vendredi 6 avril 2018

Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (sixième partie) (deuxième chapitre, «Un mode opératoire à trois clés et en trois temps», «acte III : Le moment de la destruction»).






  
Un autre livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contrepied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable.

Cet article est la suite de celui-ci.
  
Le deuxième chapitre de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » s’intitule « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps ». En voici le résumé.

Une mise sous emprise par un manipulateur est un drame en trois actes : séduction, harcèlement, destruction.

Acte III : le moment de la destruction

Quand vous aurez largement transgressé vos propres limites pour plaire au manipulateur, quand vous vous serez tellement éloigné de vous-même que vous ne saurez plus qui vous êtes, quand vous serez épuisé et que vous aurez renoncé à comprendre quelque chose à ce qui vous arrive, alors commencera la phase de destruction.

Vous vivez en état second, au milieu des cris, dans un monde absurde. Comme il vous empêche délibérément de dormir, vous n'avez plus aucun refuge. Les scènes éprouvantes que vous subissez vous laissent exsangue et hébété. Votre manipulateur s'enivre de sa toute-puissance et devient un véritable drogué de ses propres abus. Vous devenez sa drogue. Comme tous les camés, il lui faut une dose de plus en plus forte. Les choses iront donc forcément en empirant. Un harcèlement ne s'arrête jamais tout seul. Comment un toxicomane renoncerait-il à sa came sans un sevrage imposé ?

Toutes les victimes ont prononcé en consultation cette phrase édifiante : « J’allais y laisser ma peau.» Car l'entreprise de destruction ira jusque-là si vous n'y mettez pas vigoureusement un terme. En France, il y a onze mille suicides par an. Bien qu'il soit évident que la majorité des suicides de collégiens sont la conséquence directe d'un harcèlement, la société n'a pas encore pris la mesure de ce fléau chez les adultes. À France Télécom, où trente-cinq salariés se sont suicidés en deux ans, la responsabilité d'un dirigeant harceleur a enfin été établie.

Une grande part des onze mille suicides annuels sont probablement la conséquence d'un harcèlement. Beaucoup aussi des personnes harcelées ont eu une maladie grave ou un cancer, qu'elles ont elles-mêmes directement relié au climat de stress dans lequel elles vivaient. Le terme de «destruction» est donc tout à fait approprié : fréquenter un manipulateur vous met objectivement en danger de mort. C'est pourquoi, si vous rencontrez un manipulateur, le plus rapidement possible, barrez-vous !


C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


jeudi 5 avril 2018

Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (cinquième partie) (deuxième chapitre, « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps », « acte I : La période de séduction », « acte II : le temps du harcèlement »).





  
Un autre livre de Christel Petitcollin


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contrepied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable.

Cet article est la suite de celui-ci

Le deuxième chapitre de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » s’intitule « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps ». En voici le résumé.

Une mise sous emprise par un manipulateur est un drame en trois actes : séduction, harcèlement, destruction.

Acte I : la période de séduction.

La période de séduction est celle où le manipulateur vous charme au sens le plus littéral et le plus hypnotique du terme, tel le boa fascinant l'oisillon. L'objectif est d'endormir votre méfiance et d'anesthésier vos capacités de réflexion le plus rapidement possible. Il sait que son personnage sympathique ne tient pas la distance. Il faut vous faire poser des actes engageants le plus vite possible. Il vous fait miroiter mille avantages, vous fait croire que c'est vous qui avez tout à gagner, à céder. Il essaie d'activer en vous la peur de passer à côté d'une aubaine et gère vos objectifs mieux qu'un commercial aguerri. Il utilise la pression de l'urgence, toujours manipulatoire : on ne réfléchit pas quand on se dépêche. Mais un jour, le masque tombe. À la fin de la période d'essai, à la signature d'un contrat, le jour où on emménage avec le manipulateur ou, pire, le jour du mariage.

À ce moment-là apparaît un personnage cynique, froid, indifférent, qui va devenir progressivement votre principal interlocuteur. Le visage sympathique n'a été qu'un masque pour vous engager le plus vite possible. La période de séduction prendra fin quand le manipulateur sera dans la place et qu'il vous estimera suffisamment piégé par les engagements qu'il vous aura fait prendre.

Acte II  Le temps du harcèlement

Progressivement, méthodiquement, le manipulateur remplace les compliments par des critiques, les promesses par des menaces, la jovialité par de la mauvaise humeur. Puis arrivent les bouderies, les mouvements d'humeur, les scènes, de plus en plus éprouvantes. C'est un véritable dressage qui s'opère : vous finirez par lui obéir sans chercher à comprendre. Vous croyez avoir affaire à quelqu'un d'adorable et qui vous apprécie. C'était le postulat de départ. Alors, avec son aide subliminale, vous attribuez ses sautes d'humeur à vos maladresses et vous pensez que ses critiques et ses remarques acerbes sont constructives. Vous allez vous appliquer, puis vous épuiser à essayer de deviner ses attentes et à y répondre. Avec beaucoup de bonne volonté, passant outre sa méchanceté et ses contradictions, vous essayerez de ressembler à ce qu'il attend de vous dans l'espoir de revoir le beau masque. En vain, mais vous vous en rendrez compte beaucoup trop tard.

Pendant ce temps, votre manipulateur vous isole sournoisement et vous coupe de tout ce qui pourrait être une ressource pour vous : vos proches, votre région, vos activités sportives ou culturelles, vos centres d'intérêt, votre travail... Rappelez-vous : il le faisait déjà dans la cour de récré : vous n'aviez plus de copains, pas le droit de participer aux jeux collectifs. Il vous rançonnait et vous piquait votre goûter. Il ne vous restait que vos yeux pour pleurer et une angoisse sourde et diffuse qui vous accompagnait du matin au soir. C'est la même boule au ventre que vous retrouverez dans cette relation.

Dans un prochain article, je parlerai de l’acte III du processus de manipulation, le moment de la destruction.


C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (quatrième partie) (deuxième chapitre, « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps », « La culpabilité »).






  
Christel Petitcollin.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise »  de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contrepied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.

Cet article est la suite de celui-ci .

Le deuxième chapitre de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » s’intitule « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps ». En voici le résumé.

Les trois clés de la manipulation mentale sont le doute, la peur et la culpabilité.

Troisième clé : la culpabilité

Cette clé s'active avec la ficelle culpabilisation, mais aussi avec celle de la victimisation. Vous n'oseriez tout de même pas attaquer une personne si fragile et déjà tellement blessée par la vie, n'est-ce pas ? Vous n'oseriez pas la laisser tomber non plus ?

Nous l'avons vu, les manipulateurs se déresponsabilisent complètement de tout : rien n'est jamais de leur faute. Quoi qu'il arrive, c'est toujours de la faute de quelqu'un d'autre et surtout de la vôtre. C'est vous qui êtes fou, qui avez un problème, qui ne savez pas communiquer, qui ne faites pas ce qu'il faut, qui n'êtes jamais content, etc. À l'opposé de cette mentalité, les gens qui pensent trop se sentent impliqués et concernés par tout ce qui les entoure, même quand ça ne les regarde pas. Ils passent leur temps à se demander ce qu'ils pourraient faire de plus pour améliorer le monde.

Donc, d'un côté, vous avez le manipulateur qui, lui, est complètement irresponsable, qui n'assume aucun de ses actes, qui ne se remet jamais en question et nie les conséquences de ce qu'il fait. Et, en face de lui, vous avez l'hyperresponsable qui va récupérer toute la responsabilité que ne prend pas le manipulateur. C'est ce qui permet à cette relation inégalitaire de s'installer. Vous acceptez d'être seul responsable de la qualité de la relation que vous avez avec votre manipulateur, sans réaliser que, de son côté, il fait tout pour la dégrader.

La culpabilité est un transfert de responsabilité : je me rends responsable de ce que vit l'autre, ou je rends l'autre responsable de ce que je vis. Pour Jacques Salomé, la culpabilité est le cancer de la communication. Car la responsabilité ne peut s'exercer qu'en ayant le pouvoir d'agir. Je ne peux être responsable que de ce sur quoi j'ai du pouvoir. Imaginez que je vous rende responsable de la sécurité d'un piéton qui veut traverser une nationale dans une ville à cinq cents kilomètres de chez vous. Qu'allez-vous pouvoir faire pour lui? Pensez-vous que vous avez le pouvoir de rendre quelqu'un heureux ? En général, la réponse est majoritairement « oui ». Mais alors : « Comment allez-vous rendre heureux quelqu'un qui n'a pas envie de l'être ? Et de quel droit, en plus, allez-vous l'obliger à être heureux ? Il faut qu'il en ait envie ! Sinon, rien n’est possible !

Mais comment on pourrait ne pas avoir envie d'être heureux. Jacques Salomé écrit : « Le bonheur, c'est peut-être de renoncer au plaisir d'être malheureux.» Quoi que vous en pensiez, beaucoup de gens n'ont pas envie d’être heureux, bien qu'ils s’en défendent. Être malheureux les met à l'abri de la jalousie des autres, leur apporte de l'attention et leur donne de quoi s'occuper.

La suite sur la culpabilité dans un prochain article.

C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mercredi 4 avril 2018

Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (troisième partie) (deuxième chapitre, «Un mode opératoire à trois clés et en trois temps», « La peur »).






  

Un autre livre de l’auteur


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise »  de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contrepied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.

Cet article est la suite de celui-ci

Le deuxième chapitre de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » s’intitule « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps ». En voici le résumé.

Les trois clés de la manipulation mentale sont le doute, la peur et la culpabilité.

Deuxième clé : la peur

La peur est activée par l’intimidation. Plus vous aurez peur de votre manipulateur, plus il aura de pouvoir sur vous, et il le sait.

Activer vos peurs est  facilité par votre manque de protection : trop ouvert, trop transparent, trop intègre, trop désintéressé et refusant de vous méfier des gens, vous signez des chèques en blanc relationnels à tout le monde. S'il faut se méfier des gens, alors il n'y a plus de relations possibles ! dites-vous. La question est alors : «Voudriez-vous apprendre à vos enfants à faire confiance à tout le monde et au premier venu sans jamais vérifier si cette personne est digne de confiance ?» Non, heureusement, quand même pas.

Mais devoir apprendre à vous méfier et à vous protéger pour vous-même ne convient pas à votre idéalisme. De même, la loi sert à protéger le citoyen. Les contrats signés par les deux parties ne servent qu'à cela. Votre manipulateur pense que «ce n'est pas du jeu de faire intervenir la maîtresse (la justice)». Néanmoins, il n'y a rien de «procédurier», mais, au contraire, une attitude adulte et responsable à faire fonctionner la loi. En cas de problème, seul un contrat vous protégera. Alors, ne restez pas sans protection légale.

Enfin, les gens qui pensent trop ont aussi beaucoup de peurs, irrationnelles au premier abord. Peur de blesser, de vexer, peur des conflits, peur de perdre le lien, peur d'être rejeté, peur d'être mal compris, peur de la moquerie, des critiques... C'est dès la grande section de maternelle que les gens qui pensent trop se sentent différents. Les autres enfants se font des copains. Eux sont souvent seuls, et ça devient flagrant et humiliant quand il faut former des équipes sportives et que personne n'en veut. Les jeux-stupides et inintéressants de la cour de récréation semblent beaucoup amuser leurs petits camarades.

Mais ce qui les intéresse vraiment ennuie les autres. Leurs blagues tombent à plat. Les autres enfants se moquent, les adultes critiquent, personne ne semble les comprendre. Pire que tout : par méconnaissance des implicites sociaux, les surefficients font régulièrement des gaffes. L'entourage semble gêné. Il s'est passé quelque chose..., mais quoi ? Quand on sait cela, ces peurs ne sont plus irrationnelles du tout. C'est du vécu, et autant de micro - ou gros - traumatismes qui peuvent se reproduire. De toutes ces mésaventures relationnelles, les surefficients ont tiré la conclusion que ce sont eux qui ont un problème.

Il devient alors extrêmement facile d'activer la troisième clé, celle de la culpabilité que je traiterai dans un prochain article.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (deuxième partie) (deuxième chapitre, «Un mode opératoire à trois clés et en trois temps»).





Un autre livre de l’auteur


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise »  de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contre-pied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.

Le deuxième chapitre s’intitule « Un mode opératoire à trois clés et en trois temps ». En voici le résumé.

Les trois clés de la manipulation mentale sont le doute, la peur et la culpabilité. Elles fonctionnent en cercle auto-renforçant. La première clé enclenche la suivante, qui active à son tour la troisième, qui renvoie à la première.

Première clé : le doute

Le doute est indissociable de l’intelligence : une personne intelligente accepte de se remettre en question et s’efforce de comprendre d’autres ponts de vue.

Donc introduire un doute dans son esprit est relativement facile à réaliser. C’est donc la première chose que fera un manipulateur pour le déstabiliser, pour qu’elle n’ait plus accès à ses convictions personnelles et elle aura du mal à prendre une décision pertinente. Il y a trois moyens d’insuffler le doute : jouer l’étonnement : « Vraiment ? En êtes-vous certain ? », pratiquer le déni : « Je n’ai jamais entendu parler de cela. », utiliser des affirmations contraires : « Contrairement à ce que vous dites, je n’ai eu que des échos négatifs. ».

Une personne intelligente, un surefficient mental, de prime abord ne conçoit pas que l’on puisse être de mauvaise foi. Il suffira au manipulateur d’affirmer avec force : « Mais non, je n’ai jamais dit ça ! C’est toi qui as mal compris ! Ce n’est pas ça que je voulais dire ! Je ne l’ai pas fait !

Pour embrouiller l’autre, le manipulateur utilise un langage obscur, truffé de sous-entendus. Il ne finit pas ses phrases, glisse une erreur par-ci par-là, tricote d’énormes mensonges d’un peu de vérité, dit une chose et son contraire, parfois dans la même phrase, et hop ! le tour est joué.

Cela fonctionne d’autant mieux que les surefficients mentaux ont un énorme besoin de précision, rarement satisfait. Avoir « mal compris » est leur spécialité. C’est pour cela qu’ils ne remettront pas en question le manipulateur et ses incohérences.

Pour désamorcer le doute, il faut prendre du recul, repérer les contradictions, les déclarations stupides et les phrases creuses. Il faut aussi accepter de voir la mauvaise foi et le mensonge, surtout quand ils sont flagrants. Il faut ensuite arriver à admettre qu’il existe des gens malveillants, haineux et gratuitement malveillants ! Il faut enfin apprendre à gérer ses propres doutes, cesser de chercher les confirmations à l’extérieur et se fier à ses perceptions, ressentis et intuitions, à ses certitudes personnelles.

Une question ingénieuse pour se recentrer et ne pas tomber dans le doute : « Que penserais-je de la situation si c’était mon meilleur ami qui vivait cela ? »

Dans un prochain article, je traiterai de la deuxième clé de la manipulation mentale : la peur.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


mardi 3 avril 2018

Si vous êtes fatigué, apprenez à vous reposer, n'abandonnez pas.



Sans commentaire.


Ce texte est la traduction d’un article du site « Rincon del Tibet »  

La vie semble parfois se présenter comme une course d'obstacles ou une course d'endurance, où chacun de nous avance selon ses capacités, où certains d'entre nous prennent plus ou moins de temps pour se remettre des chutes et où certains d'entre nous pensent jeter l'éponge.

Souvent, nous nous fatiguons à cause du chemin parcouru, mais nous devons apprendre à faire une pause, à nous donner l'air dont nous avons besoin et à faire ce qui est nécessaire pour recharger notre énergie afin d'aller de l'avant.

Peu importe la pente, avec persévérance et patience, nous tirerons le meilleur parti de l'expérience et la chose la plus importante est que, même lorsque notre nord est clairement perçu, nous ayons conscience que la vie est vraiment ce qui se passe dans le voyage, que c'est notre jour après jour, notre pas à pas. Si nous oublions d'apprécier le chemin, notre vie passera sans que nous nous en rendions compte, avec notre attention fixée sur quelque chose que nous ne savons même pas si nous parviendrons à le vivre.

Quand nous avons une direction de vie voulue et que nous sommes attentifs à la direction de notre cœur, nous pouvons ne pas arriver là où nous voulions au début, mais sûrement nous arriverons là où nous devons être.

Si nous abandonnons, nous aurons le goût de la vraie défaite, celle que nous recevons quand nous tombons et décidons de ne pas nous lever, celle qui nous fait nous envahir par l’insécurité, les peurs et cela nous convaincra que nous ne sommes pas capables de réaliser ce que nous désirons.

Une chose que nous devons apprendre est de faire la différence entre accepter quand il faut dire assez et abandonner, surtout quand on parle d'objectifs. Évidemment, nous devons définir ce que nous pouvons atteindre et respecter la participation d'autres personnes si elles sont impliquées dans ce que nous voulons concrétiser.

Si cela dépend exclusivement de nous, nous pouvons avoir la possibilité de changer de stratégie, de nous donner du temps, de nous réinventer et de continuer ou de prendre une direction différente. Mais si quelqu'un d'autre participe, le pouvoir d'action sera divisé et parfois il ne nous restera qu’une alternative : accepter que les choses ne seront pas comme nous le souhaitons.

Indépendamment du scénario, la meilleure chose dont pouvons prendre conscience est la capacité d'aller de l'avant , de ne pas nous briser et, si cela arrive, de recueillir nos fragments et de nous réarmer, avec la meilleure attitude, avec patience et avec l'assurance que le résultat sera une version améliorée de nous-mêmes.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 2 avril 2018

Compte rendu du livre « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin (première partie).





Le livre en question


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Pourquoi trop penser rend manipulable, Protégez votre mental de l’emprise » de Christel Petitcollin. L’auteur y prend le contre-pied des thèses habituelles selon lesquelles on ne manipule que les naïfs et les imbéciles. En fait, elle pense que, plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.

On est bien loin avec cet ouvrage de la manipulation évoquée par certains mentalistes comme John Bastardi Daumont. Ici, il s’agit de problèmes de famille, de travail. C’est un livre de développement personnel.

Comme d’habitude, pour que vous en fassiez une idée par vous-mêmes dès le départ, je vous en donne la table des matières.

Avant-propos            9
Introduction  11

PREMIÈRE PARTIE: UN PROFIL MANIPULATEUR COMPLÈTEMENT STÉRÉOTYPÉ

CHAPITRE 1 : UN MASQUE ET QUATRE BOUTS DE FICELLE           29
Un profil incroyablement standard    29
Un manipulateur a deux visages        35
Un manipulateur utilise quatre ficelles          39

CHAPITRE 2 : UN MODE OPÉRATOIRE À TROIS CLÉS ET EN TROIS TEMPS 59
Les trois clés de la manipulation mentale      59
Un drame en trois actes         71

CHAPITRE 3 : QUI SONT LES MANIPULATEURS ?            75
Morveux, chenapan ou garnement?   75
Une pensée résumable en trois phrases          80
Tout dépend de l'âge mental  84
Les raisons de leur fossilisation mentale       87
Peuvent-ils changer ?  92
Comment repérer un manipulateur?   98
Confidence pour confidence...          109

DEUXIÈME PARTIE: LES PARTICULARITÉS DE LA PERSONNE QUI PENSE TROP

CHAPITRE 4: DES CARACTÉRISTIQUES PUREMENT NEUROLOGIQUES          115
L'hyperesthésie           115
La pensée complexe arborescente      121
Le besoin de clôture cognitive           122
Le dysfonctionnement des fonctions exécutives de haut niveau     124

CHAPITRE 5 : UNE HYPERÉMOTIVITÉ        127
Comprendre ses émotions      127
Quel plaisir d'orchestrer vos tempêtes émotionnelles!          132
L'hyperempathie         145

CHAPITRE 6 : LES BESOINS DES CERVEAUX SUREFFICIENTS         149
Le besoin de connexion         149
Le besoin de complexité        152
Le besoin de sens       156
La dépendance affective       159

CHAPITRE 7 : QUAND DEUX MONDES OPPOSÉS SE RENCONTRENT          165
Le grand malentendu de la projection           165
Deux mondes, deux territoires, deux cartes  169
L'extraordinaire complémentarité des fonctionnements       174
Tableau récapitulatif des complémentarités  184

TROISIÈME PARTIE : ÊTRE CENTRÉ POUR NE PLUS SUBIR NI CAUTIONNER

CHAPITRE 8 : DU RÔLE DE VICTIME À CELUI DE COMPLICE          191
Le message et le messager     192
Le jeu de l'avocat       195
Un angélisme diabolique        196
Sublimer le sordide    198
Les conséquences de votre complaisance      201

CHAPITRE 9 : UNE AMNÉSIE TRAUMATIQUE?    207
La désintégration positive      209
Des prises de conscience en cascade 210
Un parent déifié         213
Des injonctions cachées         214
Des protecteurs agresseurs     215
Une malédiction transgénérationnelle           215
Un surefficient résiliant         217

CHAPITRE 10 : CE QUE VOUS NE DEVEZ PLUS JAMAIS FAIRE         219
Jouer les sauveurs       219
Tout donner sans jamais rien recevoir           220
Lui trouver des excuses ou essayer de le comprendre          222
Essayer de lutter         223
Le laisser-faire            224
Croire qu'il changera  224
Rester dans une culpabilité naïvement prétentieuse  225
Être transparent et vous justifier        226
Accepter d'être malheureux   228

CHAPITRE 11 : REPARAMÉTRER SON MENTAL  POUR DEVENIR ASSERTIF     231
Se connaître et se définir       232
Écoutez votre sagesse intérieure        235
Poser des interdits et restaurer des droits inaliénables          236
Réapprendre d'urgence l'impolitesse et l'inconstance           240
Pour ne plus vous dérober devant vos responsabilités          244

CHAPITRE 12 : TECHNIQUES D'AFFIRMATION DE SOI
HAUT DE GAMME           247
Ce qui rend l'affirmation de soi difficile face à un manipulateur     248
Des outils d'affirmation de soi simples et efficaces  252

Conclusion     259


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.