dimanche 26 novembre 2017

Les grands philosophes connaissaient la Kabbale.



Platon.


Cet article est la suite de celui-ci

On a comparé la Kabbale à un joyau brûlant de mille feux et, en effet, la tradition kabbalistique recèle des merveilles qui coordonnent tout un savoir épars en une sagesse cohérente. L'étudiant en Kabbale découvre des vérités qui, expliquant différentes énigmes de l'univers, de l'homme, de Dieu même, calment son angoisse légitime sur le destin de l'univers, lui apportent une paix intérieure. Et il a besoin d'une telle paix pour poursuivre sa quête, car sa voie est celle de l'initiation, c'est-à-dire la voie où l'on acquiert des pouvoirs occultes susceptibles de changer le cours des choses, d'agir sur sa propre personne, sur ses proches et sur son monde proche.

Il tombe sous le sens, après ce que nous venons de dire, que la Kabbale a influencé la philosophie. L'histoire de cette matière est remplie de ces interventions.

Platon, c'est incontestable, a connu la Kabbale, on retrouve dans sa pensée des spéculations mystiques et surtout numérologiques sur la création du monde et l'Architecte de tous les mondes. Certains universitaires se sont demandés comment Platon aurait pu avoir des contacts avec la philosophie occulte de l'hébraïsme, mais l'objection tombe dès que l'on admet, ce que Platon dit lui-même, qu'il connaissait certains des enseignements des temples de la haute Egypte. Or ces temples conservaient, eux aussi, la tradition primordiale. D'autre part, tous les grands philosophes grecs, dont Platon, avaient été initiés en Egypte aux « mystères d'Isis ».

On peut sans forcer la note relever l'influence de la Kabbale sur Pythagore, l'inventeur du « nombre d'Or » avec lequel sont harmonieusement bâtis temples et cathédrales de l'Antiquité et du Moyen Age, et dont le modèle mystique reste évidemment le temple de Salomon. On peut encore souligner cette influence sur Orphée, le plus grand initié de la Grèce antique. On peut noter la permanence de la tradition kabbalistique en Moïse, Ezéchiel, les prophètes et cela jusqu'à saint Jean dont l'Evangile reste le livre  que vénèrent les initiés de toutes les sociétés secrètes d'Europe, et dont l'Apocalypse est truffée d'allusions kabbalistiques.

Il est fort possible, voire certain, que la Kabbale influença les alchimistes, les rose-croix (les initiés les plus mystérieux d'Occident), les templiers ces moines guerriers brûlés par le roi de France qui craignait leur pouvoir. Signalons enfin que la franc-maçonnerie connaît et utilise les symboles de la Kabbale dans certains de ses hauts grades comme le 13 ème degré.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 22 novembre 2017

Fabrice Han, un magicien d’élégance.



Photo Zakary Belamy, création Graphique Guyom Foulon.



Le lundi 20 novembre 2017 pour la réunion mensuelle « Close up » du Cercle Magique de Paris, animée chaque fois par le prestidigitateur mentaliste, DJ, balloonneur (etc!) Fabrice Baudry , le thème abordé était le FP, le manicolor et différents chargeurs.

De 21h00 à 21h45, le magicien Fabrice Han, spécialiste entre autres du FP, nous a présenté une mini-conférence et nous a fait l’honneur de partager avec nous son savoir magique. Il a montré et démontré, de façon très claire, certains effets oubliés comme l’allumette enflammée dans le FP, la serviette brûlée et reconstituée, le foulard qui disparaît dans une poche en plastique, etc.

Fabrice Han est aussi un spécialiste de ce que l’Académie de magie Georges Proust appelle le « Super Gimmick », le complément indispensable du FP. . Le  « Super Gimmick » permet de faire disparaître des grands foulards, jusqu'à 45 x 45 cm.

Fabrice Han est un magicien d’élégance. Il est d’une extrême dextérité et sait ajouter sur chaque tour (même avec un FP !) un petit plus, un petit détail, une petite subtilité, qui le rend vraiment magique.

C’est pourquoi face à la fois à tant de talent mais aussi d’humilité et de simplicité, j’ai tenu à ressortir sur mon blog un article qui était paru le 6 août 2007 au festival d’Avignon.


Fabrice Han, un rare magicien de rue au FESTIVAL d'AVIGNON depuis 15 ans.
Lundi 6 Août 2007

Le festival d'Avignon vient de s’achever et rares sont les magiciens professionnels qui se sont aventurés dans les rues. Fabrice Han, magicien professionnel plutôt discret, est un habitué du festival depuis une quinzaine d'années. Cette année il a planté sa mini-sono et son guéridon sur une place de choix: PLACE DE L'HORLOGE.

Par session de 15 minutes par spectacle (jusqu'à 7 représentions le soir car le jour, le bougre pionce comme une bête dans une chaleur écrasante), Fabrice attirait en pointe jusqu'à 200 personnes. C'était assez impressionnant de le voir réunir autant de monde sans avoir à hurler dans tous les sens, sans un mot et sans airburst ou autre papier-flash, sans musique de dingue (il nous a quand même balancé du Richard Clayderman durant tout le festival car son lecteur MP3 l'a lâché). Dans un grand classicisme, il faisait la chasse aux pièces, l’eau dans le journal, une très belle routine de cordes, des FP/foulards, des cigarettes, des balles éponges... Rien de bien original dans tout cela et pourtant le public applaudissait spontanément sans qu'il n'ait à le demander ou le forcer.

Bien fringué, pas de gestes brusques et d'effets inutiles pour faire le beau, pas de fioritures de branleur (il les maîtrise pourtant), un regard jamais agressif et une humilité que devraient prendre en exemple plus souvent les magiciens.

Il possède un vrai pouvoir d'attraction et semble plaire à tout le monde. Ce qui m'a le plus frappé, c'est sa manière de rentrer en scène pour attirer le public alors qu'il est tout seul comme un con devant son guéridon. Et pourtant, en 20 secondes à peine (je ne plaisante pas) il se retrouve avec un parterre de gens tout autour de lui pour atteindre rapidement 100 à 200 personnes.

Que ceux qui étaient au festival et veulent me contredire lèvent la main.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous !


Compte rendu des « Mardis de la magie » du 21 novembre 2017.



Le salut des artistes.



Les Mardis de la magie ont lieu d’habitude depuis des années tous les quinze jours le mardi à 20 heures au Théâtre du Gymnase Marie Bell dans le dixième arrondissement de Paris. Mais à présent, c’est la révolution, les Mardis de la magie ont dû déménager pour cause de travaux dans le théâtre du gymnase Marie Bell. Ils se déroulaient hier soir à la Chapelle des Lombards (19 rue de Lappe, Paris 11). Tout d’abord un grand bravo la direction de La Chapelle des Lombards qui a accueilli cet événement avec beaucoup de gentillesse et de professionnalisme. La réussite a été totale : il y avait plus de 95 personnes dans la salle (et du public réactif).

Le principe des Mardis de la magie est qu’à chaque fois, quatre ou cinq magiciens de renom ou des pratiquants chevronnés d’arts annexes (mentalisme, ventriloquie, duos de télépathes, etc.) présentés par Stéphane Lydo vous proposent soit une partie de leur spectacle, soit un nouveau numéro. Le paiement se fait au chapeau (vous donnez ce que vous désirez).

Surtout n’oublions pas de remercier Stéphane et Stéphanie Lydo, les organisateurs, sans lesquels les Mardis de la magie n’existeraient pas (qui, en plus, ont dû gérer actuellement le déplacement du lieu du spectacle).

Du close-up a d’abord été effectué avec grand talent dans le public par le magicien et jongleur Grégory Korchia.

Puis le spectacle a débuté, basé principalement ce soir-là sur les mystères du mentalisme.


Wanda et Viktor sont pour moi actuellement les meilleurs télépathes français. Il serait nécessaire de  remonter jusqu'à Myr et Myroska pour trouver un show d’une telle qualité et aussi étonnant.

Il faut dire qu’ils font partie de deux organisations internationales de très haut niveau en mentalisme : la « British Society of Mystery Entertainers » qui rassemble les artistes mentalistes anglophones et les « Mystery performers », un cercle américain dont les adhérents sont les mentalistes les plus connus au monde.

Mais détaillons l’étonnante performance de Wanda et Viktor : Wanda est capable avec les yeux bandés de deviner les prénoms et les dates de naissance de spectateurs, les numéros de leur papiers d’identité, de leurs cartes de fidélité, ainsi que de décrire précisément les objets empruntés dans l’assistance par Viktor. Et toutes ces révélations vont crescendo avec, petit à petit, de plus en plus de  précision.

Wanda et Viktor ont souvent eu les faveurs des émissions de télévision et notamment de celle de France 2, « Ça se discute » mais aussi de « C’est mon choix » sur le thème de« Mon cerveau fait des choses que je n’explique pas ».

Comme les télépathes Myr et Myroska qui autrefois avait mis au point leur fameuse phrase finale : « S’il n’y a pas de truc, c’est incroyable, mais s’il y en a un, c’est encore plus incroyable ! », Wanda et Viktor terminent leur numéro en affirmant : « Pour ceux qui croient, aucune explication ne sera nécessaire et pour ceux qui n’y croient pas, aucune explication ne sera suffisante ».

Si vous voulez connaître la vie et le parcours mentaliste de Wanda et Viktor, un très bel article a été écrit à leur sujet dans le journal La Dépêche. 


2) Estelle Woog est une magicienne qui a une magie très créative. Elle a effectué ce soir une belle prestation de mentalisme avec différents supports, notamment des ardoises, des cartes et un livre.

3) Jean-Michel Lupin a présenté un des tours de son passionnant spectacle de mentalisme Sur les traces d'Arsène Lupin : entre magie et mentalisme qu’il joue tous les samedis après-midi au Laurette Théâtre. Aujourd’hui, Il devine de manière mystérieuse qui, dans un groupe de spectateurs, a choisi parmi 5 jetons mélangés dans un sac le seul jeton de couleur rouge.

4) Stéphane et Thomas ont beaucoup amusé le public avec un numéro très réussi de magie comique.

Ils ont fait semblant par tous les procédés possibles de ne pas retrouver une carte et finalement ont décidé de téléphoner à une personne au hasard en France qui, bien entendu, leur a révélé la carte.

Mais attention, sous ces dehors humoristiques, se cachent des experts en prestidigitation. Cette année, au 51 ème congrès de la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs, à Saint Malo, ils ont obtenu le deuxième prix dans la catégorie « Cartomagie » (sous leur nom de ville !) : GOMEZ Stéphane / BARTHES Thomas.

Ils avaient par le passé réalisé un spectacle « On s'improvise magicien... ou pas ! » qu'ils ont le projet de  rejouer cette année dans une nouvelle version.

Il fait maintenant froid dehors, vous pouvez naturellement rester chez vous. Mais quel dommage de regarder sa télévision alors que la magie, le mentalisme, le rire, de fantastiques talents vous attendent. Accourez donc aux Mardis de la Magie.

Dans mon enthousiasme, j’ai oublié de donner la date des prochains mardis de la magie : le 26 décembre.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !

lundi 20 novembre 2017

Aleister Crowley et la magie moderne (cinquième partie).




Samuel Liddell MacGregor Mathers, un des fondateurs en 1888 de L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn.


Cet article est la suite de celui-ci.

Edward Alexander Crowley, dit Aleister Crowley, et également connu comme Maître Therion, Frater Perdurabo ou The Great Beast 666 est un écrivain, ésotériste, et astrologue britannique (1875-1947).

Si Aleister Crowley est à peine connu comme poète en Grande-Bretagne, il l'est beaucoup plus comme magicien. Pour l'opinion publique, il fut un magicien noir, un dangereux aventurier de l'occulte voire un adorateur du démon. Et Crowley lui-même a toujours insisté sur un point : la discipline qu'il enseignait, qu'il pratiquait, c'était la magie ; il employait alors souvent une graphie archaïque : magick au lieu de magic.

Cependant, il ne semble guère s'être occupé de ce qu'on appelle vulgairement magie. Selon lui, la magie n'était pas un ensemble de recettes et de pratiques, plus ou moins étranges, ridicules ou sinistres, c'était essentiellement une, ou plutôt, la méthode de « réalisation spirituelle ».  C'est ainsi qu'il déclare : « Je me suis consciemment voué au Grand Oeuvre, entendant par là l'œuvre de devenir un être spirituel, libre des contraintes, des hasards et des déceptions de l'existence matérielle. Je me suis trouvé en difficulté pour donner un nom à ma méthode : théosophie, spiritualisme, occultisme, tous ces termes impliquent des connotations indésirables. J'ai donc choisi le mot de magie comme étant, par essence le plus sublime et, à l'heure actuelle, le plus discrédité de tous les termes possibles. J'ai juré de réhabiliter la magie, de l'identifier à ma carrière propre et d'amener l'humanité à respecter, aimer et croire ce qu'elle a méprisé, haï et craint » (Magick, p. 16).

Bien plus, il  condamnait formellement la magie utilitaire, visant les « pouvoirs ». Son petit poème Le Sorcier précise sa position.

« Un sorcier, par la puissance de sa magie, a soumis Toute chose à son propre joug...

Dans un système complet de dix millions de fois, dix millions de sphères sur les vingt-deux millions de plans, il satisfait ses désirs. Mais avec tout cela, il n'est toujours que lui-même. Hélas ! » (Le livre des mensonges, p. 37)

Adolescent, Crowley s'était révolté contre l'enseignement puritain de la secte protestante à laquelle appartenaient ses parents : les Darbystes ou Plymouth Brethren. Il s'était passionné pour les sciences occultes et avait correspondu avec l'ésotériste Arthur Edward Waite. Et, en 1898, il entra au sein d'une société secrète rosicrucienne, fondée dix ans auparavant, L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn, dont le système ésotérique et magique devait le marquer de façon ineffaçable.

Quelle que soit l'originalité de son enseignement et de sa doctrine, il est tout à fait impossible de les comprendre correctement, si on ne connaît pas les bases, assez complexes, du fonctionnement de cet ordre et de son chef autocratique, Samuel Liddell MacGregor Mathers, traducteur en anglais des Clavicules de Salomon et de La Sacrée Magie d'Abramelin le Mage.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


dimanche 19 novembre 2017

Retrouver l’immortalité perdue grâce à la kabbale.





L'Ain Soph Aur


Cet article est la suite de celui-ci.

Revêtu d'un corps, d'une « tunique de chair » disent les cathares, l'homme est soumis aux passions et il doit — c'est même le sens de son passage sur terre — y retrouver son état primordial édénique. Il doit recréer son immortalité perdue. C'est ce qui explique qu'il se réincarnera autant de fois qu'il le faudra. La Kabbale enseigne, en effet, la réincarnation.

Il existe pourtant des différences entre la Kabbale et l'hindouisme, et voici ce qu'en dit un grand occultiste F. Ch. Barlet dans The Doctrine and Literature of the Kabalah: « Je dirai que les doctrines hindoues me semblent plus vraies au point de vue métaphysique, abstrait ; les doctrines judéo-chrétiennes au point de vue moral, sentimental, concret : le christianisme et la Kabbale laissent plus d'incertitude [...] L'un parle à l'intelligence, l'autre à l'âme. On ne peut donc posséder la doctrine complète de la Tradition qu'en interprétant le symbolisme de l'un par la métaphysique du second. Alors, et alors seulement, les deux pôles ainsi animés l'un par l'autre font resplendir, par les splendeurs du monde divin, l'incroyable richesse du langage symbolique. « Chaque peuple, en effet, ne recueille qu'une bribe, qu'une parcelle, de la tradition primordiale. Et il faut tout rassembler, « rassembler ce qui est épars », disent les initiés, pour commencer à comprendre quelque chose. L'étude de la Kabbale n'infirme pas l'étude des philosophies d'Orient. Au contraire ! Bien que venues d'horizons différents, ces conceptions se complètent. Tout individu qui fera des progrès dans la compréhension d'une tradition fera des progrès dans toutes les autres.

L'homme doit donc reconstituer d'abord son androgynie primitive — comment? la Kabbale l'enseigne — pour retrouver l'état d'avant la division en Adam et Eve. La reconstitution de cette androgynie conduit au « saint des saints », c'est-à-dire au cœur du mystère que la chambre la plus reculée du temple de Salomon symbolise sur la terre. Il y a sept tabernacles, et dans le plus parfait qui est le « saint des saints », les âmes vont s'unir à l'âme suprême. Là, tout rentre dans l'unité et dans la perfection. Tout se confond dans une seule pensée qui s'étend comme une bénédiction sur l'univers entier. Au fond de cette pensée se cache une lumière intense que personne ne peut saisir. Dans cet état, l'individu ne se distingue plus de son créateur. L'homme fait partie de Dieu.

Enseignement de la Kabbale sur la nature (l'univers se réincarne)

Pour la Kabbale, les planètes forment les organes de l’univers, comme le foie, les poumons, le cœur, etc., forment les organes de l'homme. Chez l'être humain, la vie résulte du courant sanguin qui baigne tous les organes, élimine les déchets, restaure ce qui nécessite de l'être. Dans l'univers, de la même manière, la vie résulte des vagues de lumière qui baignent toutes les planètes. Bien plus, c'est la lumière qui expulse les déchets planétaires : les trous noirs récemment découverts par les astronomes sont peut-être les poubelles du cosmos. Einstein a montré que la matière, les étoiles, l'univers sont composés de lumière et il rejoint ainsi l'enseignement le plus constant de la Kabbale et de la Tradition.

Dans l'homme, chaque globule sanguin est un « être » véritable qui est constitué à l'image de l'homme lui-même. La biologie montre que tout est dans tout et la conclusion s'impose d'elle-même : le fluide vital contient une infinité d’« êtres ». Il en va ainsi de la lumière qui contient une infinité de photons qui sont des « granules » de lumière comme dit Einstein. Ce sont ces photons qui, amalgamés et mis à l'abri de toute influence matérielle, donnent les anges. La Kabbale pratique étudie ces êtres invisibles, ces récepteurs-transmetteurs de la lumière contenue dans l'univers. Elle agit sur eux et connaît tous leurs pouvoirs. D'où l'astrologie, la démonologie et toutes les autres techniques de la Kabbale.

La force vitale transmise par le sang n'est pas la seule chez l'homme. Au-dessus d'elle, il existe la force nerveuse. Le fluide nerveux domine les phénomènes vitaux. Il peut agir par la volonté, au travers du cerveau et des nerfs rachidiens, ou organiquement, au travers du grand sympathique. Ce dernier, le grand sympathique, est le corps astral des occultistes. Pour les occultistes, en effet, l'homme est triple: corps de matière (physique), corps astral et corps de lumière. A la mort, l'individu se dépouille des deux premiers comme d'enveloppes grossières et successives.

Le fluide nerveux, en tout cas, n'est pas porté comme l'est la vie par des « êtres » (les globules sanguins). Il part de quelque chose qui est la cellule nerveuse, que nous connaissons bien depuis quelques dizaines d'années, et il aboutit à un centre de réception (un centre nerveux). La Kabbale dit qu'il en est de même pour ce qui concerne l'univers : au-dedans des courants de lumière, on trouve un fluide mystérieux indépendant de la nature comme la force nerveuse est indépendante des globules sanguins. Directement émané de Dieu, ce fluide est le corps de Dieu. Et ce corps de Dieu, c'est l'Esprit de l'univers.

L'univers ressemble encore sur d'autres points à l'homme : il est soumis lui aussi à une évolution et une involution périodiques et il doit finalement être réintégré dans son origine. Pour le dire plus simplement, mais de manière plus stupéfiante: l'univers se réincarne. La physique nucléaire et l'astronomie montrent que l'univers, si l'on compte en milliards d'années, passe par des évolutions comparables à celles de l'humanité. L'univers, en effet, vieillit, meurt et renaît. C'est ce qui se passe lors de l'épuisement des ressources de la planète dont nous sommes peut-être en train de nous rapprocher comme le pense la théorie écologique. Et après l'épuisement des ressources, c'est l'explosion cosmique. Mais dans tous ces cycles, l'univers, qui passe par de « mauvais moments » (les crises), s'améliore.

L'univers est donc mû par une volonté directrice qui se transmet de proche en proche et de loin en loin au moyen  du magnétisme universel dont Einstein lui-même parle avec sa théorie de la relativité généralisée.

Ce magnétisme est appelé:

—          Ain Soph Aur par les kabbalistes;  La lumière Aur est en trois parties, suivant la loi de la trinité : aod est son principe positif, le soufre ; aob est son principe négatif, le mercure, et lorsque les deux principes sont équilibrés, ils forment le sel, ou l'aur.
—           or par les alchimistes;
—           musique des sphères par Pythagore. Cependant et il faut le reconnaître, la Kabbale en donne la description la plus précise, la plus cohérente, la plus belle qui soit.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

vendredi 17 novembre 2017

Compte rendu des « As de l’illusion » du 16 novembre 2017 et présentation du « Festival de magie » au «Théâtre en bord d’ô» à Thorigny du 16 au 19 novembre.




La magie a élu résidence cette semaine à Thorigny.


Je suis allé voir un spectacle de magie hier soir et j’ai adoré ! Cela se passait au «Théâtre en bord d’ô» à Thorigny en Seine-et-Marne.

J’ai appris que pendant toute la semaine, Il va se dérouler dans ce théâtre un « Festival de magie ». Le spectacle que j’ai vu hier se nommait «  Les As de l’illusion » (et, je dois dire, il était à la fois formidablement drôle et formidablement magique : toute l’assistance, vu son enthousiasme, pensait manifestement comme moi !).

Le principe de départ des « As de l'illusion » vient d’une belle idée du magicien Stéphane Lydo, qui en est le présentateur : c’est de proposer au public un plateau de prestidigitateurs reconnus issus des cabarets parisiens mais surtout qui représentent un condensé idéal des différents types de magie et arts annexes actuels. (magie classique, mentalisme, humour, close-up, jonglerie, etc.)

Cependant, avant toute chose, honneur aux dames : n’oublions pas de remercier la formidable Stéphanie qui s’est occupée de la régie et Christelle Rizutto, la directrice du théâtre, la patronne (j’aime ce terme !) sans laquelle toutes ces merveilles n’auraient jamais existé.

La soirée a commencé avec du close-up effectué avec grand talent dans le public par le magicien mentaliste, Mat Rivers.

Puis le spectacle proprement dit  a débuté.

1) Stéphane Lydo a d’abord  joué magiquement  avec des flammes (attention, c’est dangereux), mais aussi a fait apparaître de multiples colombes et produit pour son public des effets impossibles. Attention, si vous voulez en voir et savoir plus, prenez vite votre place, accourez au spectacle de samedi qui sera le même.  


2) Fabrice Haudecoeur présente un extrait de son show « 125 Kg de délire». Il opère des prodiges avec son ventre qui apparaît et disparaît. Puis il choisit une jeune femme dans la salle pour un tour de téléphone portable complètement délirant et désopilant.


3) Patia magicieuse a à la fois un remarquable talent dans l’art de la prestidigitation mais aussi un sens de l’humour extrême. Elle présente au public le personnage d’une femme dépressive qui vient de se faire larguer par son mec, de perdre son boulot et qui veut devenir magicienne ! L’assistance la suit avec grand plaisir dans son délire à la fois contrôlé et provocateur. 

Greg Korchia est à la fois un grand jongleur et un grand magicien. Je ne vous dévoilerai pas son numéro mais je peux vous dire qu’il sait manier l’argent : faites attention s’il vous demande un billet de banque !

5) Le magicien humoriste Guyom Foulon nous propose un extrait de son spectacle « Retour vers ton Imagination », qui aura lieu ce vendredi soir à 21 h toujours au « Théâtre en bord d’ô », une parodie déjantée sur les super-héros. Il y a toujours beaucoup d'imagination, d’humour et de prise de risque dans ce que propose Guyom.

6) Un spectateur choisi au hasard dans le public est transformé en magicien par Stéphane Lydo. Un final incroyablement drôle et décalé.

En fin de spectacle, Stéphane Lydo a fait monter sur scène Emmanuel Eberlé, qui était venu amicalement et triomphe au théâtre actuellement avec sa pièce Le Bal des couillons.


Mais attention, voici la suite du programme du « Festival de magie ».

Vendredi 17 novembre à 21 h
« Retour vers ton imagination » de Guyom Foulon

Samedi 18 novembre à 21 h
« Les As de l’illusion » (même spectacle que jeudi 16 novembre)
Mais aussi deux spectacles pour les enfants Le trésor d’Akram le pirate par Fabrice Haudecoeur  (15 h 30) et Alice et le chevalier Foulon (17 h).

Dimanche 19 Novembre
Encore des activités magiques, cette fois principalement pour les enfants.


Vous trouverez le résumé et les détails du « Festival de magie » en cliquant sur ce lien ou sur celui-ci.


En conclusion, il  fait maintenant froid dehors, vous pouvez naturellement rester chez vous. Mais quel dommage de regarder sa télévision alors que la magie, le rire, de fantastiques talents vous attendent jusqu’à la fin de cette semaine.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous !

lundi 13 novembre 2017

Ce que la Kabbale enseigne sur la Divinité.





Le livre de Jean-Malfatti.


Cet article est la suite de celui-ci .

La Kabbale fut très souvent mal vue par les milieux rabbiniques officiels. De ce point de vue, la Synagogue qui rejette les kabbalistes ressemble à l'Eglise qui exclut les cathares. (La Synagogue, avouons-le, elle, ne brûla pas ses hérétiques.) En tout cas, les kabbalistes dégageaient une odeur de soufre parce qu'ils voulaient percer le mystère de la divinité. L'enseignement exotérique se contente de croire, tandis que la recherche ésotérique pousse plus loin.

L'homme est fait à l'image de l'univers, dit la Kabbale, mais l'homme et l'univers sont faits à l'image de Dieu. Dieu « en-soi » reste, certes, inconnaissable, et les kabbalistes l'appellent alors l'En-Soph, mais il y a ses manifestations (les Sephirot) qui, elles, sont susceptibles d'être comprises.

A vrai dire, la manifestation principale des Sephirot, c'est le triangle. On retrouve cette loi dans les groupes:

—           Soleil, Lune, Terre,

—           Osiris, Isis, Horus,

—           Brahma, Vishnou, Siva,

—           Père, Fils, Saint-Esprit.

Ils se concrétisent sous la forme de trois Sephirot : Hokhmah (la sagesse), Binah (l’intelligence), Kether (la couronne). Ces trois premières Sephirot représentent l'Esprit de Dieu (Esprit incommensurable et très mystérieux). Quant au corps de Dieu, c'est l'univers, dit la Kabbale. Curieuse conception: Dieu a un corps ! Cela rejoint le matérialisme cosmique d'un Giordano Bruno, philosophe italien brûlé à la Renaissance. De ce fait, la Kabbale n'est ni tout à fait juive (le judaïsme n'admet pas que Dieu ait un corps) ni même tout à fait chrétienne (pour le christianisme, Dieu ne s'est revêtu que d'un corps humain et non de l'univers). On ne retrouve de telles spéculations que dans les hérésies chrétiennes, tel le catharisme.

Dieu est donc inconnaissable dans son essence, mais il est connaissable dans ses manifestations. Et ce point de vue rejoint la tradition primordiale et les traditions particulières de nombreux peuples. Il rejoint ainsi les conceptions hindoues qui, elles aussi, se fondent sur une base rappelant les Sephirot. Le Dr jean Malfati de Montereggio, un ésotériste du XIX ème siècle, dans son livre Etudes sur la Mathèse ou Anarchie et Hiérarchie de la Science avec une Application spéciale de la Médecine, remarquait que « le premier acte en soi de révélation de Brahma fut celui de la « Trimurti ». 

Or la Trimurti est le principe ternaire procédant à l'acte créateur de la divinité. Cette Trimurti qui représente la création, la conservation et la destruction, sous le nom de Brahma, Vishnou et Siva équivaut à l'évocation des trois Sephirot : Hokhmah, Binah, Kether." Bien plus, dit le D' Malfati : « Cette première Trimurti passe alors dans une révélation extérieure et dans celle des sept puissances précréatrices, ou dans celle du développement septuple personnalisé par Maïa : Oum, Haranguerbehah, Porsh, Parad Pradiapat, Prakrat, Pran. » Bref, nous avons une stricte équivalence entre les personnifications de l'hindouisme et les Séphirot de la Kabbale. Cela ne nous étonne pas, nous qui sommes maintenant familiarisés avec la notion de tradition primordiale.

Enseignement de la Kabbale sur l'homme.

Comme l'alchimie et toutes les disciplines occultes, mais avec une science très consommée, la Kabbale dit que l'homme contient en raccourci tout l'univers. De là son nom de « microcosme ». Remarquons en passant que lorsque l'ésotérisme dit que l'homme est comme l'univers, que le haut est comme le bas, il ne fait pas allusion à une égalité, mais à une analogie. L'homme et le monde ne sont pas semblables et encore moins égaux, mais analogues. D'après les sciences occultes, les objets qui se conforment à la même loi dans l'univers sont analogues aux organes humains. La nature montre des êtres de constitutions variées (minéraux, végétaux, etc.) qui se groupent pour former des planètes, lesquelles se groupent à leur tour pour former des systèmes solaires. Les planètes et leurs satellites donnent naissance à la vie de l'univers comme le jeu des organes donne naissance à la vie humaine. Les organes et les planètes ont donc beau être des grandeurs absolument incomparables, ils agissent en fonction de la même loi et sont analogues.
D'après la Kabbale, l'homme primordial est composé de trois éléments essentiels :

—           d'un élément inférieur, Nefesh (ou Nefesch);

—           d'un élément supérieur, l'étincelle divine Neshamah (ou Neschamah);

—           d'un élément médian, Ruah (ou Ruach).

L'homme primordial n'est pas encore matériel au sens où nous l'entendons. Il n'acquerra son corps de matière très grossière qu'après la chute.

L'élément supérieur de cet homme primordial s'appelle le Neshamah. Nefesh et Neshamah sont d'essences vraiment différentes, absolument opposées. C'est le Ruah qui les met en accord, qui leur permet de coexister pacifiquement.

Au commencement du monde, l'homme (l'Adam Kadmon) est émané de Dieu à l'état d'esprit pur. Bien plus, comme Dieu constitué en Hokhmah en Binah, il  est à la fois mâle et femelle. Il forme un seul être symbolisé par l'Androgyne. Adam et Eve ne sont pas encore des êtres distincts. La biologie montre que c'est la différenciation sexuelle qui a apporté la mort. Au début, la vie était éternelle, mais elle était incapable de plaisir et de reproduction. La Kabbale tient compte de la sexualité : le plus grand péché, disent les kabbalistes, est pour un homme de rester sans femme. La Kabbale a-t-elle développé, comme le yoga tantrique, des techniques érotiques de rétention du sperme et de transformation de l'instinct sexuel en présence de la lumière? Les textes ne sont pas tout à fait explicites à ce sujet. Mais il y aurait fort à parier que la tradition kabbalistique n'échappe pas à la règle de la prise en compte du phénomène sexuel.

Sous l'influence de la chute, l'être unique, originel, l'Adam Kadmon, se divise et se matérialise en homme et femme (Adam et Levé). La psychologie moderne rejoint ici l'enseignement traditionnel : l'homme n'est jamais entièrement homme, ni la femme entièrement femme. Ils contiennent chacun une part de sexe opposé : la sensibilité (féminine) pour l'homme (anima de Jung) mais aussi les mamelons qui ne lui servent à rien physiologiquement, l'activité virile (masculine) (animus de Jung) pour la femme. C'est le refus de la sensibilité, la peur de l'homosexualité, les préjugés, la virilité exacerbée, qui sont cause de nombreuses maladies psychiques, comme le montrent Sigmund Freud et la psychanalyse.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.