dimanche 14 août 2016

Analyse de 17 book-tests en français (neuvième partie) : "Close-up book test" de Yves Doumergue et "Le livre des book-tests" de Rachel Colombini



 
 Yves Doumergue, le créateur du close-up book test


Cela fait longtemps que le sujet me titille mais je n’osais pas. Cela me paraissait un crime de lèse-majesté, écrire un article sur les book tests (il y en a tellement et ils sont impossibles à recenser correctement). Finalement, je me suis décidé parce que plusieurs amis prestidigitateurs m’ont posé en même temps la question du meilleur book test à acheter actuellement. 

Je décrirai les possibilités de 17 book tests (sans toutefois dévoiler les secrets que ne pourront connaître que ceux qui les achèteront) et je donnerai leur prix (pour permettre au lecteur d’effectuer un comparatif). Aujourd’hui, je vais parler de 2 livres, le Close-up book test d’Yves Doumergue et Le livre des book-tests de Rachel Colombini.


Close-up book test d’Yves Doumergue (199  euros)
Sous l’apparence d’un très grand roman du dix-neuvième siècle que vous pourrez mettre entre les mains de spectateurs, même spécialistes de littérature, ce livre est un book-test incroyablement truqué (durant deux ans six personnes ont collaboré à sa réalisation). A toutes les pages, il y des mots longs que vous pouvez annoncer aux spectateurs. Vous avez même la possibilité d’aller chercher ces mots dans un dictionnaire sur Internet (créé par Yves Doumergue). Trois pages aussi sont plus courtes que les autres et procurent d’incroyables possibilités. Il comporte en plus l’effet flashback de Larry Becker.


Le livre des book-tests de Rachel Colombini (38 euros)
Dès que je l’ai eu entre les mains, je ne sais pas pourquoi, j’ai développé une allergie à ce livre. Il décrit des book-tests de grands magiciens (Ian Adair, Karl Fulves, Richard Himber, etc.). L’auteure Rachel Colombini les présente comme époustouflants mais je les trouve la plupart du temps très faibles et certains infaisables. Cependant, je connais quelqu’un qui a trouvé ce livre très intéressant, comme quoi tout est affaire de subjectivité.


Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

dimanche 7 août 2016

Analyse de 17 book-tests en français (huitième partie) : "Haïkus" de Vincent Hedan, "L’institut" de Marchand de trucs, "Révélation" de Scott Creasey (Marchand de trucs).




Révélation, traduction du Bip Book Test 2.0


Cela fait longtemps que le sujet me titille mais je n’osais pas. Cela me paraissait un crime de lèse-majesté, écrire un article sur les book tests (il y en a tellement et ils sont impossibles à recenser correctement). Finalement, je me suis décidé parce que plusieurs amis prestidigitateurs m’ont posé en même temps la question du meilleur book test à acheter actuellement. 

Je décrirai les possibilités de 17 book tests (sans toutefois dévoiler les secrets que ne pourront connaître que ceux qui les achèteront) et je donnerai leur prix (pour permettre au lecteur d’effectuer un comparatif). Aujourd’hui, je vais parler de 3 book tests, Haïkus de Vincent Hedan, L’institut de Marchand de trucs et Révélation de Scott Creasey (aussi de Marchand de trucs), qui ont une particularité en commun, être de la taille d’un carnet et pouvoir tenir dans une poche. 


Haïkus de Vincent Hedan (39 euros
En plus d’être poétique, ce book test de très petite taille repose sur un principe ingénieux qui bluffera vos spectateurs.

L’institut, traduction par Marchand de trucs de Reflections d’Outlaw Effects (77 euros)
Basé principalement sur la méthode Reflecta Thot de Larry Becker (voir Impossible 1 de cet auteur, p. 321). Petit mais avec des effets considérables.

Révélation de Scott Creasey, traduction par Marchand de trucs (45 euros) du Bip Book test 2.0.
Merci à  Max de Magic Dream pour ses explications.
Un book test svengali très ingénieux analogue à certaines créations de Sylvain Vip par le passé. Il permet cinq révélations qui paraissent impossibles.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.


vendredi 5 août 2016

De qui est ce texte (qui semble bouddhiste) ?






 Champs de blanchiment dans la campagne, près de Haarlem
Jacob Isaackszoon Van Ruysdael (1628-1682)


J’étais là.

J’étais là, Jacob Van Ruysdael, en cet automne de 1670, quand tu peignais ce tableau. J’étais là, avec toi, sur la colline de Het Kopje, dans les dunes près de Bloemendaal, au nord-ouest de Haarlem. J’étais là et, comme toi, j’étais fasciné par le ciel merveilleux qui s’offrait à nous comme un spectacle, une symphonie. J’étais là dans les poils de ton pinceau, dans les gouttes d’eau des nuages, le souffle du vent, les fibres des bandes de lin qui blanchissaient dans les champs en contrebas. J’étais là dans ta respiration, dans la fumée de ta pipe, dans la mouche qui t’agaçait — tu te souviens ? — en tournant autour de toi.

Je suis là.

Je suis là dans cet article, dans les phrases, dans les mots, dans les lettres de cet article. Je suis là et, dans les pensées qui traversent ton esprit, il y a aussi, tu le sens bien, un petit peu de moi. Tu es là, toi aussi, dans mon esprit, à l’instant où tu me lis. Quand tu vas lever la tête et voir le ciel, ou quand tu vas aller à ta fenêtre pour le regarder, ce sera le même ciel que je regarderai. Le même air que nous respirerons. Même planète. Cette nuit, ou la prochaine, mêmes étoiles au-dessus de nos têtes. Même univers.

Prends conscience de tout cela.
Médite et prends conscience.

La suite dans un prochain article. Amitiés à tous.