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vendredi 1 mars 2019

Compte rendu du livre « La respiration totale pour tous» de Roger Fiammetti (première partie).




Le livre d'Adrien Bullas.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois passionnant, précis et instructif sur la nécessité impérieuse d’avoir une bonne respiration, de développer cette respiration et finalement d’arriver à une respiration totale. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La respiration totale pour tous »   de Roger Fiammetti.


Déjà plusieurs livres à la fois sur la mémoire et la culture physique m’avaient fait prendre conscience de la nécessité d’avoir une respiration complète (ou totale). Voici un extrait d’un de ces ouvrages, Une mémoire prodigieuse d’Adrien Bullas, qui évoque la nécessité de cette respiration. Je traiterai du livre Toute la culture physique de Marcel Rouet sur la même problématique dans un prochain article.

Dans Une mémoire prodigieuse, Adrien Bullas nous livre quatre secrets physiologiques pour améliorer sa mémoire : la mastication lente, la respiration, la détente, l’autosuggestion.

Voici ce que dit l’auteur de la respiration :

« Suivez-moi bien : Je vous ai dit que sans trêve nos poumons aspirent, pompent prana qui entoure l'univers; or en général l'homme respire mal, il n'utilise qu'une partie de ses poumons, il en résulte qu'il ne prend dans le milieu ambiant qu'une faible partie de prana.

La méthode dite de respiration complète ou profonde permet d'en contrôler une quantité plus grande.

On distingue quatre sortes de respirations :

1 ° Respiration haute
2° Respiration moyenne
3° Respiration basse
4° Respiration complète.

Chacune de ces respirations : haute, moyenne, basse ne fait intervenir qu'une partie des muscles qui commandent l'acte respiratoire et la cage thoracique ne se développe pas au maximum, d'où remplissage incomplet des poumons.

La respiration idéale est la respiration complète, synthèse des autres ; elle utilise la capacité maximum des poumons et permet d'emmagasiner plus d'énergie.

Le simple exercice suivant vous donnera une idée de ce qu'est la respiration complète :

Premier temps.

Tenez-vous droit, debout ou assis. Aspirez par les narines posément, d'une façon continue, remplissant d'abord la partie inférieure des poumons, ce qui se fera par l'action du diaphragme qui en s'abaissant exercera une légère pression sur les organes abdominaux, poussant en avant la paroi inférieure de l'abdomen.

Puis remplissez la partie supérieure des poumons, faisant saillir en dehors les côtes inférieures, le sternum et la poitrine.

Enfin remplissez la partie supérieure en bombant le haut de la poitrine et en élevant les six ou sept paires de côtes supérieures.

Au premier abord il peut sembler que cet exercice se décompose en trois mouvements distincts, mais il n'en est rien; l'aspiration doit être ininterrompue, la cage thoracique tout entière étant dilatée dans un mouvement continu uniforme.

Évitez de respirer par saccades et essayez de le faire posément, d'une façon continue.

Deuxième temps.

Retenez l'air un moment.

Troisième temps.

Expirez lentement, maintenant la poitrine droite, videz à fond les poumons, le diaphragme se relève.

Ensuite, après un temps d'arrêt, prenez une nouvelle inspiration en tâchant d'éviter toute saccade, toute discontinuité dans le mouvement; puis retenez l'air et expirez lentement comme précédemment et ainsi de suite de telle façon que vos poumons soient comme une pompe qui rythmiquement prend l'air et le rejette.

Vous pouvez faire des respirations complètes plusieurs fois par jour, mais pour certaines raisons je vous recommande de ne pas dépasser une demi-heure : 3 fois dix minutes me paraît la formule idéale.

Attention ! pas d'exagération, vous auriez des troubles.

Il faut que cette respiration soit rythmique, c'est-à-dire sans heurts.

L'inspiration et l'expiration doivent avoir la même durée; par exemple au début de l'entraînement : inspiration : 8 secondes; rétention de l'air dans les poumons : 2 secondes, expiration : 8 secondes. Par la suite, vous pourrez allonger cette durée.

Les effets de la respiration profonde sont prodigieux : ils développent la capacité d'attention, ils donnent de l'intuition, ils augmentent la mémoire, ils sont l'antidote de la timidité, de l'impressionnabilité, ils affermissent la volonté et fortifient étonnamment l'organisme.

Voilà qui vous étonne ? Laissez-moi vous rappeler que prana commande toute notre activité psycho-physiologique; en respirant d'une manière complète, vous augmentez votre provision de prana, d'où progression sur toute la ligne. »



Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


jeudi 6 juillet 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (quinzième partie), La spiritualité est un trésor caché.



Osho.

Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite logique de celui-ci.

Je vais donc vous parler du chapitre 4 du Livre des secrets, « Les ruses du mental et comment les déjouer ». Cet article est la suite logique de celui-ci où il est expliqué que la spiritualité est un trésor caché à l’intérieur de nous.

«  Plus vous vous acharnez à atteindre la spiritualité, et moins vous avez de chances d'y parvenir. Parce que vous utilisez une épée là où il faudrait une aiguille. L'épée ne peut vous être d'aucune aide. Elle a beau être plus grande, si l'on a besoin d'une aiguille, l'épée ne conviendra pas.

Voyez le boucher : il possède de grands instruments. Voyez le chirurgien : il n’a pas besoin d’instruments énormes. Si vous en voyez chez lui, sauvez-vous vite. Un chirurgien n’est pas un boucher. Il n’a besoin que d’instruments très délicats.

Les techniques spirituelles sont encore plus subtiles. Elles ne peuvent être grossières parce que l’opération est encore plus subtile. Un chirurgien qui opère le cerveau travaille quand même sur un matériel grossier. Mais quand on travaille sur le plan spirituel, l'opération devient de plus en plus délicate. Tout est en subtilité. Voilà un premier point.

On se demande aussi, « Comment est-il possible de faire un si grand pas en avant avec un effort aussi minime ? » Ce concept est irrationnel — non scientifique. Maintenant, la science sait que plus la particule est petite, plus elle est explosive. Plus elle est puissante, en fait. Plus la particule est petite, plus grand est son effet. Aurait-on pu concevoir cela avant 1945 ? Le poète, le rêveur le plus imaginatif aurait-il pu concevoir qu'avec deux explosions atomiques, on pouvait détruire totalement deux grandes villes — Hiroshima et Nagasaki ? Deux cent mille personnes rayées de la carte en quelques secondes. Et quelle force explosive a-t-on utilisé ? Un atome ! La particule la plus petite. On ne peut pas voir l'atome. On ne peut pas le voir avec les yeux mais on ne peut pas le voir non plus à l'aide d'un quelconque instrument. On ne peut que constater ses effets.

Ainsi, ne croyez pas que l'Himalaya soit imprenable parce que ses montagnes sont si hautes. L'Himalaya est tout aussi impuissant devant une explosion atomique. Un seul petit atome peut détruire toute la chaîne de l'Himalaya. Grandeur ne signifie pas forcément puissance. Au contraire, plus l'unité est petite, plus elle est pénétrante ; plus elle est petite, plus elle est chargée de pouvoir.

Ces petites techniques sont « atomiques ». Ce n'est pas parce qu'on travaille sur de « grandes » choses que l'on est « grand ». On pourrait penser que l'importance de la personne est liée à la grandeur ou la petitesse du matériel qu'elle manie. Hitler maniait des masses ; Mao manie des masses. Et Einstein et Planck travaillaient dans leur laboratoire sur des petites unités de matière — des particules d'énergie. Mais, en fin de compte, avant les travaux d'Einstein, les politiciens étaient impuissants. Ils travaillaient sur une plus grande échelle mais ils ne connaissaient pas le secret de la petite unité.

Les moralistes se placent toujours sur des plans « élevés », mais ce sont en réalité des plans grossiers. Ils consacrent leur vie entière à la morale et à contrôler tous leurs actes.

La préoccupation du tantrisme n'est pas là. Le tantrisme se préoccupe des secrets atomiques de l'être humain, de l'esprit humain, de la conscience humaine. Et le tantrisme a découvert des secrets atomiques. Si vous les comprenez, leur résultat est explosif — cosmique.

Il ne faut pas manquer de noter un autre point. Quand vous dites, « Comment se fait-il qu'avec un exercice aussi petit, aussi simple, on puisse atteindre l'Illumination ? », vous ne faites pas l'exercice. Vous réfléchissez à son sujet. Si vous le pratiquiez, vous ne diriez pas que c'est si simple. L'exercice a l'air simple parce qu'il suffit de deux ou trois phrases pour le décrire.

Connaissez-vous la formule de la bombe atomique ? Elle se réduit à deux ou trois mots. Et avec ces deux ou trois mots, ceux qui peuvent comprendre, ceux qui peuvent utiliser ces quelques mots, peuvent détruire la terre entière. Mais la formule est toute petite.

Ces exercices aussi sont des formules. Alors, si vous considérez simplement la formule, elle vous semblera une toute petite chose, très simple. Mais elle ne l'est pas ! Essayez de pratiquer cet exercice. Quand vous le ferez, vous vous apercevrez que ce n'est pas si simple. Cela paraît simple mais c'est une des choses les plus profondes. Analysez le processus, vous comprendrez.

Quand vous inspirez, vous ne sentez  jamais l'air. Vous n'avez jamais vraiment senti votre respiration. Vous allez me répondre immédiatement, « Ce n'est pas vrai. Il se peut que nous ne soyons pas continuellement conscients de respirer, mais nous sentons notre respiration. » Non, vous ne sentez pas votre respiration : vous sentez le passage.

Regardez la mer : les vagues sont là ; vous les voyez. Mais ces vagues sont créées par l'air, par le vent. Vous ne voyez pas le vent. Vous en voyez l'effet sur l'eau. Quand vous inspirez, l'air touche vos narines. Vous sentez vos narines, mais vous ne sentez jamais l'air. Il pénètre en vous ; vous sentez le passage. Il ressort ; là encore, vous sentez le passage. Vous ne sentez jamais l’air de votre respiration. Vous sentez son contact, son passage.»

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


mardi 4 juillet 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (treizième partie), Les ruses du mental et comment les déjouer.


Méditation d'anapana-sati.


Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite logique de celui-ci.

Je vais donc vous parler du chapitre 4 du Livre des secrets, « Les ruses du mental et comment les déjouer ». Cet article est la suite logique de celui-ci.

Osho parle de la méditation sur la respiration, anapana-sati, ce qui signifie « attention sur le souffle ». Dans la légende, la doctrine du Bouddha lui aurait été révélée après six ans de pratique constante d’anapana-sati.

La question d'Osho est celle-ci : « Comment est-il possible qu'en prenant simplement conscience d'un moment particulier du cycle respiratoire, on puisse atteindre l'illumination ? Comment est-il possible de « s'éveiller » par la simple prise de conscience d'un instant aussi court et momentané ? »

« Voilà une question importante que de nombreuses personnes ont dû se poser. Pour y répondre, il faut d'abord comprendre beaucoup de choses. On pense, en général, que la spiritualité est une réalisation difficile. Mais ce n'est ni une réalisation, ni une tâche difficile. La spiritualité est déjà en vous. Il n'y a rien à ajouter ou à retrancher à votre être. Vous êtes aussi parfait que possible. Vous n'allez pas devenir parfait un jour prochain ; vous n'êtes pas obligé de vous livrer à un travail difficile pour devenir vous-même. Ce n'est pas un voyage d'un point à un autre ; vous n'allez nulle part. Vous êtes déjà là. Ce qu'il vous faut réaliser est déjà réalisé. Réfléchissez profondément à cela. Vous pourrez alors comprendre pourquoi des techniques aussi simples peuvent vous aider.

Si la spiritualité était une réalisation, alors, bien sûr, elle serait difficile — non seulement difficile, mais en vérité, impossible. Si la spiritualité n'était pas déjà en vous, vous ne pourriez pas l'atteindre. Vous ne I ’atteindriez jamais. Si vous n'aviez pas déjà un caractère spirituel, vous n'auriez aucune possibilité, aucun moyen de l'obtenir malgré tous vos efforts ; si vous n'aviez pas déjà en vous un caractère spirituel, vous ne pourriez pas créer en vous la spiritualité. C'est impossible.

Mais, en fait, le problème se pose exactement dans le sens inverse : vous êtes déjà ce que vous voulez atteindre. L'anéantissement du désir est déjà-là, présent en vous. Ici, maintenant, à cet instant même, vous êtes un être spirituel. L'Ultime est là. Il est en vous. Voilà pourquoi des techniques aussi simples peuvent vous aider. Ce n'est pas une réalisation, c'est une découverte. Ce que vous cherchez est caché, et caché dans les choses les plus infimes.

La « persona » n'est qu'un vêtement ; votre corps est là, caché sous les vêtements. De la même manière, votre spiritualité est là, cachée sous certains vêtements, qui sont votre personnalité. Vous pouvez enlever ces vêtements, vous mettre nu, ici et maintenant, et de la même manière, vous pouvez mettre à nu votre spiritualité. Mais vous ne savez pas quels sont les vêtements qui vous cachent. Vous ne savez même pas qu'ils vous cachent, vous ne savez pas comment vous dévêtir. Vous portez ces vêtements depuis si longtemps — des vies entières — et vous vous êtes tellement identifiés à eux que vous ne savez même pas que ce sont des vêtements. Vous croyez qu'ils sont réellement votre être ; c'est le seul et véritable obstacle.

Imaginez que vous possédez un trésor, mais parce que vous l'avez oublié ou parce que vous ne savez pas encore que c'est un trésor, vous continuez à mendier dans les rues. Vous êtes un mendiant. Si quelqu'un dit à ce mendiant : « Cherche dans ta maison ; tu n'as nul besoin de mendier ; tu peux devenir empereur à l'instant même. », le mendiant va certainement lui répondre, « Quelles sont ces sottises ! Comment pourrais-je devenir empereur à l'instant même ? Je mendie depuis des années et je suis toujours aussi pauvre, et même si je mendiais pendant des vies entières, je ne pourrais toujours pas être empereur. C'est absolument ridicule. »

Cela semble impossible. Le mendiant ne peut le croire. Pourquoi ? Parce que la mendicité est une longue habitude. Mais, si le trésor est simplement caché dans la maison, il suffit de creuser un peu, de soulever un peu de terre, et le trésor apparaîtra. Et le mendiant deviendra empereur. »

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


mercredi 29 mars 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (dixième partie), La respiration, un pont vers l’univers.





 Sans commentaire.


Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci.

Je vais donc vous parler de plusieurs passages du Livre des secrets en commençant par la troisième partie « La respiration, un pont vers l’univers ».

1) Nous respirons continuellement, de la naissance à la mort, mas nous ne sommes pas conscients de ce que tout cela représente. Et voilà qui est pour le moins étrange. L'homme explore l'espace, l'homme va sur la lune, il essaie d'aller toujours plus loin dans l'espace, et, en même temps, il ignore ce qui touche le plus près à sa vie. Il y a certains moments dans la respiration que vous n'avez jamais observés. Et ces moments sont des portes — les portes les plus proches de vous pour pénétrer dans un monde différent, vous transformer, atteindre une conscience différente. Mais elles sont très subtiles.

2) Ce n'est pas très difficile d'observer la lune, ni même d'aller sur la lune. C'est un problème élémentaire grâce à la mécanisation, la technologie et des informations détaillées. La respiration est la chose la plus proche de vous. Et plus proche est la chose, plus elle est difficile à percevoir. Plus elle est évidente, plus c'est difficile. Elle est si proche de vous que là encore, il n'y a pas d'espace entre elle et vous. Ou cet espace est si infiniment petit que cela exige une observation extrêmement minutieuse. Mais c'est la seule et unique manière de prendre conscience de certains instants qui sont à la base des techniques d’Osho.

3) Prenons-les une par une. « Radieuse, la révélation peut se produire en une respiration. Après l'inspiration (quand l'air pénètre) et juste avant l'expiration (quand l'air sort) — ressens la félicité. » Prenez conscience de ce qui se passe entre ces deux instants. Quand vous inspirez, observez ce qui se passe. OBSERVEZ. Pendant une seconde, un millième de seconde, vous ne respirez pas — avant l'inspiration et avant l'expiration. L'air pénètre dans les poumons, et juste avant d'être expiré, la respiration s'arrête. Puis l'air est expiré. A ce moment-là encore, pendant un instant infinitésimal, la respiration s'arrête. Puis on reprend une inspiration.

4) Avant l'inspiration et avant l'expiration, il y a un moment où vous ne respirez pas. Et c'est à cet instant que tout est possible, parce que vous ne respirez plus, vous n'êtes plus dans le monde. Pénétrez-vous bien de cela : quand vous ne respirez pas, vous êtes mort ; vous êtes encore, mais vous êtes mort. Mais cet instant est de si courte durée qu'on ne l'observe jamais.
Pour Osho, chaque expiration est une mort, et, chaque inspiration est une renaissance. L'expiration est synonyme de mort ; l'inspiration synonyme de vie. Ainsi, à chaque respiration, vous mourez et vous renaissez. L'intervalle est de très courte durée mais en observant très attentivement, sincèrement, vous sentirez ce moment. Si vous parvenez à sentir ce moment, vous atteindrez la félicité. Alors, vous serez comblé vous saurez.

5) Il n'est pas question de s'exercer à respirer, mais d'observer votre respiration telle qu'elle est. Pourquoi une technique aussi simple ? Une technique aussi simple pour connaître la Vérité ? Atteindre la Vérité signifie connaître ce qui n'est pas vie et ce qui n'est pas mort. C'est connaître cet élément éternel qui est toujours. Vous reconnaissez l'expiration, vous reconnaissez l'inspiration, mais  vous ne reconnaissez jamais l'instant qui s'écoule entre les deux.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.