mardi 20 août 2019

Incendio en la tienda de prestidigitación parisina Magic Dream.



La tienda Magic Dream después del incendio.


He traducido al español, con mi esposa Wanda, este artículo de mi blog para beneficio de las personas hispanoparlantes.

La tienda de prestidigitación Magic Dream ha sufrido un incendio. Esto nos ha causado a todos una profunda tristeza.

Para esta ocasión, retomo el artículo que publiqué en mi blog el sábado 30 de diciembre de 2017 para brindarle a las personas que hacen que Magic Dream sea tan dinámica y acogedora, mi apoyo total :

"I have a Magic Dream (boutique de prestidigitation)". 


"Magic Dream es la tienda de prestidigitación más simpática, acogedora y profesional que he frecuentado en toda mi práctica de la prestidigitación (no lo repitan, desde hace 48 años). También he escuchado que es la más grande de Francia pero no he podido ir a medir nada...

La característica de los vendedores es la paciencia, sumada a un despliegue de dinamismo que siempre logra sorprenderme.  

Sin embargo, opino que no hemos hablado lo suficiente del nuevo equipo de Magic Dream desde el 31 de agosto de 2017: Guillaume Bienne et Yoan Tanuji se han unido a Damien Vappereau a la cabeza de la tienda. Max sigue presente, sólido como roca, fuente imparable de consejos esclarecedores. Un nuevo recluta, Xavier Detourbet, se ocupará de la red electrónica.

Varias veces he citado esta tienda, que adoro y frecuento asiduamente, en mi blog.

He aquí dos referencias, entre muchas otras:

1) En mi bibliografía de escritos sobre el mentalismo en lengua francesa:

http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2017/08/tentative-de-bibliographie-des-ouvrages_10.html


2) En mi sitología sobre la prestidigitación:

http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/09/ebauche-de-sitographie-sur-la.html


 Es todo por ahora... ¡Amistad a todos!"

vendredi 16 août 2019

Le magasin de prestidigitation « Magic Dream » a brûlé. C’est une grande tristesse pour nous tous.



Magic Dream après l’incendie


Le magasin de prestidigitation « Magic Dream » a brûlé. C’est une grande tristesse pour nous tous.

A cette occasion, je reprends l’article que j’avais publié dans mon blog le samedi 30 décembre 2017, pour dire aux personnes qui font que la boutique Magic Dream soit si dynamique et si chaleureuse, mon total soutien : « I have a Magic Dream (magasin de prestidigitation !) »


"Magic Dream est la boutique de magie la plus sympathique, la plus chaleureuse et la plus professionnelle que j’ai fréquentée depuis que je pratique la prestidigitation (ne le répétez pas, depuis 48 ans). On m’a dit aussi que c’était la plus grande en France mais je ne suis pas allé mesurer…

La caractéristique des vendeurs est leur patience et en même temps, ils déploient un dynamisme qui parvient encore et toujours à m’étonner.

Cependant, selon moi, on n’a pas assez parlé de la nouvelle équipe de Magic Dream officielle depuis le 31 août 2017 : Guillaume Bienné  et Yoan Tanuji ont rejoint Damien Vappereau  à la tête de la boutique. Max reste présent, solide comme un roc, source intarissable de conseils éclairés. Une nouvelle recrue, Xavier Detourbet, s'occupera de la partie Web.

J’ai plusieurs fois cité ce magasin, que j’adore et que je fréquente assidûment, dans mon blog. Voici trois références mais il y en a bien d'autres :

1) Dans ma bibliographie des ouvrages de mentalisme en langue française :
http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2017/08/tentative-de-bibliographie-des-ouvrages_10.html

2) Dans un de mes articles sur l’électronique en mentalisme :
http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/09/electronique-et-mentalisme-suite-et-fin.html

3) Dans ma sitographie de la prestidigitation :
http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2016/09/ebauche-de-sitographie-sur-la.html


Pour la nouvelle année, je vous recommande trois tours de mentalisme (les moins chers possibles) vendus par Magic Dream si vous voulez vous adonner à cette discipline en 2018.

1) Feel a Color (9, 90 euros)
https://www.magicdream.fr/tour-de-magie-feel-a-color.html

2) Les jetons du voyant (14, 90 euros)
https://www.magicdream.fr/les-jetons-du-devin.html

3) Box Office (29, 90)
https://www.magicdream.fr/box-office-tour-de-magie.html


J’ai aussi rencontré beaucoup de gens à Magic Dream — et c’est pour moi très important — des amateurs très éclairés, des néophytes, des professionnels, tous des passionnés de magie, ce qui a toujours été un grand enrichissement personnel. Magic Dream est donc, en plus d’être un magasin de prestidigitation, un lieu de rencontres magiques exceptionnel."


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mercredi 7 août 2019

Conférence sur le mentalisme par Jean-François Gérault, rencontres de Berder-sur-Seine du 25 novembre 2017.



Le livre en question.


Ma conférence sur le mentalisme, visible sur YouTube actuellement, existe aussi sous forme de texte écrit, dans le livre publié par les éditions de l’œil du Sphinx « Rencontres de Berder-sur-Seine 2017 autour de Jean-Charles Pichon ». Je vous en donne comme d’habitude quelques extraits pour que vous puissiez vous faire par vous-mêmes votre opinion.


1) Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

Je suis adhérent de l'association L'œil du Sphinx depuis l'an 2000, une association qui traite du fantastique et de l'ésotérisme. L'idée générale de celle-ci est de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux.

Grâce à cette association, j'ai déjà participé à une émission sur le mentalisme pour BTLV (Bob vous dit toute la vérité), une web radio sur les phénomènes inexpliqués. « Le mentaliste » du feuilleton de TF1 ne correspond pas du tout à ce que j'ai appris sur ce domaine : tout le monde peut être mentaliste à condition de travailler. Ce n'est pas un don, mais une discipline (travail soit par la prestidigitation pour le mentalisme truqué, soit par l'hypnose, la méditation et d'autres états modifiés de conscience pour le mentalisme métaphysique, cf. livre de Georges Lapassade, « Les états modifiés de conscience », de même que tout le monde peut hypnotiser et être hypnotisé (voir les livres de et sur Milton Erickson ).

Dans ma pratique, je suis à la fois prestidigitateur mentaliste et mentaliste métaphysique.

Mon expérience de mentaliste métaphysique vient de l'hypnose que j'ai expérimentée depuis 1983. J'ai hypnotisé depuis cette date des centaines de personnes. Je me suis formé par des stages en: hypnose ericksonienne et en hypnose de rue.

En tant que prestidigitateur mentaliste, je suis adhérent à la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs, à l'Ordre Européen Des Mentalistes et à l’association internationale de mentalistes « Mental Arts Magie ».

J'ai écrit deux livres sur le mentalisme, un sur celui de prestidigitation, Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie et un sur le mentalisme métaphysique, Initiation au mentalisme métaphysique, au développement personnel et à l'ésotérisme et j'anime un blog sur le mentalisme, https://jeanfrancoisgerault.blogspot.com/ (1090 articles, 163 191 pages vues).

Je pense qu'il faut marcher avec ses deux jambes, la partie rationnelle et la part irrationnelle de notre esprit. Pour moi, ceux qui croient tout au sujet de l'irrationnel sont trop naïfs et ceux qui ne croient à rien au sujet de l'irrationnel sont peu observateurs. Il suffit de lire ce qu'en disait le physicien Richard Feynman, lauréat du prix Nobel, qui se moquait de ses collègues trop rationalistes. En conclusion, il a été prouvé que nous avons tous le cerveau divisé en un hémisphère droit intuitif-irrationnel et un hémisphère gauche rationnel.

L'hypnose pour moi est le lien entre le mentalisme métaphysique et le mentalisme de prestidigitation.

Il n'y a pas une façon unique de percevoir les choses : chacun doit penser à sa façon en fonction des éléments qu'il a en sa possession.

Dans Wikipédia il y a une discussion interminable sur le Mentalisme (illusionnisme), divisée en 20 articles indexée par les projets « Paranormal et scepticisme » au sujet du livre de Pascal de Clermont et Pascal Colombani, Mentalisme, ces pouvoirs que nous avons tous.

Je préfère ne pas prendre parti dans ce débat et me positionner comme le suggèrent les théoriciens de la communication non violente : « L'essentiel dans la vie, ce n'est pas d'avoir raison mais d'être heureux ! »

Les télépathes Myr et Myroska résumaient bien la question en disant à la fin de leur spectacle « S'il n'y a pas de truc, c'est incroyable, mais s'il y en a un, c'est encore plus incroyable ! ». Wanda et Viktor, les télépathes actuellement le plus connus en France, terminent leur numéro en affirmant : « Pour ceux qui croient, aucune explication ne sera nécessaire et pour ceux qui n'y croient pas, aucune explication ne sera suffisante ».

Je propose donc ce plan de réflexion, la première partie étant déjà traitée.


1)  Mon itinéraire, pourquoi je pratique le mentalisme ?

2)  Le mentalisme passionne les Français

3)  Histoire du mentalisme

4)  La loi du mentalisme de Victor Segno

5)  La vibration de la pensée, la loi d'attraction dans le monde de la pensée (The Law of The New Thought, 1902) de William Walker Atkinson

6)  L'hypnose


2) Le mentalisme passionne les Français

Il faut voir sur ce sujet le site du mentaliste Jean Baptiste CLEMENT :


 « Arthur donne rendez-vous aux téléspectateurs le vendredi 3 février 2017 dès 20h55 pour découvrir le nouveau show Diversion où triomphent des mentalistes.
En cette année 2017, le mentalisme passionne les Français et donc les mentalistes sont mis de plus en plus à l'honneur en télévision et dans les soirées événementielles. »

Il y a eu aussi un numéro de « C'est mon choix » consacré au mentalisme « Mentalistes : vont-ils révéler leurs secrets ? » présenté par Evelyne THOMAS diffusé sur Chérie 25 le lundi 11 janvier 2017 à 17h00. Étaient présents comme mentalistes Claude et Mylène GILSONS ainsi que Pierre ONFROY, Syl et Sun, Antonio le mentaliste, Laurent CRESPO et John OWEN.

Pendant de longues années, le mentalisme est passé un peu inaperçu car les gens préféraient des grandes illusions de magie qui leur en mettaient plein les yeux. Mais depuis plusieurs années, la tendance tient à s'inverser.

Les gens ont de plus en plus besoin de spiritualité, besoin de croire en des puissances supérieures, sachant tout de nous et de notre avenir ? D'ailleurs, est-ce la vérité que nous recherchons ?

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !


jeudi 4 juillet 2019

Compte rendu de la conférence du magicien cartomane espagnol Adrian Vega du 4 juillet 2019 au magasin de prestidigitation « Magic Dream ».




Un des effets présentés par Adrian Vega.


Hier s’est déroulée une passionnante conférence au magasin de prestidigitation « Magic Dream » par le magicien cartomane espagnol Adrian Vega.

Je dois dire que j’ai été étonné à la fois par sa créativité, sa technique parfaite, son habileté à transmettre ses connaissances magiques mais aussi son humour et sa gestion impeccable des spectateurs.


Je vous livre quelques effets qu’il nous a présentés.

1) Son tour d’ouverture
Un tour d’ouverture brillant. Il correspond dans la conférence Penguin à Thought of Card.


Deck Stab est un effet de carte au couteau qui peut être fait n'importe où, n'importe quand.

Effet : Une carte est sélectionnée et signée. Le jeu est mélangé et remis dans son étui. Le magicien prend un couteau et poignarde le jeu. La lame peut être vue à travers l'étui. En un mouvement habile, le couteau est glissé rapidement sur le côté avec une carte transpercée. C’est la carte signée du spectateur !

3) Un change de billet en carte et de carte en billet (Billing Card)

4) Une très belle carte déchirée et restaurée

5) Une Mystery Box confectionnée par Adrian Vega (correspond à Card in Shot Glass dans la conférence Penguin)


Votre spectateur nomme n'importe quel nombre, le spectateur compte lui-même les cartes, une à une, jusqu'à ce nombre. Non seulement la carte correspond à une prédiction qui était à la vue de tout le monde depuis le début. Mais lorsque vous étalez le jeu entier, toutes les cartes, à l'exception de la sélection, sont blanches !

7) Voici le détail de sa conférence Penguin Live : http://www.penguinmagic.com/p/8964, si vous voulez mieux connaître le travail magique d’Adrian Vega :

00000   Introduction
0:05:20 Card Stab
0:08:49 Card Stab Explanation
0:26:32 Aces Routine
0:29:41 Aces Explanation
0:53:58 Card in Shot Glass
0:56:27 Card in Shot Glass Explanation
1:1044  Four Fly Restore
1:12:17 Four Fly Restore Explanation
1:35:01 ACAAN
1:37:46 ACAAN Explanation
2:0:46 Thought of Card
2:04:31 Thought of Card Explanation.
2:12:48 Screw Card
2:17:18 Screw Card Explanation
2:2802 Ending Box
2:30:10 Ending Box Explanation


Je vous annonce les prochaines conférences qui se dérouleront à « Magic Dream » :

CONFÉRENCE DE JOSHUA JAY - 10 SEPTEMBRE 2019

CONFÉRENCE DE CHRISTIAN ENGBLOM - 2 OCTOBRE 2019

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !



mardi 2 juillet 2019

Après deux articles sur l’échec, 12 citations sur ce sujet.



Un ouvrage sur la psychologie.

Cet article est la suite de celui-ci.

1)            Si l’on n’apprend pas à échouer, on échoue à apprendre.

2)            Un échec est un succès si l’on en retient quelque chose.

3)            Si tu n’essayes jamais, tu ne sauras jamais.

4)            Le vrai succès est de surmonter la peur d’échouer.

5)            Ne considérez pas la peur de l’échec comme une chose qu’il vous faut combattre, mais comme une chose que vous allez devoir apprendre à gérer de la meilleure manière possible.

6)            L’échec est un détour, pas une rue sans issue.

7)            Ne vous souciez pas du nombre de vos échecs. Vous n’avez qu’à réussir une fois.

8)            Si vous ne réussissez pas du premier coup, vous êtes comme tout le monde. C’est ce qu’on appelle apprendre.

9)            100% des choses qu’on ne tente pas échouent.

10)         Si vous voulez doubler votre taux de succès, vous devez doubler votre taux d’échec.

11)         Ne confondez pas vos échecs avec la personne que vous êtes.

12)         Rappelez-vous que l’échec est un événement, pas une personne.

Amitiés à tous.

lundi 1 juillet 2019

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (treizième partie) (Comment dépasser notre peur de l’échec ? ).




  
Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci.  


Comment dépasser notre peur de l’échec ?


1) Notre peur de l'échec vient principalement de nos conceptions sociales (tout le monde la connaît un jour).

Dans un monde de plus en plus orienté vers la performance et la maîtrise, les échecs sont mal vus, synonymes de régression sociale, et donc particulièrement mal vécus.

Et pourtant, ce sont ces mêmes échecs qui nous font avancer.

Regardez par exemple un jeune enfant qui apprend à marcher. Il tombe et se relève sans cesse.
Il va d'échecs en échecs avant de ne plus tomber, mais il persévère et parvient à s'assurer une démarche sans chutes.
Il se moque éperdument du regard des autres, il avance pour lui, pour acquérir une indépendance.


2) Comment faire pour diminuer sa peur de l’échec ? 4 méthodes proposées.

a)      Essayez de déterminer quelle serait la pire conséquence pour vous si vous échouez ?
(déception de votre famille, peur de ne plus être aimé, par exemple). Posez-vous la question « Et alors, que se passera-t-il si j’échoue? ». Souvent vous constaterez qu’il ne se passera rien de bien grave dans le réel.

b)      Prenez conscience que votre entourage a plus d'amour pour vous et de tolérance que vous ne l'imaginez.

c)      Centrez-vous sur l'idée que votre personne est beaucoup plus que ce résultat, cet échec, qui est passager.

d)     Autorisez-vous un échec par jour en considérant que c’est bien pour vous.


3) Votre échec est utile pour votre progression dans la vie.

a)      Si vous ne connaissez pas d’échec, c’est que vous n’agissez pas. Si vous n’agissez pas, vous ne pouvez pas avoir de réussite non plus.

b)      L’échec est beaucoup plus mémorable que la réussite. Vous vous  souvenez bien mieux de vos échecs que de vos réussites. Vous apprenez donc beaucoup plus en échouant qu’en réussissant. Faire une erreur un jour vous permet de ne pas la faire le lendemain car vous aurez étudié les causes de cette erreur.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous



vendredi 7 juin 2019

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (treizième partie) (La rétroflexion, partie 3).





Ralph Hefferline



Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt-thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

La rétroflexion, suite

Examinons quelques rétroflexions typiques. Il y a, par exemple, celles qui sont simplement des réflexes linguistiques. Quand on emploie des expressions comme « je me demande », ou « je me disais », que veut-on dire ? Dans les expériences précédentes, nous avons souvent suggéré : « Demandez-vous . . . » N'est-ce pas d'une logique étrange ? Si vous ne connaissez pas quelque chose, pourquoi vous le demander, et si vous le savez, pourquoi vous le dire ? Ces manières de parler (et nous les employons tout le temps) impliquent que la personnalité est divisée, comme si deux personnes habitaient le même corps et pouvaient tenir une conversation entre elles. A votre avis, est-ce une simple manière de parler, particulière à notre langue, ou pensez-vous que cet usage tout à fait commun correspond à une division de la personnalité ?

Essayez de comprendre clairement que lorsque « vous vous demandez quelque chose », c'est une question rétrofléchie. Vous ne connaissez pas la réponse, sinon vous ne vous poseriez pas la question. Qui, dans votre environnement, connaît la réponse ou devrait la connaître, à votre avis ? Si vous parvenez à situer cette personne, avez-vous conscience de vouloir lui poser votre question ? Qu'est-ce qui vous empêche de le faire ? La timidité, la crainte d'une rebuffade, la réticence à admettre votre ignorance ?

Quand « vous vous consultez », êtes-vous conscient de votre motivation ? Plusieurs sont possibles. Ce peut être un jeu, une moquerie, une consolation ou un reproche. Quoi que ce soit, à qui vous substituez-vous en faisant cela ?

Considérez les reproches que l'on s'adresse à soi. Là, on ne trouve pas un véritable sentiment de culpabilité, mais simplement un reproche feint. Renversez l'approche en essayant de trouver la Personne X, parmi vos connaissances, à qui vous adressez vraiment vos reproches. Qui voulez-vous tourmenter ? Qui voulez-vous réformer ? Chez qui voulez-vous éveiller le sentiment de culpabilité que vous prétendez posséder en vous ?

À ce stade, il n'est pas utile que vous vous précipitiez chez la personne en question pour vous débarrasser de votre rétroflexion. Vous n'avez pas encore suffisamment exploré et accepté votre personnalité ni examiné à fond la situation interindividuelle. Laissez de côté le contenu détaillé du problème particulier pour le moment et contentez-vous d'essayer de réaliser la forme de votre comportement rétrofléchi. Peu à peu, vous commencerez à vous voir comme les autres vous voient. Si vous êtes sans cesse exigeant avec vous-même, vous êtes sans doute, explicitement ou implicitement, exigeant avec les autres — et c'est ainsi que vous leur apparaissez. Si vous êtes furieux après vous, vous serez furieux après la mouche qui se promène sur le mur. Si vous vous tourmentez, vous pouvez être sûr de tourmenter les autres aussi.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

jeudi 6 juin 2019

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (douzième partie) ( La rétroflexion, suite).




Paul Goodman



Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt-thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

La rétroflexion, suite

Théoriquement, le traitement de la rétroflexion est simple : il faut renverser la direction de l'acte rétrofléchi de l'intérieur vers l'extérieur. Alors, les énergies de l'organisme, anciennement divisées, joindront une fois de plus leurs forces et se déchargeront vers l'environnement. On donne ainsi à l'impulsion bloquée l'occasion de s'exprimer, entièrement, et d'être satisfaite. Alors, comme c'est le cas lorsque tout besoin véritable de l'organisme est satisfait, il peut y avoir repos, assimilation et croissance. En pratique, cependant, l'expression d'une rétroflexion n'est pas aussi simple. Chaque partie de la personnalité s'en mêle, comme pour empêcher une catastrophe. L'individu est submergé par l'embarras, la crainte, la culpabilité et le ressentiment. L'organisme répond à la tentative de renverser l'auto-agression, de différencier le dictateur des deux parties de la personnalité, comme si c'était une attaque contre son corps, sa « nature », sa vie même. À mesure que les parties entremêlées commencent à se séparer, la personne expérimente une excitation insupportable, qui peut mener à un autre blocage pour se soulager. Des sentiments inhabituels sont ressuscités et l'individu doit d'abord s'y habituer et graduellement apprendre à les tolérer pour pouvoir les réutiliser. Au début, il est anxieux et préférerait plutôt se retirer dans un état d'inconscience.

L'une des principales raisons de la crainte et de la culpabilité que fait naître le renversement des rétroflexions, c'est que la plupart des impulsions rétrofléchies sont des agressions, de la plus bénigne à la plus cruelle, de la persuasion à la torture. Laisser le champ libre à ces impulsions est terrifiant. Mais l'agression, dans le sens large de l'usage clinique, est indispensable au bonheur et à la créativité. En outre, le renversement de la rétroflexion ne fabrique pas une agression qui n'était pas là. Elle existait déjà — mais s'appliquait contre le moi et non contre l'environnement. Nous ne nions pas que l'agression peut être pathologiquement mal utilisée contre les objets et les autres personnes, exactement comme elle est mal utilisée quand elle est toujours dirigée contre le moi. Mais tant qu'on n'est pas conscient de ses impulsions agressives et qu'on n'apprend pas à les utiliser d'une manière constructive, elles seront mal utilisées ! En fait, c'est l'acte de les réprimer — la mise en place et le maintien de l'impitoyable tension musculaire — qui fait que ces agressions paraissent si inutiles, « antisociales » et intolérables. Une fois qu'on leur permet de se développer spontanément dans le contexte de la personnalité totale, au lieu d'être étouffées et réprimées sous l'emprise inexorable de la rétroflexion, on regarde différemment et plus favorablement l'agression.

Ce qu'on redoute également en relâchant une impulsion bloquée, c'est d'être complètement frustré — car la rétroflexion donne au moins une satisfaction partielle. Un homme pieux, par exemple, incapable de diriger sa colère contre le Seigneur à la suite de ses déceptions, bat sa coulpe et s'arrache les cheveux. Cette auto-agression, évidemment une rétroflexion, est néanmoins une agression et donne une certaine satisfaction à la partie rétrofléchie de la personnalité. C'est unes agression, primaire, indifférenciée — une colère rétrofléchie d'enfant —, mais la partie de la personnalité attaquée est toujours là et vulnérable aux attaques. L'auto-agression peut toujours être sûre de sa victime !

Si cette rétroflexion était renversée d'un seul coup, la personne attaquerait alors les autres de façon aussi inefficace et archaïque. Et elle soulèverait la même contre-agression qui l'a menée à rétrofléchir. C'est cette réalisation qui rend le renversement même imaginaire des rétroflexions producteur de tant de craintes. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le changement peut se faire graduellement, par stades. On peut, pour commencer, découvrir et accepter le fait de « prendre sur soi ». On peut devenir conscient des émotions de la partie rétrofléchie de la personnalité — notamment, la joie sinistre qu'on prend à s'autopunir. Quand ce stade est achevé, c'est déjà un progrès considérable, car l'agressivité est socialement si mal jugée qu'il est difficile de la reconnaître et de l'accepter même quand elle épargne les autres et qu'on la dirige uniquement contre soi. C'est seulement quand elle est acceptée — c'est-à 
dire, quand on la reconnaît comme composante existante, dynamique de la personnalité —, que l'on peut alors la modifier, la différencier, la rediriger, dans une expression plus saine. Au fur et à mesure que l'orientation de l'individu dans l'environnement s'améliore, que la conscience de ce que l'on veut vraiment faire devient plus nette, qu'on fait des tentatives pour voir ce qui va se passer, les techniques pour exprimer les impulsions précédemment bloquées se développent aussi. Elles perdent leur aspect primaire, terrifiant, à mesure qu'on les différencie et qu'on leur donne l'occasion de rattraper les parties plus mûres de la personnalité. L'agression, alors, reste toujours agression, mais elle sera au service de tâches plus utiles et ne sera plus aveuglément destructrice pour soi et les autres. Elle s'exprimera selon les demandes de la situation au lieu de s'accumuler jusqu'à ce qu'on ait l'impression d'être assis sur un volcan.

Jusqu'ici, nous avons parlé uniquement de comportements que l'individu a été incapable de diriger vers les autres et qu'il a en conséquence rétrofléchis. Les rétroflexions incluent aussi ce qu'on veut des autres, mais qu'on n'a pas réussi à obtenir. Ce peut être l'attention, l'amour, la pitié, la punition, presque n'importe quoi ! Un grand nombre de sentiments originellement donnés par les autres — notamment par les parents —, on se les donne à soi en grandissant. Cela peut naturel¬lement être très sain, pourvu qu'on n'essaie pas de s'octroyer ce qui relève en réalité de besoins interindividuels.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous !