgyne. L'androgyne se réfère à un mystère sexologique dont le yoga tantrique ou yoga sexuel donne la clef. C'est en tout cas dans ces trois plans que peut s'exercer toute activité, quelle qu'elle soit. La Kabbale appelle ces trois plans: les trois mondes.

Une explication par rabbi Mordechaï Hagège, un kabbaliste réfugié à Kairouan en Tunisie, affirme que chaque lettre de l'alphabet sacré est une « créature intellectuelle ». Cette créature contient les trois mondes, comme le corps de l'homme est une création physique qui contient les trois mondes lui aussi, symbolisés par la tête, la poitrine et le ventre. Les francs-maçons ont retrouvé cette tradition, puisqu'ils demandent à l'apprenti de saisir les forces qui traversent son ventre, au compagnon celles de sa poitrine et au maître celles de sa tête.

Les trois mondes se divisent en monde supérieur, monde médian (ou intermédiaire) et monde inférieur. Dans l'homme, et c'est évident, le monde supérieur correspond à l'Esprit immortel, celui auquel accèdent les humains qui ont achevé leur périple après leur mort; sa base est le système nerveux conscient ou sympathique. Le plan médian correspond à la vie, ou à ce que les anciens appelaient l'âme, et il utilise le système nerveux parasympathique. Le plan inférieur correspond au corps, mais dans cette infériorité, il ne faut rien voir de péjoratif. Il ne s'agit que d'une fonction. Peut-on dire que l'ouvrier exécutant soit inférieur moralement à l'architecte qui conçoit ?

Chaque monde a cependant dans l'autre monde, le supérieur par rapport à lui et l'inférieur par rapport à lui, une représentation de lui-même. Quoique gouverné par la tête (le cerveau), le système nerveux central a des émanations aussi bien dans la poitrine que dans le ventre.

Les dix Séphirot

L'alphabet hébraïque se compose, répétons-le, de vingt-deux lettres (ou hiéroglyphes) dont chacune est une « créature intellectuelle » comme le dit rabbi Hagège. Ce sont:

— trois lettres mères qui représentent le monde supérieur;

— sept lettres doubles qui symbolisent le monde intermédiaire;

— douze lettres simples qui emblématisent le monde inférieur.


En-Soph
(l'Absolu)
Kether
(la Couronne)
Binah    Hokhmah
(l'Intelligence) (la Sagesse)
Pechad Chesed
(la Crainte)        (la Miséricorde)
Tipheret
(la Beauté)
Hod       Nizah
(l'Honneur)       (la Victoire)
Iesod
(le Fondement)
Malchut
(le Royaume)


Des considérations très complexes conduisent, en combinant tout cela, à mettre au point la théorie des Séphirot ou émanations divines qui représentent le schéma de toute la création. Mystère central de la Kabbale, les dix Séphirot sont comme le programme de l'ordinateur céleste. Il explique comment tout se structure, et d'abord la structure de l'entité divine en train de créer le monde. L'homme terrestre ne peut profaner le mystère de l'Etre Suprême, celui-ci reste à jamais `caché. Lorsque l'Etre se fait Architecte, lorsqu'il crée le monde et sa créature, l'homme, ce dernier, par un effet de miroir, peut percevoir comment Dieu se manifeste. Cette intuition se fait sur la disposition et la signification des Séphirot.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 8 novembre 2017

Vision de la Qabale par l’A∴A∴ d’Aleister Crowley.




Sans commentaire.


Cet article est la suite de celui-ci.

L’A∴A∴ est  un ordre ésotérique créé par Aleister Crowley en 1907 après la dissolution de l'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée ou Golden Dawn (Crowley a ensuite adhéré en 1910 à l’O.T.O., Ordre des Templiers Orientaux). Les membres de cette organisation s'étaient voués à l'avancement de l'humanité par l’amélioration de l'individu jusqu’à sa perfection à travers une série graduée d'initiations. Ses initiations étaient syncrétiques, unifiant l'essence du bouddhisme Theravada avec le yoga Védantique et la magie cérémonielle. L'A∴A∴ appliquait ce qu'il décrivat comme des méthodes magiques en suivant le schéma de la  structure de l’Arbre de Vie qui est la base de la Qabale.

 L’A∴A∴ reprend donc les idées de la société dissoute, l’Aube Dorée ou Golden Dawn, mais modifie le centre de sa doctrine en remplaçant le Dieu Osiris par son fils Horus qu'il nomme, à la suite de la révélation à Aleister Crowley du Livre de la Loi, l'Æon d'Horus.

En 1909, la société secrète OTO (Ordo Templi Orientis) se percevait comme un « proche allié » de l'A∴A∴, les deux organisations ayant accepté l'autorité du Livre de la Loi, bien que l'OTO ne se considérait pas comme un  représentant l'A∴A∴.

Pour les relations d’Aleister Crowley avec l’OTO, vous pouvez consulter cet article de mon blog.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

La Kabale, l’alphabet hébraïque et les dix noms divins (troisième partie).






Un chérubin.



Cet article est la suite de celui-ci.

Les kabbalistes donnent dix noms différents à Dieu qui ont chacun leurs significations. J’ai, dans les articles précédents, détaillé les trois premiers. Voici la suite de ces noms.

Le 4 ème nom est EL

Il signifie grâce, miséricorde, piété. Il influe sur l'ordre des dominations, celui que les Hébreux nommaient Hasmalin, et sur la sphère de Saturne. Il forme les effigies des corps (leur sceau secret). Il gouverne l'ange d'Abraham.

Le 5 ème nom est  ELOHIM

Il est la force, la gravité, la pureté, le jugement. Il est le tribunal de Dieu, il se trouve à la ceinture, au bras gauche et à l'épée de Dieu. Il est aussi la crainte, influe sur l'ordre des puissants (les Seraphim) et sur la sphère de Mars. Il envoie la guerre ou les révolutions par lesquelles les éléments changent de place. Il gouverne l'ange de Samson qui détruisit le temple des philistins et dont la force résidant dans ses cheveux fut, en définitive, vaincue par la douceur de Dalila.

Le 6 ème nom est ELOHAT

Il signifie la beauté, le plaisir et la gloire. Pour les chrétiens, c'est le bois de vie dont est faite la vraie croix. Il influe sur l'ordre du soleil, lui donne sa clarté et sa vie qui crée les métaux purs que trouve l'alchimiste en possession de la pierre philosophale. Il gouverne l'ange de Jacob, d'Isaac et de Tobie.

Le 7 ème nom est ADONAI SABAOTH

Il signifie l'éternité et la justice. Il influe sur l'ordre des principautés (les Elohim) et sur la sphère de Vénus. Il produit les végétaux. Il gouverne l'ange du roi David qui vint à bout de Goliath et de la force brute.

Le 8 ème  nom est  ELOHIM SABAOTH

C'est le dieu des armées, mais aussi celui de la piété et de la concorde. Son sens est double et contradictoire comme le dieu romain Janus qui est un dieu à double face. Il signifié louange et confusion. Il influe sur l'ordre des archanges (Bene Elohim) et sur Mercure. Il produit les animaux. Il gouverne l'ange de Salomon, le sage constructeur du temple.

Le 9 ème nom  est SADAI (le Tout-Puissant) ou ELHAI (le Dieu vivant).

Il signifie alliance, bon entendement, repos. Il influe sur l'ordre des anges (les chérubins) et sur la Lune qui préside à la vie terrestre de toute chose, hommes comme animaux. Il gouverne l'ange de Joseph qui descendit en Egypte pour préparer la rédemption.

Le 10 ème nom est ADONAI MELECH (le Seigneur et Roi)

Il signifie à la fois temple et porte. (Le temple est la porte du sacré.) Il influe sur l'ordre des âmes bienheureuses (Issim). Il est à l'origine du don de la prophétie. Il gouverne l'ange de Moïse, le berger du peuple d'Israël.

Je viens de donner rapidement les dix noms de Dieu. Il suffira au lecteur de ce blog, pour poursuivre son approche de la Kabbale, de les connaître. C'est à partir de ces dix noms que se développe la pensée kabbalistique.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Vision de la Qabale par l’Ordre des Templiers Orientaux (O.T.O.) et par Aleister Crowley.




L'Ordo Templi Orientis (O.T.O.)



L'Ordo Templi Orientis (O.T.O.) (« Ordre du Temple de l'Est » ou « Ordre des Templiers Orientaux ») est une organisation fraternelle et religieuse qui fut la première à accepter les principes et la loi de Thelema, qui est souvent résumée par la phrase :

« Fais ce que tu voudras sera le tout de la loi. »

Les thélémites pensent que cette loi fut établie par le Book of The Law (Liber AL vel Legis ou Livre de la Loi) dicté à Aleister Crowley en 1904 au Caire par l'entité Aïwass. Sa structure est semblable à celle de la franc-maçonnerie, avec une série d'initiations à des grades successifs. L'O.T.O. comprend également l'Ecclesia Gnostica Catholica ou Église Gnostique Catholique, qui représente la branche religieuse de l'ordre.

L’O.T.O et Aleister Crowley

Un des fondateurs de l’O.T. O, Theodor Reuss, rencontra Aleister Crowley et en 1910, il admit celui-ci aux trois premiers degrés de l'O.T.O. Deux ans après seulement, Crowley fut en charge de la Grande-Bretagne et de l'Irlande.

Aleister Crowley va alors étudier tous les documents de l'O.T.O. correspondant à la magie sexuelle et tenir un journal, Rex de arte regia. Il va ensuite réécrire tous les rituels de l'O.T.O. et la messe de l'Église Gnostique Catholique.

Vers 1914, Crowley décide d'intégrer Thelema dans le système de l'O.T.O. dont il révise alors les rituels. Cette  nouvelle révision de ces rituels en 1918 en ôte tous liens avec ceux de la Franc-maçonnerie.

En 1925, il est proclamé Maître Suprême pour l'O.T.O.

La Qabale et l’O.T.O.

La Qabale est un aspect de la mystique juive. Il consiste en un vaste ensemble de spéculations sur la nature de la divinité, la création, l'origine et le destin de l'âme et le rôle des êtres humains. Il s'agit également de pratiques méditatives, dévotionnelles, mystiques et magiques qui n'ont été enseignées qu'à un petit nombre de personnes. C'est pourquoi la Qabale est considérée comme une ramification ésotérique du judaïsme. En général, l'épellation Qabale est utilisée pour distinguer la variation de la kabbale utilisée par les magiciens occidentaux ou hermétiques de la kabbale mystique juive
.
Crowley a utilisé l'orthographe "Qabalah" (une translittération approximative) et cette orthographe est conservée dans la littérature thélémique. L'orthographe "Kabbalah" est utilisée en référence au mysticisme hébreu traditionnel, et "Cabala" en référence aux superpositions chrétiennes de la même chose.

L'histoire de la Qabale

Le mot « Kabbale » est dérivé de la racine hébraïque « recevoir, accepter » et, dans de nombreux cas, est utilisé comme synonyme de « tradition ». Selon la tradition juive, la Torah (Torah « Loi »,  les cinq premiers livres de l'Ancien Testament) a été créée avant le monde et elle a donné des conseils à Dieu sur des questions aussi importantes que la création du genre humain. Lorsque Moïse a reçu la loi écrite de Dieu, la tradition veut qu'il ait aussi reçu la loi orale, qui n'a pas été écrite, mais transmise de génération en génération. Parfois, la loi orale a été appelée «Kabbale», la tradition orale.

Les premiers documents qui sont généralement reconnus comme étant kabbalistiques viennent du 1 er siècle après J.C. mais on soupçonne que le phénomène biblique de cette prophétie peut avoir été créé lors d'une tradition orale beaucoup plus ancienne. Certains croient que la tradition remonte aussi loin que Melchizedek. Il y a des arguments modérément plausibles selon lesquels Pythagore a reçu son enseignement de sources hébraïques. Il existe une abondante littérature sur le mysticisme juif datant de la période avant Jésus-Christ qui n'est pas strictement kabbalistique au sens moderne, mais qui était disponible comme matériau de base pour les kabbalistes médiévaux.

Sur la base d'un examen détaillé des textes et d'une étude du développement du vocabulaire spécialisé et d'un corpus d'idées distinct, Gershom G. Scholem a conclu que les origines de la Kabbale remontaient au douzième siècle en Provence. L'origine du mot « Kabbalah » comme étiquette pour une tradition qui est définitivement reconnaissable comme Kabbalah est attribuée à Isaac L’Aveugle (vers 1160-1236). 

On considère Isaac comme le véritable fondateur de la Kabbale, son « Père ». C’est lui qui a donné des noms aux dix sefiroth et qui a le premier abordé l’idée de guilgoul (réincarnation). Il est aussi l’inventeur du terme Ein-Sof.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !