lundi 26 décembre 2016

Applications de mentalisme par Grigor Rostami sur téléphones portables (Iphone ou Android)






 IForce, un très bon tour


Comme cadeau pour Noël (un peu en retard) et la nouvelle année (un peu en avance), j’ai décidé d’offrir aux amis mentalistes un article sur les applications pour téléphones portables, dont le public est actuellement très friand, et spécialement celles de Grigor Rostami (qui m'ont pris pas mal d'heures de travail).

Le premier prestidigitateur que j’ai vu utiliser un téléphone portable pour faire un tour de magie est David Blaine  mais depuis les choses se sont véritablement démocratisées. Gérard Zitta a écrit un livre (en anglais) qui concerne uniquement les téléphones portables. Max Krause a créé le tour Mental Killer. Les effets sur portables de Mikael Montier sont devenus très connus dans la communauté magique au point que Virtual Magie leur a consacré un article. Je vais donc étudier un créateur très intéressant, Grigor Rostami, qui a peut-être été moins abordé que les autres (voici l'adresse Internet de son catalogue).

La plupart de ses  applications sont à la fois sur IPhone  et sur Android.

Mais possédant un IPhone, je ne vous parlerai que de celles développées sur ce type de téléphone. Je vais détailler particulièrement  IForce, IPredict +, Itelekinect, Telefoto et Racaan.

1. Iforce (2,99 euros)
Vous faites un dessin sur votre téléphone portable sans être vu par le spectateur. Vous posez votre portable sur la table, l’écran tourné vers celle-ci. Vous demandez à un membre du public de donner un chiffre entre 1 et 8. Il dit 4 et c’est un 4 qui est dessiné sur le téléphone (il y a beaucoup d’autres possibilités).
Franchement, pour le prix, il serait dommage de se priver de cette application qui est très bluffante pour un profane.

2. IPredict+ (2,99 euros)
Un spectateur choisit une carte. Vous lui donnez un numéro et votre voyante Christen lui donne sur son téléphone portable l’identité de sa carte (en anglais toutefois).

3. ITelekinect (2,99 euros)
Votre téléphone portable se déplace tout seul par un incroyable effet de télékinésie.

4. TeleFoto (49,99)
Vous devinez une photo choisie par un spectateur parmi des dizaines de photos.
a) Les avis d’Alexis :
b) Forum Virtual magie

5. Inject-Magic (45,99 euros)

6. Supa Thump (49,99 euros)
Forum virtual magie :

7. RACAAN (24,99 euros)
Génial. Un ACAAN presque automatique où c’est le téléphone du spectateur qui est utilisé.

8. IPredict Pro (99,99 euros)
Un spectateur choisit une carte. Vous lui dites de téléphoner à un certain numéro. Votre voix lui donne l’identité de sa carte.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro.

Pause humoristique, irrévérencieuse et provocatrice dans le blog avec Osho et son livre « Aimer vivre ».






Aimer vivre d'Osho



Je dois l’avouer, le film sur Noël que je préfère est Le père Noël est une ordure et, même si ce blog est par moments sérieux, j’adore tout ce qui est humour et provocation (voir l' article de ce blog sur Giorgio et le Dictionnaire des provocateurs). 

Le maximum de la provocation intelligente est atteint, selon moi, par le mystique iconoclaste Osho (Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Il est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Méditation, la première et la dernière des libertés) mais aujourd’hui je vous livrerai un extrait particulièrement scandaleux de son livre Aimer vivre.

Soyez juste un peu intelligent, et l’illumination se produira toute seule : vous n’avez même pas besoin d’y penser. 

L’histoire drôle qui va suivre est dédiée au mentaliste Gilles Rollini qui m’a fait découvrir la meilleure blague de l’année (selon moi) : « Parfois, je me demande ce que les gens pensent de moi. Et puis je me souviens que je n’en ai rien à foutre » (Monsieur le détraqué II).

Une femme entre dans une banque. Elle va directement dans le bureau du directeur et lui dit : « Je voudrais parier dix mille dollars. »
— Je suis désolé, Madame, répond le directeur, mais cette banque ne fait pas de paris.
— Je ne veux pas parier avec la banque, dit-elle, je veux parier avec vous. Je parie que d’ici demain dix heures, vos testicules seront carrés.
— Je pense que vous êtes folle, dit le directeur, mais j’accepte ce pari. Soyez ici demain à dix heures et apportez les dix mille dollars.
A neuf heures cinquante-cinq le lendemain, la femme entre avec un homme grand et imposant.
« Qui est ce type ? » demande le directeur.
— C’est mon mandataire, répond la femme. Il est venu pour voir si tout se passait bien.
— Très bien, dit le directeur, et, en riant, il descend son pantalon.
La femme vient voir s’ils sont carrés. A ce moment-là, le mandataire s’évanouit.
— Qu’est-ce qui lui arrive ? demande le directeur.
— Bien, dit la femme, j’ai parié cinquante mille dollars avec lui que, ce matin à dix heures, je tiendrai un directeur de banque par les couilles.

Les religions ont enseigné que l’illumination est très ardue, qu’elle demande des efforts pendant toute une vie, pendant plusieurs vies peut-être et que, là encore, il n’y aurait aucune certitude, aucune garantie. Et en plus les religions ne vous donnent pas vraiment un chemin pour y accéder. Vous pouvez, avec leurs théories, seulement découvrir l’illumination par accident, en trébuchant par hasard dessus.

En réalité, l’illumination est dans votre nature (c’est la doctrine bouddhiste du tathagatagarbha : nous abritons tous au fond de nous-mêmes le bouddha, synonyme d’absolu et de réalité universelle. La bouddhéité, donc l’illumination potentielle, est présente en nous, même si elle y est pour l’instant cachée et ne s’est pas encore manifestée). 

Les prêtres n’ont jamais voulu que le monde entier s’illumine. Sinon les gens ne seraient pas chrétiens, hindous ou musulmans. Il faut les maintenir dans la non-illumination. Ils doivent rester aveugles, ne pas voir leur propre nature. Et ils ont trouvé une manière très rusée. Ils n’ont rien besoin de faire, ils n’ont qu’à vous mettre en tête que c’est une tâche très difficile, voire impossible pour le commun des mortels.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.

samedi 24 décembre 2016

La partie préférée de ma femme Wanda de « Méditer jour après jour » de Christophe André : « Comprendre et accepter ce qui est » dans le chapitre 2 « Vivre avec les yeux de l’esprit grand ouverts : une philosophie de vie quotidienne » .




 Le tableau sur l'Annonciation à Marie



Pour lui faire un cadeau de Noël, je parlerai aujourd’hui de la partie préférée de ma femme Wanda de Méditer, jour après jour de Christophe André « Comprendre et accepter ce qui est » dans le chapitre 2 « Vivre avec les yeux de l’esprit grand ouverts : une philosophie de vie quotidienne ». Wanda est artiste peintre et elle a une grande admiration pour le tableau d’Antonello de Messina, La Vierge de l’Annonciation mais aussi pour le passionnant commentaire de Christophe André. Le tableau et son commentaire font penser tous les deux à l’aventure intérieure unique qui est d’avoir une « foi ».

Nous n’existons pas pour elle.
Elle ne nous regarde pas, mais le geste de sa main nous immobilise et nous fascine : rester là, sans bouger, sans la déranger.

Il existe des milliers d’Annonciations dans la peinture occidentale. Mais celle-ci n’est pas comme les autres : on n’y voit pas l’ange Gabriel venu annoncer sa grossesse divine à Marie. On n’y voit rien d’autre que l’expérience intérieure de Marie. Une Marie humaine, saisie dans son cheminement psychologique, plutôt qu’une Marie divine, déjà dans une forme de révélation mystique.

Le tableau montre un instant précis : celui où Marie comprend et accepte. Tout. En un instant. Un instant en suspens, à l’image de la page du livre qu’elle vient de lâcher pour resserrer son voile. Comme pour se protéger du destin qui vient de s’ouvrir devant elle. Et son visage est comme ce livre : ni ouvert ni fermé. Son regard est tourné vers l’intérieur d’elle-même. Elle pense, elle éprouve, elle respire.
Marie dépasse sa surprise, sa peur, son incrédulité et accepte la volonté divine. C’est une forme bouleversante d’aventure intérieure.

L’acceptation est au cœur de la méditation. Accepter, ce n’est pas dire « tout est bien » (cela, c’est l’approbation) mais « tout est là, tout est déjà là ».

Nous n’avons pas besoin d’aimer une pensée, une situation, une personne ou une expérience pour les accepter. Pas besoin d’aimer, juste d’admettre que cette pensée, cette situation, cette personne ou cette expérience sont là : elles existent, elles sont déjà dans ma vie et il va me falloir composer et avancer avec elles. Dans l’acceptation, il y a une intention de rester présent dans l’action, mais différemment : dans la lucidité et le calme.

Cet accueil par le « oui » ne signifie en rien une résignation ou un renoncement à penser et à agir. C’est juste une des deux phases du mouvement régulier de notre esprit, comme une respiration : acceptation (de ce qui est) puis action (sur ce qui est), acceptation (de ce qui est advenu) puis action (sur ce qui est advenu). Et ainsi, encore et toujours, jusqu’à la fin… A un certain moment, il n’y aura même plus besoin de faire des efforts d’acceptation : ce sera devenu une seconde nature. C’est une métaphore semblable à celle d'Albert Camus dans Le mythe de Sisyphe : celui-ci pousse éternellement son rocher qui retombe à chaque fois, mais il faut l’imaginer heureux.

Je continuerai en traitant « Renoncer à attendre » dans un prochain article. Amitiés à tous.