mardi 15 mai 2018

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (treizième partie) (première partie, Orientation du Moi. Chapitre 2, Contact avec l'environnement).




Un autre livre sur la Gestalt-thérapie

Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie, la psychothérapie que je préfère actuellement. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt-thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

Je vais, pour que vous compreniez bien la démarche de la Gestalt, aborder le thème de la première partie, l’orientation du moi.

Première partie, Orientation du Moi. Chapitre 2, Contact avec l'environnement.

EXPÉRIENCE 1 : Sentir le réel

Notre première intention est de vous aider à approfondir vos sensations avec ce qui est réel. La plupart des gens admettent qu'il y a des moments où ils ne sont qu'à moitié là, qu'ils rêvassent, perdent le fil des choses ou s'échappent de la situation dans laquelle ils se trouvent. On dit alors : « il est ailleurs », ou « il est dans la lune. », ou encore « il a perdu le contact ».

Le contact n'implique pas un état constant d'attention. Ce qui serait le signe d'une appréhension chronique, qui s'appuie en général sur une mauvaise perception de la réalité. Il y a des occasions où il vaut mieux se laisser piller, plonger dans les rêves et jouir d'un confort animal. Que nous y parvenions rarement est une caractéristique de notre époque — la conséquence de nos « préoccupations » —, mais nous pouvons réapprendre à le faire, même si la plupart d'entre nous ne connaissent cet état qu'en observant le chat de la maison.

Outre quelques moments de bonheur occasionnels, où nous nous permettons d'abandonner notre attention et de nous laisser glisser dans une ambiance diffuse de bien-être, il existe d'autres instants où une conscience aiguë de la réalité s'oppose aux intérêts de l'organisme. Quand le dentiste est en train de vous extraire une dent cariée, ce n'est que dans le cas où vous voudriez jouer les héros que vous refuserez l'anesthésie. La nature elle-même agit quelquefois comme un analgésique quand, par exemple, on s'évanouit de douleur. La situation est bien différente, cependant, quand on achète des « calmants » à la pharmacie. Là, on essaie de pousser l'organisme à ne plus sentir la réalité — à la suite de maux de tête, d'abcès dentaires, de fatigue, d'insomnie, indicateurs de situations inachevées ». Ce sont des signaux avertisseurs — ils indiquent que quelque chose va de travers, qui réclame votre attention, et ce n'est pas en éteignant le signal que le problème est résolu.

Il est bien évident qu'il est inutile d'endurer les effets d'un signal avertisseur, une fois qu'on y a pris garde. Si on a mal aux dents et qu'on a pris rendez-vous chez le dentiste le plus tôt possible, le « calmant » est valable, dans le sens qu'il évite une souffrance inutile. Quand il s'agit de maux de tête, de fatigue, d'insomnie, le cas n'est pas aussi clair. Quelquefois, le médecin de famille peut y remédier aussi facilement que le dentiste soigne ou arrache la dent malade. Mais souvent, même le spécialiste hoche la tête en disant qu'il n'y peut rien — s'il est à la page, il parlera de « trouble psychosomatique ». Même ainsi, il hésitera à recommander un traitement psychologique, car ce dernier est souvent long, coûteux et inutile. Le plus fréquemment, il renverra le patient en lui disant d'« oublier ça » ou de « prendre de l'aspirine ».

Que ces calmants pharmaceutiques soient un moyen d'obscurcir partiellement la réalité (dans ce cas, la réalité de la douleur) tout le monde le reconnaît. Que des « calmants » appliqués à des comportements existent, et, plus encore, soient largement utilisés, est un fait que l'on admet moins bien. Ces « calmants » ne sont pas des pilules ou des cachets, et l'individu qui les utilise, n'étant pas conscient de ce qu'il fait, niera que son action ait cette fonction. En outre, une fois qu'il s'y est accoutumé, il serait aussi cruel de l'en priver brusquement, si cela était possible, que de priver un drogué de sa dose quotidienne du jour au lendemain. Parce que c'est un comportement que l'individu lui-même contrôle, qu'il le sache ou non, il n'y a aucun moyen — même si c'était désirable, et ce n'est pas le cas — de les lui arracher de force. D'un autre côté, s'il souhaite prendre conscience de ce comportement autodestructeur pour le transformer graduellement, en restant toujours dans les limites de ce qu'il peut tolérer, c'est un autre problème.

Pour faire un premier pas dans cette direction, nous vous proposons quelque chose qui vous semblera d'une simplicité enfantine. Dans la mesure du possible, essayez de faire les exercices tout de suite, avant de lire plus avant. Si vous poursuivez votre lecture, il se peut que, dans les explications que vous y rencontrerez, vous vous priviez de certaines découvertes que vous auriez pu faire vous-même.

Essayez pendant quelques minutes d'inventer des phrases décrivant ce dont vous avez conscience en ce moment. Commencez chaque phrase par les mots « maintenant » ou « en ce moment » ou « ici et maintenant ».

Maintenant que vous avez survécu à ce premier bain de pieds et que vous ne l'avez trouvé ni trop chaud ni trop froid, parlons-en un peu. Puis nous vous demanderons de refaire cet exercice.

Tout ce qui est réel est toujours présent par rapport au temps. Tout ce qui est arrivé dans le passé était réel à ce moment-là, comme ce qui arrivera dans le futur sera réel, mais ce qui est réel — et donc tout ce dont vous pouvez avoir conscience — doit être dans le présent. D'où l'accent sur les mots « maintenant », « en ce moment », si nous voulons développer ce sentiment de réalité.

De même, ce qui est réel pour vous doit être lié à l'endroit où vous vous trouvez. D'où l'accent sur le mot « ici ». Vous ne pouvez pas en ce moment expérimenter un événement — c'est-à-dire le vivre — s'il a lieu hors de la portée de vos récepteurs. Vous pouvez l'imaginer, oui, mais cela veut dire que vous vous le décrivez à vous-même, et la description est ici, où vous êtes.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 14 mai 2018

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (douzième partie) (première partie, Orientation du Moi. chapitre 1, Le point de départ).





Un autre livre sur la Gestalt-thérapie

Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie, la psychothérapie que je préfère actuellement. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

Je vais, pour que vous compreniez bien la démarche de la Gestalt, aborder le thème de la première partie, l’orientation du moi.

Première partie, Orientation du Moi. Chapitre 1, Le point de départ.

Dans l'examen « objectif » du comportement humain, l'organisme est un instrument opéré par une sorte de contrôle lointain. Le contrôle peut être appelé diversement relations de cause à effet, influence de l'environnement, pressions sociales, mais, dans; tous les cas, l'organisme est considéré comme l'héritier non consulté d'un héritage non demandé. Cette attitude est devenue si prédominante que l'homme moderne est assimilé à un spectateur de sa propre vie. On ignore ou nie la mesure dans laquelle il détermine sa propre situation — s'il s'agit d'un patient, ses symptômes. Alors qu'il est certain qu'on peut y gagner à jeter un regard « objectif » sur soi, à tenter de voir comment son comportement peut apparaître à un observateur extérieur, on acquiert aussi la tendance à se parler et à parler de soi comme si l'on transcendait le statut et les limites de sa vie organique.

Ce qui nous ramène au vieux problème de la responsabilité. Puisqu'on tient sa vie à bout de bras, qu'on l'examine de l'extérieur, alors la question de la contrôler, de la manipuler, de la modeler d'une façon ou d'une attire devient matière de psychologie. Si la technologie échoue, alors — déception ou soulagement — on est libéré de toute responsabilité personnelle, car on peut dire, « dans l'état actuel de nos connaissances, nous n'avons pas encore trouvé comment résoudre ce genre de difficultés personnelles ».

On ne peut pas rationnellement prendre la responsabilité de quelque chose avec lequel on n'est pas en contact. Cela s'applique à des événements se déroulant dans des endroits lointains dont personne peut-être n'a jamais entendu parler ; mais cela s'applique aussi également à des événements qui se produisent dans notre propre vie. Si on entre en contact avec eux et qu'on devienne intimement conscient de leur nature et de leur rôle dans notre propre fonctionnement, alors on en assume la responsabilité, non pas comme on assumerait un fardeau qui n'existait pas avant, mais plutôt en reconnaissant qu'il dépend de nous, la plupart du temps, qu'ils continuent ou non d'exister. Ce concept de la responsabilité est totalement différent de ce que contient la notion morale de blâme.

Si nous avons réussi, dans la discussion ci-dessus, à montrer d'une façon convaincante que la différence fondamentale entre l'expérimentaliste et le clinicien c'est que le premier s'efforce de définir des processus impersonnels fonctionnant d'une manière neutre dans l'univers, alors que le second s'ingénie à travailler sur l'expérience humaine -- cette dernière étant, selon le dictionnaire, « le vécu d'un ou de plusieurs évènements » —, le problème se pose alors de savoir si ces deux approches doivent s'exclure mutuellement, comme cela a été le cas jusqu'à présent ; ou si elles doivent, admettant leur existence mutuelle avec réticence, accepter leur désaccord ; ou encore, si elles peuvent, au moins en ce qui concerne l'étude de la manière dont les êtres humains se règlent les uns par rapport aux autres et se modèlent eux-mêmes, unir leurs forces en vue de résoudre un problème commun. Sur ce sujet, c'est encore le brouillard le plus complet, à l'exception de quelques points déjà éclaircis.

La pratique clinique, dans sa forme la plus avancée, obtient des résultats par des méthodes « subjectives », tout à fait susceptibles d'être mesurées et évaluées selon des critères « objectifs », acceptables pour l'expérimentaliste le plus rigoureux. Par exemple, les études sur le degré de tension musculaire chronique chez l'être humain, déterminé avant, pendant et après le traitement par des méthodes « subjectives », ont abouti à des découvertes positives selon les critères des techniques « objectives ».

Le discours entre le clinicien et le patient entre dans la même catégorie que l'éternel problème, toujours non résolu, des « instructions au sujet » de l'expérimentaliste. Qu'il conduise son expérience sans donner d'instructions verbales à ses sujets, il découvrira vite qu'ils n'ont pas opéré dans le vide, mais se sont donné des instructions à eux-mêmes. Comme expédient, il présente maintenant des instructions extrêmement guindées, imprimées sur une carte, par exemple. Il a commencé aussi à faire des expériences uniquement pour déterminer l'effet des variations des instructions — leur clarté, leur distribution, leur quantité, leur genre, etc. —, qu'on peut étendre à la pratique clinique et à l'éducation en général.

Par contraste avec l'aide que l'expérimentaliste donne ou peut donner à la pratique clinique, il serait intéressant de voir ce qui se produirait chez ces derniers s'ils se soumettaient aux expériences non formalisées décrites dans les pages suivantes. Dans la mesure où cela changerait leur personnalité, il devrait y avoir également une répercussion sur leur rôle professionnel. Peut-être comprendraient-ils plus clairement que la science, aussi pure soit-elle, n'est que le produit d'êtres humains engagés dans cette aventure excitante qu'est la vie.

Le langage employé pour parler d'expérience personnelle est nécessairement moins précis que celui dont nous disposons pour décrire des objets et des activités courantes. Si l'on a appris à un enfant que son animal favori à quatre pattes est un « chien-chien » et qu'on l'approuve quand il dit « chien-chien » en présence d'un quadrupède similaire, rien ne l'empêchera de dire « chien-chien » à chaque fois qu'il verra un animal à quatre pattes, quel qu'il soit. Mais supposons que, essayait d'attirer l'attention de sa mère sur un cheval, il s'écrie : « Oh ! maman, regarde le grand chien-chien ! », elle répondra : « Non chéri, c'est un cheval », et lui montrera les caractéristiques qui différencient un chien d'un cheval. Ainsi, au fur et à mesure, il va acquérir un vocabulaire précis dans ce domaine et dans d'autres, où l'objet nommé peut exciter simultanément ses extérocepteurs et ceux d'un précepteur versé dans le langage courant.

Les événements personnels, tout en ayant certaines définitions, ne peuvent pas être aussi précisément dénommés, car ils ne sont pas sujets à correction quand ils sont mal définis. Un enfant apprend à dire : « Ça fait mal », même quand il n'y a pas de signe extérieur qui puisse indiquer à quelqu'un d'autre la nature du mal. Dans ce cas, la capacité de rapporter en langage courant ce qui est purement personnel dérive d'autres expériences — chutes, bosses, écorchures — expérimentées par l'enfant et qu'une personne pleine de sollicitude aura souligné d'un : « Ça fait mal, hein ? » Mais on ne peut pas dire : « Tiens, sens mon mal de tête. » En outre, cet événement est si personnel qu'on peut, si l'on veut, le diminuer ou l'exagérer à volonté, sans crainte d'être démasqué.

L'expérience est en grande partie rapportée en termes métaphoriques et son partage effectif avec les autres a traditionnellement été l'apanage du poète et du romancier. Un enfant peut très bien s'y livrer avant que ses expressions verbales soient émasculées par les conventions. Un petit garçon, marchant sur le trottoir en plein soleil avec sa mère, peut annoncer : « J'aime mieux l'ombre. Le soleil fait du bruit dans mon ventre. »

Cependant, même si nous étions des poètes, la poésie serait un véhicule inadéquat pour vous communiquer ce que nous voulons vous dire. Car si la poésie, sans aucun doute, peut émouvoir profondément et éclairer sur beaucoup de points, elle peut aussi n'avoir aucun effet ou produire des effets entièrement inattendus. Nous proférons donc renoncer à tout envol de langage et rester terre à terre. Pour toute l'aide qu'elle peut nous apporter, nous utiliserons la terminologie développée par la Gestalt psychologie.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu du livre « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin (quatrième partie) (Chapitre 1, Le scénario de vie).





Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin. L’auteur nous explique qu’en fonction de l'éducation reçue et des expériences vécues, chacun d'entre nous se construit une vision personnelle de la vie et de soi-même.
Cette idée globale va influencer nos actes quotidiens au point de nous enfermer dans un système de pensées, véritable scénario de vie.
Lorsque l'influence éducative et les expériences sont globalement positives, le scénario sera lui aussi positif. Dans le cas contraire, elles vont générer des vies difficiles, faites de souffrance, de solitude et d'échecs. Christel Petitcollin vous offre des pistes de réflexion pour sortir des programmations de l'enfance et restaurer votre potentiel initial de joie, d'amour et d'intelligence et donc placer votre vie dans la trame d'un scénario gagnant.

Cet article est la suite de celui-ci. 

Voici un résumé du premier chapitre de ce livre, « Le scénario de vie ».

Depuis toujours, l'homme aime raconter et écouter des histoires. Conte, légende, fiction, .roman, vaudeville ou tragédie grecque, même la plus simple anecdote peut devenir captivante si le conteur sait entretenir le suspense. Nous raffolons également tous du théâtre. On crée une aventure, on en peaufine les dialogues, les rebondissements et on la met en scène. Pendant la représentation, chaque spectateur vit par procuration la vie des personnages de cette histoire. Il tremble pour ses héros, s'associe à leurs émotions, rit, pleure et applaudit. En parallèle, si nous prenons la peine d'écouter attentivement notre voisin de palier ou notre boulangère, nous pouvons nous rendre compte que chaque vie est une épopée dont les péripéties feraient un bon film.

Le psychiatre américain, Éric Berne, père fondateur de l'Analyse Transactionnelle, a intuitionné qu'à l'instar du théâtre, chaque vie est régie par un scénario, conçu inconsciemment par la personne elle-même dans son enfance et suivi tout au long de sa vie, jusqu'au dénouement, hélas ! souvent prévisible. Et pour Éric Berne, la trame de ce scénario apparaît clairement dans les propos tenus par le patient pour peu qu'on sache écouter d'une certaine façon.

C'est pourquoi il proposait à ses élèves de pratiquer une écoute équivalente à celle d'un mauvais magnétophone. Sur la bande mal enregistrée apparaîtraient des discours récurrents dont certains mots ressortiraient plus que d'autres. « CrrCrr... travaillé dur... CrrCrr... jamais remercié... CrrCrr... donné le meilleur de moi-même... CrrCrr... pas récompensé... CrrCrr... m'épuiser à la tâche... CrrCrr... et pour quoi, je vous le demande... » Effectivement, dans cet exemple de discours, on entend toute l'histoire de la personne, peut-être même tout le drame de sa vie pendant qu'elle raconte ce qu'elle croit être une anecdote.

La notion de scénario de vie repose sur l'hypothèse que l'être humain a besoin de structurer le temps, l'espace et ses relations et qu'il doit aussi faire la synthèse de toutes les données qu'il reçoit pour construire une cohérence au monde qui l'entoure et adopter un comportement adapté à son environnement. C'est vers 5 ans que l'enfant prend conscience du fait qu'il a un passé et un avenir.
Pour bâtir l'histoire de son devenir, il va utiliser les informations disponibles dans son entourage, c'est-à-dire essentiellement celles qui proviennent de ses parents. Ceux-ci vont servir d'exemples, de modèles, de prophètes, de juges et d'informateurs. Ainsi, le scénario est un plan de vie en voie de réalisation, conçu dans la petite enfance sous la pression parentale. Il constitue une force psychologique qui va pousser la personne vers son destin, qu'elle le combatte ou qu'elle le considère comme un choix.

Construction du scénario

 Les influences parentales

Dans leur vie quotidienne, les parents agissent, réagissent et s'expriment spontanément, quelquefois sans réfléchir, mais surtout sans être toujours conscients de l'impact à long terme sur leurs enfants des messages véhiculés par leur attitude et leurs discours. Pourtant, dans beaucoup de cas, il serait facile de deviner à l'avance les répercussions de ces influences dans le futur. À votre avis, quel adulte deviendra un enfant à qui l'on serine en continu qu'il est un bon à rien ? Comment évoluera une petite fille dont les comportements séducteurs font céder tout son entourage et surtout le papa ? Quel avenir prédiriez-vous à un petit garçon élevé dans l'idée qu'il doit être le premier partout ?

Mais il est aussi des injonctions plus indirectes et plus difficilement décelables. Par exemple, traiter d'égal à égal avec leur enfant peut donner aux parents l'impression de le respecter dans son identité et dans son individualité, donc de « bien » faire.

Pourtant, les messages qui passent à travers cette attitude égalitaire sont, entre autres : « Ne sois pas un enfant », « Comporte-toi en adulte responsable et réfléchi », « Ne t'appuie pas sur moi, je ne suis pas plus fort que toi ». Ces instructions secrètes vont générer à long terme de l'anxiété et de l'hypercontrôle. Il est bien sûr impossible de maîtriser tous les paramètres de ce que l'on transmet à un enfant et le « Fais ce que je dis, pas ce que je fais » résume bien toute la conscience que nous avons de nos contradictions éducatives.

Mais il est important de savoir que, quoi qu'ils fassent, présents ou absents, les parents ne peuvent pas ne pas influencer le devenir de leurs enfants. Les enfants se comporteront toute leur vie exactement selon les attentes (rarement conscientes) de leurs parents. C'est pourquoi il existe toujours une divergence entre ce que sont devenus les enfants, ce qu'ils avaient la possibilité de devenir et ce qu'il leur a été permis d'accomplir.
Certains enfants verront leur potentiel immédiatement étouffé quand d'autres pourront se développer assez largement.

Les messages parentaux qui vont amener l'enfant à se bâtir un scénario de vie sont de trois sortes :
— Les injonctions et les permissions.
— Les directives.
— Le programme.

  
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin (troisième partie) (Introduction).



  
Un autre ouvrage de développement personnel.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin. L’auteur nous explique qu’en fonction de l'éducation reçue et des expériences vécues, chacun d'entre nous se construit une vision personnelle de la vie et de soi-même.
Cette idée globale va influencer nos actes quotidiens au point de nous enfermer dans un système de pensées, véritable scénario de vie.
Lorsque l'influence éducative et les expériences sont globalement positives, le scénario sera lui aussi positif. Dans le cas contraire, elles vont générer des vies difficiles, faites de souffrance, de solitude et d'échecs. Christel Petitcollin vous offre des pistes de réflexion pour sortir des programmations de l'enfance et restaurer votre potentiel initial de joie, d'amour et d'intelligence et donc placer votre vie dans la trame d'un scénario gagnant.

Cet article est la suite de celui-ci.

Voici le résumé de l’introduction de ce livre.

Chacun d'entre nous, appliquant de tout son cœur ses propres règles du jeu au sujet de sa vie (qu'il croit être les seules valables) obtient le résultat qu'il escompte : des échecs ou des réussites. Il y a, par exemple, autant de moyens efficaces de rater un entretien d'embauche que de le réussir ! On sympathise spontanément avec ceux qui appliquent les mêmes règles que nous et qui obtiennent le même genre de résultats, parce qu'ils nous confortent dans nos certitudes.

En revanche, on rejette les outrecuidants qui nous démontrent par leurs actes et leurs résultats qu’il existe d'autres règles possibles. Les ponts entre gagnants et perdants sont plus l'admiration et l'envie ou la pitié et le mépris que l'amitié !

C'est en fonction de l'éducation qu'il a reçue, des expériences qu'il a vécues et de ses traumatismes aussi, que chacun, essayant d'assimiler les pièces de son puzzle, se construit une vision personnelle de la vie et de lui-même. Cette idée globale va influencer ses actes quotidiens au point de l’enfermer dans un système de pensées, véritable scénario de vie.

Qu'elle soit banale ou exceptionnelle, chaque vie a son histoire, sa trame et son intrigue.

Piloté par ses propres croyances, chaque être humain va créer autour de lui le monde qu'il pense être le vrai et y jouer l’équivalent d'une pièce de théâtre en endossant le rôle qu'il croit être le sien. C’est pourquoi, pour certains, la vie est une lutte permanente et ils créeront inconsciemment toutes les occasions de se battre avec à la clé, la permission ou l'interdiction de réussir, et pour d'autres, plus rares, la vie sera simple et ludique, remplie de joie, de succès et de partage.
Lorsque l'influence éducative et les expériences sont globalement positives, le scénario sera lui aussi positif. Dans le cas contraire, elles vont générer des vies difficiles faites de souffrance, de solitude et d'échec et comportant la destruction partielle ou totale des potentiels initiaux de joie, d'amour et d'intelligence. C'est ainsi que se créent des scénarios « sans amour », « sans joie », « sans raison » ou « sans repos » et surtout des scénarios « gagnants » ou « perdants ».

Et vous, quelles règles du jeu de la vie vous a-t-on transmises ?

Dans votre enfance, vous a-t-on fait croire à un monde positif ou à un monde négatif, vous a-t-on fait vivre dans une logique de privation ou une logique d'abondance, de permissions ou d'interdictions ? Y avait-il de l'amour, de la confiance, des succès et des rires dans votre foyer ? Quels adages, devises ou dictons faisaient force de loi dans votre entourage familial ?

Le livre de Christel Petitcollin offre des pistes de réflexion pour sortir des programmations de l'enfance, restaurer votre potentiel initial de joie, d'amour et d'intelligence et placer votre vie dans la trame d'un scénario gagnant.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin (deuxième partie) (Introduction).




Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Scénario de vie gagnant » de Christel Petitcollin. L’auteur nous explique qu’en fonction de l'éducation reçue et des expériences vécues, chacun d'entre nous se construit une vision personnelle de la vie et de soi-même.
Cette idée globale va influencer nos actes quotidiens au point de nous enfermer dans un système de pensées, véritable scénario de vie.

Lorsque l'influence éducative et les expériences sont globalement positives, le scénario sera lui aussi positif. Dans le cas contraire, elles vont générer des vies difficiles, faites de souffrance, de solitude et d'échecs. Christel Petitcollin vous offre des pistes de réflexion pour sortir des programmations de l'enfance et restaurer votre potentiel initial de joie, d'amour et d'intelligence et donc placer votre vie dans la trame d'un scénario gagnant.

Cet article est la suite de celui-ci.

Voici le résumé de l’introduction de ce livre.

Chacun d’entre nous a eu l'occasion d'être le témoin de destinées exceptionnelles. Grand banditisme, célébrités fulgurantes, infortunes spectaculaires, amours remarquables... Ces vies d'exception, positives ou négatives, ont en commun de pouvoir servir de support à un film grandiose et, d'ailleurs, certaines ont été effectivement portées à l'écran.

D'une manière plus banale, la vie de certaines personnes semble n'être faite que de difficultés et d'obstacles, les obligeant à se battre en permanence pour exister ou seulement survivre quand, pour d'autres, la vie paraît sourire en continu et leur offrir le succès à toutes leurs entreprises. Dans bien des cas, il est facile de comprendre qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Il y a des gens dont les ennuis sont la conséquence directe de leurs comportements inadéquats et d'autres dont les succès peuvent tout aussi justement être connectés  aux moyens qu'ils se sont donnés pour les atteindre. Nous avons également tous pu observer que les plus malheureux ne sont pas forcément ceux qui le clament le plus fort.

Mais il y a aussi des cas où il est difficile d'envisager que la personne elle-même puisse créer de toutes pièces son propre malheur, tant au contraire elle se donne les moyens de le combattre. La vie semble alors s'acharner à détruire systématiquement le peu de positif que cette personne cherche à se construire, comme si le bonheur se dérobait sans cesse à la dernière minute et là, on aurait envie de crier haut et fort à l'injustice.

On en conclurait vite que la vie est inéquitable, que les dés sont pipés ou les cartes truquées. Or, c'est une conclusion de joueur occasionnel de dire « Je n'ai pas eu les bonnes cartes ». Les grands joueurs de poker, eux, savent qu'au fil de toutes les parties qu'ils joueront, ils verront passer entre leurs mains toutes les cartes du jeu et que c'est à eux qu'il appartient d'en tirer chaque fois le meilleur profit.

Car l'inégalité n'est pas là où on l'attend d'ordinaire : au niveau des cartes. Elle est au niveau de l’apprentissage des règles du jeu dans l’enfance. Il  a les gens qui ont été bien informés et surentraînés à vivre en gagnant, d’autres qui ont été également bien informés et surentraînés mais à vivre en perdant. La panne d'essence en offre un exemple très concret. Ne tombe pas en panne d'essence qui veut ! Il faut mettre en place une vraie stratégie de perdant. L'événement se prépare plusieurs jours à l'avance. On regarde la jauge, on « projette » de prendre de l'essence « bientôt » et on ne le fait pas. Le matin suivant, on est trop en retard pour pouvoir s'arrêter à la pompe et le soir, on rentre trop fatigué pour en avoir le courage. Alors on se promet de s'en occuper dès le lendemain matin, etc.

Nombreux sont les gagnants à ne jamais tomber en panne sèche de toute leur vie.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 11 mai 2018

Nouvelles précisions sur la Gestalt-thérapie (onzième partie) (première partie, Orientation du Moi. chapitre 1, Le point de départ).





Un autre livre sur la Gestalt-thérapie

Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur la gestalt-thérapie, la psychothérapie que je préfère actuellement. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises dans ce blog. En voici quelques exemples :


Cet article est la suite de celui-ci.

Le livre de référence sur le sujet est Gestalt-thérapienouveauté, excitation et développement de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline.

L’ouvrage est divisé en deux parties distinctes. La première partie porte sur l’orientation du moi et se subdivise en 4 chapitres. Le chapitre 1 définit l’aspect scientifique de la gestalt-thérapie. Le chapitre 2 présente différentes expériences visant à développer ou à accroître chez l’individu sa capacité à entrer en contact avec son environnement. Les chapitres 3 et 4 présentent les différentes techniques de prise de conscience intégrée du soi. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur la manipulation du moi. On y retrouve également 4 chapitres qui traitent globalement de 3 types de mécanismes névrotiques à l’origine des troubles psychologiques vécus par les individus. Ces mécanismes sont : la rétroflexion, l’introjection et la projection.

Je vais, pour que vous compreniez bien la démarche de la Gestalt, aborder le thème de la première partie, l’orientation du moi.

Première partie, Orientation du Moi. Chapitre 1, Le point de départ.

Il faut noter que cette approche du comportement interne de l'organisme, aussi éclairante et utile qu'elle soit, met l'accent sur le contrôle extérieur de ce comportement. Tout se passe comme s'il fallait utiliser cette connaissance si difficilement acquise pour faire agir l'organisme de manière donnée, involontairement, même si, dans le cas de l'être humain, le contrôleur est une partie de l'individu lui-même.

Si le contrôleur du comportement était doué d'une sagesse illimitée, cette « programmation » perdrait un peu de son aspect arbitraire. Mais s'il possédait cette sagesse, il est probable que le contrôleur renoncerait à son rôle et laisserait à l'organisme une chance de se déterminer lui-même. Qu'il en soit capable, un fait l'atteste, c'est qu'il ait réussi à évoluer jusqu'au point d'avoir à peu près la même forme et les mêmes propriétés fonctionnelles que l'homme moderne avant l'invention du langage. Si l'on affirme qu'on ne peut faire confiance à l'organisme humain pour s'autorégler parmi les complexités de la civilisation actuelle, on peut affirmer avec la même bonne foi que l'organisme humain autorégulateur ne tolérerait pas la civilisation telle qu'elle est.

Aucune de ces affirmations n'est pertinente, car si l'organisme humain ne se règle pas lui-même, qui s'en charge ? Si un individu se manipule par la cajolerie ou la violence en vue de faire quelque chose qu'autrement il ne ferait pas, alors cajoleur et cajolé, tyran et tyrannisé, manipulateur et manipulé sont tous deux parties intégrantes de l'être humain, même s'ils sont en pleine guerre civile. Si l'on se demande comment il se fait que l'organisme humain se trouve si divisé et si cet état n'est pas inévitable, il faut interroger les origines et le développement historique de notre société actuelle. Cette question n'a pas sa place ici, mais on trouvera une brillante étude sur ce sujet dans le livre de L.L. Whyte, The Next Development in Man.

Notre problème réside dans le fait irréfutable que les êtres humains sont divisés dans leur fonctionnement, qu'ils ne naissent pas ainsi, dans ce perpétuel état de guerre avec eux-mêmes, et qu'ils peuvent, s'ils ne sont pas indifférents aux vicissitudes de la vie, se rendre compte de ce clivage et, par là même, commencer à guérir. D'un point de vue strictement expérimentaliste, cela ressemble apparemment à un retour au « subjectivisme ». Mais ce n'est pas le cas. À partir d'un certain stade, on reconnaît que l'opposition « subjectif-objectif » est une fausse dichotomie.

Pour clarifier encore plus cette question, revenons à l'opposition présumée entre l'approche expérimentale et l'approche clinique. Quel est le point crucial de leur différence ? Nous l'avons déjà suggéré, mais maintenant nous allons l'établir clairement. Nous pensons qu'il consiste en ceci : l'expérimentalisme, engendré, dans sa méthode et sa perspective, par la physique dont l'objet est l'inanimé, a essayé de percevoir la vie comme une chose inanimée. 

Négligeant le fait que l'observateur était fait de chair et de sang, malgré ses efforts désespérés pour se réduire à un œil désincarné, l'expérimentaliste a étudié les êtres vivants comme un appareil d'enregistrement, impersonnel et extrêmement intelligent. Il a vu l'organisme comme une activité, ce qu'il est à n'en pas douter. Il a trouvé que cette activité réglait d'autres activités, ce qu'elle fait sans aucun doute. Mais, aussi loin qu'il soit allé, il n'a rien découvert de plus. Et nous irons jusqu'à dire qu'un observateur déshumanisé — l'idéal scientifique, nous le répétons, de l'expérimentalisme quelle que soit la progression de ses recherches, ne trouvera rien de plus. En outre, étant donné le but avoué de certaines sciences, y compris une partie de la psychologie, il n'existe, en théorie ou en pratique, aucune possibilité ni désir de trouver quoi que ce soit au-delà ! Voilà ce qu'est la connaissance, prouvée et testée dans des conditions strictes. Elle contribue fortement à donner à l'homme un contrôle réel et potentiel sur ses conditions de vie.

Mais ce n'est pas son vécu !

En revanche, le clinicien a cherché à entrer en contact, le plus intimement possible, avec les activités de l'organisme humain, telles qu'elles sont vécues par l'organisme. Son patient lui communique une vision de lui-même qui est un amalgame de faits et de fiction. Mais c'est ce qu'il pense de lui et de son univers. Ce n'est pas impersonnel. C'est, au contraire, intensément personnel. Ce qu'il cherche auprès du médecin, ce n'est pas la connaissance, ce ne sont pas des déclarations verbales qui définissent correctement la situation dans laquelle il se trouve, ses origines, et les processus qui auraient pu être modifiés pour produire un changement bénéfique. Non ! Ce qu'il cherche, c'est un soulagement — et ce n'est pas une question de mots.

Dans les limites de ses capacités, et chacun est limité, le clinicien s'identifie avec son patient — ressent l'expérience du patient au moyen de sa propre expérience. Lui aussi est un être humain, qui vit sa vie. Quand le patient parle de lui-même, le médecin ne dit pas : « Essayez d'être plus objectif ou sinon je me désintéresse de vous. » Loin de là. Et surtout pas avec un patient de type « verbal ». Le thérapeute travaille pour qu'il perde de plus en plus sa raideur, qu'il devienne de moins en moins impersonnel, détaché, réservé. Il s'efforce de l'aider à détruire les barrières qu'il a érigées entre son moi officiel, la façade qu'il présente à la société, et son moi plus intensément « subjectif » — les sentiments et émotions qu'on lui a enseigné à cacher pour être plus adulte ou plus mature. Ces parties étouffées possèdent une immense vitalité, qu'il faut retrouver pour l'employer à de meilleurs usages « subjectifs » — sans compter qu'il faut dépenser une certaine énergie pour les garder étouffées, énergie qui doit être également recanalisée.

L'organisme humain, selon cette vision, est actif et non passif. Par exemple, l'inhibition de certains comportements n'est pas simplement une absence de ces comportements dans le vécu, mais, comme son origine latine le dit, un arrêt et un arrêt actif. Lorsqu'on détruit l'inhibition, ce qu'on refoulait n'émerge pas passivement. C'est plutôt l'individu qui l'exprime et d'une manière active.

  
Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.