dimanche 19 mars 2017

7 conseils bouddhistes pour faire face à la colère, Traduction du site bouddhiste tibétain en langue espagnole « Rincon del Tibet » (troisième partie), Apprenez de votre ennemi et pensez à la mort.






Sans commentaire.


Nous vivons dans une époque où exprimer notre colère est recommandé, mais le Bouddha ne serait pas d'accord avec cela. On vit sa colère d’une manière facile, de sorte qu’il sera plus simple de le faire à l'avenir, ce qui conduit à un cycle sans fin. Le Bouddha nous a conseillé de ne pas réprimer nos émotions mais aussi de ne pas permettre qu’elles nous submergent, et il est pour lui nécessaire que nous analysions et comprenions la pensée incorrecte qui est derrière la colère.

Les bouddhistes parlent beaucoup de l'amour, de la compassion et de la tolérance, mais même de grands maîtres comme le Dalaï Lama admettent qu'ils se mettent parfois en colère. Est-ce qu’il y a encore un espoir pour nous ? La science peut dire que c'est normal de se sentir en colère ; les psychologues nous conseillent d'exprimer notre colère, et même certaines religions parlent de sainte colère. Le bouddhisme, cependant, dit que la colère est toujours déconseillée.

L’érudit bouddhiste du huitième siècle, Shantideva, décrit la colère comme la force négative la plus puissante, ayant la capacité de détruire presque tout le bien que l’on a travaillé si durement à créer. Pensez-y. Un moment de colère combiné avec un accès libre à une arme à feu peut changer complètement l'avenir de quelqu'un : une vie de liberté pour une vie derrière les barreaux. Un exemple plus quotidien serait de voir comment la colère peut détruire l'amitié et la confiance qu’il a peut-être fallu des décennies pour développer. En fin de compte, la colère est plus dangereuse que toutes les bombes, les fusils et les couteaux réunis.

Nous savons que la colère n’est pas un état d'esprit heureux, mais que pouvons-nous faire? Le bouddhisme offre une gamme de méthodes simples pour nous aider à transformer notre esprit. Une mise en garde cependant : il n'y a pas de pilule magique ! Voici nos sept conseils pour faire face à la colère. Cet article est la suite de celui-ci.

5. Rendement : apprenez de votre ennemi.

Le bouddhisme nous enseigne souvent de faire tout le contraire de ce que nous faisons normalement. Lorsque nous sommes en colère contre quelqu'un, notre première idée est de nous venger. Le résultat ? Nous nous sentons autant ou plus malheureux qu'auparavant. Cela paraît absurde, mais faire le contraire peut produire le résultat inverse : le chemin du bonheur.

Cela semble fou, mais il faut penser à l'objet de sa colère comme à un maître. Si nous voulons être des personnes plus affectueuses, plus gentilles, plus heureuses et plus patientes, alors nous avons besoin de pratiquer. Nous savons tous que cela prend du temps et des efforts pour devenir footballeur ou violoniste de classe mondiale, alors pourquoi cela devrait-il être différent avec les  exercices mentaux ? Si nous sommes toujours entourés de gens qui font et acceptent tout ce que nous voulons, nous ne pourrons jamais connaître de défi.

Ainsi, la personne avec qui nous sommes en colère devient extrêmement précieuse et nous donne l'occasion de pratiquer vraiment la patience. Cela arrête immédiatement la marée montante des sentiments de colère, car cela change notre perspective sur ce qui nous avons fait et sur  ce que nous faisons maintenant.

6. Pensez à la mort : l’impermanence.

Vous allez mourir. Je vais mourir. Nous allons tous mourir. Ainsi, lorsque la personne que nous ne supportons pas  fait quelque chose qui nous dérange vraiment, il faut nous nous arrêter et penser : «Quand je serai sur mon lit de mort, cela sera-t-il important? ». Sauf si l'on sait que la personne est pleinement déterminée à contrôler et détruire le monde, la réponse sera probablement un «non» retentissant. Cette petite astuce est très simple, mais elle aide à atténuer un grand nombre des désagréments de la vie.

Nous savons tous que nous allons mourir, mais de manière évidente, nous ne le savons pas vraiment. La mort est une abstraction pour nous, un concept lointain qui concerne d'autres personnes : les vieux, les malades, les personnes impliquées dans des accidents. Mais ceci n’est pas la réalité. Chaque jour des  jeunes meurent avant les personnes âgées, des personnes en bonne santé avant les malades.

Lorsque nous nous concentrons sur notre future mort (demain, dans un an, dans cinquante ans ?),  beaucoup de choses, qui normalement nous font sortir de nos gonds, littéralement, se dégonflent et nous semblent presque rien. Non pas que ces choses ne nous dérangent pas, mais nous comprenons que cela n'a aucun sens de perdre notre temps précieux et notre énergie avec elles.

Pour ce qui est du conseil suivant, allez voir le site bouddhiste Rincon del Tibet . C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

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