dimanche 9 décembre 2018

Compte rendu de la conférence, « Zazen et pleine conscience (Mindfulness). Entre terre et ciel » animée par Alexis Desouches le samedi 8 décembre au Dojo Zen de Paris.




Alexis Desouches.



Ancien avocat, médiateur et consultant, Alexis Desouches pratique zazen depuis l'an 2000. Il a reçu cette année l'ordination de bodhisattva. Formé auprès du Centre pour la mindfulness de la Faculté de Médecine de l'Université du Massachussetts, il est notamment instructeur du programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Restriction) de réduction du stress fondé sur la pleine conscience conçu par le Docteur Jon Kabat-Zinn.

Alexis Desouches est fondateur de la société de conseil Kamilex. Passionné par les méthodes d’amélioration continue et de performance propres à l’esprit startup, il accompagne des entrepreneurs francophones dans la création et le développement de leurs organisations. 

Il est membre actif de l'Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM), membre co-fondateur de l'association « Mindfulness Solidaire » qui partage la pratique de la mindfulness avec les personnes en grande précarité et les détenus  ainsi que du think tank (groupe de réflexion) citoyen « Initiative Mindfulness France » qui vise à informer et à sensibiliser le monde politique et les décideurs publics sur les bienfaits que peut apporter la mindfulness dans la société, et plus particulièrement dans le domaine de la santé, de l'éducation,  du travail et de la justice.

Alexis Desouches a aussi conçu le programme d’approfondissement de la pleine conscience de l’application de méditation pour smartphones « Petit Bambou ».

Il dédie cette conférence au maître zen Bernie Glassman, militant de la paix dans le monde, qui vient de nous quitter le 4 novembre de cette année. 

Le conférencier nous confie qu’il voulait appeler sa conférence « Zen et pleine conscience » et qu’on lui a suggéré « Zazen et pleine conscience ». Loin de s'opposer, zazen et mindfulness s'éclairent mutuellement.

Alexis Desouches demande aux participants ce que signifie le mot « zazen » pour eux.

Zazen, c’est s’asseoir sans but, sans esprit de profit.

C’est prendre conscience des limites de notre vie, des filtres de notre esprit (jugements, croyances).

Comme disait le maître zen Dôgen : « Se connaître soi-même, c’est s’oublier. S’oublier soi-même, c’est s’ouvrir à toutes choses. »

Comme l’écrivait Shunryu Suzuki dans « Esprit zen,esprit neuf », « La pratique du zazen est l’expression directe de notre vraie nature. Au sens strict pour un être humain, il n’y a pas d’autre pratique que cette pratique ; il n’y a pas d’autre manière de vivre que cette manière de vivre. »

Alexis Desouches explique ensuite les origines bouddhistes de la méditation de pleine conscience (mindfulness). Mindfulness est la traduction donnée dès 1881 par T. W. Rhys Davids, célèbre spécialiste anglais de la langue Pali, du terme sati (smirti en Sanscrit), étymologiquement relié à la notion de mémoire, de souvenir. Souvent associé au terme sampajanna (en Pali), entendu comme une expérience directe, claire, profonde et constante de l'impermanence des phénomènes, sati est une exhortation à nous souvenir, à prêter attention, avec discernement, à ce que nous vivons. 

Dans son « Grand discours sur l'établissement de l'attention» (Maha Sati-patthana Sutta), le Bouddha a donné une importance particulière à cette posture attentionnelle, à cette attention juste (sama sati), faisant de celle-ci la pierre angulaire des sept autres pratiques composant l'Octuple Noble Sentier, la dernière des Quatre Nobles Vérités dans lesquelles il a condensé son enseignement : l'existence universelle de la souffrance (dukkha), les origines de cette souffrance, sa cessation possible, et le chemin menant à cette extinction.

La mindfulness (pleine conscience), telle que la pratique et l’enseigne Alexis Desouches, est le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction), qu'a créé un scientifique reconnu Jon Kabat-Zinn (il existe une autre méthode la MBCT, Mindfulness  based cognitive therapy : voir à ce sujet le livre de Christine Mirabel-Sarron "Mener une démarche de pleine conscience, Approche MBCT").

En 1979, celui-ci, professeur en biologie moléculaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT), pratiquant à la fois le zen, le yoga, l'aïkido, et la méditation Vipassana, eut l'intuition, conçut et développa au sein de la Faculté de Médecine de l'Université du Massachusetts, le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) de réduction du stress fondé sur la pleine conscience. Il résume la pleine conscience dans cette phrase : « Prêter de manière intentionnelle attention au moment présent, sans jugement ».

Quel est le contenu de ce programme ?

Ancré dans le courant de la médecine intégrative, qui envisage le corps et l'esprit comme formant un tout, fondé sur un entraînement systématique et intensif à la Mindfulness, le programme MBSR est enseigné de manière collective (jusqu'à 20 personnes), sur une période de 8 semaines à raison d'une session d'information, de 8 sessions hebdomadaires de 2H30, et d'une journée d'intégration en silence, soit 31 heures d'enseignement. Le programme est structuré sous la forme d'un parcours destiné à soutenir la santé des participants, soulager la détresse et la souffrance liées à la grande variété des défis, des pathologies médicales ou psychologiques auxquelles ils doivent faire face dans leurs vies. La pratique intensive de la Mindfulness et des sept attitudes qui en constituent les piliers majeurs (le non-jugement, la patience, l'esprit du débutant, la confiance, l’effort sans effort, l'acceptation et le lâcher-prise), donne aux participants la possibilité d'entrer différemment en relation avec une douleur, un stimulus ou une expérience quelconque, afin d'être en mesure d'apporter à chaque situation une réponse adaptée au lieu d'y réagir de façon automatique. 

Les sessions du programme proposent un ensemble d'outils et de techniques fondés sur la Mindfulness, simples à mettre en œuvre (scan corporel, méditation assise, couchée, debout et en mouvement), des exercices d'étirement issus du Hatha Yoga, des pratiques informelles de Mindfulness issues de la vie quotidienne, comme manger en pleine conscience, mais aussi des partages d'expérience en groupe, des dialogues exploratoires ainsi que des apports théoriques et pédagogiques (physiologie, psychologie du stress, communication, neurosciences ...). Enfin, des cahiers d'exercice et des méditations guidées sont mis à disposition des participants sous format numérique, pour qu'ils puissent pratiquer, tous les jours, en autonomie, entre deux sessions.

Le conférencier développe ensuite les sept attitudes pratiquées dans les stages de MBSR : le non-jugement, la patience, l'esprit du débutant, la confiance, l’effort sans effort, l'acceptation et le lâcher-prise

1) Le non-jugement
Il ne faut pas juger les situations surtout en terme de dualité : l’agréable et le désagréable, ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas pour ensuite rejeter le désagréable et ce qu’on n’aime pas.

2) La patience
Le stage de MBSR dure huit semaines.

3) L'esprit du débutant
Les stagiaires pratiquent la posture du témoin. Ils essaient de découvrir les choses comme s’ils les voyaient pour la première fois. Alexis Desouches donne la référence pour ce qui est du zen au livre du maître Shunryu Susuki « Esprit zen, esprit neuf ».

4) La confiance

5) L’effort sans effort,
Dans le zazen, il y à la fois but et absence de but. On laisse de côté les objectifs. On a une attitude ouverte, sans choix, et l’on repère nos automatismes émotionnels. Cela constitue une présence ouverte, douce. On s’aperçoit que les pensées nous arrivent sans qu’on les choisisse.

6) L'acceptation
Dans le zazen, on accepte les choses telles qu’elles sont.

7) Le lâcher-prise


Conclusion :

Le fait de laisser les participants s'approprier, à leur rythme, les outils de la pleine conscience, ici envisagée comme une pratique universelle n'ayant nullement besoin de se référer explicitement à ses anciennes racines éthiques, en explorant le fonctionnement de leur esprit et les liens existant entre la qualité de l'attention, l'expérience de la souffrance et l'amélioration de leur santé, constitue une expérience profondément transformatrice, qui se déploie bien au-delà de 8 semaines. Il s'agit là d'une occasion unique pour les participants de guérir de bien des maux, de prendre soin d'eux, des autres et du monde. 

En cela, le programme MBSR entre pleinement en résonnance avec l'étymologie latine du mot méditation (meditari, dérivé de mederi) qui signifie, lui aussi, pendre soin.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous

vendredi 7 décembre 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (dixième partie) (Comment rebondir en cas d’échec ? ).





Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci. 

Comment faire de l'erreur une chance et transformer l'échec en votre meilleur allié pour réussir.

Introduction

L’échec frappe à toutes les portes. Il agit comme une véritable épine dans le pied. Certaines personnes cependant montrent plus de capacités à se relever en cas de déconvenue. D’autres parviennent même à se servir de l’échec comme d’un tremplin pour réussir encore mieux. C’est un fait : l’échec fait partie de notre apprentissage et de notre progression.

Michel Lamy aborde cette notion sous deux aspects :

I) L’échec à la loupe

II) La psychologie de l’échec

L’échec a plusieurs composantes. Une seule est objective : c’est le fait de manquer une cible visée. Les autres, toutes subjectives, dépendent de la psychologie et du ressenti de chacun.


I) L’échec à la loupe

Différents termes sont utilisés pour exprimer la notion d’échec, mais tous n’ont pas exactement la même signification. Ils se distinguent comme suit.

La faute s’allie à un manquement ou à un défaut par rapport à une norme. Par exemple, « Je t’appelle sans faute », « faute de frappe », « faute de goût » ...

L’erreur s’apparente à une maladresse par rapport à quelque chose qui est inscrit dans le fonctionnement de la société. Elle peut être temporaire ou prolongée dans le temps. Elle signifie aussi un mensonge ou une tricherie.
Par exemple « erreur de calcul », « être dans l’erreur », « erreur judiciaire » ...

L’échec fait référence à une situation ou à un état non souhaité, en tout cas à un insuccès : l’objectif a été manqué. C’est une situation temporaire ou durable. Il est ainsi possible de subir un échec à un instant T ou d’être « tenu en échec ».
Bien souvent, quand on parle d’échec, c’est en fait notre cerveau qui nous trompe. Il nous joue des tours, notamment dans le cas de perceptions erronées ou de biais cognitifs. Citons quelques exemples de biais cognitifs.

Premièrement, dans le cas de la pensée de groupe, une somme d’individus prend collectivement une décision qu’aucun d’entre eux n’aurait prise individuellement. Par exemple, en 1986, la navette Challenger décolle et explose 73 secondes plus tard. Le lancement avait été formellement déconseillé, voire interdit par la plupart des ingénieurs pris individuellement, et ce pour des raisons techniques. Pourtant, au moment de prendre la décision de décollage, alors que celui-ci a déjà été reporté à deux reprises, les ingénieurs décident conjointement de lancer la navette.

Deuxièmement, il s’agit du biais d’autocomplaisance. Il peut s’illustrer ainsi : « Je gagne parce que j’ai été bon ; je perds : ce n’est pas ma faute ». Tout le monde connaît ce biais d’autocomplaisance à un moment de sa vie.

Troisièmement, le biais d’autorité peut fausser notre manière de penser et nous amener à accepter des idées fausses, simplement parce qu’elles sont transmises par une personne ayant le « pouvoir ».

Nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive. Parfois, le contexte nous place dans une situation d’adversité et ce n’est pas de chance ! Toutefois, la plupart du temps, pour les échecs surmontables qui peuvent être vécus au quotidien, il est question de psychologie. L’important n’est pas la situation en elle-même, mais notre réaction face à elle.


II) La psychologie de l’échec

1.         Tous les échecs ne nous tuent pas

De fait, nous survivons à la plupart des échecs auxquels nous sommes confrontés. Certains peuvent prêter à sourire. Par exemple, une mésaventure de vacances peut être difficile à vivre sur le moment et se transformer en une anecdote inoubliable.

D’autres échecs mènent à la découverte et à l’innovation ; ils sont tout à fait surmontables. C’est le cas par exemple de l’athlète Dick Fosbury qui imagine de passer la barre de saut en hauteur sur le dos parce qu’il n’atteint pas son but avec la technique ventrale standard : le « fosbury-flop » est né !

2.         La spirale négative

Parfois, les échecs que nous connaissons nous apparaissent comme insurmontables. En fait, quand ils se présentent, nous ressentons certains éléments qui, successivement, nous entraînent dans une spirale négative. Il est important de connaître les sept éléments de la spirale négative pour pouvoir les repérer dans notre propre cas et réduire le temps que nous passons dans cette situation.

D’abord, l’échec remet en question qui nous sommes (1) : nous ne considérons pas seulement la situation, mais nous l’étendons à notre personne. De fait, nous nous sentons nuls. Par conséquent, nous n’avons pas tendance à nous ouvrir vers les autres (2) : l’échec nous isole. Nous avons alors tendance à globaliser notre propre situation négative :    le monde va mal, l’avenir est sombre !

Autrement dit, nous externalisons (3). Quelle en est la conséquence ? Face à une situation générale si « désespérée », nous baissons les bras (4). De plus en plus, nous évitons les défis et les challenges, qui risquent de nous amener à l’échec : l’échec nous fait fuir (5). Or, moins nous affrontons les situations, plus nous avons peur (6). Ce n’est donc pas échouer qui nous fait avoir peur, mais c’est avoir peur qui nous fait échouer. Finalement, nous sommes paralysés (7). Nous préférons chercher des excuses pour ne pas oser une action plutôt que tenter quelque chose.

De façon synthétique et en anglais, la spirale négative et ses sept éléments se résument par le mot FAILURE (échec) :

-           Fear (peur) :   l’échec nous conduit à la peur
-           Absolute  (absolu) :    l’échec est absolu
-           Irrelevant (hors sujet) :          l’échec est hors sujet
-           Lame (boiteux) :         il nous fait sentir bancal, boiteux
-           Universal :      l’échec est universel
-           Relentless (implacable):        l’échec est inexorable, implacable
-           Excuse :           l’échec nous fait trouver des excuses

Il est tout à fait humain de ressentir l’échec de cette façon. Il n’est donc pas question de culpabiliser. Cette grille de lecture vous permet cependant de vous situer face à une situation d’échec donnée. Avez-vous un niveau élevé ou non de perception des sept éléments de la spirale négative (peur, sentiment d’implacabilité, excuses pour ne plus agi, etc.) ?

Il est à noter que les personnes ayant réussi ne ressentent pas ces éléments durablement. Leur psychologie leur permet donc de dépasser une situation d’échec au lieu de rester coincées face à elle.

3.         L’attitude constructive face à l’échec

Il est aussi possible de percevoir l’échec de manière constructive. Comme la spirale négative, l’attitude constructive se compose de sept caractéristiques.

D’abord, nous ne sommes pas les échecs qui nous arrivent (1). Ils correspondent à une situation à un instant T et non à notre personne. L’échec est donc relatif. Par ailleurs, nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive (2). En revanche, nous sommes responsables de notre réaction (« L'important n'est pas ce qu'on a fait de moi, mais ce que je fais de ce qu'on a fait de moi » Jean-Paul Sartre). Il convient ensuite de considérer que la vie est une somme d’essais erreurs (3). Il est préférable de réessayer et de retenter les choses en les ajustant, au lieu de viser la perfection.

Par ailleurs, l’échec est une sorte de répétition (4) et un outil d’apprentissage. Quelle que soit la discipline (lire, compter, faire du vélo...), les essais ne fonctionnent pas toujours du premier coup. Ce n’est probablement pas une raison pour arrêter si le résultat nous tient à cœur. À ce titre, l’échec fait partie de l’apprentissage. L’échec est aussi un ingrédient de progression et d’évolution (5). Il peut nous permettre d’apprendre de nouveaux savoir-faire ou compétences, de découvrir de nouvelles relations et donc d’évoluer en tant qu’individu.

Si nous acceptons de le voir comme tel et d’en retirer une expérience, l’échec peut devenir une ressource utile (6).

James Dyson, fondateur des aspirateurs sans sac Dyson n’a-t-il pas eu besoin de 5 126 prototypes avant que le 5 127 ème ne fonctionne ? Loin de considérer cela comme un échec, il affirme avoir appris quelque chose de chacun des premiers essais, qui l’ont finalement conduit à la solution.
Enfin, l’échec fait partie de la réussite (7) (« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme », Winston Churchill). Derrière une apparente défaite, il agit en fait comme un carburant : il nous permet de nous dépasser pour atteindre, voire dépasser un objectif si celui-ci a de l’importance pour nous.

De la même façon que la spirale négative, l’attitude constructive se résume par le mot FAILURE (échec) :

-           Fuel :   l’échec est un carburant
-           Adjustable :     l’échec est ajustable
-           Intimate :        la réaction est personnelle
-           Learning tool : l’échec est un outil d’apprentissage
-           Useful :           l’échec est une ressource utile
-           Relative :        l’échec est relatif
-           Evolution :       il fait partie de notre progression

Tel une pièce de monnaie, l’échec a donc deux facettes.

D’un côté, sept éléments nous tirent vers le bas dans une spirale négative. De l’autre, sept ingrédients de l’attitude constructive ont une utilité et nous amènent plus haut.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous

jeudi 6 décembre 2018

Si vous allez (traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »).





L'image du site « Rincon del Tibet » avec le texte en espagnol.




Cet article est une traduction d'un texte du site « Rincon del Tibet » 

  
Il est la suite de celui-ci.


Si vous allez, vous arrivez…

Si vous arrivez, vous achevez…

Si vous existez, vous êtes…

Si vous rêvez, vous créez…

Si vous observez, vous voyez…

Si vous enseignez, vous apprenez…

Si vous sentez, vous vivez…



Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 5 décembre 2018

La vie selon Gandhi en 24 questions-réponses (traduction d’un article du site « Quiosco Peru ») ; magnifique !





Gandhi.



Cet article est une traduction d'un texte du site Quiosco Peru. .



Il est la suite de celui-ci.

C'est ainsi que Gandhi présente sa conception de la vie, en 24 questions et réponses.
  1. Quel est le plus beau jour? 
    Aujourd'hui
  2. La chose la plus facile? 
    Se tromper
  3. Le plus gros obstacle? 
    La peur
  4. La plus grosse erreur? 
    Partir
  5. La racine de tous les maux  
    L' égoïsme
  6. La plus belle distraction? 
    Le travail
  7. La pire défaite? 
    Le découragement
  8. Les meilleurs professeurs? 
    Les enfants
  9. Le premier besoin? 
    Communiquer
  10. Qu'est-ce qui te rend plus heureux? 
    Être utile aux autres
  11. Le plus grand mystère? 
    La mort
  12. Le pire défaut? 
    La mauvaise humeur
  13. La personne la plus dangereuse? 
    Le menteur
  14. Le sentiment le plus désastreux? 
    L'envie
  15. Le plus beau cadeau? 
    Le pardon
  16. Le plus essentiel? 
    La maison
  17. L'itinéraire le plus rapide? 
    La route droite
  18. Le plus grand sentiment? 
    La paix intérieure
  19. Le refuge le plus efficace? 
    L'optimisme
  20. La plus grande satisfaction? 
    Le devoir accompli
  21. La force la plus nécessaire?
  22. La foi
22 Les personnes les plus nécessaires?
Les parents

23 La plus belle chose dans la vie?
    L'amour
24 Le meilleur refuge ?
    Dieu 

    Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Avec le temps, vous comprendrez (traduction d’un article du site « Mujer Guru »).




  
Une image du site "Mujer Guru"

  

Cet article est une traduction d'un texte du site « Mujer guru ».

Il est la suite de celui-ci.

Avec le temps, vous comprendrez qu’accélérer les choses et les forcer à passer, provoque ce résultat paradoxal que finalement elles ne seront pas comme vous avez prévu qu’elles soient.

Avec le temps, vous réalisez qu'en réalité le meilleur moment n'était pas l'avenir, mais le moment où vous viviez juste dans l’instant.

Avec le temps, vous verrez que même si vous êtes heureux avec ceux qui sont à vos côtés, vous regretterez ceux qui sont partis.

Avec le temps, vous apprendrez à pardonner ou à demander pardon, à dire ce que vous aimez, à dire ce qui vous manque, à dire que voulez être ami avec quelqu’un, car devant la tombe, tout cela n’a déjà plus de sens.

Mais malheureusement, ce sera seulement avec le temps.

  
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 2 décembre 2018

Description de « Zazen », la méditation assise du Zen, par Philippe Cornu dans le « Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme ».




Un très bon ouvrage sur le Zen.


Philippe Cornu nous détaille le « zazen », la méditation assise du Zen, dans son splendide ouvrage « Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme ».

Zazen : « Méditation assise », terme désignant habituellement la technique méditative utilisée dans le Chan / Zen en guise d'accès direct à l'Éveil. Zazen n'est pas une méditation progressive constituée de samatha puis de vipasyanâ ; c'est plutôt une méditation qui ne se fixe sur aucun objet et ne se concentre sur aucun contenu mental. Faire zazen signifie reconnaître que l'on a depuis toujours la nature de bouddha. C'est, selon Dôgen, un des premiers maîtres du Zen, la pratique et l'Éveil simultanément, ce qu'il appelle shikantaza, « juste s'asseoir ». Zazen n'est pas un moyen pour atteindre un but, mais le fait de demeurer dans l'essence même du dhyâna à chaque instant de la pratique.

L'aspect « technique » du zazen se réduit essentiellement à la posture que le pratiquant doit assumer. Dôgen en a défini les points essentiels :

1. Les conditions extérieures sont un lieu paisible et silencieux, ni froid ni chaud, ni trop lumineux ni trop obscur, une simplification des activités physiques et mentales, manger et boire modérément.

2.            S'asseoir sur un coussin rond (zafu) posé sur une natte large et épaisse.

3.            Assumer la posture du lotus ou du demi-lotus. Pour le lotus, on place le pied droit sur la cuisse gauche, puis le pied gauche sur la cuisse droite. Pour le demi-lotus, on se contente de presser le pied gauche sur la cuisse droite. La main droite est posée paume en l'air sur le pied gauche et la main gauche repose sur la main droite, les deux pouces se touchant l'un l'autre. Les vêtements ne sont pas serrés.

4.            Redresser le dos sans pencher à gauche, à droite, vers l'avant ou l'arrière. Les oreilles sont dans la ligne des épaules, le nez est à l'aplomb du nombril.

5.            La langue est contre le palais, lèvres et dents sont jointes et les yeux sont ouverts.

6.            Une fois la posture assumée, expirer profondément par la bouche entrouverte et inspirer par le nez avant de se balancer de droite à gauche pour équilibrer la posture.

7.            À présent immobile, la respiration souple et naturelle : « Qu'on pense le fond de cette non-pensée. Comment cela ? Sans penser. » Là encore, comme l'a dit Nagaku, « si vous êtes attaché à la forme de l'assise (JAP. Zaso), vous ne comprenez pas son principe ». Et Shunryu Suzuki de préciser : « Pratique formelle, esprit informel. »

Dans le Zen sôtô, zazen se pratique face aux murs latéraux du zendô, tandis que, dans le Zen rinzai, on le pratique face à l'allée centrale de la salle. Pendant la séance, le silence et l'immobilité sont de rigueur. L'emploi du kyôsaku, bâton plat (1,30 mètre x 0,06) avec lequel un moine frappe les muscles du haut du dos des pratiquants pour détendre ou tonifier la posture, n'est pas systématique.

S'il s'agit d'une pratique collective de zazen de quelques heures ou d'une journée, on parle de zazenkai (« réunion de méditation assise »). S'il s'agit d'une retraite de plusieurs jours, jusqu'à une semaine, le terme employé est celui de sesshin (« recueillement de l'esprit »), période où l'on pratique habituellement zazen six à dix heures par jour.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.