jeudi 1 septembre 2016

Un mnémotechnicien hors normes : Sanas (André Delcassan)






L'affiche de la prouesse mentale de l'annuaire



J’ai dans ce blog constitué une liste totalement subjective des mentalistes de langue française existants ou ayant existé. Pourquoi ? Parce que je pense que nous avons et nous avons eu depuis longtemps en France de nombreux mentalistes de grande qualité mais qu’ils ne sont pas assez connus.

Je vais donc reprendre cette liste et décrire la vie et l’œuvre d’un grand mentaliste dans chaque nouvel article. Je commencerai par des gens qui nous ont quittés (cela m’évitera au début d’éventuelles protestations !). Et le premier nom qui m’est venu à l’esprit est Sanas (pseudonyme d’André Delcassan, 1907-1982) un incroyable mnémotechnicien dont j’ai récemment discuté avec un ami prestidigitateur.

André Delcassan présente sa première séance de mnémotechnie à l’âge de 16 ans puis débute sur scène à 24 ans sous le pseudonyme de Satanas. A partir de 1939, il se tourne définitivement vers le mentalisme et la mnémotechnie écourtant son pseudonyme en Sanas. Il crée un numéro extraordinaire en 1955 « L’homme au cerveau d’acier » dans lequel il parvient à restituer de mémoire les 400 000 abonnés de l’annuaire téléphonique de Paris. 

Il fonde et préside le Syndicat National des illusionnistes et des visuels du spectacle jusqu’à sa mort en 1982.
Avec Théodore Ruegg (qui sera le président du club), il a créé le Club des Magiciens Bibliophiles  (dont il était le secrétaire) et édité le bulletin de cette association d’octobre 1937 à juillet 1939 (8 numéros) et d’avril 1945 à décembre 1948 (11 numéros).

Il est important de noter que le Club des Magiciens Bibliophiles fut chronologiquement le premier club de magiciens collectionneurs dans le monde.

Sanas a écrit différents ouvrages : Mémento du magicien amateur (1928) et Cours de mnémotechnie pratique (1946).

C’est tout pour aujourd’hui. Dans le prochain article, je proposerai un nouveau portrait de mentaliste. 
Amitiés à tous.

vendredi 26 août 2016

Conclusion de "La thérapie émotivo-rationnelle" selon le psychologue Albert Ellis





Un petit résumé de La thérapie émotivo-rationnelle d'Albert Ellis



Albert Ellis dans son ouvrage La thérapie émotivo-rationnelle explique qu’il faut que nous nous construisions de nouvelles philosophies, des croyances rationnelles qui seront valables pour nous-mêmes et qui nous rendront plus efficaces et plus heureux (voir cet article du blog).

La vie rationnelle, telle que nous la voyons dans la thérapie émotivo-rationnelle, veut dire se décider à vivre et à éprouver du plaisir dans cette vie. Cela veut dire choisir des buts et leur donner un sens, donner une signification aux diverses circonstances, choisies par nous ou influencées par la société. Vous n’avez peut-être pas le libre arbitre total mais de nombreux choix possibles.

Vivre rationnellement veut dire aussi accepter de manière réaliste vos limitations. Vous n’êtes qu’humain, pas surhumain. Vous n’avez pas choisi vos ancêtres et vous avez des tendances biologiques qui interfèrent avec vos pensées, sentiments et comportements. Pouvez-vous les dépasser complètement ? Probablement pas. Pouvez-vous avancer malgré tout ? Bien sûr que oui. La réhabilitation physique, l’acquisition de nouvelles pensées, les médicaments psychotropes sont des possibilités qu’il s’agit d’explorer et dont il s’agit de tirer profit dans le bons sens du terme.

Prenez, par exemple, la psychothérapie. La plupart des patients qui viennent voir un psychothérapeute sont intelligents et éduqués. Ils ont lu des livres sur le sujet auparavant. Malgré cela, ils profitent en général beaucoup des séances de thérapie.

Le raisonnement rationnel, comme nous l’avons indiqué, n’est pas le b.a.-ba de l’existence. Mais c’est une aide puissante pour satisfaire des comportements émotionnels agréables. Souvenez-vous que vos actions influencent grandement votre pensée. Donc affûtez vos pensées, surveillez vos sentiments et passez à l’action, afin d’augmenter votre joie de vivre, à court, moyen et long termes, pour toute une vie !

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. La suite au prochain numéro.

jeudi 25 août 2016

La dernière philosophie rationnelle de la vie selon le psychologue Albert Ellis : accepter le défi d’être moins perturbé







 Le mythe de Sisyphe d'Albert Camus



Albert Ellis dans son ouvrage La thérapie émotivo-rationnelle explique qu’il faut que nous nous construisions de nouvelles philosophies, des croyances rationnelles qui seront valables pour nous-mêmes et qui nous rendront plus efficaces et plus heureux (voir cet article du blog).

 Elles sont au nombre de sept. Voici la dernière :

7) Accepter le défi d’être moins perturbé.

Puisque j’ai mes propres limitations et faiblesses, que les autres personnes sont aussi imparfaites, et que la vie présente des dangers et des situations imprévisibles, je ne serai ni complètement perturbé, ni entièrement imperturbable. Même lorsque je fais de mon mieux dans une situation adverse, j’aurai tendance parfois à rechuter et à m’énerver sans besoin. C’est donc un grand défi que de maintenir des philosophies rationnelles profondes, de les utiliser et de les revoir périodiquement lorsque l’adversité se présente, quelle qu’elle soit !

Que des choses graves se produisent, que des personnes et des choses me bousculent, que je croisse en âge et que je sois affligé par des maladies physiques et la douleur, que je souffre de vraies pertes et de vrais deuils, je suis encore le vrai créateur et dirigeant de mon destin émotionnel. Ma tête et mon corps seront en sang mais je suis déterminé à ne pas plier. Malgré les tempêtes de la vie, je chercherai et je trouverai refuge. Même s’il m’arrivait de ne pas trouver refuge, je n’abandonnerai pourtant pas la partie. Mes buts sont de vivre et de laisser vivre. Je ne suis certain que de cette vie que j’ai reçue et je suis déterminé à rester en vie et à trouver le bonheur, peu importe quand ! J’accepte ce grand défi, je l’accepte pleinement et avec le plus grand enthousiasme. 

Comme l’a écrit Albert Camus dans Le mythe de Sisyphe, nous sommes tous dans la position de Sisyphe poussant son rocher et luttant contre les malheurs de cette vie. Mais comme il le précise aussi, « il faut imaginer Sisyphe heureux ». Notre bonheur est dans notre action inlassable.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. La suite au prochain numéro.