mardi 12 décembre 2017

Sept changements que tu peux effectuer dans ta vie.





Sans commentaire.


Ce texte est une traduction d’un article du site Rincon del Tibet

Il est la suite de celui-ci.  



Sept changements que tu peux effectuer dans ta vie



1) Fais la paix avec ton passé et ton présent sera beaucoup moins dur.


2) Ce que les autres pensent de toi, ce n’est pas ton problème.


3) Le temps guérit tout ; laisse le temps au temps.


4) Ne te compare pas aux autres, ne les juge pas, tu ne sais pas quel fut leur histoire.


5) Ne pense pas trop, il est bien de ne pas savoir quelques réponses, elles viendront par la suite.


6) Personne ne peut te rendre heureux, sauf toi.


7) Souris, tu n’as pas tous les problèmes du monde.


Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 10 décembre 2017

Ne changez pas l’essence de votre être parce que vous avez été blessé.





Sans commentaire.





Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet ».

Il est la suite de celui-ci.

On raconte l’histoire d’un homme qui avait vu un serpent mourir brûlé et avait décidé de l'enlever du feu, mais quand il le fit, le serpent le mordit. En réaction à la douleur, l'homme le relâcha et l'animal retomba dans le feu et brûla à nouveau. L'homme essaya de l'enlever encore et encore une fois le serpent le mordit. Quelqu'un qui l’observait s'approcha de l'homme et lui dit:

- Excuse-moi, mais tu es têtu! Ne comprends-tu pas que chaque fois que tu vas essayer de le faire sortir du feu, il va te mordre?

L'homme répondit :

- La nature du serpent est de mordre, et cela ne va pas changer la mienne, qui est d'aider.

Puis, avec l'aide d'un morceau de fer, l'homme sortit le serpent de feu et lui sauva la vie.

Cette histoire nous invite à maintenir notre essence malgré les circonstances, même si elles peuvent nous blesser ou blesser nos tentatives de montrer une partie de notre être. Si nous essayons de faire le bien et que ce n'est pas bien reçu, ce n’est pas nous qui devons changer, nous ne pouvons pas devenir indifférents à la douleur des autres parce qu'il nous est difficile d'aider.

Il ne s'agit pas de tendre l'autre joue dans chaque situation et de perdre notre dignité pour offrir quelque chose à une autre personne ne veut probablement pas le recevoir. Encore moins d’obliger les autres à ce que nous croyons être le meilleur. Il s'agit de chercher des moyens de faire le bien et de ne pas changer notre nature du fait de ce que nous recevons des gens que nous avons essayé d'aider.

Il s'agit de garder notre conscience calme en considérant que nous avons donné tout ce que nous avons pu apporter au profit de quelqu'un et que si quelqu'un ne l'a pas reçu ou n'a pas apprécié notre geste, cela ne nous affecte pas, cela ne nous marque pas et nous continuons à donner le meilleur de nous-mêmes quand nous le considérons comme nécessaire.

Nous ne devons pas aller en quête de reconnaissance pour ce que nous faisons et la vie n'agit pas si directement : quand nous semons le bien, nous ne le récoltons pas nécessairement avec la même personne ou dans la même situation, mais nous récupérons toujours ce que nous donnons.

Alors n'hésitons pas à donner ce qui nous fait du bien : tant que nous agissons de la meilleure façon possible, la vie nous sourira et même si nous ne pouvons faire que les choses nous rapportent directement, ni voir distinctement le but de nos actions, nous allons toujours obtenir un bénéfice de nos bonnes actions.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 8 décembre 2017

9 types de mensonges que nous nous inventons.






Sans commentaire.


Cet article est la traduction d’un texte du site « Rincon del Tibet ».

« Les mensonges que nous croyons deviennent les vérités avec lesquelles nous vivons. »
Oliver Hassencamp

Personne n'aime les menteurs. Nous sommes offensés et en colère quand ils nous disent des mensonges, mais nous ne réalisons pas comment, jour après jour, nous nous trompons nous-mêmes, nous limitant et bloquant notre chemin vers le succès.
Nous réunissons ici les 9 mensonges les plus courants afin que vous puissiez voir comment ils se manifestent et quelles sont leurs conséquences.

1. Je suis une victime de mon passé

Vous n'êtes pas une victime de votre passé, vous êtes victime de votre présent à cause de votre passé. Oui, les choses qui vous sont arrivées déterminent qui vous êtes aujourd'hui, mais vous pouvez faire beaucoup d'erreurs en analysant les événements d'hier sans vous arrêter pour réfléchir. Votre passé vous persécutera tant que vous le permettrez.

Rappelez-vous cela : vous vous accrochez à votre  passé en sacrifiant votre présent.

2. Je suis trop vieux pour ça

Vous ne serez jamais trop vieux pour quoi que ce soit.
Nelson Mandela avait 76 ans lorsqu'il est devenu président.
Léonard de Vinci a peint la Joconde à 51 ans.
Le colonel Sanders à 61 ans a inauguré KFC.
Il y a beaucoup d'autres exemples. Pendant que vous doutez de vous et que vous pensez que votre temps est passé, vous perdez la foi en vous et la force de réaliser votre plein potentiel.

Rappelez-vous: vous ne serez jamais trop vieux ou trop jeune pour votre vocation.

3. L'argent ne m'aime pas

Ne vous condamnez pas à l'échec d'avance. L'argent ne devrait pas être l'objectif mais vous devez vous assurer que vous n'en avez pas besoin du tout. Vous méritez tout ce dont vous rêvez.

Commencez par peu puis  laissez-vous rêver à quelque chose de plus grand.

4. Quand j'aurai ..., je serai heureux

Le bonheur ne viendra pas lorsque vous atteindrez vos objectifs, et votre joie sera éphémère.

Concentrez-vous sur la capacité de vous sentir heureux sans ultimatums envers vous-même.

5. Je peux le faire plus tard

C'est le mensonge le plus commun que nous nous imposons. Le problème est que nous ne savons jamais combien de temps nous avons réellement pour faire les choses. Un jour, vous pouvez vous réveiller et réaliser que vous n'avez plus le temps de réaliser ce que vous avez si souvent reporté. Personne ne sait ce que l'avenir nous réserve.

Si vous attendez constamment le moment où vous êtes prêt pour quelque chose, ce moment ne viendra peut-être jamais.

6. Je suis un raté parce que toutes mes tentatives ont été vaines

Oubliez ce que devrait être votre vie et commencez à vous concentrer et à travailler sur ce qui existe. Même si les choses ne se passent toujours pas comme vous le voudriez, cela ne signifie pas que vous n'avez rien accompli. N'abandonnez pas.

Le succès est un processus qui consiste en de petites étapes : des solutions et des actions qui vous mèneront lentement vers votre objectif.

7. Personne ne me comprend

C'est ce que pensent la plupart des gens dans le monde. Et vous n’êtes pas seul. Ne pensez pas que personne ne vous comprend simplement parce que les gens ne sont pas d'accord avec vous.

Rappelez-vous : les différences sont belles et parfois il est très utile de s’enquérir d’une autre opinion.

8. Je ne suis pas comme lui, je ne serai jamais comme lui.

Nous sommes tous différents et nous avons tous notre potentiel et nos capacités. Nous aimons nous comparer à des gens qui sont déjà au sommet de leur carrière, mais nous perdons de vue qu'au début, ils étaient dans la même position que nous.

Changez vos pensées pour la phrase: « S'il l’a pu, je le pourrai aussi ».

9. Mes complexes bloquent mes compétences et mes efforts

Ce que vous détestez le plus à propos de vous et ce que vous essayez de cacher vous rend réellement unique et attrayant. Regardez-vous avec les yeux d’une personne qui vous aime et vous vous verrez vous-même.

Vos complexes ne sont pas l’essence de votre être.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 6 décembre 2017

Introduction à la Qabalah Denudata de Knorr von Rosenroth par Samuel Liddell MacGregor Mathers, fondateur de la Golden Dawn.




Sans commentaire.


Ce texte est l'introduction de Mathers  à sa traduction anglaise de la Qabalah Denudata de Knorr von Rosenroth, traduction latine, publiée en 1684, d'un ouvrage original hébreu, le Sefer Ha Zohar. L'ouvrage de Mathers est paru à Londres en 1888.

Mathers fut un des fondateurs de l'Ordre hermétique de la Golden Dawn  en 1888.

Introduction

Les premières questions que le lecteur non initié à la Qabalah va certainement poser sont : Qu'est la Qabalah ? Qui en est l'auteur ? Quelles en sont les diverses branches ? Quels en sont les enseignements ? Et pourquoi une traduction est-elle nécessaire à l'époque actuelle ?

Je répondrai tout d'abord à la dernière question. A notre époque, se répand au sein de la société le puissant courant de la philosophie occulte ; Les hommes qui réfléchissent commencent à s'éveiller au fait qu’« il y a plus de choses dans les cieux et sur la terre que ce qui peut en être rêvé par leur philosophie » ; Et, surtout, on pressent que la Bible, qui fut sans aucun doute plus mal comprise que n'importe quel autre livre jamais écrit, contient de nombreux passages obscurs et mystérieux qui sont inintelligibles sans quelque clé pour en dévoiler le sens. Cette clé est donnée par la qabalah.

Ainsi, ce travail devrait être d'un certain intérêt à tous les étudiants en bibliologie ou en théologie. Chaque chrétien doit se poser la question : « Comment puis-je prétendre comprendre l'Ancien Testament si je suis ignorant de la méthode de construction appliquée par ce nation dont les livres sacrés en constituent le fondement ; et si je ne connais pas la signification de l'Ancien Testament, comment puis-je m'attendre à comprendre le Nouveau ? ».

Si la véritable et sublime philosophie de la Bible pouvait être mieux appréhendée, il y aurait sans doute moins de fanatiques et de sectaires. Et qui peut calculer l'étendue des dégâts occasionnés aux personnes impressionnables et excitables par les bigots qui se présentent toujours en tant qu'éducateurs du peuple ? Combien de suicides ne sont pas le résultat de manies et de dépressions religieuses ? Quelle quantité de non-sens sacrilèges n'a pas été promulguée comme véritable sens aux livres des Prophètes et de l'Apocalypse ? Si l'on prend la traduction des textes sacrés hébreux - qui est incorrecte sous bien des aspects - comme fondement, et un esprit déséquilibré et enflammé comme maître d'œuvre, à quelle sorte d'édifice peut-on s'attendre comme résultat? Je le dis sans crainte aux fanatiques et aux bigots de notre époque : vous avez fait choir le Sublime et l'Infini de son trône, et à Sa place vous avez placé des forces maléfiques infinies ; vous avez substitué un dieu de désordre et de jalousie à un  Dieu d'ordre et d'amour ; vous avez perverti les enseignements du Crucifié. De sorte qu'à l'époque actuelle, une traduction en anglais de la Qabalah est absolument nécessaire, car le Zohar n'a jamais été traduit dans la langue de ce pays, ni, pour autant que j'en sois conscient, dans tout autre langage vernaculaire d'Europe.

La Qabalah peut être définie comme étant une doctrine ésotérique juive. On la nomme en hébreu Qabalah, qui est dérivé de la racine Qibel, signifiant « recevoir ». Cette appellation se réfère à la coutume de transmettre la tradition ésotérique oralement, et est très proche de "tradition".

Etant donné que, dans ce présent travail un grand nombre de mots en hébreu ou en chaldéen doit être utilisé dans les textes, et que le nombre de personnes ayant une culture du langage sémitique est réduit, j'ai pensé qu'il serait préférable d'en donner une version en caractères romains, en respectant scrupuleusement l'orthographe. Je joins donc une table montrant de manière synoptique les alphabets usuels hébreu et chaldéen (commun aux deux langues) avec les caractères romains par lesquels j'ai exprimé ces lettres dans ce travail ; ainsi que leurs noms, leurs pouvoirs et leurs valeurs numériques.

Il n'y a pas de caractère numérique distinct en hébreu et en chaldéen ; par conséquent, comme c'est également le cas en grec, chaque lettre à une valeur numérique propre et il en résulte le fait important que chaque mot est un nombre, et chaque nombre est un mot. Il y est fait allusion dans l'Apocalypse où le nombre de la bête est mentionné et c'est sur cette correspondance entre les mots et les nombres qu'est basée la science de la Guematria (la première branche de la Qabalah littérale). Je reviendrai sur ce sujet ensuite. J'ai choisi la lettre romaine Q pour représenter la lettre hébraïque Qoph ou Koph, dont on peut trouver le précédent pour l'utilisation dans le « Livres Sacrés de l'Orient » de Max Müller. Le lecteur doit se rappeler que l'hébreu est presque entièrement un alphabet à consonnes, les voyelles étant pour la majeure partie fournies par des points et des marques placées habituellement sous certaines lettres.

En ce qui concerne l'auteur et l'origine de la Qabalah, je ne puis faire mieux que de fournir le passage suivant tiré de « Essai sur la Qabalah » du Docteur Christian Ginsburg, en mentionnant que ce mot a été écrit de diverses manières :  Cabala, Kabalah, Kabbala, etc. J'ai adopté Qabalah, car c'est plus en consonance avec l'écriture hébraïque du mot.

« Un système de philosophie religieuse, ou, plus proprement, de théosophie, qui a non seulement exercé pendant des milliers d'années une extraordinaire influence sur le développement mental d'un peuple tel que les Juifs, mais qui a captivé l'esprit des plus grands penseurs de la Chrétienté des XVI ème et XVII ème siècles, doit attirer la plus grande attention des théologiens et des philosophes. Quand on ajoute que parmi ses adeptes, il y eut Raymond Lulle, le célèbre métaphysicien scolastique et chimiste (mort en 1315) ; Jean Reuchlin, le scolastique renommé et résurrecteur de la littérature orientale en Europe (1455-1522) ; Jean Pic de la Mirandole, le fameux philosophe et scolastique classique (1463-1494) ; Henri Corneille Agrippa, le distingué philosophe et physicien (1486-1535) ; Jean Baptiste von Helmont, un remarquable physicien et philosophe (1574-1637) ; le Docteur Henry More (1614-1687) ; et tous ces hommes, qui après des recherches sans aucun répit quant à un système scientifique qui leur dévoilerait les plus profonds des insondables secrets de la nature, et leur montrerait les liens réels qui unissent toutes choses entre elles, ont été satisfaits par cette théosophie, l'attraction par la Qabalah de l'attention des étudiants en littérature et en philosophie sera facilement admise.

Cette attraction de la Qabalah n'est cependant pas limitée à ces hommes de littérature et à ces philosophes ; le poète également trouvera en elle le matériel suffisant pour l'exercice de son génie. Comment pourrait-il en être autrement d'une théosophie qui, nous en sommes sûr, est née de Dieu au sein du Paradis, fut élevée et protégée par les hôtes les plus choisis des cieux, et seulement entretenue avec les plus saints des enfants des hommes sur la terre. Ecoutez l'histoire de sa naissance, de son développement et de sa maturité selon ses adeptes.

La Qabalah fut enseignée par Dieu Lui-même à une compagnie choisie d'anges, qui formait une école théosophique au Paradis. Après la Chute, des anges communiquèrent très gracieusement cette doctrine céleste aux enfants obéissants de la terre afin de fournir aux protoplasmes les moyens de retourner à leur noblesse et félicité pristine. D'Adam elle passa à Noé et puis à Abraham, l'ami de Dieu, qui émigra avec elle en Egypte où les patriarches autorisèrent qu'une parcelle de cette doctrine mystérieuse soit communiquée à l'extérieur. C'est de cette manière que les Egyptiens obtinrent une connaissance de la Qabalah et que les autres nations orientales purent l'introduire dans leurs propres systèmes philosophiques.

Moïse, à qui fut enseigné toute la sagesse de l'Egypte, fut d'abord initié à la Qabalah dans le pays de sa naissance, mais il devint encore plus efficace lors de la marche dans le désert, quand non seulement il se voua à la Qabalah pendant ses heures de loisirs durant 40 années, mais encore reçu des leçons d'un des anges. Par l'aide de cette science mystérieuse, celui qui donna la Loi au peuple Hébreu, fut capable de résoudre les difficultés qui surgirent lors de la conduite des Israélites, et ce en dépit des guerres et de la misère de la nation. Il cacha les principes de cette doctrine secrète dans les quatre premiers livres du Pentateuque. Moïse initia également les 70 Anciens aux secrets de cette doctrine et ils la transmirent à leur tour de mains en mains. De tous ceux qui formèrent la chaîne continue de la tradition, David et Salomon furent les plus profondément initiés à la Qabalah. Aucun, cependant, n'osa la coucher sur le papier, jusqu'à Siméon Bar Yochaï, qui vivait aux temps de la destruction du second Temple... Après sa mort, son fils, Rabbi Eléazar et son secrétaire, Rabbi Abba, ainsi que ses disciples, collectèrent les traités de Siméon Bar Yochaï et composèrent le célèbre ouvrage, Zohar, la Splendeur, qui est le grand recueil du Kabbalisme. »

La Qabalah est habituellement classée en 4 branches :

(a)          La Qabalah pratique;

(b)          La Qabalah littérale;

(c)          La Qabalah non-écrite;

(d)          La Qabalah dogmatique.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mardi 5 décembre 2017

L’Echelle de la Reine dans la qabale.



Sans commentaire.






Il est la suite de celui-ci. 

L'échelle de la Reine.

Dans le monde de Briah, se retrouvent les couleurs telles que nous pouvons les voir dans la nature.

- Kether (1) est le blanc brillant, reflet visible de la Lumière-Sans-LimIte. Comme sa contre-couleur, le noir (présent en Malkuth dans les échelles de la reine, de l'empereur et de l'impératrice), le blanc peut se situer aux deux extrémités de la gamme chromatique. Absolu et n'ayant d'autres variations que celles qui vont de la matité à la brillance, Il signifie tantôt l'absence, tantôt la somme des couleurs.

- Le gris nuageux de Chokmah (2) ressemble à une brume transparente de teinte perle qui irradierait, comme si une source de lumière éclatante se trouvait au-delà. Le nouveau-né vit dans le gris. Puis, au cours des trois premières années, Il prend conscience de la couleur. Le gris de Chokmah est la première couleur proprement dite que l'homme puisse distinguer.

L'être humain est gris au milieu du monde chromatique. Il est le produit des sexes opposés et Il se trouve au gris central, entre les couleurs opposées. Fixez un objet brillant de couleur rouge. Tournez immédiatement votre regard sur un mur blanc. Vous distinguerez la même forme, mais verte, car les cellules de la rétine cherchent à recomposer le gris central par la couleur complémentaire.

-Binah (3) est noire, pour représenter les ténèbres épaisses qui voilent la Gloire divine. Le noir a la propriété d'absorber toutes les couleurs. Le noir est la couleur de la substance universelle, de la materla prima, de l'indifférenciation primordiale, du chaos originel, des eaux Inférieures, du nord, de la mort.

Dans les trois sephiroth supérieures, nous trouvons les trois modifications possibles de la lumière. Au-delà de l'abîme, il n'y a pas de différenciation de la couleur.

Les trois sephiroth suivantes sont les trois couleurs primaires de la lumière reflétée telle qu'elle s'oppose au violet, à l'orange et au rose de la lumière transparente dans l'échelle du roi.

- Chesed (4) est maintenant le bleu de l'eau.

- Geburah (5) est le rouge écarlate du feu.

Tlphereth (6) est le jaune de l'air (attribution GD). Le jaune est la plus chaude, la plus expansive, la plus ardente des couleurs, difficile à éteindre, et qui déborde toujours les cadres où l'on voudrait l'enserrer. Les rayons du soleil, traversant l'azur des deux, manifestent la puissance des divinités de l'au-delà. Il suffit d'étudier le schéma de l'Arbre de Vie pour constater que Tiphereth est la sephirah autour de laquelle rayonnent le plus grand nombre de sentiers.

Les couleurs de la troisième triade dérivent de celles de la seconde par simple mélange.

- Netzach (7) est le mélange du bleu de Chesed et du jaune de Tiphereth produisant la couleur émeraude de Vénus.
Les alchimistes définissent leur feu secret comme un cristal translucide, vert, fusible comme la cire ; « c'est de lui, écrivait Claude d'Ygé, que la nature se sert souterrainement pour toutes choses que l'Art travaille, car l'Art doit se borner à imiter la nature. Dans toutes les traditions, le principe vital apparaît comme un sang profond que contient un récipient vert. C'est, pour les alchimistes occidentaux, le «sang du Lion Vert qui est l'or, non du vulgaire, mais des philosophes».). C'est aussi le Graal, vase d'émeraude ou de cristal vert et donc du vert le plus pur, qui contient le sang du Dieu incarné, dans lequel se fondent les notions d'amour et de sacrifice qui sont les conditions de la régénération exprimée par la lumineuse verdeur du vase.

- Hod (8) est le mélange du rouge de Geburah et du jaune de Tiphereth donnant l'orange fauve.

- Yesod (9) est le mélange du bleu Chesed et du rouge de Geburah, dont résulte le pourpre foncé.

Malkuth combine les couleurs de la seconde triade avec une quatrième qui est leur synthèse ; le noir, qui marque la frontière avec le monde des Qlippoth.

- Citrine combine l'orange fauve de Hod et le vert-émeraude de Netzach, d'où une couleur citrine tirant sur le vert. Une couleur pure, transparente et lumineuse.

- Vert-olive montre un mélange du vert de Netzach et du violet pourpre de Yesod, riche, lumineux tout en étant foncé.

- Roux mêle l'orange fauve de Hod avec le violet-pourpre de Yeuxl, d'où un marron-roux laissant deviner le feu caché. Le roux est une couleur qui se situe entre le rouge et l'ocre : un rouge terreux. Il rappelle le feu, la flamme, d'où l'expression de roux ardent. Mais au lieu de représenter le feu limpide de l'amour céleste (le rouge), il caractérise le feu impur, qui brûle sous la terre, le feu de l'enfer. Le roux évoque le feu infernal dévorant, la chaleur d'en-bas.

- Le noir est la partie terre de l'Élément Terre. Le climat de la dégénérescence des couleurs primaires dans la complète absorption de toutes les couleurs qu'est le noir. Par là, nous rejoignons la couleur de Binah. Au sein des ténèbres, la couleur la plus basse de la fille rejoint la couleur de la Mère Universelle.

Les couleurs planétaires ont fréquemment des connotations alchimiques :

- Mercure (12) est pourpre, combinant l'iridescence du vif-argent (Mercure) et le bleu de la vapeur du Mercure.

- La Lune (13) est argent métallique, couleur de la planète dans le ciel et du métal qui lui est attribué.

- Vénus (14) est bleu-ciel, couleur du sulfate de cuivre, sel important en alchimie.

- Le bleu de Jupiter (21) est le bleu foncé brillant du ciel, indicateur de l'aspiration religieuse.

- Le rouge de Mars (27) est celui de la rouille : celle de l'arme ou de la machine.

- Le jaune du Soleil (30) est celui de l'or pur.

-Saturne (32) est l'obscurité de la nuit et de l'oubli. Couleur du plomb corrompu.

Les couleurs du zodiaque ne sont souvent qu'une dégénérescence ou un assombrissement des couleurs de l'échelle du Roi. Ainsi, le rouge lu Bélier est un simple assombrissement de l'écarlate précédent. Toutefois, certaines attributions ne sont nullement évidentes et il apparaît sage de les considérer comme un essai plus que comme un enseignement achevé. Cela n'a rien d'étonnant pour qui connaît la Véritable astrologie Hermétique, qui a toujours donné l'absolue priorité aux planètes, dont l'influence des constellations n'est que le reflet.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 3 décembre 2017

Cyrille Arnaud, un des hypnotiseurs les plus brillants de sa génération, fonde son Institut de développement professionnel et personnel autour de l’hypnose et du langage non verbal, «www.résilienceinstitut.fr».



Cyrille Arnaud.


Comme je l’avais écrit dans un précédent article, j’ai trouvé extraordinaire le spectacle d’hypnose de Cyrille Arnaud. Il se trouve qu’il vient de fonder un institut de développement professionnel et personnel spécialisé autour de l’hypnose, la communication et le langage non verbal.

« Résilience Institut » propose différentes prestations, dont une formation et des ateliers « hypnose » qu’il s’agisse de divertissement ou de thérapie. Ces formations me paraissent particulièrement intéressantes pour plusieurs raisons : elles sont parmi les seules dans les différents instituts à expliquer vraiment ce qu’est l’hypnose classique, à savoir les bases et les fondamentaux de cette discipline. Bien que certains organismes associe cette « hypnose » uniquement au spectacle, elle est en fait la version originale car rappelons-le, l’hypnose existe depuis l’ancienne Egypte. Certains organismes vont même jusqu’à proposer des tarifs « d’appel » ou « soldés » et parfois jusqu’à regrouper un certain nombre de stagiaires dans la même session, ce qui décrédibilise et brise la dynamique de cet apprentissage pourtant indispensable.

Bien évidemment, cette formation que propose Résilience Institut est en plus dispensée par son fondateur, Cyrille Arnaud lui-même, ce qui apporte une certaine plus-value à la formation des participants qui bénéficieront de ce privilège : une formation pédagogique et personnalisée en vue de les rendre autonomes et confiants.

"Résilience Institut" propose trois types de prestations : des formations, des conférences, des consultations.

Mais laissons Cyrille Arnaud présenter d’abord dans son site ses conceptions sur la résilience et l’hypnose :

« La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération.

Notre inconscient qui, par notre vécu, a généré des références, gère nos émotions et nos perceptions. Notre conscient qui analyse, critique et réfléchit, a tendance à nous limiter dans nos envies et nos performances. L’hypnose et l’hypnothérapie, par un dialogue avec l’inconscient, permettent d’atteindre ou de retrouver l’épanouissement.

Par la thérapie, il s’agit de « soigner » les troubles et « transformer » les mauvais comportements dans le but de se retrouver connecté à soi-même, de se reconstruire, et se sentir plus fort qu’auparavant.

Imaginez la confiance retrouvée d’une personne, victime d’un accident, qui aurait une appréhension à conduire… et qui deviendrait un parfait conducteur, voire même un pilote.

Par le divertissement, il s’agit d’occulter certaines résistances, de contourner des croyances limitantes pour développer un potentiel et accomplir des capacités incroyables, voire extraordinaires dans un cadre ludique.

Imaginez l’estime qui pourrait se développer chez une personne de nature timide, qui serait immergée dans la peau d’un danseur étoilé et qui se verrait être applaudi lors de sa performance.

Devenir la meilleure version de soi-même.

Tout comme un fumeur invétéré, libéré de sa dépendance, se verrait découvrir un épanouissement inattendu et inespéré. »

Voici à présent les différentes prestations proposées par « Résilience Institut » :

1) Les formations.

a) L’hypnose classique

Vous souhaitez découvrir et apprendre l’hypnose ? Vous voulez améliorer ou maîtriser vos techniques ? Vous désirez pouvoir vous adapter à toutes circonstances ? Cette formation conceptuelle et certifiante est faite pour vous.

b) Construire votre spectacle

Vous avez envie de créer ou d’améliorer votre représentation ? Vous voulez apporter plus de fluidité dans vos enchaînements ? Vous souhaitez amplifier l’accroche avec votre public ?
Cet atelier vous permettra de créer votre propre originalité.

c) Optimiser vos séances.

Vous aimeriez déceler plus rapidement les causes et natures des troubles de vos consultants ? Vos consultants ne sont pas tous réceptifs à vos inductions ?
Cet atelier vous permettra de perfectionner votre efficacité et d’accroître votre notoriété.

2) Les conférences

a) L’hypnose et l’hypnothérapie

Vous envisagez de vous reconvertir dans le milieu de l’hypnose ? Vous hésitez à vous lancer dans une thérapie pour votre trouble ou addiction ? Vous êtes attiré(e) par cette discipline et souhaitez en connaître les principes ? Cette conférence répondra à vos questions et vous apportera les éléments nécessaires à votre projet.

b) Techniques de communication

Vous aimeriez faciliter votre approche ? Vous avez une profession commerciale et souhaiter conforter votre client dans son choix ? Vous voulez identifier et reconnaître la sincérité d’une personne dans la rencontre ? Cette conférence vous permettra d’installer l’empathie et d’éviter un abus sur votre vulnérabilité.

c) Accepter et gérer les imprévus

Vous auriez envie de lâcher prise plus facilement sur les impondérables ? Vous souhaitez pouvoir déclencher du positif dans votre vie ? Vous désirez agir sur les imprévus pour les tourner à votre avantage ? Cette conférence vous permettra de pouvoir avancer dans votre vie et d’évoluer en toutes circonstances.

L’Institut propose aussi des consultations que je ne décrirai pas, n’étant pas assez spécialisé dans cette partie de l’hypnose. Pour celles-ci, Cyrille Arnaud s’est entouré de 7 thérapeutes/praticiens partenaires dont les méthodes de travail et résultats ont été vérifiés et approuvés.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

La Kabbale par Aleister Crowley.




L'arbre de vie.


Cet article est une traduction du chapitre IV du livre Magick Without Tears d’ Aleister Crowley consacré à la kabbale (traduction effectuée par Spartakus FreeMann, dans son livre Kabbalah pour un Goy « avancé »). Il est la suite de celui-ci.

L’intérêt de Crowley pour la kabbale a toujours été immense. En effet, son premier livre recensé est une étude sur celle-ci : Liber 777 vel prolegomena symbolica ad systema sceptico-mysticae viae explicandae fundamentum hieroglyphum sanctissimorum scientae summae. Le ton du texte de Magick Without Tears peut surprendre mais il faut se rappeler que l'ouvrage en question est un recueil de lettres échangées entre Crowley et une aspirante à l'A.•.A.•. Crowley aime à y prendre le ton paternaliste mais frondeur et acide qu'on lui connaît afin d'obliger son « élève » à se débarrasser de ses préjugés et de la vision dominante de sa propre personnalité. Crowley privilégiant l'auto-initiation, donne ici une méthode personnelle pour apprendre la Kabbale.

Les puristes de la Kabbale seront sans doute choqués de lire la manière dont Crowley décrit la Kabbale et le moyen de s'y exercer. Mais, bah, un peu de dépoussiérage ne fait pas trop de mal...

« Cara Soror,

Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi.

A présent il vous faut apprendre la Kabbale. Apprenez cet alphabet Magicke. Vous devez croire la Kabbale sur parole, comme un enfant le fait avec son propre alphabet. Personne n'a jamais pu découvrir pourquoi l'ordre des lettres est comme il est. Probablement parce qu'il n'y a aucune réponse.
Si vous saviez ce que j'endure avec l'ordre des 64 hexagrammes du Yi-King ! Mais je suis convaincu qu'il est très significatif et qu'il implique un système philosophique sublime. Je suis trop avancé pour être absolument sûr qu'il y ait un rythme nécessaire; et cela me tue à petit feu de découvrir pourquoi chaque paire succède à la précédente. Mais pardonnez ces larmes !

Mais notre Alphabet Magicke n'est pas constitué primitivement de lettres, ou de sons mais d'idées mathématiques. Sir Humphrey Davy (un physicien et chimiste britannique) a exposé sa fameuse illumination (aidé en cela par l'oxyde nitrique) en ces mots : « L'Univers est uniquement composé d'idées. » En l'analysant quelque peu, nous disons : « L'Univers est une expression mathématique. »

Chacune de nos idées peut être expliquée, investiguée et comprise par divers moyens. Premièrement, les nombres hébreux, grecs et arabes sont aussi des lettres. Ensuite, chacune de ces lettre est décrite plus avant par un des « éléments de la Nature »; les Quatre (ou Cinq) Eléments, les Sept (ou Dix) Planètes et les Douze Signes du Zodiaque.

Tout ceci est arrangé sous la forme d'un dessin géométrique composé des Dix Sephiroth (ou nombres) et des vingt-deux « sentiers » les joignant, en ce que l'on appelle l'Arbre de Vie.

Toute idée quelle qu'elle soit peut être, et devrait être, attribuée à une ou plusieurs de ces symboles primaires ; ainsi le vert, sous différents tons, est une qualité ou une fonction de Vénus, de la Terre, de la Mer, du Verseau, etc. Il en va de même avec les idées abstraites; la malhonnêteté signifie "un Mercure affligé", la générosité Jupiter, et ainsi de suite.

L'Arbre de Vie doit être appris par cœur ; vous devez le connaître à l'envers, à l'endroit, de gauche à droite et de haut en bas; cela doit devenir le réflexe automatique de toutes vos pensées. Vous devez y raccrocher tout ce qui croise votre chemin.

Au départ, bien sûr, tout ceci est horriblement confus; mais persistez et un jour viendra où tous ces étranges morceaux prendront leur place dans le schéma et vous verrez — avec quelle admiration ! — la merveilleuse beauté et la symétrie du système kabbalistique.

Et alors, quelle arme aurez-vous forgée !

Quel pouvoir pour analyser, ordonner et manipuler vos pensées !

Et alors, rappelez-vous, s'il vous plaît, que lorsque les gens vous complimenteront pour votre mémoire et la clarté de votre pensée d'en donner le crédit à la Kabbale ! »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

samedi 2 décembre 2017

Vertige de la Kabbale.



Les quatre rabbins.


Cet article est la suite de celui-ci .

Un passage de la Kabbale met en garde contre le danger qu'il y a à se perdre dans ce vertige. Il dit « Tu expliqueras depuis le jour où Dieu a créé Adam sur la terre, mais tu n'expliqueras pas ce qui est en haut, ce qui est en bas, ce qui fut et ce qui sera. » Ce texte a l'air d'être énigmatique, il est pourtant très simple. Ce qui est en haut, ce qui est en bas concerne le mystère des origines du monde. Or ce mystère des origines du monde est celui-là même de la Kabbale, puisque celle-ci contient le Verbe de Dieu, le Verbe avec lequel Dieu a créé l'univers.

Les lettres avec lesquelles est écrite la Kabbale sont les mêmes que celles avec lesquelles Dieu créa le monde. C'est ce qu'enseigna Abraham Abulafia. La Kabbale, la Parole de Dieu, la tradition primordiale, se trouvait dès l'origine à côté de l'Architecte et celui-ci la fit descendre en bas pour faire naître toute chose. Les cathares disaient que Dieu avait envoyé son Fils pour restaurer la création qui était en train de périr sous l'assaut des forces du mal. Ils affirmaient également que Jésus était symbolisé par une lettre très secrète de l'alphabet sacré.

Le mystère des origines, celles de la Kabbale comme celles du monde, nous dépasse donc et il n'est pas facile de l'approcher. Avant de commencer, la Kabbale met en garde le chercheur. La Kabbale raconte deux histoires symboliques qui illustrent cette mise en garde.

L'expérience initiatique peut conduire à la mort ou à la folie.

Deux pages sont des plus frappantes.

1) «  Déjà, raconte la Kabbale, Simon Ben Zoma était en train d'errer. Rabbi Josué passa et le salua à deux reprises, mais il ne répondit pas. Alors Rabbi Josué lui dit : « Qu'y a-t-il donc Ben Zoma, d'où tes pieds t'ont-ils porté? » Et il lui fit cette réponse: « Je méditais. » Rabbi Josué s'écria : « Je prends les cieux et la terre à témoin que je ne bougerai pas d'ici avant que tu m'aies dit d'où tu viens. » L'autre répondit : « Je contemplai l'origine. Et j'ai compris que l'Esprit de Dieu ne soufflait pas sur les eaux primordiales comme on le raconte mais qu'il planait comme un oiseau. » Rabbi Josué se tourna alors vers ses disciples et il leur dit : « Ben Zoma s'en est allé ». 

Peu de temps après, comme il l'avait annoncé, Ben Zoma mourut. L'intrusion dans des domaines interdits est souvent, comme dans cet exemple, un présage de mort. Lorsque l'on rêve que l'on pénètre dans un monde inconnu et inaccessible, ou lorsque l'on contemple le mystère des origines, on est appelé par l'Au-Delà.

2) Quatre rabbins, quatre sages, entrèrent dans le Pardes. (Le Pardes, c'est le Paradis, c'est l'origine de lumière et de béatitude.) Ce furent Ben Azzaï, Ben Zomah, Aher et rabbi Aqiba. L'un contempla et mourut. L'autre vit et s'égara, on ne le retrouva plus. Le troisième contempla et il ravagea les plantations (il devint fou, détruisant tout sur son passage). 

Il n'y en eut qu'un qui s'éleva en paix et descendit en paix (qui reçut l'illumination et qui put pénétrer dans le Pardes). Sur quatre sages, un seul put réussir. L'expérience initiatique peut conduire à la mort ou à la folie, si elle n'est pas bien conduite, si elle ne se conforme pas au Verbe et au rituel, si elle néglige les avertissements que donne le Livre. Il s'agit bien plus que d'une mise en garde symbolique: les maux décrits dans ce texte sont bien réels, comme le montre la médecine psychosomatique qui soigne le physique, le corporel, à partir du psychique. Un choc psychologique auquel l'on n'est pas préparé peut conduire à la folie, tous les psychiatres le savent.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Antiquité de la Kabbale.



Les manuscrits de la Mer morte.



Cet article est la suite de celui-ci.

Les manuscrits de la Mer morte

La découverte des manuscrits de la Mer morte, ces fameux manuscrits qui furent trouvés il y a quelques dizaines d'années dans les grottes de Qumran, en Israël près de la Mer morte et de la forteresse de Massada, bouleversa plus d'un sceptique.

La secte des Esséniens qui s'était réfugiée dans le désert, dans ces grottes, constituait un ordre initiatique dont la tradition affirme que Jésus était membre, voire le chef occulte. Cette secte initiatique rappelle étrangement les cathares : même mise en commun des biens, même refus du monde, même charité et ressemblances étonnantes des rituels.

Il faut noter la surprise des archéologues et des historiens, lorsque de tels textes parvinrent entre leurs mains. Ce furent :

— des textes dits apocalyptiques, tels le Testament de Lévi. Apocalyptiques, c'est-à-dire évoquant à l'instar de l'Apocalypse de saint Jean la fin du monde et la résurrection;

— des textes ésotériques comme un Livre des Mystères qui nous reste énigmatique par bien des aspects;

— des textes que personne n'ose séparer de la Kabbale.

Les historiens les plus sceptiques ne peuvent que reconnaître qu'ils témoignent de l'existence de la tradition de la Kabbale à cette époque. On retrouve la même hiérarchie céleste, les mêmes anges, les mêmes noms secrets de Dieu, que dans le Zohar. Le fragment le plus impressionnant de ce texte met en scène des « chérubins » en train de bénir le « trône de Dieu ».

Gershom G. Scholem, le meilleur spécialiste actuel de la mystique juive, avoue qu'il est obligé d'écrire « Ces fragments suppriment tout doute au sujet d'une relation entre les plus anciens textes de la Merkabah (ou Merkavah) préservés à Qumran et le développement ultérieur du mysticisme. » La Merkabah, c'est le cœur mystique de la spéculation kabbalistique. C'est le char divin, ou le trône céleste, que la méditation des lettres de l'alphabet sacré finit par faire entrevoir à l'initié et qui lui révèle d'admirables secrets.

« Il les a suspendus au Dragon. »

Deuxième démonstration qui témoigne de l'antiquité de la Kabbale: elle s'appuie sur l'astronomie. Au chapitre VI d'un des livres kabbalistiques, le Sépher Yetsirah (le Livre de la création), on lit: « Les témoins fidèles sont: le monde, l'année, la personne et la loi est : 12, 7, 3. Il les a suspendus au Dragon, à la sphère et au cœur. » Le pronom « Il » désigne évidemment le Grand Architecte de l'Univers, le créateur de tous les mondes, la force qui nous dépasse. « Il les a suspendus au Dragon ». L'auteur entend évidemment que le Dragon est à l'univers ce que la sphère est à l'année, ce que le cœur est à la personne, c'est-à-dire la puissance impulsive de tout, le centre cosmique.

Il ne peut y avoir de doute, écrit l'occultiste Papus : le roi sur son trône, l'Architecte, le centre autour duquel gravite toute la cour des étoiles est l'étoile polaire. De nos jours encore, bien que nous sachions scientifiquement que cela n'est nullement exact, nous continuons de prendre l'étoile polaire pour centre de l'univers sidéral. L'étoile polaire est devenue un symbole mystique alors qu'elle représenta jadis une réalité remarquable du système sidéral. Cependant, si l'auteur du Sépher Yetsirah indique le Dragon comme centre, c'est, qu'à son époque, l'étoile polaire faisait partie de cette constellation. En effet, si nous suivons sur une carte céleste le cercle décrit par le pôle dans une période de 25000 ans, nous voyons que ce pôle, actuellement à proximité de l'étoile Alpha de la Petite Ourse, a gravité pendant toute l'époque s'étendant de l'an 2000 av. J.-C. jusque vers l'an 1000 de notre ère, dans un espace à peu près privé d'étoiles brillantes. Mille ans environ avant l'ère chrétienne, cette étoile marqua approximativement le pôle qui s'en éloignait progressivement pour arriver vers l'an 850 dans le voisinage qui a cours de nos jours.

Mais cela ne reste que d'un intérêt tout relatif si l'on poursuit le raisonnement. En remontant beaucoup plus loin, de 3500 à 2000 av. J.-C., nous constatons que le pôle ne coïncidant pas alors avec la constellation de la Petite Ourse dans laquelle il se trouve aujourd'hui occupait obliquement celle du Dragon. C'est vers l'an 2800 que le pôle fut le plus rapproché de la brillante Alpha du Dragon. Pendant toute la durée des quinze siècles qui séparent l'an 3500 de l'an 2000 ce fut cette étoile qui indiqua le pôle. Et à ce moment-là, le Dragon était le centre de tout l'univers. Le Sépher Yetsirah date donc nécessairement de cette époque.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 1 décembre 2017

Origine de la Kabbale.



Abraham Abulafia.


Cet article est la suite de celui-ci : http://jeanfrancoisgerault.blogspot.fr/2017/11/synthese-sur-la-kabbale.html

C'est un initié du 18 ème siècle, Fabre d'Olivet, auteur de La langue hébraïque restituée , qui nous donne la meilleure définition de la Kabbale. Cette définition est, aujourd'hui, admise par tous les ésotéristes.

« Il paraît, au dire des plus fameux rabbins, écrivit Fabre d'Olivet, que Moïse lui-même, prévoyant le sort que son livre devait subir et les fausses interprétations qu'on devait lui donner par la suite des temps, eut recours à une loi orale, qu'il donna de vive voix à des hommes sûrs dont il avait éprouvé la fidélité, et qu'il chargea de transmettre dans le secret du sanctuaire à d'autres hommes qui, la transmettant à leur tour, d'âge en âge, la firent ainsi parvenir à la postérité la plus reculée. Cette loi orale que les Juifs modernes se flattent encore de posséder se nomme Kabbale, d'un mot hébreu qui signifie ce qui est reçu, ce qui vient d'ailleurs, ce qui se passe de main en main. » Kabbale = ce qui est reçu, cela identifie la Kabbale, la tradition, au Graal celtique. Le Graal est, lui aussi, la coupe qui reçoit. Mais qu'est-ce qui est reçu? La rosée céleste, disent les alchimistes dans leur langage très imagé. La rosée céleste, ou le Verbe de Dieu, ou encore le secret de l'Univers. »

L'homme qui se prit pour le Messie

Abraham Abulafia, l'un des plus célèbres kabbalistes connus, qui vivait en Espagne du temps où l'Ordre cathare prospérait dans le Midi de la France, donna à ce propos des explications très intéressantes. Dieu, disait-il, a créé le monde avec les lettres de l'alphabet hébraïque. Cet alphabet, comme l'alphabet sanskrit, est sacré, chacune de ses lettres recèle un mystère. Ce n'est pas un son vide ! Et plus précisément, Dieu a créé le monde en l'écrivant. L'Architecte est un artiste, un sage et un poète. Abulafia disait que la matérialité des lettres, leur inscription physique, constitue la substance de l'univers tandis que l'inspiration qui habite les mots divins traverse les hommes pendant qu'ils font des rêves. Savoir déchiffrer ses songes, c'est donc se rendre maître d'une puissance extraordinaire. Le messie est le maître de la puissance des rêves de l'humanité. Il viendra à la fin des temps, mais les hommes doivent lui préparer le chemin en répandant les lumières qu'ils ont reçues en étudiant la Kabbale.

Abraham Abulafia qui donna à la Kabbale son visage prophétique, pensait — et il prouva — que chaque lettre de l'alphabet hébraïque, langue sacrée par excellence, constituait une puissance, était la demeure d'un ange particulier (nous dirions aujourd'hui d'une force, ou d'une énergie). Mais attention, précisa-t-il, l'inspiration divine traverse toute chose y imprimant sa marque.

Cela veut dire deux choses.

1) L'individu qui déchiffre ses rêves, celui qui sait lire les textes sacrés, celui qui comprend les messages divins, celui-là est doué du don de prophétie. Il devient son propre messie, ou plutôt un adepte du Messie qui, à la fin des temps, doit venir réconcilier tous les hommes, établir la paix sur la terre et révéler les secrets les plus cachés. Bref, celui qui apparaîtra quand l'humanité atteindra son âge adulte. Pour la tradition, en effet, les hommes et les femmes n'ont pas encore accédé à la maturité. Et il suffit d'ouvrir les yeux, de constater les guerres et la misère qui nous assaillent pour lui donner raison.

2) Lorsque l'inspiration traverse les choses et les êtres pour les amener à la vie et qu'elle les déserte dans un deuxième temps pour remonter auprès du Père, elle laisse malgré tout une trace, ou plutôt des traces. Ces traces sont véritablement des « signatures » permettant de connaître l'intimité de l'être ou de la chose. Et la connaissance de ces signatures se trouve à l'origine de sciences très intéressantes comme la physiognomonie (l'art de lire le caractère sur les traits du visage), ou la chiromancie (l'art de lire la destinée d'une personne dans ses lignes de la main) et bien d'autres disciplines ésotériques.

Abraham Abulafia fut donc un kabbaliste très important. Il fut très doué ; malheureusement il n'échappa pas au défaut qui fit chuter l'ange de lumière (Lucifer) : la présomption. Il était convaincu — ce qui était tout à son honneur —de l'unité occulte de toutes les religions et de la vanité des rivalités : il pensa qu'il était missionné pour dévoiler cette vérité au monde. Il fit donc le voyage à Rome dans l'intention d'y rencontrer le pape et de l'inciter à répandre cette bonne nouvelle. Que se passa-t-il alors? Le pape était-il lui-même ignorant de ces vérités ésotériques dont le christianisme, comme toute autre religion, est secrètement imprégné ? Fut-il simplement antisémite? Ou bien pensait-il que le moment n'était pas encore venu de dire de telles choses? Quoi qu'il en soit, il jeta Abulafia en prison et celui-ci, qui devait être condamné à mort, n'eut la vie sauve qu'à la mort du pape.

A noter que l'auteur de science-fiction mystique, Philip K. Dick a prétendu que pour écrire son roman visionnaire Siva,il avait été possédé par moment par l'esprit d'Abraham Abulafia. (voir le site Philip K. Dick and Religion).

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


"Le mentalisme et la magie mentale", un article de Cyrille Arnaud, un des hypnotiseurs les plus brillants de sa génération.



Une des affiches du spectacle.


L’hypnotiseur Cyrille Arnaud a bien voulu me permettre de publier dans ce blog un article qu’il avait rédigé en 2012 pour Facebook. Je trouve cet article à la fois très parlant, hyper-précis et essentiel à lire, car il met au clair une différence qui n’est pas nette dans l’esprit de la plupart des gens, voire des magiciens, celle entre le mentalisme et la magie mentale.

Avant la publication de l’article lui-même, je vous remémore un passage de ce que j’avais écrit dans ce blog sur la formidable performance d’hypnose de Cyrille Arnaud.

« J’ai vu hier soir le spectacle d’hypnose « Hypnofolies » de Cyrille Arnaud. Cyrille Arnaud est parfait quant à sa maîtrise des techniques de l’hypnose et aussi par rapport à sa gestion des hypnotisés sur la scène. Même, à certains moments, le spectacle devient tellement fort que le public a peine à y croire et se demande si l’hypnotiseur n’est pas de mèche avec les spectateurs hypnotisés. Donnons des exemples : une dame sur scène, pendant toute une partie de la soirée, téléphone… avec sa chaussure… à Céline Dion ; un monsieur se prend pour un homme invisible et vole des chaussures dans la salle ; un autre oublie son prénom et est persuadé qu’il s’appelle Maxime, etc. (je ne vous dévoilerai pas tout ; il faut absolument que vous veniez voir ce spectacle et votre vision sur l’hypnose, même si vous êtes très sceptique, si vous ne croyez pas à la réalité de l’hypnose, votre opinion pourrait totalement changer).»

Voici l’article de Cyrille Arnaud :

Le Mentalisme et la Magie Mentale

29 Janvier 2012, 16:20

« On entend de plus en plus les termes « mentaliste » ou « magicien mentaliste », et bien souvent le public créé un amalgame entre ces deux personnes alors que les connaissances et méthodes employées sont totalement différentes.

Le Mentalisme est une discipline, visant comme son nom l'indique, à optimiser l'intérêt du mental.
Par des aptitudes sensorielles et extra-sensorielles, la maîtrise de la PNL, de l'Hypnose, du Cumberlandisme et d'une parfaite connaissance de la psychologie cognitive, le mentalisme permet de favoriser le développement personnel, le coaching, optimiser la communication, etc.

Et grâce à ces connaissances et aptitudes, il est également possible d'effectuer des démonstrations spectaculaires visant à reproduire des faits paranormaux tels que la divination, la prédiction ou la télépathie.

Par des intonations, des mots, des gestes, le mentaliste orientera la personne vers une pensée, un choix ou un acte.

Il y a une dizaine de mentalistes en France, donc prenez garde lorsqu’une personne se prétend mentaliste elle est bien souvent magicien mentaliste (le véritable terme étant magicien mental).

La Magie Mentale reproduit ces mêmes effets spectaculaires en employant des astuces et des techniques liées à la magie et à la présentation.

Cela n'enlève rien à la qualité du spectacle, simplement les connaissances et moyens utilisés sont liés à des accessoires, mêmes simples, permettant de créer l'illusion. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

jeudi 30 novembre 2017

Synthèse sur la Kabbale.


Un livre sur la kabbale par un de ses plus grands spécialistes.



Cet article est inspiré par le livre de Mircea Eliade et Ioan Peter Couliano, Dictionnaire des religions.


J’ai conscience que certains lecteurs, après plusieurs articles très détaillés sur la kabbale peuvent avoir besoin d’une synthèse, d’une vue d’ensemble sur ce phénomène mystique. La voici.

La kabbale est une forme du mysticisme juif dont les racines plongent, d'une part, dans ces anciennes spéculations grammatologiques et numérologiques dont le produit fut le Sefer Yetsirah ou Livre de la Création (4 ème siècle), et de l'autre dans la littérature des hekhalot (mystiques juifs). Moshe Idel distingue dans la kabbale une formule « théosophico-théurgique » d'une formule « extatique ».

Le Sefer Yetsirah élabore déjà ce schéma cosmologique qui sera caractéristique de la kabbale : les 10 sephirot, correspondant probablement aux dix commandements, et les 22 voies qui les réunissent, correspondant aux 22 lettres de l'alphabet hébreu. C'est ainsi que la création a lieu à partir de ces 32 éléments primordiaux. Le Sefer Yetsirah et la littérature hekhalotique (mystique juive) sont au centre de la pensée du « piétisme des Juifs allemands » (Hasidei Ashkenaz).

Toutefois, la kabbale ne surgit pas parmi les ashkénazes, mais parmi les séfarades de Provence, auteurs du Sefer ha-Bahir (Livre de la Clarté, 12 ème siècle), dans lequel les sefirot assument pour la première fois l'aspect d'attributs divins. Le premier mystique juif provençal à avoir développé la notion de Bahir fût Isaac l'Aveugle (1160-1235), fils du rabbin Abraham ben David de Posquières (1120-1198). De Provence, la kabbale se propagea en Catalogne, où elle fleurit dans le cercle de Gérone, dont les représentants furent les rabbins Ezra ben Solomon, Azriel et — le plus fameux — Moïse ben Nahman (ou Nahmanides, 1195-1270). En Castille, les précurseurs immédiats de l'auteur du Zohar furent les frères Jacob et Isaac Cohen. Les kabbalistes de cette période mettent au point les techniques de permutation et combinaison des lettres de l'alphabet et de numérologie mystique (temurah, gematria et notarikon), dont les prototypes semblent hellénistiques.

Abraham ben Samuel Abulafia, le grand mystique séfarade du 13 ème siècle, est le représentant le plus marquant de la kabbale extatique, dont le but est le dveqouth, l'union mystique avec Dieu. Sa génération compte deux autres figures majeures de la kabbale classique : Joseph ben Abraham Gikatilla (I 248-1305) et Moïse de Léon (1250-1305), l'auteur du Sefer ha-Zohar (Livre de la Splendeur), attribué au maitre Siméon bar Yochai (II siècle).

La kabbale classique intègre la cosmologie mystique dans l'un des quatre univers spirituels qui se prolongent l'un l'autre du haut en bas : atsilut, beriyah, yetzirah et asiyah. L'univers atsilut (émanation) comprend les dix sefirot (Keter, Hokhmah, Binah, Gedullah, Hesed, Geburah, Tiferet, Netsah, Hod, Yesod, Malkhut) qui forment Adam Kadmon, l'homme primordial. L'univers beriyah (création) comprend les sept hekhalot (palais célestes) et la merkabah (char céleste). L'univers yetzirah (formation) comprend les armées angéliques. L'univers asiyah (fabrication) est l'archétype du monde visible. Dans celui-ci, la présence des dix sefirot se manifeste dans l'arc-en-ciel, les vagues de la mer, l'aurore, l'herbe et les arbres. Mais le kabbaliste développe de nombreux autres procédés mystiques (par exemple, la visualisation de couleurs, etc.) pour parvenir au monde atsilut. 

L'accès est difficile à cause de la présence du mal — dit « sitra ahara », « l'autre côté » — dans asiyah. Il est cependant très important de comprendre que la kabbale ne partage pas systématiquement le dualisme platonicien âme/corps et le mépris du monde physique. Toutes les actions du kabbaliste relèvent d'un de ces trois buts : tiqoun ou restauration d'une harmonie et d’une unité primordiales dans la personne du pratiquant et dans le monde ; kavanah ou méditation contemplative ; enfin, dveqouth ou union mystique avec Dieu.

Des savants comme Moshe Idel croient au caractère constant, inamovible, des doctrines centrales de la kabbale. Cependant, la synthèse d'Isaac Luria, Ari ha-Kadosh, le Saint Lion de Safed (Ari, Lion, est l'acronyme de « Ashkenazi Rabbi Ishaq ») et de ses disciples, parmi lesquels le plus important fut Hayyim Vital (1543-1620), est révolutionnaire en ce qu'elle envisage la création par un processus de contraction (tsimtsum) de Dieu en lui-même et le mal comme une présence active de résidus (« coquilles » ou qelippot) spirituels déchus à cause de la « rupture des vases » (ckhevirat hakelim) censés les contenir. Ce drame cosmique ressemble à l'événement connu comme la « chute de Sophia » dans le gnosticisme des premiers siècles chrétiens, preuve que Luria avait parcouru le même itinéraire intellectuel que les gnostiques. Comme certains groupes gnostiques, il donna une valorisation positive de la métensomatose (réincarnation de l'âme).

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.