lundi 5 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs » (treizième partie), premier matin.










  
Sans commentaire.



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

La vie ne devrait pas être considérée comme un problème. Dès que vous vous mettez à la voir ainsi, vous êtes perdu. Une fois que vous pensez que la vie est un problème, vous ne pouvez jamais trouver de solution.

C'est ainsi que procède la philosophie — et c'est ainsi que la philosophie est toujours dans l'erreur. Aucune philosophie juste n'existe : il ne peut y en avoir. Toutes les philosophies sont dans l'erreur. Faire de la philosophie est une erreur, car la philosophie commet l'erreur fondamentale de considérer la vie comme un problème. Une fois que la vie est un problème, il n'y a pas de solution.

La vie n'est pas un problème, mais un mystère.

Et un nuage blanc est la chose la plus mystérieuse, apparaissant soudain, disparaissant soudain. Avez-vous jamais songé que les nuages n'ont ni nom ni forme ? Ne fût-ce qu'un instant, jamais leur forme ne reste la même ; elle est changeante, elle est mouvante comme le courant d'un fleuve.

Vous pouvez donner une forme au nuage, mais c'est une projection que vous faites. Un nuage n'a pas de forme, un nuage est sans forme, ou bien toujours en train de se former — c'est un changement continuel. Et il en va ainsi de la vie. Toutes les formes sont des projections.

Dans cette vie, vous vous appelez un homme, et dans la vie précédente, vous étiez peut-être une femme. Dans cette vie, vous êtes blanc et dans la prochaine, vous serez peut-être noir. En cet instant, vous êtes intelligent et, l'instant suivant, vous vous comportez de façon stupide. En cet instant, vous êtes silencieux et, l'instant d'après, vous voilà devenu furieux, emporté, agressif.

Avez-vous une forme ? Ou bien êtes-vous continuellement en train de changer ? Vous êtes un flux perpétuel, un nuage. Avez-vous un nom, une quelconque identité ? Pouvez-vous vous appeler ceci ou cela ? A l’instant même où vous dites que vous êtes ceci, vous prenez conscience que vous êtes aussi le contraire.

Vous dites à quelqu’un : « Je vous aime » et, à cet instant même, la haine est là. Vous vous dites l’ami de quelqu’un et, à cet instant précis, l’ennemi en vous ricane, attendant son heure. A un moment donné, vous dites que vous êtes heureux et, au même moment, le bonheur a disparu et vous êtes malheureux.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs » (douzième partie), premier matin.







  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

L'objectif est ici et maintenant. Dès qu'il est ailleurs, le mental se met à voyager. Il se met alors à penser, il met en route tout un processus. Si le futur apparaît, le mental peut alors fonctionner, il a libre cours, il a de l'espace pour aller et venir.

Et vous n'êtes pas attentifs parce que votre mental voyage dans le futur. Vous n'êtes pas ici. Vous n'êtes pas conscients  de ce qui vous est arrivé à cet instant précis.

Et il en a toujours et toujours été ainsi. Pendant des millions et des millions de vies, il en a été ainsi. A chaque instant, vous avez été des bouddhas. Cela n'a pas manqué un seul instant. Cela ne peut manquer : telle est la nature-même, telles sont les choses. Vous ne pouvez pas passer â côté !

Mais vous n'êtes pas attentifs et vous ne pouvez être attentifs parce que, quelque part, il y a un but, quelque chose à atteindre ; à cause de cela, il se crée un barrage et vous passez à côté de ce que vous êtes déjà.

Lorsque ceci est mis au jour, est réalisé, lorsque vous en prenez conscience, le plus grand mystère de l'existence est découvert : à savoir que chacun est parfait. Voilà ce que nous voulons dire par la phrase : chacun est Brahma — chacun est l'âme, l'âme ultime. Voilà ce que nous voulons dire par : Tatwamasi — Tu es Cela.

Non qu'il vous faut devenir Cela, car s'il vous faut devenir Cela, c'est que vous n'êtes pas Cela. Et si vous n'êtes pas déjà Cela, comment pouvez-vous le devenir ? La graine devient arbre parce que la graine est déjà Cela. Une pierre ne peut devenir un arbre. La graine devient arbre parce que la graine est déjà Cela !

Le problème n'est donc pas de devenir, il est simplement de découvrir. La graine se révèle à cet instant comme graine, à l'instant suivant, comme arbre. Ce n'est donc qu'un problème de découverte. Et si vous allez jusqu'au fond, la graine est l'arbre à cet instant précis.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


vendredi 2 mars 2018

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs » (onzième partie), premier matin.





  
Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci. 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancs. C’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.


« Osho,
Pourquoi ton chemin s'appelle-t-il le Chemin des Nuages Blancs ? »

Dès l’instant où vous vous êtes fixé un but, un dessein, une destinée, une intention, dès l'instant où vous avez l'idée folle d'aboutir quelque part, alors surgissent les problèmes. Et vous serez vaincu, c'est certain. La nature même de l'existence implique votre défaite.

Un nuage blanc n'a nulle part où aller. Il va, il va n'importe où. Toutes les dimensions, toutes les directions lui appartiennent. Rien n'est exclu. Tout ce qui est, tout ce qui existe est totalement accepté d'avance.

C'est pourquoi j'appelle mon chemin, le Chemin des Nuages Blancs.

Les nuages blancs ne choisissent pas leur chemin, ils dérivent. Un chemin, cela veut dire aller quelque part. Le Chemin des Nuages Blancs représente, lui, un chemin sans chemin ; on y avance, mais sans objectif défini — on y avance sans mental.

Cela doit être bien compris, car objectif est synonyme de mental. C'est pourquoi vous ne pouvez concevoir de vivre sans objectif, car le mental ne peut exister sans objectif.

Et les gens sont tellement stupides — ils viennent même me demander : « Quel est le but de la méditation ? » La méditation ne peut avoir aucun but, car la méditation est fondamentalement un état de non-mental — là où vous êtes, mais sans aller nulle part ; où l'objectif est seulement d'être, est tout simplement d'être.

L'objectif est ici et maintenant. Dès qu'il est ailleurs, le mental se met à voyager. Il se met alors à penser, il met en route tout un processus. Si le futur apparaît, le mental peut alors fonctionner, il a libre cours, il a de l'espace pour aller et venir.
Qui dit objectif dit futur, qui dit futur dit temps.

Un nuage blanc vagabonde dans le ciel, en dehors du temps, car, pour lui, il n'y a pas de futur, pas d'intention. Il est ici et maintenant. Chaque instant est l'éternité entière.

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.

jeudi 1 mars 2018

Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (huitième partie), la genèse du chapelet « Isis ».








Le livre en question.


Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Mais surtout Isidore Buc nous présente le résultat ultime de ses recherches, son chapelet « Isis ». Cet article est la suite de celui-ci.

La genèse du chapelet « Isis ».

« Isis » est né de la volonté de rassembler le maximum de propriétés dans un seul arrangement pour permettre, avec un seul outil, d'avoir sous la main ce que proposent les principaux chapelets, ou ceux qui sont les plus usités.

Au départ, l'objectif a été de rassembler un stay-stack (jeu miroir) et  une séquence Rusduck (séquence composée des quatre as et des neuf cœurs les plus forts répartis toutes les quatre cartes) permettant des démonstrations de tricherie, puis, à la suite d'une connaissance plus importante des possibilités permises par l'outil qu'est le chapelet et de quelques claques reçues en regardant certaines routines, « Isis » a été complètement refondu pour incorporer des épellations multiples et un retour possible sur un jeu classé par des opérations simples. La construction à partir de mélanges pharaons ou faros s'est donc imposée,

La volonté de revenir sur un jeu classé par la routine « Ni aveugle ni stupide » de Juan Tamariz avec une carte rouge parmi les noires et une noire parmi les rouges, d'obtenir ce résultat par des opérations simples (deux anti-faros ou une distribution en quatre paquets), de baser la progression des épellations sur la famille des cartes (pique et cœur 5 lettres, trèfle 6 lettres et carreau 7 lettres) a conditionné la disposition des familles avant la réalisation des faros permettant de passer d'un jeu classé au stay-stack d'Isis.

Quelques essais à base de deux faros ont mené à une disposition dans laquelle la répartition des as est compatible avec la mise en place rapide de la séquence Rusduck (un as toutes les quatre cartes), et où se trouvent deux séries d'au moins quatre cartes épelables consécutivement et identiquement en partant du même point de départ.

Ce type d'ordonnancement ayant l'inconvénient d'une répétition de la séquence des familles et d'une croissance des valeurs des cartes au sein de la famille, des ajustements rapides ont été réalisés pour parfaire les épellations, compléter la séquence Rusduck et casser la régularité du chapelet.

Si certains ajustements augmentent les propriétés du chapelet et  sont donc incontournables, d'autres peuvent être abandonnés si la gestion du jeu et le type de routines utilisées éloignent la pensée du spectateur d'un possible arrangement.
En aucune manière la propriété « système », qui permet de calculer le rang d'une carte, n'a été une priorité, car elle ne présente aucun intérêt et elle se fait généralement au détriment de propriétés bien plus intéressantes.

Isis fait donc partie des jeux mémorisés et non des systèmes, même si son stay-stack dispose de propriétés que l'on retrouve dans ces arrangements. L'apprentissage de la correspondance carte-stack number sera donc brut, sans mnémotechnique ni artifice.

Le chapelet dont il se rapproche le plus est certainement le Mnémonica de Juan Tamariz par son côté évolutif permettant la mise en place de différents états.

Des mélanges pharaons, deux couleurs noires et deux couleurs rouges régulièrement réparties, un quasi-jeu miroir, siège d'un grand nombre de propriétés, le choix du nom et du mot « Isis » m'a semblé judicieux pour ce chapelet.


Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Mon chemin, le chemin des nuages blancs » (dixième partie), premier matin.





Un des premiers livres d'Osho



Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite de celui-ci. 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage d’Osho que je ne connaissais pas, Mon chemin, le chemin des nuages blancsC’est le formidable magicien cartomane Mickaël Stutzinger  qui m’a signalé la présence de ce livre qui est sans doute un des premiers d’Osho Rajneesh.

Premier matin :

« Osho,
Pourquoi ton chemin s'appelle-t-il le Chemin des Nuages Blancs ? »

Juste avant que Bouddha ne meure, quelqu'un lui demanda :

« Lorsque meurt un Bouddha, où s'en va-t-il, survit-il ou disparaît-il simplement dans le néant ? » La question n'est pas nouvelle ; c'est l'une des plus anciennes, maintes fois répétée et posée. Bouddha, dit-on, répondit : « C'est comme un nuage blanc qui disparaît. »

Ce matin, précisément, il y avait des nuages blancs dans le ciel. A présent, ils ne sont plus là. Où s'en sont-ils allés ? D'où venaient-ils ? Comment naissent-ils ? Et comment se dissolvent-ils à nouveau ?

Un nuage blanc est un mystère — son apparition, son passage, son existence elle-même. C'est la première raison que j'ai d'appeler mon chemin, le Chemin des Nuages Blancs.

 Mais des raisons, il y en a beaucoup et il est bon d'y réfléchir, de méditer sur elles.

Un nuage blanc n'a pas de racines — c'est un phénomène sans origine, qui ne se rattache à rien, ou qui se rattache au Rien. Mais, pourtant, il existe.

La totalité de l'existence est pareille à un nuage blanc : sans aucune racine, sans aucune causalité, sans cause ultime, elle existe. Tel un mystère, elle existe.

Un nuage blanc ne choisit pas son chemin. Il se laisse emporter. Il n'a nul endroit à atteindre, pas de destination, aucune destinée à accomplir, aucun objectif final. Vous ne pouvez décevoir un nuage blanc, car où qu'il arrive, là est son but.

Si vous avez un but, vous êtes condamné à être frustré. Plus un mental se tourne vers des buts, plus il y aura d'angoisse, d'anxiété et de frustration. Car, dès que vous avez un but, vous vous dirigez vers une destination bien définie.

Et le Tout existe sans avoir de destinée, le Tout ne se dirige nulle part ; pour lui, il n'y a aucun but, aucun dessein.

Dès l'instant où ou avez un objectif, vous vous opposez au Tout — rappelez-vous cela — vous éprouverez alors une frustration. Vous ne pouvez l'emporter contre le Tout. Votre existence est quelque chose de tellement minuscule — vous ne pouvez lutter, vous ne pouvez conquérir. Comment imaginer qu'un élément individuel puisse conquérir le Tout ? Et si le Tout est sans but, alors que vous en avez, vous serez vaincus.

Un nuage blanc est emporté là où le vent le pousse — il ne résiste pas, il ne lutte pas. Un nuage blanc n'est pas un conquérant et, cependant, il survole tout. Vous ne pouvez le vaincre, vous ne pouvez le soumettre. Il n'a aucune idée de conquête — c'est pourquoi vous ne pouvez l'emporter sur lui.


Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.

jeudi 22 février 2018

Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (septième partie).




Présentation du chapelet Isis.



Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Cet article est la suite de celui-ci.

Isidore Duc est un des seuls auteurs de langue française à théoriser les fausses et vraies propriétés des chapelets.

La première interrogation en entrant dans l'univers du chapelet est celle portant sur le choix de son chapelet et sur les critères pertinents dans ce choix. Quelle propriété faut-il mettre en avant, et ne risque-t-on pas de regretter son choix par la suite ? Tout comme les routines classiques basées sur la position ou le rang de la carte sont réalisables avec l'ensemble des chapelets, la majorité des propriétés sont possibles à obtenir facilement avec l'ensemble' des chapelets, même si elles ne sont pas incluses à la base dans l'ordonnancement des cartes. Ces propriétés peuvent être appelées fausses. Elles sont généralement obtenues par le déplacement d'une ou plusieurs cartes ou la réalisation de faros (et anti-faros).

A) Une liste non exhaustive de ces fausses propriétés.

1.     Obtention à partir d'un jeu neuf. N'importe qui maîtrisant son chapelet pourra le reconstruire aussi rapidement que s'il réalisait les faros et classements nécessaires à l'obtention de ce chapelet à partir du jeu neuf. Par contre, cela a un corollaire qui est le retour sur un jeu classé, propriété bien plus intéressante.

2.     Alternance des cartes rouges et des cartes noires. Il est possible de trouver dans les publications de Juan Tamariz une méthode pour obtenir cette alternance à partir d'un jeu mélangé, il est donc possible de l'obtenir avec un chapelet, même si celui-ci n'a pas été conçu pour cela.

3.     Donnes de poker. Certains chapelets comme l'Aronson sont spécifiquement construits autour de routines de tricherie (séquence Rusduck pour une donne de poker à la demande ou de bridge sur quatre joueurs et démonstration de poker de Vernon) et donnent l'accès direct à ces routines. Mais le déplacement d'une simple carte permet souvent d'obtenir une séquence adéquate et de distribuer une main de poker marquante pour un joueur lors d'une partie à X joueurs. Les nombreux adeptes du Mnémonica ont mis au point des stratagèmes pour combler les lacunes de ce chapelet et permettre la réalisation de routines intéressantes. Il est évident qu'un montage comme celui permettant de réaliser une routine type démonstration de poker de Vernon n'est pas facilement compensable et que ce montage se rapproche d'une propriété vraie.
4.     Épellations et productions. En insérant quelques cartes clefs, il est toujours possible de permettre une production originale de n'importe quelle carte, soit par épellation, soit par comptage, soit par petite routine spécifique.


B) Il existe en revanche des propriétés que l'on peut appeler vraies, car elles sont impossibles à obtenir simplement à partir d'un chapelet non conçu pour les inclure.

1.            Stay-stack ou jeu miroir. C'est un ordonnancement du jeu où la jumelle de la première carte se trouve en 52e position, la jumelle de la deuxième en 51e position..., la jumelle de la 26e en 27e position. Il y a donc une symétrie dans le jeu qui permet de connaître l'emplacement d'une carte si l'on connaît celui de la carte jumelle. Aronson développe la théorie que tous les jeux mémorisés sont des stay-stack puisque l'on connaît la carte miroir de la carte 1, la carte miroir de la carte 2... C'est exact, mais, la symétrie valeur + couleur n'est plus respectée, ce qui limite le potentiel de la propriété stay-stack.

2.            Retour sur un jeu classé. Corollaire du classement du chapelet à partir d'un jeu neuf, le retour sur un jeu classé n'est réalisable simplement que si le chapelet est prévu pour. Il est néanmoins possible d'obtenir facilement une séparation par familles avec n'importe quel chapelet.

3.            Jeu cyclique ou Rosary deck, qui contient quatre séquences de treize cartes comprenant l'ensemble des treize valeurs d'un jeu dans le même ordre. Les cartes d'un carré sont donc disposées toutes les treize cartes.


Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.



Le chapelet, compte rendu du livre « Isis » d’Isidore Buc (sixième partie).




Le livre en question.


Pour moi, le livre qui décrit le mieux les possibilités des chapelets, du lecteur débutant jusqu’au praticien confirmé, est le dernier que j’ai eu entre les mains, Isis d’Isidore Buc. Son analyse des premiers principes du chapelet pour ceux qui débutent est excellente, de même que celle des possibilités des chapelets les plus complexes. Cet article est la suite de celui-ci.

Mais je me rends compte que j’ai dit beaucoup de bien de cet ouvrage dans ce blog, sans vous donner, comme à mon habitude, la table des matières pour que vous vous fassiez votre propre opinion. La voici donc :


  1. Introduction
  2. Préambule
  3. Fausses et vraies propriétés
  4. Genèse d’Isis
  5. Propriétés d’Isis

  1. Mise en place des états
  2. Isis
  3. Etat décliné 1 : Le stay-stack
  4. Etat décliné 2 : Le Rosary deck
  5. Avant de continuer…

  1. Tricherie
  2. Poker à la demande
  3. Poker à la demande pour stay-stack
  4. Démonstration de Poker type Vernon à 3 joueurs
  5. Démonstration de Poker type Vernon à 5 joueurs light
  6. Routine préparatoire à la démo Vernon light
  7. Démonstration de Poker type Vernon à 5 joueurs
  8. Strictly Confidential
  9. Amo Ramses
  10. Routine préparatoire pour Amo Ramses
  11. Routine type Erdnaces ou Tricheur Ingénu
  12. Texas Holdem à la commande
  13. Jacks or Better
  14. Ten Card Poker Deal
  15. Mains de Blackjack
  16. Conclusion

  1. Magie Mentale
  2. Merci Mr Seth-Bins
  3. Toutacaanmon
  4. Entre deux Nils
  5. L’œil d’Horus
  6. Kruskal
  7. Dark Kruskal
  8. Mind Power Deck

  1. Retour sur le jeu classé
  2. Ni Aveugle Ni Stupide
  3. Rêve de tricheur

  1. Les Classiques
  2. Viêt Nam
  3. Dead Man’s hand
  4. Fabulous Four Aces (retour sur le stay-stack)
  5. Prior Commitment
  6. Serial Prediction

  1. Productions
  2. Les cartes indicatrices
  3. Spelling Color, Value, Suite and Card
  4. Rê-programmation
  5. Mnémomykérinos
  6. Cartes à la commande
  7. Productions de carrés

  1. Demi-Stack
  2. Choix du demi-stack et routines

  1. Autres idées
  2. Adepte de Pharaon
  3. Passage en arrangements différents
  4. Distribution en N paquets
  5. Il existe d’autres jeux
  6. Et enfin…

  1. Conclusion
  2. Récapitulatif des possibilités d’Isis
  3. Bibliographie de base


 Voilà.  C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.