Champs de blanchiment dans la campagne, près de Haarlem
Jacob Isaackszoon Van Ruysdael (1628-1682)
J’étais là.
J’étais là, Jacob Van Ruysdael,
en cet automne de 1670, quand tu peignais ce tableau. J’étais là, avec toi, sur
la colline de Het Kopje, dans les dunes près de Bloemendaal, au nord-ouest de Haarlem.
J’étais là et, comme toi, j’étais fasciné par le ciel merveilleux qui s’offrait
à nous comme un spectacle, une symphonie. J’étais là dans les poils de ton
pinceau, dans les gouttes d’eau des nuages, le souffle du vent, les fibres des
bandes de lin qui blanchissaient dans les champs en contrebas. J’étais là dans
ta respiration, dans la fumée de ta pipe, dans la mouche qui t’agaçait — tu te
souviens ? — en tournant autour de toi.
Je suis là.
Je suis là dans cet article, dans les phrases, dans
les mots, dans les lettres de cet article. Je suis là et, dans les pensées qui traversent ton
esprit, il y a aussi, tu le sens bien, un petit peu de moi. Tu es là, toi
aussi, dans mon esprit, à l’instant où tu me lis. Quand tu vas lever la tête et
voir le ciel, ou quand tu vas aller à ta fenêtre pour le regarder, ce sera le
même ciel que je regarderai. Le même air que nous respirerons. Même planète.
Cette nuit, ou la prochaine, mêmes étoiles
au-dessus de nos têtes. Même univers.
Prends conscience de tout cela.
Médite et prends conscience.
La suite dans un prochain article. Amitiés à tous.
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