mardi 25 octobre 2016

Compte rendu de la conférence de Philippe Marlin du 22 octobre 2016 pour l’association « L’œil du sphinx » : «Retour sur l’exposition sur la bibliothèque perdue de John Dee» (deuxième partie)




John Dee

Samedi L’œil du sphinx fêtait ses 27 ans (et moi mes 16 ans d’adhésion). Cette association s’est d’abord dédiée à l’écrivain de littérature fantastique Howard Phillips Lovecraft, puis au fantastique en général et enfin à l’ésotérisme. L’évocation par Philippe Marlin dans sa conférence « Retour sur l’exposition sur la bibliothèque perdue de John Dee » des dialogues de John Dee, le mage du seizième siècle,  avec les anges m’a beaucoup intéressé. J’en étais resté à mes références borgésiennes à Emmanuel Swedenborg, l’illuminé du dix-huitième siècle qui conversait avec les anges. 

Philippe Marlin nous parle de la vie de John Dee. Il est né en 1527 à Londres. A la fin des années 1540, il a voyagé en Europe, donné des cours sur le mathématicien Euclide à Paris (à une époque où l’on pensait que les mathématiques étaient une science occulte ! ). Il est devenu un ami intime du cartographe Gerardus Mercator et a rapporté  en Angleterre une importante quantité d’instruments mathématiques et astronomiques.

En 1558, il devient le conseiller personnel de la reine Elisabeth en science et astrologie. Il écrit en 1564 une œuvre hermétique le Monas Hieroglyphica (La Monade hiéroglyphique), une interprétation du monde selon la kabbale.

Insatisfait de ce qu’il a appris dans les livres, Dee essaye de 1581 à 1589 d’entrer en contact avec les anges (dont Michaël, Gabriel, Raphaël, Uriel), grâce à des invocations, pour obtenir des connaissances sur l’avenir, la fin des temps, le nom et les fonctions des anges. Les premières tentatives sont des échecs mais en 1582, il est très impressionné par le médium Edward Kelley qui était en réalité un faussaire mais qui devint un locuteur dans ses relations avec les anges (Dee se contentait de transcrire les séances).

Des conversations avec les anges avec ce médium sortirent un alphabet, l’alphabet « énochien » et une langue et une écriture occultes. A l’époque Dee appelle ce système la « magie angélique ». Les manuscrits où ont été retranscrites les séances ont été conservés. Le début forme le Mysteriosum Libri Quinque (Five Books of Mystical Exercises of Dr John Dee. An Angelic Revelation of Kabbalistic Magic and other Mysteries Occult and Divine revealed to Dr John Dee and Edward Kelley A.D. 1581-1583, Cinq livres des mystères collectés par Elias Ashmole). Le restant des séances à partir de 1583 a été publié par Méric Casaubon en 1659 A True and Faithful Relation or What Passed for many Yeers Between Dr John Dee … and Some Spirits

Voilà. C’est tout pour le moment.  La suite de la vie de John Dee au prochain numéro. Amitiés à tous.

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